Salvagnac

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Salvagnac
Salvagnac
Église Notre-Dame.
Blason de Salvagnac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglomération
Maire
Mandat
Bernard Miramond
2020-2026
Code postal 81630
Code commune 81276
Démographie
Gentilé Salvagnacois
Population
municipale
1 184 hab. (2017 en augmentation de 5,43 % par rapport à 2012)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 23″ nord, 1° 41′ 19″ est
Altitude 234 m
Min. 139 m
Max. 280 m
Superficie 33,41 km2
Élections
Départementales Canton de Vignobles et Bastides
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Salvagnac
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Salvagnac
Liens
Site web http://salvagnac.fr/

Salvagnac est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du nord-ouest du Tarn située dans le triangle, Toulouse (55 kilomètres - 50 minutes[1]) - Albi (45 kilomètres - 45 minutes[2]) - Montauban (35 kilomètres - 35 minutes[3]), qui sont trois grandes agglomérations de la région Midi-Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Salvagnac et de ses proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Tescou et son affluent le Tescounet.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 3 341 hectares ; son altitude varie de 139 à 280 mètres[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Salvagnac est située au bord de l'axe Albi - Gaillac - Montauban, la route départementale 999 (ancienne RN 99). Il faut noter que cette route ne circule pas dans le village, mais dans la vallée du Tescou (environ 1 km), Salvagnac étant sur une crête. Les autres routes départementales passant à Salvagnac sont la route départementale 28 et la route départementale 2. Il y a aussi bien évidemment quelques routes communales au départ du village.

Sur ce même axe circule un bus du réseau régional liO, la ligne 721[6], reliant Albi à Montauban. Salvagnac est desservie par l'arrêt "Saint-Pierre".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Salvagnac est une ville ancienne. Elle est citée pour la première fois dans des écrits en 1211, alors qu'elle est assiégée par les troupes de Simon IV de Montfort. Les assaillants prendront la ville durant le printemps 1211. Durant l’automne 1211, les habitants de Salvagnac de soulèvent contre les troupes de Simon IV de Montfort et se rallient au Comte de Toulouse, Raymond VI.[7]

En 1220, un prieuré bénédictin est créé à Salvagnac à l’initiative de Raimond VI de Toulouse.

La baronnie est donnée par Raimond VII de Toulouse à son frère naturel, Bertrand (1178-1249), vicomte de Monclar, en 1224, marié la même année avec Comtoresse de Bruniquel. De ce mariage sont nés Bertrand II, vicomte de Bruniquel, et Guillaume, vicomte de Montclar, seigneur de Salvagnac.

Baronnie jusqu’à la Révolution, la ville fortifiée fut assiégée par les troupes d'Antoine Scipion de Joyeuse pendant les guerres de religion en novembre 1586 ; Salvagnac fut quasiment rasée en 1587 sur ordre du Parlement de Toulouse, à l’exception des bases des tours du château et de quelques maisons datant des XVIIe et XVIIIe siècles, telle la maison des Murat qui jouxte la poste. Le village fut reconstruit au XIXe siècle pour l’essentiel des maisons.

La dernière héritière de la famille de Montclar seigneur de Salvagnac est Anne, vicomtesse de Montclar, dame de Salvagnac, mariée en 1594 avec Jacques de Voisins, lequel fut tué en duel en 1606. Son fils, Louis de Voisins, meurt en 1622, sans héritier. Elle se remarie avec Jacques de Lomagne, seigneur du Claux. Elle meurt en 1629 et elle est inhumée dans l'église de Salvagnac. Montclar et Salvagnac sont ensuite vendus à Gaspard-François Legendre, maître des requêtes, qui a construit le château de Saint-Urcisse. En 1727, la baronnie de Salvagnac est revendue à M. de Lacombe, marquis de Monteils. La baronnie est ensuite la propriété de M. Pagèze de Saint-Lieux, et, en 1788, de la famille de Castenet de Puységur[8].

De 1838 à 1950, Salvagnac fut un lieu de foires et marchés très important.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Salvagnac

Son blasonnement est : D'azur à la tour d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une croisette cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[9],[10].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Salvagnac était membre entre 2014 et 2017 de la communauté de communes Vère-Grésigne - Pays Salvagnacois, dont elle était le siège. Depuis la fusion de trois intercommunalités de l'ouest tarnais au 1er janvier 2017, Salvagnac est désormais membre de la Communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois. Egalement la commune fait partie de la 2e circonscription du Tarn et du canton de Vignobles et Bastides (avant le redécoupage départemental de 2014, Salvagnac était le chef-lieu de l'ex-canton de Salvagnac). Salvagnac faisait aussi partie de la communauté de communes du Pays Salvagnacois jusqu'en 2014.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Bernard Miramond[11] PS Agriculteur
juin 1995 2001 Bernard Boulze DVD Retraité de la marine
avant 1995 1995 Jean Lauzeral PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2017, la commune comptait 1 184 habitants[Note 1], en augmentation de 5,43 % par rapport à 2012 (Tarn : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1591 2751 3341 4461 7181 8341 8281 8511 901
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9041 8901 9161 8451 7681 8031 7651 6951 619
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4391 3811 3871 2261 1661 1491 1111 1221 052
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 0491 0168638178269279841 0781 179
2017 - - - - - - - -
1 184--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 40 53 71 71 65 66 61 62
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Gaillac (AOC) , Côtes-du-tarn.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Salvagnac dépend de l'académie de Toulouse, l'une des plus grandes de France[20]. On ne compte plus qu'une seule école « primaire-maternelle » dans le village, l'école publique Canta-Grelh, l'école privée Saint-Joseph ayant fermé en 2012.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Fête locale organisée le dernier week-end du mois de juillet[21].

Sports[modifier | modifier le code]

Son ancien club de rugby à XV était affilie a la FFR, Ligue Occitanie Rugby. Les enfants du village pratiquent à Gaillac, Saint-Sulpice ou Rabastens. Une macro école de rugby va être rattache a ces clubs en 2020.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tours de l'ancien château.

Le film Le Fils à Jo, a été tourné en partie sur la commune.

Historiques[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Base de loisirs des Sourigous, au bord du lac et de la route départementale 999. On peut y trouver une étape équestre, La Guinguette, un magasin de producteurs, une aire naturelle de camping et une salle de conférence.
  • Le complexe sportif du club de football et rugby du canton, les Rives du Tescou Football Club (RTFC), où a été tourné en 2009 une bonne partie des scènes du film Le fils à Jo de Philippe Guillard. (film sur le rugby des villages)
  • Club de rugby et ecole de rugby en regroupement avec les clubs voisins.
  • Le conservatoire de l'outillage, situé aux Barrières.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Salvagnac 1789-1914, essor d'une commune rurale au XIXème siècle, Jean Lauzeral, éd.Erès, 2002.
  • Salvagnac avant 1789, notes et documents, Jean Lauzeral, éd.Erès, 2013
  • Les années noires dans le canton de Salvagnac, 1942-1943-1944, Jean Lauzeral, éd.Erès, 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Google Maps, Google Maps, itinéraire Salvagnac - Toulouse, consulté le 11 août 2011
  2. Google Maps, Google Maps, itinéraire Salvagnac - Albi, consulté le 11 août 2011
  3. Google Maps, Google Maps, itinéraire Salvagnac - Montauban, consulté le 11 août 2011
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  6. La fiche horaire de la ligne sur le site du TER de Midi-Pyrénées consultée le 11 août 2011 [1]
  7. Jean Lauzeral, Salvagnac avant 1789, notes et documents, Erès, , p.95 p., p.19-20
  8. Clément Compayré, Études historiques et documents inédits sur l'Albigeois, le Castrais et l'ancien diocèse de Lavaur, imprimerie de M. Papailhiau, Albi, 1841, p. 420-421 (lire en ligne)
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 20 septembre 2020).
  11. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 15 mai 2009
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. « Présentation », Académie de Toulouse (consulté le 19 juin 2011)
  21. Site du comité des fêtes de Montdurausse