Montans

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Montans
Four à céramique.
Four à céramique.
Blason de Montans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Les Deux Rives
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglo
Maire
Mandat
Gilles Crouzet
2014-2020
Code postal 81600
Code commune 81171
Démographie
Gentilé Montanais
Population
municipale
1 383 hab. (2015 en augmentation de 2,22 % par rapport à 2010)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 02″ nord, 1° 53′ 10″ est
Altitude 106 m
Min. 95 m
Max. 209 m
Superficie 32,43 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Montans est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au sud-ouest de Gaillac. Le village est construit à l'extrémité d'une terrasse dominant le Tarn. On y produit du vin d'appellation gaillac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montans est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Montans et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Montans
Lisle-sur-Tarn Gaillac Gaillac
Lisle-sur-Tarn Montans Técou
Loupiac Parisot Peyrole

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Tarn et ses affluents le ruisseau des Rodes, le Riou Frayzi et le Rieutort.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 243 hectares ; son altitude varie de 95 à 209 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec l'autoroute A68 sortie no 9 et la Route nationale 88 ainsi qu'avec le réseau Tarn'bus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montans présente des traces d'occupation depuis la Préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuplement s'est pérennisé à l'âge du fer et le site, défendu naturellement par sa position en surplomb du Tarn et du ruisseau du Rieutort, a été occupé par un oppidum gaulois rutène au deuxième âge du fer (période de La Tène).

Déjà, les Gaulois produisaient des poteries sur le site de Montans. L'environnement y était favorable : les alluvions qui recouvrent la terrasse de Montans comportent des poches d'argile et le Tarn est une voie de communication très ancienne.

À la suite de l'occupation romaine, le site est devenu au début de notre ère l'un des plus importants centres de production de poteries sigillées du monde gallo-romain. Ces poteries étaient exportées en grande partie par voie fluviale en descendant le Tarn puis la Garonne. On trouve de nombreuses poteries de Montans dans tout l'Ouest de la France, jusqu'en Espagne, en Bretagne, ainsi qu'en Grande-Bretagne. On fabriquait également à Montans d'autres productions en céramique : des antéfixes, des lampes à huile, des statuettes, des vases à engobe blanc, de la céramique commune, des tuiles... Des indices de production d'amphores ont été découverts, qui laissent penser que du vin était peut-être déjà produit ici du temps des Gallo-romains. Quelques amphores présentent l'estampille « TARANI »[2] qui était apposée sur l'argile fraîche avant cuisson.

Au IIe siècle apr. J.-C., la production décline, puis s'arrête, sans doute en raison de divers facteurs (concurrence, perte de qualité, effet de mode, exploitation intensive des ressources naturelles : argile, bois...). L'occupation de la fin de l'Antiquité puis du haut Moyen Âge à Montans est encore mal connue mais des fouilles préventives sont régulièrement menées au gré des aménagements dans la commune.

Ce patrimoine archéologique est conservé et étudié au sein de l'Archéosite de Montans à la fois musée et centre de conservation et d'étude inauguré en 1995[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montans Blason D'or à l'épée basse d'argent accostée de deux capes affrontées de gueules et appendues à la garde de l'épée et soutenue d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces de gueules; au chef palé d'argent et de sinople de quatre pièces[4].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Montans
Palé d'argent et de sinople de quatre pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie depuis le de Gaillac Graulhet Agglo ancienne communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois et du canton des Deux Rives (avant le redécoupage départemental de 2014, Montans faisait partie de l'ex-canton de Gaillac) et de la communauté de communes Tarn et Dadou jusqu'au 1er janvier 2017.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Gilles Crouzet    
mars 2001 2008 Alexis Marre    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 1 383 habitants[Note 1], en augmentation de 2,22 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
757 1 230 1 218 1 420 1 516 1 534 1 559 1 580 1 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 513 1 464 1 387 1 370 1 314 1 290 1 224 1 161 1 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 130 1 065 1 027 868 901 902 929 941 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 009 974 908 903 972 1 061 1 199 1 332 1 378
2015 - - - - - - - -
1 383 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 54 58 58 58 58 56 54 53
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : gaillac (AOC), Côtes-du-tarn.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montans fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine tarnaise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Archéosite de Montans, inauguré en 1995 et devenu un service de la Communauté de communes Tarn & Dadou en 2010, retrace l'occupation du site de Montans mais aussi des communes alentour, de la Préhistoire au Moyen Âge (territoire de la communauté de communes). Une rue gallo-romaine reconstituée à partir des vestiges de la rue principale de Montans, ainsi qu'une maison de propriétaire d'officine de céramique sigillée permettent de s'immerger dans ce que pouvait être cette agglomération potière au Ier siècle apr. J.-C. Toute l'année, des animations, événements, démonstrations, expositions, ateliers et spectacles rythment la vie du musée[15].
  • Petit belvédère, vue sur la vallée du Tarn.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Saint-Mars-Rigaudie, homme politique né à Montans.
  • Louis Mauriès, homme politique né à Montans.
  • Raoul Cammas, né en 1905 à Montans, et décédé en 1987. Il consacra son temps libre à parcourir la campagne pour rassembler une imposante collecte d'objets, silex, ivoires, outils de la préhistoire. Il est l'inventeur, en 1949, de la « Mandibule de Montmaurin »[16].
  • Gilles Arroyo, joueur de rugby à XV[17].
  • Élie Rossignol (1833-1914), historien, archéologue et collectionneur, né et mort à Montans. Sa maison est située, comme l'Archéosite, avenue Elie-Rossignol.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Durand-Lefebvre, « Etude sur la décoration des vases de Montans. », Gallia, t. 12,‎ , p. 73-88 (lire en ligne)
  • Thierry Martin, « Deux années de recherches archéologiques à Montans (Tarn) », Revue archéologique du Centre de la France, t. 13, no 1-2,‎ , p. 123-143 (lire en ligne)
  • G. Berges, Les lampes de Montans (Tarn). Une production céramique des Ier et IIe siècles ap. J.-C. : modes de fabrication, typologie et chronologie (Documents d'archéologie française, n° 21), Paris, Édition de la Maison des sciences de l'Homme, , 128 p. (ISBN 2-7351-0334-X)
  • Thierry Martin, « Le port de Bordeaux et la diffusion atlantique des sigillées montanaises », Pallas, no 50,‎ , p. 27-41 (lire en ligne)
  • Julien Pech dir., Atlas archéologique de Montans, Montans, Archéosite de Montans, , 239 p. (ISBN 978-2-9534643-4-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Site officiel
  • Archéosite de Montans (musée, expositions, activités pédagogiques, reconstitutions, manifestations...)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Estampile référencée au CAG-81, p. 165
  3. Pech, Julien., Schaad, Daniel. et Impr. Escourbiac), Atlas archéologique de Montans, Édition Archéosite de Montans, dl 2017 (ISBN 9782953464344, OCLC 1010325464, lire en ligne)
  4. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=15325
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. (plus d'infos [1] ).
  16. Les fossiles humains de la grotte du Coupe-Gorge -Montmaurin
  17. Remises de récompense pour l'Étoile Sportive Montans- Peyrole- Cadalen