Montans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Montans
Four à céramique.
Four à céramique.
Blason de Montans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Les Deux Rives
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois
Maire
Mandat
Gilles Crouzet
2014-2020
Code postal 81600
Code commune 81171
Démographie
Population
municipale
1 378 hab. (2014en augmentation de 3.45 % par rapport à 2009)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 02″ nord, 1° 53′ 10″ est
Altitude 106 m
Min. 95 m
Max. 209 m
Superficie 32,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte administrative du Tarn
City locator 14.svg
Montans

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte topographique du Tarn
City locator 14.svg
Montans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montans
Liens
Site web Site officiel

Montans est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village à proximité de Gaillac et de la sortie no 9 de l'autoroute A68. Le village est construit à l'extrémité d'une terrasse dominant le Tarn. On y produit du vin d'appellation gaillac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montans
Lisle-sur-Tarn Gaillac Gaillac
Lisle-sur-Tarn Montans Técou
Loupiac Parisot Peyrole

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Tarn et ses affluents le ruisseau des Rodes, le Riou Frayzi et le Rieutort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montans présente des traces d'occupation depuis la Préhistoire.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le peuplement s'est pérennisé à l'âge du fer et le site, défendu naturellement par sa position en surplomb du Tarn et du ruisseau du Rieutort, a été occupé par un oppidum gaulois rutène au deuxième âge du fer (période de La Tène).

Déjà, les Gaulois produisaient des poteries sur le site de Montans. L'environnement y était favorable : les alluvions qui recouvrent la terrasse de Montans comportent des poches d'argile et le Tarn est une voie de communication très ancienne.

À la suite de l'occupation romaine, le site est devenu au début de notre ère l'un des plus importants centres de production de poteries sigillées du monde gallo-romain. Ces poteries étaient exportées en grande partie par voie fluviale en descendant le Tarn puis la Garonne. On trouve de nombreuses poteries de Montans dans tout l'Ouest de la France, jusqu'en Espagne, en Bretagne, ainsi qu'en Grande-Bretagne. On fabriquait également à Montans d'autres productions en céramique : des antéfixes, des lampes à huile, des statuettes, des vases à engobe blanc, de la céramique commune, des tuiles... Des indices de production d'amphores ont été découverts, qui laissent penser que du vin était peut-être déjà produit ici du temps des Gallo-romains. Quelques amphores présentent l'estampille « TARANI »[1] qui était apposée sur l'argile fraîche avant cuisson.

Au IIe siècle apr. J.-C., la production décline, puis s'arrête, sans doute en raison de divers facteurs (concurrence, perte de qualité, effet de mode, exploitation intensive des ressources naturelles : argile, bois...). L'occupation de la fin de l'Antiquité puis du haut Moyen Âge à Montans est encore mal connue mais des fouilles préventives sont régulièrement menées au gré des aménagements dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montans Blason D'or à l'épée basse d'argent accostée de deux capes affrontées de gueules et appendues à la garde de l'épée et soutenue d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces de gueules; au chef palé d'argent et de sinople de quatre pièces[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Montans
Palé d'argent et de sinople de quatre pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Gilles Crouzet    
mars 2001 2008 Alexis Marre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 378 habitants, en augmentation de 3,45 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
757 1 230 1 218 1 420 1 516 1 534 1 559 1 580 1 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 513 1 464 1 387 1 370 1 314 1 290 1 224 1 161 1 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 130 1 065 1 027 868 901 902 929 941 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 009 974 908 903 972 1 061 1 199 1 332 1 378
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 54 58 58 58 58 56 54 53
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Archéosite de Montans, inauguré en 1995 et devenu un service de la Communauté de communes Tarn & Dadou en 2010, retrace l'occupation du site de Montans mais aussi des communes alentour, de la Préhistoire au Moyen Âge (territoire de la communauté de communes). Une rue gallo-romaine reconstituée à partir des vestiges de la rue principale de Montans, ainsi qu'une maison de propriétaire d'officine de céramique sigillée permettent de s'immerger dans ce que pouvait être cette agglomération potière au Ier siècle apr. J.-C. Toute l'année, des animations, événements, démonstrations, expositions, ateliers et spectacles rythment la vie du musée[11].
  • Petit belvédère, vue sur la vallée du Tarn.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Saint-Mars-Rigaudie, homme politique né à Montans.
  • Louis Mauriès, homme politique né à Montans.
  • Raoul Cammas, né en 1905 à Montans, et décédé en 1987. Il consacra son temps libre à parcourir la campagne pour rassembler une imposante collecte d'objets, silex, ivoires, outils de la préhistoire. Il est l'inventeur, en 1949, de la « Mandibule de Montmaurin »[12].
  • Gilles Arroyo, joueur de rugby à XV[13].
  • Élie Rossignol (1833-1914), historien, archéologue et collectionneur, né et mort à Montans. Sa maison est située, comme l'Archéosite, avenue Elie-Rossignol.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine tarnaise.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Berges, Les lampes de Montans (Tarn). Une production céramique des Ier et IIe siècles ap. J.-C. : modes de fabrication, typologie et chronologie (Documents d'archéologie française, n° 21), Paris, Édition de la Maison des sciences de l'Homme, , 128 p. (ISBN 2-7351-0334-X)
  • Marie Durand-Lefebvre, « Etude sur la décoration des vases de Montans. », Gallia, t. 12,‎ , p. 73-88 (lire en ligne)
  • Thierry Martin, « Deux années de recherches archéologiques à Montans (Tarn) », Revue archéologique du Centre de la France, t. 13, no 1-2,‎ , p. 123-143 (lire en ligne)
  • Thierry Martin, « Le port de Bordeaux et la diffusion atlantique des sigillées montanaises », Pallas, no 50,‎ , p. 27-41 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]