Montans

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Montans
Montans
Four à céramique.
Blason de Montans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglomération
Maire
Mandat
Gilles Crouzet
2020-2026
Code postal 81600
Code commune 81171
Démographie
Gentilé Montanais
Population
municipale
1 431 hab. (2017 en augmentation de 4,07 % par rapport à 2012)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 02″ nord, 1° 53′ 10″ est
Altitude 106 m
Min. 95 m
Max. 209 m
Superficie 32,43 km2
Élections
Départementales Canton des Deux Rives
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Montans est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située au sud-ouest de Gaillac[1]. Le village est construit à l'extrémité d'une terrasse dominant le Tarn. On y produit du vin d'appellation gaillac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montans est limitrophe de sept autres communes :

Carte de la commune de Montans et de ses proches communes.


Communes limitrophes de Montans[1]
Gaillac Brens
Lisle-sur-Tarn Montans Técou
Loupiac Parisot Peyrole

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par le Tarn et ses affluents le ruisseau des Rodes, le Riou Frayzi et le Rieutort[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 243 hectares ; son altitude varie de 95 à 209 mètres[1],[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec l'autoroute A68 sortie no 9 et la Route nationale 88[1].

La ligne 710 du réseau régional liO assure la desserte de la commune, en la reliant à Gaillac et à Lavaur[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montans présente des traces d'occupation depuis la Préhistoire[4].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit le Rougé était occupé au premier âge du fer (Hallstatt), puis au second âge du fer (la Tène). Cette dernière époque a laissé de la céramique commune de tradition gauloise (urnes peignées, coupes à bord rentrant, jattes carénées) et quelques vestiges de poterie campanienne B[5].

En 1982 des fouilles de prévention et de sauvetage dans le quartier de Labouygue[6] ont mis au jour sept fours de potiers rudimentaires de la Tène III, à sole pleine et à foyer ouvert. En activité dans la première moitie du Ier siècle av. J.-C., ils ont produit des jarres décorées d'un cordon incisé sur leur épaulement, des jattes carénées, des écuelles à bord rentrant et des urnes ovoïdes. Un habitat de cabanes de la même époque a laissé des trous de poteaux, des sols et des foyers domestiques. Le mobilier inclut de la céramique commune, des tessons d'amphores italiques Dressel 1A, de la poterie campanienne A et trois monnaies à la croix en argent[7]. Un large chemin aménagé de la même époque a été repéré sur plus de 100 m[7].

L'environnement était favorable à la fabrication de poterie : les alluvions qui recouvrent la terrasse de Montans comportent des poches d'argile et le Tarn est une voie de communication très ancienne.[réf. nécessaire]

Le site, défendu naturellement par sa position en surplomb du Tarn et du ruisseau du Rieutort, a été occupé par un oppidum gaulois rutène au deuxième âge du fer (période de La Tène).[réf. nécessaire]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Atelier de poterie gallo-romain[modifier | modifier le code]

Sigillée de Montans.

Les premiers vestiges d'ateliers de potiers à Montans sont mentionnés en 1868[8]. T. Martin effectue des fouilles de 1972 à 1974 et recueille plus de 500 estampilles de potiers[9] (ce qui ne veut pas dire que 500 potiers ont travaillé à Montans : il s'agit seulement de différentes formes d'estampilles ; mais le nombre est cependant assez élevé).

L'époque tibérienne (14-37) a livré des sigillées et de nombreux vestiges d'amphores vinaires de type Pascual 1 signées TARANI, plus trapues que les amphores catalanes ou languedociennes[5]. Datées du tout début du Ier siècle, ces amphores accompagnent les débuts du vignoble de Gaillac[10].
Deux vases décorés Drag. 37 de la Graufesenque et un fragment de moule de la même provenance illustrent les liens de Montans avec ce très grand centre de production céramique aveyronnais du Ier siècle[6]. La similarité de structure des engobes des sigillées de Montans et de la Graufesenque indique des procédés d'élaboration proches[11].

Avec l'occupation romaine, le site devient au Ier siècle un centre de production important de poteries sigillées de la Gaule du sud. On trouve de nombreuses poteries de Montans dans tout l'Ouest de la France, jusqu'en Espagne, en Bretagne, ainsi qu'en Grande-Bretagne. On fabrique également à Montans d'autres productions en céramique : des antéfixes, des lampes à huile, des statuettes[réf. nécessaire], des vases à engobe blanc[12], de la céramique commune, des tuiles…[réf. nécessaire]. Au IIe siècle apr. J.-C., la production décline, puis s'arrête, sans doute en raison de divers facteurs (concurrence, perte de qualité, effet de mode, exploitation intensive des ressources naturelles : argile, bois...).[réf. nécessaire]

Ce patrimoine archéologique est conservé et étudié à l'Archéosite de Montans, à la fois musée et centre de conservation et d'étude inauguré en 1995[13],[14].

Autres vestiges antiques

L'occupation de la fin de l'Antiquité puis du haut Moyen Âge à Montans est encore mal connue mais des fouilles préventives sont régulièrement menées au gré des aménagements dans la commune.

Des tessons de sigillée montanaise de l'époque tibérienne (14-37) accompagnant une amphore espagnole produite par l'atelier de l'Aumedina (à 1 km au nord-ouest de Tivissa, province de Tarragone) ont été découverts en 1994 lors du creusement d'une tranchée dans la place de l'église de Montans. L'amphore, de type Oberaden 74, est estampillée SEX. DOMITI[15].

En un dolium est découvert sous une rue lors de la réfection d'une conduite d'eau[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[16],[17].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie depuis le de Gaillac Graulhet Agglo ancienne communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois et du canton des Deux Rives (avant le redécoupage départemental de 2014, Montans faisait partie de l'ex-canton de Gaillac) et de la communauté de communes Tarn et Dadou jusqu'au .

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Alexis Marre    
mars 2008 En cours Gilles Crouzet    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2017, la commune comptait 1 431 habitants[Note 1], en augmentation de 4,07 % par rapport à 2012 (Tarn : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7571 2301 2181 4201 5161 5341 5591 5801 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5131 4641 3871 3701 3141 2901 2241 1611 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1301 0651 0278689019029299411 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 0099749089039721 0611 1991 3321 378
2017 - - - - - - - -
1 431--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[22] 1975[22] 1982[22] 1990[22] 1999[22] 2006[23] 2009[24] 2013[25]
Rang de la commune dans le département 54 58 58 58 58 56 54 53
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : gaillac (AOC), Côtes-du-tarn.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montans fait partie de l'académie de Toulouse.

La commune possède un groupe scolaire Amandus (maternelle et élémentaire)[26]. Pour le collège, il faut allé dans la commune voisine de Lisle-sur-Tarn.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes, comité des fêtes, bibliothèque,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Rugby à XV, pétanque, gymnastique, tennis, chasse, VTT,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Archéosite de Montans, inauguré en 1995 et devenu un service de la Communauté de communes Tarn & Dadou en 2010, retrace l'occupation du site de Montans mais aussi des communes alentour, de la Préhistoire au Moyen Âge (territoire de la communauté de communes). Une rue gallo-romaine reconstituée à partir des vestiges de la rue principale de Montans, ainsi qu'une maison de propriétaire d'officine de céramique sigillée permettent de s'immerger dans ce que pouvait être cette agglomération potière au Ier siècle apr. J.-C. Toute l'année, des animations, événements, démonstrations, expositions, ateliers et spectacles rythment la vie du musée[27].
  • Petit belvédère, vue sur la vallée du Tarn.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Saint-Mars-Rigaudie, homme politique né à Montans.
  • Pierre Stanislas Maruejouls décédé sur la commune.
  • Louis Mauriès, homme politique né à Montans.
  • Raoul Cammas, né en 1905 à Montans, et décédé en 1987. Il consacra son temps libre à parcourir la campagne pour rassembler une imposante collecte d'objets, silex, ivoires, outils de la préhistoire. Il est l'inventeur, en 1949, de la « Mandibule de Montmaurin »[28].
  • Gilles Arroyo, joueur de rugby à XV[29].
  • Élie Rossignol (1833-1914), historien, archéologue et collectionneur, né et mort à Montans. Sa maison est située, comme l'Archéosite, avenue Elie-Rossignol.
  • Roger Carrière (1924-2008), résistant, aquarelliste-peintre-forgeron-sculpteur et conteur occitan sous le pseudonyme de Jean Marc, né à Montans. On peut découvrir une de ses sculptures dans le village. Il s'agit d'un clown polychrome nommé "Le poète en tôle", offert à la commune par la fille et le fils de l'artiste (Alain Marc, peintre, carnettiste, maitre de stages et aquarelliste).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montans Blason
D'or à l'épée basse d'argent accostée de deux capes affrontées de gueules et appendues à la garde de l'épée et soutenue d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces de gueules; au chef palé d'argent et de sinople de quatre pièces[30].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Montans
Palé d'argent et de sinople de quatre pièces.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Durand-Lefebvre, « Etude sur la décoration des vases de Montans. », Gallia, t. 12, no 1,‎ , p. 73-88 (lire en ligne)
  • Thierry Martin, « Deux années de recherches archéologiques à Montans (Tarn) », Revue archéologique du Centre de la France, t. 13, nos 1-2,‎ , p. 123-143 (lire en ligne)
  • G. Berges, Les lampes de Montans (Tarn). Une production céramique des Ier et IIe siècles ap. J.-C. : modes de fabrication, typologie et chronologie (Documents d'archéologie française, n° 21), Paris, Édition de la Maison des sciences de l'Homme, , 128 p. (ISBN 2-7351-0334-X)
  • Thierry Martin, « Le port de Bordeaux et la diffusion atlantique des sigillées montanaises », Pallas, no 50,‎ , p. 27-41 (lire en ligne)
  • Julien Pech dir., Atlas archéologique de Montans, Montans, Archéosite de Montans, , 239 p. (ISBN 978-2-9534643-4-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Montans, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Documents - Site web de la région Occitanie » (consulté le 10 juin 2020)
  4. http://nikoland.com/montans.html
  5. a et b [Lequément 1983] H. Lequément (Chef d'équipe de chercheurs), « Circonscription de Midi-Pyrénées », Gallia, vol. 41, no 2,‎ , p. 473-503 (lire en ligne [sur persee]), p. 499.
  6. a et b Lequément 1983, p. 500.
  7. a et b Lequément 1983, p. 501.
  8. a et b [Martin 1974] Thierry Martin, « Deux années de recherches archéologiques à Montans (Tarn) », Revue archéologique du Centre de la France, vol. 13, nos 1-2,‎ , p. 123-143 (lire en ligne [sur persee], consulté en /12/2019), p. 124.
  9. Martin 1974, p. 123.
  10. [Laubenheimer 2009] Fanette Laubenheimer, « Des amphores et des hommes », Dialogues d'histoire ancienne,‎ , p. 183-196 (lire en ligne [sur cairn.info]), paragr. 31.
  11. [Dejoie et al. 2005] Catherine Dejoie, Sabrina Relaix et Philippe Sciau, « Les sigillées des ateliers de la Graufesenque et de Montans. Étude comparative des pâtes et engobes », dans Teresa Carreras Rossell (coord.) et al., La difusió de la terra sigillata sudgallica al nord d'Hispania [La diffusion de la sigillée sud-gauloise dans le nord d'Hispania], Barcelone, Museu d'Arqueologia de Catalunya, , sur s3.amazonaws.com (lire en ligne), p. 10.
  12. [Martin 1977] Thierry Martin, « Note sur quelques vases à engobe blanc de Montans », Revue archéologique du Centre de la France, vol. 16, nos 1-2,‎ , p. 165-171 (lire en ligne [sur persee]).
  13. [Pech et al. 2017] Julien Pech, Fanny Maury, Daniel Schaad et al., Atlas archéologique de Montans, éd. Archéosite de Montans, (ISBN 9782953464344, OCLC 1010325464, présentation en ligne).
  14. « Archéosite de Montans », sur archeosite.ted.fr.
  15. [Martin 1996] Thierry Martin, « Découverte à Montans d'une amphore Oberaden 74 estampillée SEX. DOMITI », Pallas (Revue d'études antiques), no 44 « L'antiquité à la page »,‎ , p. 109-117 (lire en ligne [sur persee]).
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  17. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 6 juillet 2020).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  22. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  23. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  24. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  25. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  26. https://www.montans.fr/ecole-amandus
  27. (plus d'infos [1] ).
  28. Les fossiles humains de la grotte du Coupe-Gorge -Montmaurin
  29. Remises de récompense pour l'Étoile Sportive Montans- Peyrole- Cadalen
  30. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=15325