Brens (Tarn)

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Brens
Place Principale.
Place Principale.
Blason de Brens
Blason
Brens (Tarn)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Gaillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois
Maire
Mandat
Michel Terral
2014-2020
Code postal 81600
Code commune 81038
Démographie
Gentilé Brensols
Population
municipale
2 256 hab. (2014en augmentation de 4.69 % par rapport à 2009)
Densité 99 hab./km2
Population
aire urbaine
18 420 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 25″ nord, 1° 54′ 40″ est
Altitude Min. 103 m – Max. 196 m
Superficie 22,79 km2
Localisation

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Brens
Liens
Site web Site officiel

Brens est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

La commune est connue pour la présence d'un camp d'enfermement utilisé comme centre d'accueil pour réfugiés espagnols (d'octobre 1939 à novembre 1940), de centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers (de novembre 1940 à mars 1941), de camp de concentration pour femmes (de 1942 à 1944) et de camp pour « collabos » (en décembre 1944).

Brens a obtenu le label Village étape en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Gaillac située dans son unité urbaine, au sud-est de Gaillac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brens
Gaillac Gaillac Rivières
Gaillac Brens Lagrave
Montans Técou Cadalen

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Commune de Brens est établie sur la première terrasse du Tarn en rive gauche.

La superficie de la commune est de 2 279 hectares ; son altitude varie de 103 à 196 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se situe à la confluence du Tarn et du ruisseau de Saudronne ainsi que du Candou elle est aussi arrosée par la ruisseau de Vieulac.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'A68, et le réseau de transport du département Tarn'bus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp de Brens[modifier | modifier le code]

Centre d'accueil pour réfugiés espagnols (octobre 1939 - novembre 1940)[modifier | modifier le code]

Le , le préfet du Tarn réquisitionne un terrain aux portes de Gaillac situé sur la commune de Brens pour en faire un « centre d’accueil pour réfugiés ». Vingt baraques sont construites. À partir du , le camp accueille près de mille réfugiés, Belges, Espagnols et Polonais fuyant la zone occupée. Durant l'été 1940, le camp – utilisé aussi par le centre de démobilisation de Gaillac – se vide.

Centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers (novembre 1940 - mars 1941)[modifier | modifier le code]

En novembre 1940, la préfecture de la Haute-Garonne et le Comité juif de bienfaisance de Toulouse prennent l’initiative conjointe de transformer le camp en « centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers » pour loger une partie des juifs, sans ressources, qui ont fui l'avance nazie et se sont réfugiés à Toulouse. Le camp héberge 1 600 personnes, dont 400 enfants, près de la moitié d'origine polonaise.

À partir de janvier 1941, la libre circulation à l'extérieur est interdite et début mars, les juifs sont transférés aux camps de Noé et du Récébédou, d'où la plupart partiront pour Drancy puis Auschwitz.

Camp de concentration pour femmes (1942-1944)[modifier | modifier le code]

Le , la direction de la sureté nationale fait savoir que Brens a été retenue comme « camp de concentration pour femmes ». Le , arrivent par camion, depuis la gare de Gaillac, les 320 femmes et les 26 enfants du camp de Rieucros.

C’est une population cosmopolite, constituée à 75 % d’étrangères, comportant une quinzaine de nationalités. Il s’agit de militantes communistes, de syndicalistes, de réfugiées « suspectes » (en majorité, juives allemandes et polonaises), d’Espagnoles révoltées du camp d'Argelès, de prostituées et de droit commun (les prostituées occupant un baraquement à part). Une des occupations dans le camp est de fabriquer des brosses et des balais[2].

La réputation, faite par Vichy, d'être un « camp de prostituées » a persisté jusqu'à nos jours. En réalité, les prisonnières politiques sont nombreuses, et seront majoritaires après septembre 1943 avec l'afflux important de Résistantes et la décision du maréchal Pétain de faire libérer les prostituées.

Le camp est fermé le . Les 150 prisonnières sont transférées au camp de Gurs d'où elles ne tardent pas à s'évader.

Camp pour « collabos »[modifier | modifier le code]

Le , le camp de Brens reprend sa fonction carcérale en hébergeant 273 collaborateurs tarnais. En juillet 1945, c'est à nouveau un camp « féminin » (267 femmes, 118 enfants) avec des conditions matérielles qui ne sont guère meilleures que pendant la période précédente. Le camp se vide peu à peu de ses occupantes fin 1945 avant d’être brièvement converti en camp de vacances, puis récupéré par son propriétaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Terral    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 256 habitants, en augmentation de 4,69 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
839 1 000 1 014 1 061 1 208 1 200 1 243 1 306 1 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 283 1 262 1 214 1 225 1 265 1 258 1 218 1 156 1 176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 132 1 123 1 103 995 1 006 992 975 1 052 1 063
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 087 1 274 1 417 1 394 1 364 1 598 1 962 2 201 2 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[7] 1975[7] 1982[7] 1990[7] 1999[7] 2006[8] 2009[9] 2013[10]
Rang de la commune dans le département 34 35 40 43 41 34 31 30
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Enseignement[modifier | modifier le code]

Brens fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par l'école maternelle Françoise Dolto et l'école primaire Marcel Carrier[11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Tarn et Dadou[12] et du syndicat de traitement départemental TRIFYL.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brens

Les armes de Brens se blasonnent ainsi : De gueules à la lettre B capitale d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Mechtild Gilzmer : Fraueninternierungslager in Südfrankreich. Rieucros und Brens 1939 - 1944. Orlanda, Berlin 1994 (ISBN 3929823101)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. La seconde guerre mondiale dans le département du Tarn dir.Sylvie Desachy Archives départementales 2001 p. 158 (ISBN 2-86081-010-2)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  11. http://www.ville-brens.fr/Les-ecoles.html
  12. http://www.ville-brens.fr/Dechets-menagers.html