Briatexte

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Briatexte
Briatexte
Mairie.
Blason de Briatexte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Canton Graulhet
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglo
Maire
Mandat
Alain Glade
2018-2020
Code postal 81390
Code commune 81039
Démographie
Gentilé Briatextois, Briatextoises
Population
municipale
2 014 hab. (2015 en augmentation de 4,03 % par rapport à 2010)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 07″ nord, 1° 54′ 31″ est
Altitude 150 m
Min. 119 m
Max. 294 m
Superficie 15 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Briatexte (en occitan : Britèsta) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés Briatextois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le Dadou sur l'ancienne route nationale 631 entre Giroussens à 10 km à l'ouest et Graulhet à 6 km à l'est, ainsi qu'à 9 km au sud-ouest de Lavaur.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Briatexte est limitrophe de quatre autres communes.

Carte de la commune de Briatexte et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Briatexte
Puybegon
Saint-Gauzens Briatexte Graulhet
Cabanès

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Dadou et le Ruisseau d'Assou, sous-affluents du Tarn par l'Agout.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 500 hectares ; son altitude varie de 119 à 294 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec les routes départementales D 631, D 147, D 14 et D 15, ainsi que le réseau Tarn'bus.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La bastide de Briatexte a été fondée en 1287 par Simon de Briseteste, sénéchal de Carcassonne, pour le compte du roi Philippe le Bel, à l'emplacement du village cathare des Touelles, rasé par les troupes de Simon de Montfort, en 1212. Cette nouvelle bastide devait contrecarrer sa voisine de Saint-Gauzens.

Briatexte est une implantation royale réussie. Son plan, inclus dans un rectangle, affiche une évidence toute géométrique. Les quatre côtés de la place génèrent les rues principales délimitant des îlots d'importances variables. Les plus grands sont systématiquement recoupés par des "carreyrous".

Fortifiée au XIVe siècle, Briatexte tombe dans la tourmente des guerres de religion. Les habitants, convertis au protestantisme, en firent un véritable bastion, que ne fera céder aucune attaque. L'église, qui occupait la moitié sud de la place fut détruite vers 1574. On édifia un temple. De cette époque tourmentée date cependant un édifice exceptionnel, situé rue du Château. C'était la demeure de messire de Montalivet, consul protestant de la ville au début du XVIIe siècle. Les encadrements des baies et les larges arcs plein-cintres du rez-de-chaussée appareillés en pierre, forment un vibrant contraste avec la brique.

Siège de Briatexte en 1622

Lors de la première rébellion huguenote, en 1622, les troupes catholique de César duc de Vendôme forte de 7 000 fantassins et 500 cavaliers met le siège devant Briatexte après avoir pris et brûlé Lombez.
La place, était commandée par le capitaine Faucon, qu'Henri de Bourbon, marquis de Malauze[2] le chef des protestants de la région, avait placé à la tête de 500 soldats.
Grace aux renforts et à la poudre fournis par le marquis de Malauze, le capitaine Faucon soutint le siège durant un mois et repoussa cinq assauts. Malauze se tenait, en soutien, à Saint-Paul-de-Damiatte avec 2 000 fantassins et 200 cavaliers.
Mander en renfort par le roi qui assiégeait Montpellier, le duc de Vendôme leva le siège après avoir tiré 2 000 coups de canon et perdu 1 500 hommes.

Revenue à la religion officielle après la révocation de l'édit de Nantes, la bastide vit ses fortifications rasées en 1629, puis son temple détruit en 1685.

Aujourd'hui l'église se dresse à l'extérieur des anciennes fortifications, et le Dadou reste le dernier fossé défensif de la ville. Depuis le pont, s'offre à vous une vue pittoresque sur le moulin-pigeonnier.

1789 : communauté de Briatexte, sénéchaussée de Castres, diocèse de Castres, paroisse : Notre-Dame-de-Beaulieu.

1790 : municipalité de Briatexte, chef-lieu de canton (comprenant les communes de Briatexte et de Saint-Gauzens), district de Lavaur.

An V, 6 germinal : sur demande des habitants de Puybegon, la commune est rattachée au canton de Briatexte, district de Castres.

An X : commune de Briatexte, canton de Graulhet (Briatexte ayant cessé d'être chef-lieu de canton), arrondissement de Lavaur.

Voir aussi :

Article détaillé : États de Languedoc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Briatexte

Son blasonnement est : D'azur, au casque de front, orné d'un panache, soutenu de deux lions affrontés, le tout d'or (Gastelier de la Tour).

Devise : Brisa testa léo.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Castres, la communauté d'agglomération Gaillac Graulhet Agglo et du canton de Graulhet.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1944 août 1944 Léopold Massouyé   Notaire
mai 1945 mars 1959 René Montamat SFIO Plombier
mars 1959 mars 1965 Olivier Guille SE Industriel
mars 1965 juin 1995 André Gau SE-MRG Mécanicien auto
juin 1995 mars 2008 Yves Banquet DVG[5] Peintre en bâtiment
mars 2008 5 avril 2018[6],[7]
(décès)
Bernard Bacabe app. PCF
puis DVG
Ancien cuisinier
Conseiller départemental du canton de Graulhet (2015 → 2018)
28 mai 2018 en cours Alain Glade[8] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.
Notre-Dame de Beaulieu.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2015, la commune comptait 2 014 habitants[Note 1], en augmentation de 4,03 % par rapport à 2010 (Tarn : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0061 0131 1041 1571 5161 5221 4581 4291 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4241 4031 4261 3311 4491 4581 4181 3661 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2811 3031 2691 1071 0811 0901 0759721 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 3401 5461 7911 8651 8001 6621 7011 9732 014
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 31 28 30 35 39 39 35 35
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : côtes-du-tarn.

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Briatexte fait partie de l'académie de Toulouse.

La commune possède trois école élémentaire[17].

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque, salle polyvalente,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Randonnée pédestre, football, rugby à XV, pétanque, Basketball, judo[18], ...

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. écrit marquis de Malauze où Malause
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031181.html.
  5. Annuaire des Mairies du Tarn (81)
  6. « Décès brutal de Bernard Bacabe, maire de Briatexte », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  7. Hommage à Bernard Bacabe, conseiller départemental du canton de Graulhet, décédé jeudi 5 avril
  8. « Alain Glade élu maire », Le Journal d'Ici,‎ (lire en ligne)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. https://www.briatexte.fr/ecoles-primaires
  18. https://www.briatexte.fr/associations-briatextoises
  19. https://www.briatexte.fr/tri-selectif-et-ordures-menagers

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.