Montclar-sur-Gervanne

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Montclar-sur-Gervanne
Montclar-sur-Gervanne
Église de Montclar-sur-Gervanne, qui domine le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Hélène Sylvestre
2020-2026
Code postal 26400
Code commune 26195
Démographie
Gentilé Montclarois, Montclaroises
Population
municipale
191 hab. (2019 en augmentation de 7,91 % par rapport à 2013)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 54″ nord, 5° 08′ 39″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 836 m
Superficie 29,63 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Crest
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crest
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montclar-sur-Gervanne

Montclar-sur-Gervanne est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Monclar-sur-Gervanne est situé à 45 km au sud-est de Valence, 12 km à l'est de Crest (chef-lieu de canton) et à 14 km de Saillans.

Communes limitrophes de Montclar-sur-Gervanne
Beaufort-sur-Gervanne Eygluy-Escoulin
Suze Montclar-sur-Gervanne Véronne
Mirabel-et-Blacons

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montclar-sur-Gervanne est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Crest dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,2 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), terres arables (7,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,9 %), prairies (0,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[8] :

  • 1168 : Castrum de Monteclaro (cartulaire de Die, 29).
  • 1231 : Monclar (Gall. christ., XVI, 210).
  • 1254 : mention du mandement : Mandamentum castri de Monte Claro (cartulaire de Léoncel, 177).
  • 1298 : Castrum Montis Claris (Valbonnais, II, 88).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella de Monteclaro (pouillé de Die).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Marcel : Ecclesia parrochialis Sancti Marcelli Montis Clari (visites épiscopales).
  • 1415 : Montclair (rôle de décimes).
  • 1578 : Montclard (Alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Monclar, commune du canton de Crest-Nord.

(non daté)[réf. nécessaire] : Monclar-sur-Gervanne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[8] :

  • Au point de vue féodal, Montclar était une terre du fief des dauphins.
  • 1263 : elle est cédée aux Artaud d'Aix.
  • 1288 : passe aux Mévouillon.
  • 1292 : recouvrée par les Artaud d'Aix.
  • 1298 : vendue aux comtes de Valentinois qui en inféodent des parties à différents co-seigneurs, mais en conservent toujours la partie principale, qui entre dans le domaine delphinal en 1419, avec les autres biens de ces comtes.
  • 1450 : cette dernière partie est elle-même engagée au pape. Les papes se retouvent donc co-seigneurs avec les Arbalestier, les Grammont et les Eurre.
  • La partie des Eurre passe aux Reynaud.
  • 1530 : la partie des Reynaud passe aux Montoison.
  • Vers 1715 : la partie des Arbalestier passe aux Grammont, derniers co-seigneurs.
  • Avant 1755 : les La Tour deviennent co-seigneurs
  • 1755 : la partie des La Tour passe (par mariage) aux Virieu, derniers co-seigneurs.

Un péage est attesté au XVIIIe siècle[9].

Avant 1790, Montclar était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Die, dont l'église, dédiée à saint Marcel, était celle d'un prieuré, uni dès le XIVe siècle à la dignité d'archidiacre de l'église cathédrale de Valence, dignité dont le titulaire était, de ce chef, collateur et décimateur dans cette paroisse[8].

Le mandement de Monclar comprenait, avec la commune de ce nom, une partie de celle de Beaufort (voir ce nom)[8].

Vaugelas[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[10] :

  • 1337 : Mansus de Valgela (Inventaire de la chambre des comptes).
  • 1509 : mention de l'église Saint-Jacques : Ecclesia Sancti Jacobi Vallis Gelate (visites épiscopales).
  • 1529 : Vaugella (archives hosp. de Crest).
  • 1554 : Veaugealla (archives de la Drôme, E 509).
  • 1763 : Vaugellard (Royanné, notaire à Crest).
  • 1891 : Vaugelas, hameau de la commune de Montclar.

Avant 1790, Vaugelas était une paroisse de la communauté de Montclar et du diocèse de Die, dont l'église était sous le vocable de Saint-Jacques et Saint-Philippe et dont les dîmes appartenaient à l'archidiacre de la cathédrale de Valence, en sa qualité de prieur de Montclar[10].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton d'Aouste. La réorganisation de l'an VIII la place dans celui de Crest-Nord[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de onze.

À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de deux adjoints et de huit conseillers municipaux[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 En cours Jean-Pierre Andéol[11] DVD Retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2019, la commune comptait 191 habitants[Note 3], en augmentation de 7,91 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,46 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
642402564571564577583568584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
582568572551527488447425398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
457495506407394363400340241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
236228182170154157182182181
2019 - - - - - - - -
191--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le deuxième dimanche de juillet[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : vignes, ovins[9].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Donjon, château médiéval, ruiné en 1474[réf. nécessaire].
  • Le Vingtain : enceinte autour du village[réf. nécessaire].
  • Église romane fortifiée (IMH)[9].
  • Château de Vachères du XVIe siècle : cheminée Renaissance[9].
  • Village ancien homogène[9].
  • Vaugelas : village médiéval (en partie ruiné) dans un site sauvage. Il possède une église romane (clocher carré, abside en cul-de-four)[9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Montclar-sur-Gervanne possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 pages, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 226.
  9. a b c d e f et g Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Montclar-sur-Gervanne.
  10. a et b J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 407.
  11. a et b Association des maires et présidents de communautés de la Drôme (rechercher « MONTCLAR-S/GERVANNE » dans le champ « Commune » ; consulté le 13 mars 2015).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.