Météo-France
Météo-France
| Création | 18 juin 1993 |
|---|
| Forme juridique | Etablissement public administratif |
|---|---|
| Slogan | Toujours un temps d'avance. |
| Siège social | |
| Direction | François Jacq |
| Actionnaires | État Français |
| Activité | Météorologie |
| Effectif | 3 500 |
| Site web | www.meteofrance.com |
Météo-France est l'organisme français de météorologie, un établissement public administratif, chargé de la prévision et de l'étude des phénomènes météorologiques. Il est également chargé de l'émission des vigilances météorologiques.
Sommaire |
Histoire et structure [modifier]
Cet établissement, créé par le décret n° 93-861 du 18 juin 1993, est placé sous la tutelle du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), par transformation des statuts de ce qui était, depuis 1976[1], la direction de la météorologie nationale (DMN) au sein du ministère des Transports.
Auparavant, le service national français de météorologie a existé sous plusieurs noms :
- L'Office national météorologique (1921-1945)
- Le Bureau central météorologique (1873-1920)
- Le service météorologique de l’Observatoire de Paris, mis en place par Urbain Le Verrier en 1854, après la catastrophe navale française du 14 novembre 1854 en Mer Noire, due à une tempête.
Fonctionnement [modifier]
Son budget de 349,01 millions d'euros (2010)[2] est alimenté par l'État français (hors subvention Eumetsat) 52,81 %, Eumetsat 7,8 %, les redevances aéronautiques 23,85 %, les recettes commerciales 11,46 % et par d'autres recettes 4,1 %. Météo-France est dirigé par François Jacq depuis le 6 avril 2009 (J.O. du 26 mars 2009). Le directeur général adjoint est Olivier Gupta.
Son siège est situé à Saint Mandé depuis fin 2011, mais une grande partie de ses services (1 200 salariés sur un effectif total de 3 500) a été décentralisée à Toulouse depuis 1982.
En plus de ses opérations en France métropolitaine, l'établissement fournit des mesures, prévisions et bulletins de vigilance pour les départements et collectivités d'outre-mer. Il contrôle ainsi quatre directions outremer, basées en Martinique (assurant la gestion et la coordination pour la Guadeloupe, les îles du Nord Saint-Martin / St-Barth et la Guyane), en Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et à la Réunion.
Météo-France est signataire du Pacte PME.
Le nom officiel de l'établissement contient un trait d'union et des accents dans ses statuts, même si les accents sont supprimés de la plupart des documents publiés par Météo-France (ainsi que de son site internet officiel et de son logo), qui a enregistré les marques commerciales Meteo-France™ et Meteo France™ (ainsi que les mêmes noms entièrement en majuscules), afin de faciliter le référencement de ses publications sous un nom unique (le plus souvent écrit sans trait d'union simplement METEO FRANCE).
Responsabilités et coopérations internationales [modifier]
Au plan international, Météo-France est membre de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée de l’ONU. Météo-France représente aussi la France auprès :
- du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (CEPMMT) ;
- d'EUMETSAT, organisme européen d'observation météorologique par satellites, connu pour ses satellites Météosat et METOP;
- du GIE Eumetnet, organisme chargé de la coopération entre les services météorologiques nationaux dans tous les autres domaines (observation in situ, formation, protection des radiofréquences, etc.)
Certaines divisions en outre-mer ont des responsabilités importantes au plan international :
- La subdivision de Guyane basée à l'aéroport de Cayenne-Rochambeau maintient des bureaux et opérations au Centre spatial guyanais pour l’ESA et le CNES) à Kourou afin d'assister les campagnes de lancement du programme européen de la fusée Ariane.
- La division de la Réunion basée à Saint-Denis est désignée par l'Organisation météorologique mondiale comme le Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) pour la fourniture des prévisions, de la surveillance et des bulletins d'alerte sur les cyclones tropicaux dans la région Sud-Ouest de l'océan Indien.
- La division de Polynésie française basée à Papeete, bien que non désignée comme le CMRS officiel pour les cyclones de l'océan Pacifique Sud, a été mandatée par l'OMM pour fournir les prévisions et alertes dans les îles Pitcairn (britanniques) voisines.
- En Nouvelle-Calédonie, Météo-France partage les responsabilités avec le nouveau Service de la Météorologie de la Nouvelle-Calédonie.
Prévision numérique du temps [modifier]
Pour ses besoins en prévision numérique, Météo-France développe et utilise trois modèles numériques de prévision du temps, tels trois boîtes imbriquées les unes dans les autres :
- Le modèle Arpège (acronyme ARPÈGE : Action de Recherche Petite Échelle Grande Échelle) simule l'état de l'atmosphère sur toute la planète jusqu'à une échéance de 3 jours, avec une résolution plus fine sur la France (environ 20 km en 2010) que sur le reste de la Terre[3].
- Le modèle Aladin (acronyme ALADIN : Aire Limitée, Adaptation dynamique, Développement InterNational) est forcé par les résultats d'Arpège aux limites de l'Europe de l'Ouest, et resimule dans ce domaine l'état de l'atmosphère avec plus de précision (résolution de moins de 10 km)[3].
- Le modèle Arome (acronyme AROME : Application de la Recherche à l'Opérationnel à Méso-Échelle) simule depuis fin 2008 l'état de l'atmosphère sur la France sur une maille de 2,5 km (100 fois plus précise en surface que le modèle Arpège et près de 10 fois celui d’Aladin)[3].
Dans tous ces modèles, les prévisions sont réajustées toutes les 6 heures à partir des observations des stations météorologiques, navires, bouées, avions, radar, satellites.
Par ailleurs, Météo-France participe également au même titre que tous les États membres au développement du modèle global de prévision du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme, basé à Reading en Grande-Bretagne, qui simule l'état de l'atmosphère jusqu'à 10 jours d'échéance. La résolution de ce modèle est comparable à celle du modèle Arpège.
Pour réaliser leurs bulletins, les prévisionnistes expertisent les sorties de ces différents modèles de prévision, ainsi que les résultats des modèles des services météorologiques étrangers.
Depuis 2009, ces modèles s’exécutent sur un supercalculateur NEC SX9 acquis en 2008, d'une puissance crête de 40 TFlops[4]. En 2012, le système suivant a été choisi (Bulllx B700 DLC), avec une mise en place progressive en 2013.
Notes et références [modifier]
- « Les archives historiques de la DGAC» (PDF)
- Chiffres clés (sur le site de Météo-France)
- « Les modèles de prévision de Météo-France » sur comprendre.meteofrance.com
- « L'observation et les infrastructures » (PDF) sur entreprise.meteofrance.com
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- École nationale de la météorologie
- Conseil supérieur de la météorologie
- Météorologie de l'Europe
- Chasseur de radiosondes
- Météopôle
- Vigilance météorologique de Météo France