Anachorète

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nota : cet article est une traduction partielle de l'article en:Anchorite de Wikipedia en anglais. Celui-ci est centré sur les anachorètes anglais du XIe au XIVe siècle. Merci de compléter, réviser, réécrire cet article pour décrire plus complètement le mouvement anachorétique chrétien, en particulier les anachorètes du christianisme primitif au Moyen-Orient.
L'anachorète par Théodor Axentowicz, 1881, Musée national de Varsovie (non exposé).
Cellule d'anachorète à Skipton, Angleterre.
Saint Antoine le Grand, père des premiers anachorètes et du monachisme chrétien.

Un anachorète (du grec ancien : ἀναχωρητής, anachōrētḗs, « qui s'est retiré du monde ») est une personne qui s'est retirée de la société séculière pour des raisons religieuses, afin de mener une vie ascétique consacrée à la prière et à l'Eucharistie. Les anachorètes sont souvent considérés comme des sortes d'ermites, mais leur engagement était plus fort : en plus des deoirs des ermites, ils devaient aussi faire vœux de stabilité dans leur retraite, souvent dans une cellule adjointe à une église ; ils devaient également se soumettre à un rite de consécration voisin d'un rite de funérailles, à la suite duquel ils étaient considérés — au moins spirituellement — comme morts au monde, sorte de saints vivants.

L'anachorétisme est connu surtout par l'archéologie et les écrits anciens et par sa survivance dans l'Angleterre médiévale. Pour l'Église catholique d'aujourd'hui, l'anachorétisme est "une des autres formes de la vie consacrée" et gouverné par les mêmes normes que l'érémitisme[1].

«  En ce temps-là, le désert était peuplé d'anachorètes. Sur les deux rives du Nil, d'innombrables cabanes, bâties de branchages et d'argile par la main des solitaires, étaient semées à quelque distance les unes des autres… »

— Anatole France, Thaïs, (1890)

La vie anachorétique[modifier | modifier le code]

L'anachorétisme se répandit au cours de l'antiquité tardive et du haut Moyen-Âge. Il demeure des restes d'habitations d'anachorètes. Ce sont souvent de simples cellules édifiées contre les murs d'une église. Dans les pays germaniques, il était de coutume que l'évêque dise la messe des morts lorsque l'anachorète inaugurait sa cellule pour signifier sa mort au monde et sa naissance dans une vie en communion avec les anges. Lorsque l'anachorète était emmuré dans sa cellule, l'évêque y apposait son sceau pour marquer cette clôture de son autorité. Toutefois, quelques anachorètes vaquaient librement de leur cellule à l'église voisine.

Les anachorètse pouvait recevoir les sacrements et la Communion par une petite ouverture, appelée « hagioscope », pratiquée dans le mur de leur cellule. Celle-ci permettait également de les pouvoir en nourriture, d'évacuer leurs ordures et de permettre des dialogues spirituels avec les visiteurs attirés par leur réputation de sages.

Les anachorètes devaient demeurer dans leur cellule en toute circonstance. Certains anachorètes périrent brulés vifs dans leurs cellules alors que des ennemis pillaient et brûlaient leur cité[2]. Ils se nourrissaient frugalement et occupaient leur journées en prières contemplatives et en intercessions pour leurs contemporains.

On peut avoir une idée de la journée d'un anachorète dans la règle anachorétique. La plus connue est l'Ancrene Wisse ou Ancrene Riwle[3]. Une règle moins connue est De Institutione Inclusarum, rédigée vers 1160 par Aelred of Rievaulx[4]. Les dévotions détaillées dans l'Ancrene Wisse duraient environ quatre heures à la suite desquelles l'anachorète suivait le rite de la messe puis s'adonnait à des prières et à des lectures personnelles[5].

Anachorètes célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Code de droit canonique de 1983, canon 603.
  2. Licence, Hermits and Recluses, p. 77-9
  3. Herbert, J.A., ed. (1944), Le texte français de l'Ancrene Riwle. Lecture d'après MS. Cotton Vitellius F.vii., Early English Text Society 219, Oxford University Press.
  4. Traduit en anglais par Mary Paul MacPherson dans Treatises and the Pastoral Prayer, Cistercian Fathers Series 2, (Kalamazoo, 1971).
  5. Ancrene Wisse, trad. Hugh White, (Penguin, 1993), p.viii

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources historiques[modifier | modifier le code]

Église catholique romaine[modifier | modifier le code]