Chantiers de la jeunesse française

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Les Chantiers de la jeunesse française (CJF), souvent appelés chantiers de jeunesse, étaient une organisation paramilitaire française ayant existé de 1940 à 1944.

Histoire[modifier | modifier le code]

Affiche pour les Chantiers de 1941.

L'armistice du 22 juin 1940 ayant supprimé le service militaire obligatoire, les chantiers de jeunesse furent créés comme une sorte de substitut le [1]. Les jeunes hommes de la zone libre et de l'Afrique du Nord française en âge (20 ans) d'accomplir leurs obligations militaires y étaient incorporés pour un stage de six mois. Ils vivaient en camps près de la nature, à la manière du scoutisme, mais avec le volontariat en moins, et accomplissaient des travaux d'intérêt général, notamment forestiers, dans une ambiance militaire. Ils étaient encadrés par des officiers d'active et de réserve démobilisés, ainsi que par des aspirants formés pendant la guerre de 1939-1940. À partir de 1941 l'obligation des chantiers de jeunesse est étendue à tous les Français de zone libre devant accomplir leurs obligations militaires pour 8 mois[2].

Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil, les chantiers de jeunesse étaient une institution ambiguë. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le Régime de Vichy. Les Chantiers, initialement ouverts aux chefs et aux jeunes juifs français, leur furent d'abord interdits en Afrique du Nord, à la demande du colonel Van Hecke, commissaire régional, soutenu par le général de La Porte du Theil. Puis l'année suivante (2e semestre 1942) le même général obtint que cette exclusion soit étendue aussi à la métropole. Le culte de la hiérarchie et de la discipline passait notamment par l'importance donnée à tous niveaux au Chef. La vénération du Maréchal Pétain imprégnait profondément les cadres. Alors que le régime exaltait le retour à la terre et le provincialisme, la vie en groupements dans les bois pouvait aussi se lire comme une réaction contre la ville industrielle et corruptrice, foyer de l'individualisme et de la lutte des classes. Par ailleurs, aucune "politique" n'était tolérée dans les chantiers. Ce qui signifiait l'interdiction de la propagande des partis collaborationnistes et bien sûr des organisations de Résistance, mais aussi l'absence de radios, de débats et autres moyens de communication qui même censurés, auraient permis aux jeunes de suivre l'évolution de la guerre et de la politique du régime, et de se faire une opinion personnelle.

Surtout après la guerre, les anciens dirigeants des CJF affirmeront avoir voulu préparer une troupe mobilisable en cas de reprise de la guerre contre l'Allemagne. Les faits leur donnent effectivement raison en Afrique du Nord, province où les anciens des Chantiers, après le débarquement des alliés de novembre 1942, furent rappelés, militarisés, entraînés et répartis dans l'Armée d'Afrique. Ils participèrent ensuite aux campagnes de Tunisie, d'Italie, de France et d'Allemagne de 1943 à 1945, le plus connu étant le 7e régiment de chasseurs d'Afrique du lieutenant-colonel Alphonse S. Van Hecke à qui est dédié Le Chant des Africains en 1943.

Les détracteurs des Chantiers font remarquer :

  • l'implication active des Chantiers dans l'envoi de 16 000 jeunes au Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne ;
  • que l'historiographie démontre un processus de résistancialisme des Chantiers alors que dans les faits l'organisation est toujours restée fidèle à Vichy (excepté en Afrique du Nord). Seuls des hommes issus des Chantiers se sont engagés dans la Résistance et non pas toute l'organisation. Les chefs des Chantiers n'ont pas appelé les jeunes à rejoindre la Résistance. La thèse et le livre de Christophe Pécout[3] analysent très bien ce mythe résistancialiste des Chantiers ;
  • que le général La Porte du Theil choisit de revenir d'Afrique du Nord en novembre 1942 au moment même du débarquement anglo-saxon, au lieu de rejoindre le camp allié comme le firent les officiers vichystes conduits par Darlan et Giraud.

Les défenseurs des Chantiers mettent en avant (outre la militarisation des Chantiers d'Afrique du Nord) :

  • le sabotage des départs de jeunes pour le Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne dans certains groupements (notamment ceux des Alpes) ;
  • la prise en charge des jeunes des Chantiers partis de leurs groupements pour le STO en Allemagne dans le cadre de la "mission Chantier en Allemagne" à laquelle furent affiliés plusieurs dizaines de jeunes cadres des Chantiers volontaires pour les suivre et les encadrer (voir notamment le sous-titre suivant avec le cas de Georges Toupet) ;
  • l'esprit de revanche animant les cadres, et notamment l'implication du lieutenant-colonel Van Hecke dans le « groupe des cinq » visant à faciliter le débarquement allié en Afrique du Nord ;
  • une entreprise de camouflage : camouflage de jeunes alsaciens (réfractaires à l'incorporation dans l'armée allemande) qui recevaient une fausse identité ; camouflage de certains matériels de l'armée d'armistice ;
  • l'esprit de responsabilité de La Porte du Theil revenant d'Afrique du Nord vers le 10 novembre 1942 à l'égard d'environ 70 000 jeunes des Chantiers en métropole ;
  • l'existence de rapports secrets établis par le Commissaire au Pouvoir Bernon à l'attention de Pierre Laval critiquant très sévèrement les Chantiers du point de vue de leur manque de loyauté vis-à-vis du gouvernement et de leurs sentiments anti-allemands.

Lorsqu'ils envahirent la Zone Sud les Allemands supprimèrent l'Armée d'Armistice mais, divisés sur le sujet, choisirent de maintenir les Chantiers. Toutefois, ils modifièrent profondément leur implantation à partir de mars 1943 : les groupements de Provence, des Pyrénées, et des Alpes furent respectivement délocalisés dans le Massif Central, dans le département de la Dordogne et dans les Landes. L'occupant craignait en effet leur concours à un débarquement allié par la Méditerranée (groupements de Provence), le concours ou la participation à des évasions par l'Espagne (groupements des Pyrénées), et l'aide aux maquis (groupements des Alpes). Il est également à noter une série de contrôles musclés opérés par la Wehrmacht vers le 20 septembre 1943 dans les trois quarts des groupements des Chantiers.

Plusieurs anciens des chantiers rejoignirent la Résistance, certains passèrent en Afrique du Nord. Les stocks de vivres et de vêtements des Chantiers devinrent une proie classique pour les maquis en manque de tout. De multiples coups de main, bénéficiant parfois de complicités dans la place, permirent aux maquisards de faire main-basse sur ces dépôts. Cela explique que sur nombre de photos, des maquisards soient habillés en uniformes des chantiers, certes non prévus au départ pour leur servir !

C'est à partir de septembre 1943 que le général La Porte du Theil, devant de nouvelles exigences allemandes qui auraient équivalu à l'envoi en Allemagne de la quasi-totalité des effectifs restant des Chantiers, refuse catégoriquement toute mise à disposition supplémentaire au bénéfice de l'occupant (d'où les contrôles musclés de la part de la Wehrmacht). Mais il décline également les invitations de la Résistance à passer à la dissidence et à gagner Alger. Averti d'une arrestation imminente à la fin de décembre 1943, il refuse également de s'enfuir. Destitué, arrêté le 4 janvier 1944 à son bureau de Châtel-Guyon, il est assigné à résidence en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre.

Il obtint un non-lieu en Haute Cour de Justice en 1947. À la lecture de son dossier de justice, on peut en donner quatre principales raisons :

  • les Chantiers de jeunesse furent un rempart, pour la jeunesse, contre les influences allemandes ou collaborationnistes ;
  • il ne put être établi, de par la centaine de témoins interrogés (qui étaient les anciens chefs de groupements subordonnés à l'inculpé) que le général de La Porte du Theil avait servi avec zèle les intérêts de l'occupant ; son caractère constamment germanophobe fut même confirmé ;
  • le général de La Porte du Theil refusa catégoriquement tout envoi ou mise à disposition de main d'œuvre des Chantiers en faveur de l'occupant à partir de septembre 1943 ;
  • les anciens des Chantiers participèrent en nombre aux combats pour la Libération en 1944-1945 : 38 000 en provenance d'Afrique du Nord, 60 000 engagés volontaires de métropole dans la période de mai à septembre 1944 puis 100 000 jeunes de la classe 1943 mobilisés à partir de janvier 1945.
Affiche pour les Chantiers.

Les Chantiers en Allemagne pendant le STO[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la loi sur le Service du travail obligatoire (STO) qui concernait les jeunes garçons nés en 1920, 1921 et 1922, les Chantiers mobilisèrent la classe appelée sous leurs drapeaux en novembre 1942, au nombre de 32 000 jeunes Français. 16 000 d'entre eux furent effectivement envoyés en Allemagne (Archives nationales [cote F60 1452 p.ex.]). Sur les 16 000 autres jeunes des Chantiers non partis en Allemagne, 7 000 s'évanouirent dans la nature, parfois avec le concours des chefs de groupement (notamment dans la Province Alpes-Jura) et 9 000 furent astreints au travail obligatoire en France.

En Allemagne même, de nombreux chefs de chantiers requis étaient partis avec leurs jeunes. Un certain nombre se porteront volontaires pour aller les encadrer sur place, les groupements étant restés intacts. En Allemagne perdureront ainsi, jusqu'en 1945, les pratiques d'une Révolution nationale discréditée dans la France occupée puis disparue en France libérée : culte du Maréchal, cérémonies patriotiques collectives tels les levers de couleurs ou les "face-à-l'ouest", etc. Les chefs ayant redonné des uniformes à leurs jeunes démobilisés, on vit des jeunes Français défiler dans des rues d'outre-Rhin en uniforme, en rangs, bannières déployées, encadrés par leurs chefs, et parfois musique en tête.

Mais ces mêmes chefs, tout en restant pour la plupart indéfectiblement pétainistes, contrecarreront aussi la propagande des extrémistes de la collaboration, par exemple en dissuadant les jeunes du STO de s'engager dans la Waffen SS. Ils lutteront également pour une amélioration des conditions d'existence dans les camps de travailleurs civils.

L'expérience la plus connue est celle mise en œuvre par le jeune chef Georges Toupet en Silésie. Âgé de quelque 25 ans, il parvient à prendre la tête d'un camp à la dérive regroupant 2 500 travailleurs français, et situé à deux pas du complexe d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Lui et ses adjoints luttent contre le laisser-aller, la saleté, le manque d'hygiène, l'alcoolisme et la prostitution, développent une riche vie culturelle, sportive et éducative, et rétablissent spectaculairement l'ordre et la discipline. Parallèlement, Toupet participe à une filière d'évasion de prisonniers de guerre et à un réseau de renseignement allié, auquel il communique des informations sur le camp de la mort voisin.

Si les Allemands apprécièrent au début la discipline et l'organisation efficace des Chantiers, qui pouvaient leur servir à maintenir l'ordre parmi des milliers de jeunes travailleurs forcés exilés, les relations se tendirent progressivement. Au total, sur près de 200, une trentaine de Chefs de chantiers présents dans le Reich paieront de leur vie des actes de résistance avérés, autant subiront une arrestation prolongée ou reviendront d'une déportation en camp de concentration.

Quant aux jeunes gens envoyés en Allemagne par les Chantiers, beaucoup d'entre eux, sans forcément pardonner à l'institution de les avoir livrés au STO, reconnaîtront du moins ne pas avoir été laissés livrés à eux-mêmes outre-Rhin. La vie en groupe, le prestige de l'uniforme et la discipline présentèrent aussi pour eux quelques avantages.


Organisation[modifier | modifier le code]

Afin de ne pas apparaître aux yeux de l'occupant comme une organisation militaire, les Chantiers étaient placés sous la tutelle du secrétariat d'État à l'Éducation nationale et à la jeunesse.

À l'arrestation de La Porte du Theil, ils passent sous le contrôle du ministre du Travail et de la Production Industrielle, le technocrate Jean Bichelonne, un ultracollaborationniste responsable de la mise en œuvre du Service du travail obligatoire. Ce changement accentue leur transformation en un vivier de main-d'œuvre au service de l'occupant, en France comme en Allemagne.

Le commissariat général coordonnait les commissariats régionaux. Chaque commissariat régional supervisait une école de cadres et 8 à 10 groupements, assimilables à des régiments, de 1 500 à 2 200 hommes. Chaque groupement était divisé en 6 à 12 groupes, assimilables à des compagnies de 150 à 200 hommes chacune. Les groupes étaient divisés en équipes.

Le commissariat général[modifier | modifier le code]

Basé à Châtel-Guyon (Puy de Dôme ) au "Slendid Hôtel". Il est dissous officiellement le 17 juin 1944.

Il était composé :

  • du cabinet ;
  • de la 1ère section : organisation, commandement, service social ;
  • de la 2ème section : personnel, effectifs et contentieux ;
  • de la 3ème section : éducation ;
  • de la 4ème section : budget ;
  • de la 5ème section : travaux ;
  • de la 6ème section : santé ;
  • de la 7ème section : transports et rencontres ;
  • du service intérieur et aumônerie ;
  • de la liaison vichy ;
  • de la zone occupée ;
  • de l'école d'administration ;
  • de l'école féminine sociale ;
  • de l'établissement hippique des C.J.F à Chamberet (Corrèze), créé en mars 1941 et dissous le 24 février 1944 ;
  • du magasin général sanitaire ;
  • et de la musique Nationale des CJF, créée en mars 1941 et dissoute en juillet 1944.

N° 42 "la Marne", basé à Châtel-Guyon (Puy de Dôme).

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "En l'avant, hardiment".
  • Publication : "Au cœur des chantiers".


Province d'Alpes-Jura[modifier | modifier le code]

Commissariat régional, basé à Lyon (Rhône).

  • Créé le ?, dissous le ?.
  • Devise : "Faire face".
  • Publication : "Jeunesse des Alpes et du Jura".


École régionale des chefs nommée PSICHARI, basée à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône).

  • Créée le ?, dissous le ?.
  • Devise : "Croire, aimer, servir".

Promotions :

(Le lieutenant-colonel Faidherbe, gouverneur du Sénégal, à la tête de 300 Marsouins et Tirailleurs, dégage Médine défendue par le métis Paul Holl et le sergent Desplat et assiégée depuis deux mois par les 12000 hommes d'El Hadj Omar)[4].

  • Promotion "Roland Morillot" du 15 novembre au 23 décembre 1942[5].
  • Promotion "Marquis de Morès" de février 1943 au 30 août 1943.
  • Une cinquième promotion prévue en octobre 1943 ne vit jamais le jour, les Allemands ayant demandé la fermeture de l'École [6].


La province comprenait, à sa création, les chantiers :

N° 2 "Jehan de Vienne", basé à Crotenay (Jura).

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Comtois, rends-toi, nenni, ma foi".
  • Publication : "En flèche".


N° 3 "Bournazel", basé à Bourg (Ain).

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Droit au but".
  • Publication : "Chanteclerc".
  • Groupes : 1/ Laperrine - 2/ Gouraud - 3/ Bugeaud - 4/ Faidherbe - 5/ De Brazza - 6/ De Foucauld - 7/ Lyautey - 8/ Gallieni - 9/ La Pérouse - 10/ René Caillé - Groupe de direction : Marchand.


N° 4 "Vauban ", basé à Cormatin ( Saône et Loire), puis Paray-le-Monial ( Saône et Loire) en octobre-novembre 1943.

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "La sueur épargne le sang".
  • Publication : "Vauban".


N° 7 "Le fier", basé à Rumilly (Haute-Savoie)[7].

  • Créé le 17 août 1940, dissous le 9 août 1943.
  • Devise : "Il faut que France continue".
  • Publication : "l'Echo du Clergeon" ( no 1 le 18 août 1940) puis "Le fier" à partir de 1941.
  • Groupes : 1/ Le regain - 2/ Grand Nord - 3/ Hurlevent - 4/ La Remonte - 5/ Le Dru- 6/ L'Effort - 7/ Sur le Rocher - 8/ Le Hardi - 9/ Le Renouveau - 10/ L'Elan- 11/ L'Espoir.


N° 8 "La Relève", basé à Le Châtelard (Savoie), puis à Captieux ( Gironde) en octobre-novembre 1943[8].

  • Créé en septembre 1940, versé à la production industrielle le 1er Février 1944.
  • Devise : "France, debout !".
  • Publication : "Court-circuit".
  • Groupes : 1/ Lyautey - 2/ Roland - 3/ Bayard - 4/ Mermoz - 5/ De Bournazel - 6/ Guynemer - 7/ Charcot - 8/ Saint Georges - 9/ Les Aigles - 10/ Du Plessis - 11/ Colbert.


N° 9 "Le roc", basé à Monestier de Clermont (Isère) puis à Saint-Magne (Gironde) en Octobre-Novembre 1943 [9].

  • Créé le 15 août 1940, versé à la production industrielle le 1er Février 1944.
  • Devise : "Sans faille".
  • Publication : "Le Roc".
  • Groupes : 1/ Roland - 2/ Montcalm - 3/ Rivière-Atlantique sud - 4/ De Foucault - 5/ Lyautey-Lorraine - 6/ Du Guesclin - 7/ Bournazel - 8/ Bayard - 9/ Turenne - 10/ Saint Louis - 11/ Mangin.


N° 10 "La Grande Chartreuse", basé à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), puis à Sore (Landes) en Octobre-Novembre 1943 [10].

  • Créé en Août 1940, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Pour la France et de bon cœur".
  • Publication : "La cognée".
  • Groupes : 1/ Le Billon - 2/ Chartrousette - 3/ La Ruchère - 4/ Malamille - 5/ Brevardière - 6/ Perquelin - 7/ Les Echelles - 8/ Miribel - 9/ Marfay - 10/ Fourvoirie puis Curière - 11/ Saint-Laurent-du-Pont.

Ces noms correspondent aux implantations des groupes.


N° 11 "Vercors", basé à Villard-de-Lans (Isère).

  • Créé le ? , dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Faire face".
  • Publication : "Faire face".


N° 12 "Belledonne", basé à Saint-Martin-d'Uriage (Isère) puis Vizille et Moustey (Landes) en octobre-novembre 1943[11].

  • Créé le 7 septembre 1940, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "A force d'honneur".
  • Publication : "La cordée".
  • Groupes : 1/ De Foucault - 2/ Foch - 3/ Mermoz - 4/ Guynemer - 5/ Sidi Brahim - 6/ Jean de Vienne - 7/ Lyautey - 8/ Le chamois - 9/ De Freydière - 10/ Point du jour - 11/ Le chardon.


N° 43 "Sidi-Brahim", basé à Artemare (Ain) puis Toctoucau (Gironde) en octobre-novembre 1943 [12].

  • Créé le 1er juin 1941, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944 à la poudrière de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde).
  • Devise : "Serrons les dents".
  • Publication : "Le téméraire".

Province d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Commissariat régional, basé à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme).

  • Devise : "A moi Auvergne ; pour la France, plus haut".
  • Publication : "L'Aiguillon".


École régionale des chefs, basée à Theix par Saint-Genès-Champanelle (Puy de Dôme) ouvre en mars 1941.

  • Devise : "Fides Intrepida" ("Une foi intrépide").


Promotions :

  • Promotion "Maréchal Lyautey" du 31 mars au 17 juin 1941
  • Promotion "Amiral Darlan" du 28 juillet 1941 au 27 Août 1941
  • Promotion "Général Weygand" du 5 Octobre 1941 au 28 Janvier 1942
  • Promotion "Maréchal Foch" du 26 Octobre au 15 Septembre 1943
  • Promotion "Le flambeau" du 26 Octobre au 23 décembre 1942
  • Promotion "Verdun" du 2 Mars au 23 décembre 1942
  • Promotion "Général Laperrine" du 17 Octobre au 9 Décembre 1943
  • Promotion "Les plaideurs" de janvier au 14 Juin 1944 [6].


La province comprenait, à sa création, les chantiers :

N° 1 "Maréchal Pétain", basé en forêt de Tronçais (Allier).

  • Créé le 25 avril 1940, dissous le 9 mai 1944, versé à la Production Industrielle le ?.
  • Devise : "Prendre parti hardiment".
  • Publication : " ? ".
  • Groupes : 1/ Alsace Lorraine - 2/ Lyautey - 3/ De Foucault - 4/ Jehanne d'Arc - 5/ Vercingétorix - 6/ Galliéni - 7/ Bayard - 8/ Faidherbe - 9/ groupe des Chamignoux - 10/ Bonaparte - 11/ Foch.


N° 5 "Lyautey", basé à Pontgibaud (Puy de Dôme).

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Bâtir".
  • Publication : "France, ralliement".
  • Groupes : 1/ Péguy - 2/ Charcot- 3/ Bayard- 4/ Guynemer - 5/ De Bournazel - 6/ Verdun - 7/ Francis Garnier - 8/ Gouraud- 9/ Du Plessis - 10/ Jean Bart - 11/ Sidi Brahim (Groupe de Direction)


N° 20 "Turenne", basé à Lapleau (Corrèze) puis Le Ripault (Indre et Loire ) en septembre-octobre 1943[13].

  • Créé en octobre 1940, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Avec loyauté, servir".
  • Publication : "Servir".
  • Groupes : 1/ Weygand - 2/ Jeanne d'Arc - 3/ Chevalier d'Assas puis Latour d'Auvergne - 4/ Sully - 5/ Charcot - 6/ de Bournazel - 7/ Roland puis Pol Lapeyre - 8/ Surcouf - 9/ Saint Christophe puis Général Janssen - 10/ Lyautey puis Bonaparte - 11/ Colbert.


N° 21 "Gallieni", basé à Renaison (Loire) puis Les Noës (Loire) le 15 novembre 1942 et à Roanne (Loire) en septembre-octobre 1943.

  • Créé le  ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Quand même".
  • Publication : "Pavillon haut" ou "La Francisque".


N° 22 "La Tour d'Auvergne" puis "Joffre", basé à Messeix (Puy de Dôme).

  • Créé en août 1940, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Par nous, il renaîtra".
  • Publication : "France-Montjoie".
  • Groupes : 1/ Mermoz - 2/ Soldat inconnu puis Saumur - 3/ Guynemer- 4/  ?- 5/ D'assas- 6/ Hoche - 7/ De Bournazel- 8/ Jeanne d'Arc- 9/ Verdun - 10/ Lyautey- 11/ De Lesseps (Groupe de Direction)


N° 32 "Jacques Cœur", basé à Uzay-le-Venon (Cher) puis à Bruère-Allichamps (Cher) le 5 novembre 1942.

  • Créé le ?, dissous en mars 1944.
  • Devise : "A vaillant cœur, rien d'impossible".
  • Publication : "Coeur de France".


N° 34 "Sully", basé à Mézières-en-Brenne (Indre) puis à La Rochelle (Charente-Maritime).

  • Créé le ?, dissous en juin 1944 et transféré aux chantiers bleus de la production industrielle.
  • Devise : "Haut les coeurs".
  • Publication : "La Brenne".


N° 39 "De Foucauld", basé à Montmarault (Allier) puis à Boulouris (Var) en mars 1944.

  • Créé le ?, dissous en mars 1944.
  • Devise : "Jamais arrière".
  • Publication : "Le Passe-Partout".


N° 40 "Les Arvernes" (Chantier disciplinaire), basé à Murat (Cantal) puis à Hourtin (Gironde).

  • Créé par l'article 4 de la loi du 18 janvier 1941, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Honneur et discipline".
  • Publication : "De là-haut".
  • Groupes : 1/ Sidi Bel Abbès - 2/ Verdun puis Sidi Brahim - 3/ Lyautey puis Dixmude - 4/ Le Téméraire - 5/ Bayard - 6/ Sully - 7/ Pasteur puis Pol Lapeyre - Groupe de direction / Bournazel [14]


N° 44 "Jeanne d'Arc", basé à Courpiere (Puy-de Dôme) puis Tarbes (Hautes Pyrénées) en octobre-novembre 1943.

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "France, toujours".
  • Publication : "L'étandard".

Province du Languedoc[modifier | modifier le code]

Commissariat régional, basé à Montpellier (Hérault).

  • Devise : "Prendre parti hardiment".
  • Publication : "Itinéraires".


École régionale des chefs ("L'Eepelido"), basée au camp des "quatre seigneurs", près de Montpellier (Hérault) ouvre le 1er mars 1941.

  • Devise : "Un Chef, une foi".

Promotions :

  • Promotion "Les pionniers" du 2 mars à juin 1941
  • Promotion "Notre drapeau" du 1er août 1941 au 30 septembre 1941
  • Promotion "Djibouti" de novembre 1941 au 29 août 1942
  • Promotion "La marseillaise" du 26 octobre au 15 septembre 1943
  • Promotion "Le flambeau" du 26 novembre 1942 au 18 juillet 1943[6].


La province comprenait, à sa création, les chantiers :

N° 6 "De Gevaudan" puis "Calendal" le 1er mai 1941, basé à Marvejols (Lozère), Laudun (Gard) du 1er mai 1941 en Avril 1943, Marvejols (Lozère) d'avril à septembre 1943 et Saint-Étienne (Puy de Dôme) jusqu'à sa dissolution.

  • Créé le 26 août 1940, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Mestie vau Baronie".
  • Publication : "Gévaudan".
  • Groupes : 1/ Dunkerque - 2/ Albatros - 3/ Alsace-Lorraine - 4/ Lyautey - 5/ - Du Guesclin - 6/ Saint-Louis - 7/ Le Coq - 8/ Etchenou - 9/ De Foucault - 10/ Verdun - 11/ Guynemer.


N° 18 "Chevalier d'Assas", basé à Le Vigan (Gard) puis Maurs (Cantal) à partir d'avril 1943.

  • Créé hiver 1940, dissous le 1er décembre 1943.
  • Devise : "D'Aucun ne second".
  • Publication : "L'Aigoual".


N° 19 "Dixmude", basé à Meyrueis (Lozère) puis à Aguessac (Aveyron)à partir du 15 novembre 1942.

  • Créé le ?, dissous en mai-juin 1944 à Meyrueis .
  • Devise : "Ca suit".
  • Publication : "Ca suit".


N° 23 "Malgrè", basé à Saint-Pons (Hérault) jusqu'au 24 mars 1943 puis à Lodève (Hérault), Aguessac (Aveyron ) le 3 juin 1943 et Toulouse (Haute Garonne) en septembre-Octobre 1943.

  • Créé le ?, dissous le 1er février 1944 à Toulouse et versé à la production industrielle.
  • Devise : "Malgré les obstacles ".
  • Publication :" Malgré "


N° 24 "Le Pourquoi pas ?", basé à Lodève (Hérault), Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), Saint-Affrique (Aveyron) du 20 mars au 1er juillet 1943 et Tulle (Corrèze) en septembre-Octobre 1943.

  • Créé le 28 août 1940 , dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Droit au but".
  • Publication : "Le coup de hache" ou "Pourquoi pas ?".
  • Groupes : 1/ Duguay-Trouin - 2/ Surcouf - 3/ Jean Bart - 4/ Lyautey - 5/ Jeanne d'Arc - 6/ Saint Georges - 7/ Roland - 8/ De Bournazel - 9/ Vercingétorix - 10/ Bayard - 11/ Charcot - 12 / De Foucault.


N° 25 "Roland", basé à Le Bousquet-d'Orb (Hérault), à Lunas (Hérault) en août 1941 puis à Mauriac (Cantal) en mars-juillet 1943.

  • Créé le 20 août 1940 , dissous le 30 novembre 1943[15].
  • Devise : "Camaraderie, discipline".
  • Publication : "l'Elan" et "L'Echo de Roland".
  • Groupes : 1/ Commandant Cébrié - 2/ Maginot puis Weygand - 3/ Guynemer - 4/ Durandal - 5/ Jean Bart - 6/ Verdun - 7/ De Foucault - 8/ Lyautey - 9/ Du Guesclin - 10/ Mermoz - 11/ Alsace-Lorraine - 12 / De Foucault.


N° 35 "De la Montagne Noire", basé à Labruguière (Tarn).

  • Créé le ?, dissous en mai 1944 et affecté aux chantiers bleus de la Production Industrielle à Perpignan et Montlouis.
  • Devise : "Droit devant".
  • Publication : "La montagne noire".


N° 45 "Saumur", basé à Saint-Hippolyte-du-Fort -Anduze (Gard) puis à Brioude (Haute-Loire).

  • Créé le 1er juin 1940, dissous le 1er février 1944.
  • Devise : "Tout droit".
  • Publication : "Saumur".

Province de Pyrénées-Gascogne[modifier | modifier le code]

Commissariat régional, basé à Toulouse (Haute Garonne),

  • Devise : "Servir et espérer".
  • Publication : "Espoir".

École régionale des chefs ( Saint-Louis), basée au château de l'Espinet, Montaudran (Haute Garonne), est ouverte en avril 1941.

  • Devise : "Chef et apôtres".

Promotions :

  • Promotion "France" se termine le 19 juillet 1941
  • Promotion "Alsace-Lorraine"
  • Promotion "Lyautey" du 8 février à juin 1942
  • Promotion "Verdun"
  • Promotion "chef Boullet" de Novembre 1942 au 1er Août 1943 ; Hommage au Commissaire Boullet, mort en service le 12 avril 1943.
  • Promotion composée de "Cyrards" de la promotion "Charles de Foucauld", sortie fin 1943[6].


La province comprenait, à sa création, les chantiers :

N° 26 "Le Camp des maréchaux" et "Les Loups", basé à Saint-Gaudens (Haute Garonne) puis à Sauveterre-de-Comminges (Haute Garonne), Felletin (Creuse), Le Tuzan (Gironde).

  • Créé en Août 1940 , versé à la Production industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Ferveur".
  • Publication : "Les loups de Comminges".
  • Groupes : 1/ Lannes - 2/ Galliéni - 3/ Franchet d'Esperey - 4/ Kellermann - 5/ Augereau - 6/ Mac Mahon - 7/ Bugeaud - 8/ Ney - 9/ Turenne - 10/ Murat - 11/ Camp des maréchaux.


N° 27 "Mangin", basé à Foix (Ariège) puis à Brassac (Puy-de-dôme), Aigueperse (Puy-de-Dôme).

  • Créé à la fin du mois d'août 1940, devient le sous-groupement 202 le 1er mars 1944.
  • Devise : "Toujours prêts".
  • Publication : "Hardi".


N° 28 "Péguy", basé à Castillon-en-Couserans (Ariège), puis Saint-Germain-des-Prés (Dordogne) et Bergerac (Dordogne).

  • Créé le ?, versé à la Production industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Travail, notre fortune".
  • Publication : "L'écho de Castillon".


N° 29 "Bugeaud", basé à Formiguères (Pyrénées-Orientales), puis à Saint-Amans-Valtoret (Tarn) le 15 novembre 1942, Argelès au 1er octobre 1943 (Pyrénées-Orientales) et Pissos (Landes) en octobre-novembre 1943.

  • Créé en août 1940, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Pour la seule France, toujours ".
  • Publication : "L'élan".


N° 30 "Foch", basé à Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) mise en place de circuits qui ont bénéficié aux enfants Juif, poursuivis par les Allemands[réf. nécessaire], puis Argentat (Corrèze) et Toulouse (Haute-Garonne).

  • Créé le sept 1940 ?, versé à la Production industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Travailler, c'est servir".
  • Publication : "Le Gave". Commandé par Morin Jean (14130 Pont-L'Eveque, et François Missoffe, futur ministre du général de Gaulle.


N° 31 "Guynemer", basé à Arudy (Pyrénées-Atlantiques) puis à Barbaste (lotet Garonne.

  • Créé le ?, versé à la Production industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Faire Face".
  • Publication : "La Cigogne".
  • Groupes : 1/ Picardie - 2/ Bretagne - 3/ Béarn- 4/ Savoie - 5/ - Gascogne - 6/ Auvergne - 7/ Vendée - 8/ Normandie - 9/ Flandres - 10/ Ile-de-France - 11/ Provence.


N° 36 "Montcalm", basé à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) puis à Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne).

  • Créé le ?, dissous le 15 novembre 1942.
  • Devise : "Manibus nostris patria vivet" ("De nos mains, notre Pays vivra").
  • Publication : "Renaissance".


N° 38 "Jean Mermoz", basé à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées) puis à Nontron (Pyrénées-Atlantiques) et à Belin (Gironde).

  • Créé le ?, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Impossible, jamais".
  • Publication : "L'arc en ciel".


N° 47 "Pol Lapeyre", basé à Gabarret (Landes) puis à Casteljaloux (Lot-et-Garonne).

  • Créé le ?, versé à la Production Industrielle le 1er février 1944.
  • Devise : "Tenir".
  • Publication : " Renaissance ".

Province de Provence[modifier | modifier le code]

Commissariat régional, basé à Marseille (Bouche-du-Rhône).

  • Créé le ?, dissous le ?.
  • Devise : "Pas à pas".
  • Publication : "Jeunes de Provence".


École régionale des chefs, basée à Le Lavandou (Bouche-du-Rhône).

  • Créée le 1er février 1941, dissoute le ?.
  • Devise : "Tu serviras".

Promotions :

  • Promotion "Ardente relève" du 15 mars au 19 juin 1941
  • Promotion "Pionniers du Maréchal" d'août à novembre 1941
  • Promotion nom inconnu du 15 mars à septembre 1942
  • Promotion "Provence blessée"[6].


École d'alimentation, basée à Hyères (Var)


La province comprenait, à sa création, les chantiers :

N° 13 "Bonaparte", basé à Cavaillon (Vaucluse).

  • Créé le ?, dissous le 1er octobre 1943.
  • Devise : "Ordre et grandeur".
  • Publication : "Lubéron-Durance".


N° 14 "Du Guesclin", basé à Die (Drôme)[16].

  • Créé à la fin du mois d'août 1940, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Je maintiendrai".
  • Publication : "Je maintiendrai".
  • Groupes : 1/ Charcot - 2/ Guynemer - 3/ Lyautey - 4/ Bournazel - 5/ - De Foucault - 6/ Bayard - 7/ Jacques Cartier - 8/ De Brazza - 9/ Roland - 10/ Laperrine.


N° 15 "Esterel", basé à Agay (Var) puis à Saint-Jean-en-Royans (Drôme) le 15 novembre 1942 et à Valence (Drôme) en juin 1944.

  • Créé le ?, dissous en 1944.
  • Devise : "Noblesse oblige, Esterel autant".
  • Publication : "L'Esterel".


N° 16 "Forêt du Rouet", basé à Le Muy (Var) puis à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).

  • Créé le ?, dissous le 9 août 1943.
  • Devise : "Qui monte en chantant".
  • Publication : "L'Alouette".


N° 17 "Mistral", basé à La Plage d'Hyères (Var).

  • Créé le ?, dissous le 30 novembre 1943.
  • Devise : "Servir, finir".
  • Publication : "Le mistral".


N° 33 "Le Ventoux", basé à Nyons (Drôme) puis à Lussolle (Landes) en septembre-octobre 1943.

  • Créé le ?, dissous le 1er octobre 1943.
  • Devise : "A cœur vaillant, rien d'impossible".
  • Publication : "L'aurore" ou "Le ventoux".


N° 37 "Bayard", basé à Gap-Charance (Hautes-Alpe).

  • Créé le ?, dissous le 15 novembre 1942.
  • Devise : "Sans peur et sans reproche".
  • Publication : "Remountaren" (" ? ").


N° 46 "Suffren", basé à Le Cannet-des-Maures (Var).groupement 7, compagnie Lafayette

  • Créé le ?, dissous le 1er février 1944.
  • Devise : "Ardi Jouinesso" (en provençal : "Hardie, jeunesse").
  • Publication : "Ardi Jouinesso" (en provençal : "Hardie, jeunesse").

Province d' Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Commissariat Régional, basé à Alger (Algérie), dissous le 7 novembre 1942.

  • Créé le ?, dissous le ?.
  • Devise : "Par nous la France renaîtra"
  • Publication : "Rebâtir".


École régionale des chefs, basée à Fort-de-l'Eau (Algérie), créée le 1er Avril 1941.

  • Créé le ?, dissous le ?.
  • Devise : "S'instruire pour mieux servir".

Promotions :

  • Promotion " ? " du 30 avril au 30 août 1941
  • Promotion " ? " du 11 avril au 20 octobre 1942 [6]..


La province comprenait, à sa création, les chantiers :


N° 101 "Weygand", basé à Bailhaut (Maroc).

  • Créé le ?, dissous le 14 novembre 1942.
  • Devise : "Virtuteet viribus" ("Par la vertu et la force").
  • Publication : "Renouveau".


N° 102 "Dunkerque", basé à Tlemcen (Algérie).

  • Créé le ?, dissous le 14 novembre 1942.
  • Devise : "Je maintiendrai".
  • Publication : "Plein vent".


N° 103 "Isly", basé à Cherchell (Algérie).

  • Créé le ?, dissous le 14 novembre 1942.
  • Devise : "Quand même".
  • Publication : "Quand même".
  • Groupes : 1/ Bayard - 2/ - 3/ Joffre - 4/ - 5/ - Pétain - 6/ Weygand - 7/ Ney - 8/  ? - 9/ ? - 10/ Guynemer - 11/ Murat - Groupe de Direction / Jeanne d'Arc.


N° 104 "Lamoricière", basé à Djidjelli ( Algérie).

  • Créé le ? , dissous le 14 novembre 1942.
  • Devise : "Joie dans l'effort".
  • Publication : "Jeunes".


N° 105 "Saint-Louis", basé à Tabarka (Tunisie).

  • Créé le 15 octobre 1940, dissous le 28 novembre 1942 et devient le dépot n° 105.
  • Devise : "Un pour tous et tous pour un".
  • Publication : "Résurrection".


N° 106 "Franchet d'Esperey", créé à Bizerte puis basé à Sbeitla (Tunisie).

  • Créé le 1 Juillet 1941, dissous le 1er Février 1943, devient le 106ème Bataillon de Travailleurs Tunisiens (BTT), chargé de la garde des Prisonniers de Guerre de l'Axe (PGA);

Le 1er décembre 1943 transformé en 106ème Bataillon de Marche Tunisien (BTT) puis en 4ème Régiment de Zouaves (4e RZ), le 16 août 1944[17]..

  • Devise : "El Aina, Truckel, Saic" (en arabe : "Cette voie est la source du bonheur").

puis d'existence éphémère :

N° 107 "Laperrine", basé dans l Ouarsenis (Algérie).

  • Créé en mai 1942, dissous le 14 novembre 1942.
  • Devise : "Le lion lutte et ne trahit pas".


N° 108 " ? ", basé à Bir-el-bey (Tunisie).

  • Créé 8 février 1943, dissous en avril 1943.
  • Devise : " ? ".


La fin des chantiers (1er janvier 1943 lors de leur dissolutions )[modifier | modifier le code]

  • Du 20 mars au 1er juillet 1943 : déplacement de 16 groupements frontaliers.


  • De juin-juillet 1943 : création de 8 sous groupements qui seront dissous en août-septembre 1943 :

N° 150 à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches du Rhône).

N° 151 à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire ).

N° 152 à Bergerac (Dordogne).

N° 153 à Orange (Vaucluse).

N° 154 à Sorgues (Vaucluse).

N° 155 à Lescar (Pyrénées Atlantique).

N° 156 à Saint-Martin-du-Touch (Haute Garonne).

N° 157 à Carcassonne ( Aude).


  • Puis 3 Groupements :

N° 150 à Cavaillon, créé le 1er octobre 1943 avec des éléments du Groupement 16 dissous et du sous groupement 150.

N° 153 à Orange, créé le 1er octobre 1943 par la fusion des sous groupements 153 et 154 et d'éléments des groupements 16 et 17 dissous.

N° 158 à Toulouse, créé le 1er février 1944 avec des éléments du groupement 30 et les sous groupements N° 155, N°156 et N° 157.


  • Et enfin 11 sous groupements :

N° 201 en Forêt de Tronçais (Allier - arrondissement de Montluçon et canton de Cérilly pour sa plus grands superficie), créé le 1er mars 1944, dissous le 1er juin 1944.

N° 202 à Aigueperse (Puy-de-Dôme), créé le 1er mars 1944.

N° 203 à Bruère-Allichamps (Cher), créé le 1er mars 1944.

N° 204 à Montmarault (Allier), créé le 1er mars 1944.

N° 205 à Bourg (Ain), créé le 1er mars 1944.

N° 206 à Poligny (Jura), créé le 1er mars 1944.

N° 207 à Sathonay (Ain), créé le 1er mars 1944.

N° 208 à Les Noes (Loire), créé le 1er mars 1944.

N° 209 à Robion (Vaucluse), créé le 1er mars 1944.

N° 210 à Aguessac (Aveyron), créé le 1er mars 1944.

N° 211 à Labruguiere (Tarn), créé le 1er mars 1944.


Les autres chantiers[modifier | modifier le code]

Deux organisations similaires ont également existé :

  • Jeunesse et Montagne, encadrée par des officiers de l'armée de l'air, dissous le 1er février 1944.


On estime le nombre de personnes passées par les Chantiers entre 300 000 et 500 000. Début 1943, ils devaient disposer d'un effectif permanent de quelque 60 000 jeunes. On a pu estimer à 16 000 le nombre de jeunes des Chantiers envoyés directement au STO en Allemagne depuis leur groupement.


Insignes[modifier | modifier le code]

Insigne général

Vers la fin du mois d'octobre 1940, le général Joseph de La Porte du Theil aux responsables "des travaux" du commissariat général de Châtelguyon (63) de lui proposer un projet d’insigne.

C’est le colonel Créange, ancien combattant de 1914-1918, qui se chargea de répondre à cette requête. C’est lui qui, par un croquis hâtif, a conçu le "triptyque" original de l’insigne retenu : les épis de blé, le drapeau tricolore et le soleil levant sur un horizon de verdure.

- Les épis symbolisent la régénération de la France par la formation ou l'éducation de sa jeunesse, l'idée étant d'en recueillir les fruits ultérieurement.

- Le drapeau français "tombant" symbolise la France : il ne mérite pas d'être représenté déployé à cause de la défaite, mais les épis sont là pour nourrir l'espoir qu'un jour il le sera de nouveau.

- Le soleil symbolise l’espoir. Il se lève au-dessus de la verdure, environnement des camps de jeunesse. Sur la version en métal de l’insigne, des tentes ont même été rajoutées sur ce fond vert. Elles représentent le seul abri des pionniers des camps de jeunesse qui en août et septembre 1940 ne disposaient que d’une toile de tente individuelle pour s’abriter, dans le meilleur des cas.

Ce dessin fut mis en forme par Gabriel Séjourné, étudiant aux "beaux arts" et fut présenté au général de La Porte du Theil qui le retint puis le fit mettre en fabrication. Les premiers exemplaires semblent avoir été livrés fin 1940.

Il y eut plusieurs variantes, en tissu et en métal de cet insigne général, au fil des retirages. Les insignes en tissu de grandes dimensions étaient portés sur la poitrine, du côté droit. Ils étaient également cousus sur le béret mais dans ce cas ils présentaient de plus petites dimensions, et parfois le numéro du groupement. Le modèle en tissu pour poitrine était le seul réglementaire et avait fait l’objet d’une publication au journal officiel en 1941.

En ce qui concerne les différentes variantes des insignes tissés de poitrine, il est difficile aujourd'hui de les replacer chronologiquement. Les différences sont relatives à la couleur du fond (bleu, noir, vert), aux dimensions plus ou moins grandes, et aussi à la mention "CJF" ("Chantiers de la Jeunesse Française") qui ne figure plus sur le dernier tirage.

Une modification significative du dessin intervint à partir de fin 1943. Ce modèle très sobre sur fond noir, sans mention "CJF", sans soleil ni verdure, n’était pas destiné aux Chantiers de jeunesse dans l’esprit de leur création en 1940 : il fut distribué aux groupements des Chantiers mis à la disposition des usines d’armement sous tutelle de la "Production industrielle" (travaillant pour le compte de l’occupant), à partir de septembre 1943. Cet insigne ne semble avoir été porté que par les cadres[18].

"Insigne brodé en soie pour les officiers et en coton pour les jeunes, se porte sur la poche droite des effets de dessus"

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École des chefs administratifs

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Commissariats Régionaux et Écoles Régionales des Chefs

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Écoles de spécialistes:

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Insignes des Groupements :

L'insigne est porté sur le bras gauche, l'extrémité supérieur de celui-ci à 8 cm en dessous de l'épaule.

Le premier modèle des groupements 3, 15 , 23, 30 et 38 est une fabrication en moleskine sur lequel le motif a été appliqué. Généralement, cette moleskine était posée sur un support en feutrine à la couleur du groupe.

Le groupement 41 n'a pas existé.

Le groupement 107 d'Afrique du nord n'a pas eu d'insigne en raison de son existence éphémère.

Le groupement 108, créé par le Commissaire Tartarin après le débarquement allié de novembre 1942 et resté fidèle à Vichy, a adopté l'insigne des régiments de zouave de l'armée d'armistice, la seule différence venant du croissant de lune désormais en canetille or.

La création du Service du Travail obligatoire a notamment pour conséquence la création de sous-groupements mis à la disposition de l'occupant (travaux sur aérodromes….), devenus groupements fin 1943. Ils portent les numéros de 150 à 158 ; Seuls les groupements 151 et 153 semblent avoir eu un insigne.

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Insignes des Groupes

Par ordre du Bulletin Périodique Officiel no 12 du 7 septembre 1940 édité par le commissariat général, chaque groupement devait broder ses insignes sur un tissu ou fond de couleur différente en fonction du groupe d'appartenance :

  • groupe 1 : fond bleu clair ;
  • groupe 2 : fond rouge clair ;
  • groupe 3 : fond jonquille (jaune) ;
  • groupe 4 : fond vert clair ;
  • groupe 5 : fond orange ;
  • groupe 6 : fond marron ;
  • groupe 7 : fond violet ;
  • groupe 8 : fond gris ;
  • groupe 9 : fond noir ;
  • groupe 10 : fond rose ;
  • groupe de direction (groupe 11 en général) : fond blanc.

En application de cette directive, certains groupements (les numéros 1, 13, 14, 17, 29, 30, 33, 37 et 105) ont fait tisser leur insigne directement avec la couleur du fond règlementaire. Dans d'autres groupements, l'insigne (à fond invariable) était cousu sur un morceau de drap à la couleur règlementaire correspondant au groupe d'appartenance. Et enfin, il existait aussi des groupements où cette directive ne fut pas appliquée.

Ci-dessous, exemples des insignes de groupe pour les groupements 1 et 29 :

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De rares groupements ont eu des insignes spécifiques par groupes.

Chaque groupe du groupement 24 a eu son insigne en tissu: groupe (1/Duguay Trouin, 2/Surcouf…..)

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Insignes de spécialités

L'insigne se porte sur la manche droite

Les brevets d'éducation physique ont une taille de 5 cm/3 cm

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Insignes des Anciens

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Loi du 30 juillet 1940 relative au séjour dans des groupements de jeunesse des jeunes gens incorporés les 8 et 9 juin 1940, JO du , p. 4 605
  2. Berstein Milza, Histoire du XXe siècle, Tome 1, Éditions Hatier.
  3. Christophe Pécout, Les chantiers de la Jeunesse et la revitalisation physique et morale de la jeunesse française (1940-1944), Paris : L’Harmattan, 2007.
  4. http://frenchvictories.hautetfort.com/index-7.html
  5. http://sousmarinmonge.perso.sfr.fr/Biographie/defaultmenu3.htm
  6. a, b, c, d, e et f Inventaire, Les Écoles régionales des cadres des Chantiers de Jeunesse, dans Symboles & Traditions no 147 , pages 5-17 - juillet-août-septembre 1993, bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n°93-040
  7. Inventaire, Chantiers de Jeunesse N° 7, dans Symboles & Traditions no 147 pages 5-24 -octobre-Novembre-Décembre 1990, Bulletin périodique de l'Association des Collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 91-074
  8. Inventaire, Chantiers de Jeunesse N° 8, dans Symboles & Traditions n° 144 pages 21-26 - octobre-Novembre-Décembre 1992, Bulletin périodique de l'Association des Collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 92-076
  9. Inventaire, Chantiers de Jeunesse N° 9, dans Symboles & Traditions n° 163 pages 15-27 - Juillet-Août-Septembre 1997, Bulletin périodique de l'Association des Collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 97-086
  10. Inventaire, Les insignes du CJF N° 10 - Grande Chartreuse, dans Symboles & Traditions n° 128 pages 5-20 - Octobre-Novembre-Décembre 1988 , Bulletin périodique de l'Association des Collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 88-126
  11. Inventaire, Chantiers de Jeunesse N° 12, dans Symboles & Traditions n° 131 pages 13-28 - juillet-août-septembre 1989, Bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 89-057
  12. Historique, Groupement 43 SIDI-BRAHIM par Serge Larcher, dans Symboles & Traditions n° 134 pages 19-27 - avril-mai-juin 1990, Bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 90-009
  13. Historique, Lapleau (Corrèze) "Avec loyauté -Servir" par Serge LARCHER, dans Symboles & Traditions n° 150 pages 5-8 - avril-mai-juin 1994, Bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 94-008
  14. Laurent Battut, Les Chantiers de jeunesse - L'exemple du camp 40 : le camp de redressement des chantiers, in "Histoire(s) de la dernière guerre" numéro 8 de novembre-décembre 2010, p. 10-17, éditions Caraktères (Aix-En-Provence)
  15. Historique, le Groupement de chantier de la jeunesse n° 25 "Roland" par Serge LARCHER, dans Symboles & Traditions n° 169 pages 17-24 - janvier-février-mars 1999, bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 98164
  16. Historique, Chantier de Jeunesse n° 14 "Du Guesclin" par Serge LARCHER, dans Symboles & Traditions n° 158 pages 3-15 - avril-mai-juin 1996, bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 96-024
  17. Historique, "Histoire d'un insigne" par Jacques Sicard, dans Symboles & Traditions n° 215 page 10 - juillet-août-septembre 2010, Bulletin périodique de l'association des collectionneurs d'insignes et de décorations, dépôt légal n° 08-124
  18. Battut Laurent, L'insigne général des Chantiers de jeunesse, in "Quand Même", bulletin de liaison de l'association "Mémoire des Chantiers de la Jeunesse Française", p. 9-12, éditions AMCJF 34 rue Charles Gide 34670 Baillargues.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jean Boucron, Serge Bromberger, Gaston Courtois, Suzanne Peuteuil, Géo-Charles Veran, A 20 ans Dans Les Chantiers de la Jeunesse (Supplément au N ° 38 Vaillance du 24 août 1941).
  • Jacques Évrard, La déportation des travailleurs français dans le IIIe Reich, Fayard, Paris, 1971
  • Paul Edmond, Images des Chantiers de la Jeunesse française, éditions de l'Orme Rond, 1982 (ISBN 2-86403-002-0)
  • Les Chantiers de la Jeunesse, 1940-1944, n° spécial, Carnets de la Sabretache, no 105-E, 1990
  • Gérard Appolaro, "Les Chantiers de Jeunesse (1940-1945)", in bulletins no 53 et 54, Club marcophile de la Seconde Guerre mondiale, Marseille, 2000
  • Pierre Giolitto, Histoire de la jeunesse sous Vichy, Perrin, Paris, 1991
  • Antoine Huan (dir.), Histoire des Chantiers de la Jeunesse, 1992
  • Histoire des Chantiers de la Jeunesse, racontée par des témoins, Actes du colloque d'histoire du 12 et 13 février 1992, Service historique de l'armée de terre (SHAT), Vincennes, préparé par la Commission d'histoire des Chantiers de la Jeunesse et animé par André Souyris-Rolland, préface du professeur Jean Imbert, avant-propos du colonel Paul Gaujac, 284 p., ANACJF, Versailles, 1993 (ISBN 2-904768-16-5)
  • Pierre Martin, La mission des Chantiers de la Jeunesse en Allemagne (1943-1945), éditions de L'Harmattan, Paris, 2001 (ISBN 2-7475-1255-X)
  • Christophe Pécout, Une jeunesse qui travaille, une jeunesse qui chante, une jeunesse qui croît : les Chantiers de la jeunesse et la revitalisation de la jeunesse française (1940-1944), thèse de 3e cycle, Histoire et STAPS, université de Caen et Rouen, 2006.
  • Christophe Pécout, Les Chantiers de la Jeunesse et la revitalisation physique et morale de la jeunesse (1940-1944), L'Harmattan, Paris, 2007
  • Laurent Battut, Le groupement 22 des Chantiers de la Jeunesse, 1940-1944, 260 p., ANOVI, 2007 (ISBN 978-2-914818-23-0)
  • Les Chantiers de la Jeunesse dans la Résistance et les combats de la Libération, Mémoire des Chantiers, sous la direction d'André Souyris-Rolland, CERPA, Paris, 2009
  • Olivier Faron, Les chantiers de jeunesse : avoir vingt ans sous Pétain, Grasset, Paris, 2011 (ISBN 978-2-246-75971-3)
  • Gabriel Carnévalé et Bertrand Sinais ,"Histoire postale des Chantiers de la Jeunesse (1940-1945)" , Philoffset Éditions ,Marseille ,1983 .

Articles[modifier | modifier le code]

  • Laurent Battut, L'insigne général des Chantiers de jeunesse, in "Quand Même", Bulletin de liaison de l'Association Mémoire des Chantiers de la Jeunesse Française, p. 9-12, éditions AMCJF 34 rue Charles Gide 34670 Baillargues.
  • Laurent Battut, Les Chantiers de jeunesse- L'exemple du camp 40 : le camp de redressement des Chantiers, in "Histoire(s) de la dernière guerre" numéro 8 de novembre-décembre 2010, p. 10-17, éditions Caraktères (Aix-En-Provence),
  • Laurent Battut, Les Chantiers de jeunesse en région Ain-Dauphiné-Savoie, in "Les Militaires dans la Résistance Ain-Dauphiné-Savoie" - Actes du colloque de Grenoble de novembre 2008 - p. 83-106, 2010, éditions Anovi 37720 Avon-Les-Roches.
  • Laurent Battut, "Les Chantiers de Jeunesse en Combraille (1940-1944)" ; "Le groupement 5 de Rochefort-Montagne puis Pontgibaud" ; "Le groupement 22 de Messeix" ; "Le groupement 26 de Felletin", in revue FINES, tome III, p. 69-91, éditions de l'Association Archéologique FINES, Giat, 2009
  • Laurent Battut et Baptiste Lebacq, "Le groupement 101 des Chantiers de Jeunesse au Maroc", in revue Militaria Magazine, p. 72-77, no 286, Histoire et Collections, Paris, 2009
  • Raymond Josse, "Les Chantiers de la Jeunesse", in Vichy et la jeunesse, no 56, Revue d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, no 56, 1964
  • Fabrice Mainier-Schall, "Uniformes et équipements des Chantiers de la Jeunesse française (1940-1944)", in revue Batailles, no 5.
  • Christophe Pécout, "L'Éducation physique dans les Chantiers de la Jeunesse", in revue Guerres mondiales et conflits contemporains, no 218, avril 2005.
  • Christophe Pécout, "Une entreprise de formation morale et physique de la jeunesse française, les Chantiers de la Jeunesse (1940-1944)", in Les Cahiers de psychologie politique, no 10, 2007
  • Christophe Pécout, "Les Jeunes et la politique de Vichy, le cas des Chantiers de Jeunesse", in Histoire et Politique, politique, culture, société, no 4, 2008
  • Christophe Pécout, "Les Pratiques physiques et sportives au service de l'idéal vichyste, l'exemple des Chantiers de Jeunesse", in revue Sciences sociales et sports, no 1, 2008
  • Christophe Pécout, "Les Chantiers de la Jeunesse, une expérience de service civil obligatoire", in revue Agora débats/jeunesse, no 47, juin 2008
  • Christophe Pécout, "Les Chantiers de la Jeunesse (1940-1944), une expérimentation pédagogique sous le Régime de Vichy", in revue Guerres mondiales et conflits contemporains, no 234, Presses universitaires de France, Paris, 2009
  • "Quand même" N°4 - Novembre 2011 .Bulletin de liaison de l'AMCJF (Association Mémoire des Chantiers de la Jeunesse Française)- 179 Rue Charles Gide -34670 BAILLARGUES

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