Claude Jeantet

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Claude Jeantet (1902-1982), est un journaliste français d'extrême droite.

Frère de Gabriel Jeantet, il collabore avec celui-ci à L'Étudiant français, et fut secrétaire général des étudiants de l'Action française, et membre des Camelots du roi jusqu'à ce qu'il en parte avec Gabriel, départ qui coïncide de peu avec l'exclusion de Henri Martin en 1929[1]. En 1930, il devient rédacteur au journal Je suis partout qu'il quitte en 1939 pour L'Émancipation nationale publiée par le Parti populaire français (PPF) dont il est membre. Séduit par le nazisme, il est collabora avec l'occupant pendant toute la durée de l'occupation. Après la Libération de la France, il fuit à Constance (Allemagne), devient animateur à « Radio-Patrie » et directeur du quotidien Le Petit Parisien publié par les membres du PPF qui se sont réfugiés autour de Jacques Doriot.

Condamné aux travaux forcés à perpétuité en 1951, il est gracié en 1956. Il travaille ensuite à Aspects de la France, puis à La Revue des deux Mondes. Il rejoindra plus tard le poujadisme.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Christian Bernadac, Dagore, les carnets secrets de la Cagoule ;
  • Ariane Chebel d'Appollonia, L'Extrême droite en France. De Maurras à Le Pen, Bruxelles, Éditions Complexe, 1996 ;
  • Pierre Philippe Lambert et Gérard Le Marec, Partis et mouvements de la Collaboration, Éditions Grancher, 1993 ;
  • Pierre Milza, Fascisme français, passé et présent, Flammarion, 2000 ;
  • Pascal Ory, Les Collaborateurs 1940-1945, Le Seuil, 1976, 331 p. nouv. éd., coll. « Points »-histoire 1980.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugen Weber, L'Action française, Hachette Littérature, 1990, p.306