René Benjamin

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René Benjamin né le 20 mars 1885 à Paris et mort le 4 octobre 1948 à la clinique Saint-Gatien de Tours est un écrivain, journaliste et conférencier français. Prix Goncourt en 1915 pour son roman Gaspard qu'il écrivit à l'hôpital de Tours où il séjourna plusieurs mois, ayant été gravement blessé dès le mois de septembre 1914. Ami de Maurras et de Léon Daudet, il soutint le maréchal Pétain pendant l'occupation allemande. Il avait été reçu à l'académie Goncourt en 1938.

Sommaire

[modifier] Biographie

René Benjamin est né à Paris le 20 mars 1885. Ses parents étaient, l’un et l’autre, parisiens, sa famille paternelle depuis plusieurs générations. Ernest Benjamin, son père, fondé de pouvoir d’une maison de vente de draps, était également membre et secrétaire général de la Société des gens de lettres, où il devint l’ami d’Octave Mirbeau et de François Coppée. Sa mère, Berthe Hüe, était musicienne. Ernest Benjamin mourut alors que son fils aîné atteignait sa seizième année. René qui avait été au collège Rollin, avenue Trudaine, entra alors au lycée Henri-IV où il obtint plusieurs prix au Concours général. Il continua ses études de lettres à la Sorbonne et, à 21 ans, partit faire son année de service militaire.

[modifier] Premières œuvres

En 1908, il s’essaie au journalisme. Il fut, quelque temps, rédacteur au Gil Blas et signa des chroniques dans L’Écho de Paris. Le premier livre qu’il publie, Madame Bonheur, est édité à compte d’auteur par Bernard Grasset en 1909. « Ayant publié ce premier roman, écrira-t-il plus tard, je compris qu’avant de m’abandonner à l’imagination, je ferais peut-être mieux de regarder le réel, et je passais des journées entières dans les prétoires et les amphithéâtres à me régaler de bêtise humaine »[1] C'est à partir de ses observations qu'il écrivit La Farce de la Sorbonne (1911), Les Justices de paix ou les vingt façons de juger dans Paris (1913), L’hôtel des Ventes, sous-titré Paris, sa faune et ses mœurs (1914), enfin Le Palais et ses gens de justice qui parut seulement en 1919.

[modifier] La Guerre, Gaspard, le Prix Goncourt

Benjamin est gravement blessé dès le début des hostilités, en septembre 1914, près de Verdun. Après plusieurs mois d'hôpital, à Tours, il sera versé dans l’auxiliaire où il servira comme convoyeur aux armées et où il verra successivement tous les fronts. La guerre est à l’origine de plusieurs de ses œuvres, et d’abord de Gaspard, publié en 1915 par Arthème Fayard et qui, à l'initiative de Lucien Descaves, reçut le prix Goncourt Le 28 juin 1915, il avait épousé Elisabeth Lecoy qu’il avait connue comme infirmière à l’hôpital de Saumur et qui était apparue dans Gaspard sous le nom de "Mademoiselle Viette". Le mariage fut célébré à Saché dont le château, où séjourna Balzac, appartenait alors à son beau-père. Leurs trois enfants, naîtront en 1917, 1918 et 1925, à Paris.

[modifier] René Benjamin et le théâtre

Comme il le raconte lui-même au premier chapitre de L'Homme à la recherche de son âme, il fut, dès son enfance, attiré par le théâtre. De 1902 à 1905, entre 17 et 20 ans, il fréquente assidûment la Comédie Française. Plusieurs de ses comédies furent jouées au Théâtre National de l'Odéon que dirigeait Antoine et au Vieux-Colombier de Copeau. Les plus connues sont Les Plaisirs du hasard (1922), Il faut que chacun soit à sa place (1924), Paris (1932) dont le cinéaste Jean Choux tira un film où jouèrent Renée Saint-Cyr et Harry Baur.

[modifier] René Benjamin conférencier

Il donna des conférences tout au long de sa vie, quelque 1400. Il sillonnait la France six mois par an ; mais il allait aussi dans toute l'Europe ainsi qu'au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il parlait de ses écrivains favoris : Aristophane, Cervantès, Molière, Balzac, Alphonse Daudet ; mais aussi des vivants : Léon Daudet, Sacha Guitry, Anna de Noailles, Clemenceau. Il a raconté sa vie de conférencier dans un livre de souvenirs La Table et le verre d'eau dans lequel il entremêle observations sur ses différents auditoires et réflexions sur lui-même et sa façon d'aborder ses sujets. Le titre donné à ce livre l'est par antiphrase car il avait dès le début banni table et verre d'eau et parlait debout, sans notes, allant et venant, parfois mimant ses personnages et, engageant en quelque sorte un dialogue avec ceux devant qui il se trouvait. Il voulait, écrit-il, faire de la conférence « une représentation ».

[modifier] Les Satires sociales et politiques

Dans le prolongement de ses premières études sur les grands aspects de la société, René Benjamin s'engagea dans le combat politique de l'entre-deux-guerres. Les étapes marquantes en seront Valentine ou la folie démocratique en 1924, Aliborons et démagogues en 1927 et Les Augures de Genève en 1929.

Valentine parut d’abord dans La Revue universelle, puis elle fut éditée par Fayard, comme tous les livres de Benjamin depuis les Justices de paix et Gaspard. C’est un pamphlet antiparlementaire et antidémocratique où l'on côtoie successivement « Valentine et son père libéral », « Valentine et son fils réactionnaire » et enfin « Valentine et son ami radical ». Le livre eut un grand succès et de nombreuses rééditions.

Dans Aliborons et démagogues, il raconte le congrès des instituteurs laïques syndiqués auquel il avait assisté à Strasbourg et dépeint ses protagonistes. Enfin avec Les Augures de Genève, il s’attaqua à la Société des Nations ainsi qu'au représentant de la France, Aristide Briand.

[modifier] L'Art du Portrait

« Curieux de tout, avide de connaître, prenant parti, René Benjamin, courut le monde. Il a voulu voir de près les grands hommes de son temps, ceux qu’il jugeait grands par l’esprit. » (Cardinne-Petit, Présence de René Benjamin, 1949). Ses portraits sont, pour ainsi dire, pris sur le vif, puisqu’ils sont exécutés d’après nature, l’auteur étudiant son sujet de visu, et avec le consentement de celui-ci. Dans cette catégorie, on peut citer Antoine déchaîné en 1923, Sous l'œil en fleur de Madame de Noailles en 1928, Clemenceau dans la retraite en 1930, Charles Maurras, ce fils de la mer en 1932, Sacha Guitry, roi du théâtre en 1933. D'autre portraits parsèment son œuvre comme ceux de Joachim Carvallo dans L'Homme à la recherche de son âme de Léon Daudet dans La Galère des Goncourt ou de Pie XII dans La Visite angélique.

[modifier] Balzac, Molière, Marie-Antoinette

La prodigieuse vie d’Honoré de Balzac était dédiée à Marcel Bouteron, chartiste, conservateur de la Bibliothèque de l’Institut et de la bibliothèque Lovenjoul à Chantilly, qui, d’autre part, avait voué sa vie à l’étude de Balzac et établira, en 1950, la première édition de la Comédie humaine dans la Bibliothèque de la Pléiade. Le dédicataire reconnut la valeur du livre et que l’intuition arrivait à voir ce que l’érudition ne pouvait que laisser dans l’ombre, et, ajouta-t-il, « longuement porté, mais conçu dans l’exaltation, écrit dans la fièvre, ce petit livre est allé porter sa flamme à la foule immense – ignorants ou lettrés, peu importe – de ceux qui se réconfortent et s’émerveillent au spectacle d’une grande vie. »[2].

René Benjamin aborda et présenta de la même manière Molière onze ans plus tard, en 1936, dans un livre dédié à la mémoire de son père « qui, avant de mourir, eut le temps de me faire aimer Molière. » [3] Avec Balzac et Cervantès, Molière a été sans doute un des trois écrivains qui ont tenu la plus grande place dans la vie et dans l’inspiration de René Benjamin. Balzac, c’est Saché, Tours, cette ville que 1940 a détruite, et cette immense Comédie Humaine à laquelle il n’a cessé, pour son époque, de chercher à donner un pendant. Cervantès, c’était l’Espagne, et le catholicisme à la fois le plus absolu et le plus souriant – comme Carvallo. Quant à Molière, ne se décrit-il pas aussi lui-même lorsqu’il écrit : « Dès que Molière, qui n’est encore que Jean Poquelin, regarde, il observe. Dès qu’il parle, il imite. Dès qu’il songe à ce qu’il fera, le théâtre est possible » [4]. En 1939, il écrit Marie-Antoinette .

[modifier] La guerre, l’Occupation, la Libération

De 1940 à 1945, Benjamin et sa famille ont vécu en Touraine. Comme Maurras, il s’en remet immédiatement au maréchal Pétain. Dans ses Carnets de Guerre (inédits), on suit, mois après mois, année après année, au fil de ses conversations, de ses voyages incessants en France, dans la zone occupée comme dans la zone libre lorsqu’il parvient à obtenir un laissez-passer, et parfois en Suisse, la répercussion des évènements sur sa pensée et sur ses espoirs. En août 1941, après avoir écouté un discours du Maréchal à la radio, il note : « Paroles prodigieusement humaines. Et fortes maintenant. Ce n’est plus « le père » qui parle. C’est le chef – et sans aucun excès, simplement avec fermeté en donnant aux mots leur sens plein. Je ne connais pas de plus beau remède contre le mensonge que cet homme. Je ne connais personne pour réveiller l’âme humaine comme lui . »

En décembre, il est à Paris. « Les Allemands enlèvent les Juifs de chez eux à six heures du matin. Ce sont des scènes comme celles de la Révolution espagnole. Marie D. vient d’entendre un matin la Gestapo enlever un locataire juif. Horreur ! Claquement brutal de la porte d’entrée. Appels gutturaux au concierge. Bruits de bottes dans l’escalier. Cris des femmes. Et on ne sait pas ce qu’ils deviennent ! Jean-Jacques Bernard vient d’être arrêté. Le mari de Colette aussi. Sont-ils à Compiègne ? »

Cependant l’angoisse de Benjamin se précise peu à peu. D’une part il n’a pas de nouvelles de son fils aîné depuis son départ pour le Maroc. D’autre part, il voit la guerre prendre une dimension nouvelle. « Guerre d’anéantissement partout. D’immenses transports américains envoyés par le fond. L’engloutissement d’armées entières, de millions de jeunes vies. Quelle horreur ! » Enfin il sent les Français, captivés par les sirènes gaullistes ou fanatisés par la mainmise communiste sur la Résistance, se détourner de plus en plus du Maréchal qui seul, à ses yeux, a conservé le sens de l’honneur et s’attache, avec les pauvres moyens dont il dispose, à résister aux exigences allemandes, à faire vivre la France et à la sauver de ses propres démons. Mais ce qu’il commence à redouter par dessus tout, c’est que la France serve à nouveau de champ de bataille entre « des monstres » comme l’Allemagne, la Russie ou l’Amérique, qui l’anéantiraient. Les faits, hélas ! confirmeront ses pressentiments. Pendant l’occupation, il a été reçu à maintes reprises par le Maréchal. Par ses nombreuses conférences à Paris et en province, ses conversations privées, et les livres qu’il lui consacre, il lui apporte un soutien sans réserve. Il lui consacra trois livres d’une centaine de pages chacun : Le Maréchal et son peuple en 1941, Les sept étoiles de la France en 1942, dans lequel il fait un premier bilan des réformes engagées, et Le Grand Homme seul en 1943. Il rapproche son style de gouvernement de celui des rois. Ainsi, écrit-il, « il a décidé d’aller voir le peuple de France, renouant une habitude ancienne qu’avaient les meilleurs de nos princes. »[5]

Le 14 novembre 1944, sur l'ordre du nouveau préfet, René Benjamin est arrêté et interné. Son avocat et ami Jean Dars, parvient, après un an de démarches, à le faire assigner à résidence à Paris, en attendant son procès. Son dossier étant vide, il n’y en aura pas et le juge d’instruction rendra un non-lieu. Son fils aîné qui avait participé aux campagnes de Tunisie, d'Italie et de France est tué en Alsace le 9 février 1945. Quelques mois après, il écrira L'Enfant tué.

[modifier] Du Printemps tragique à La Visite angélique

Les œuvres les plus originales de René Benjamin sont celles de la fin de sa vie dans lesquelles ses sentiments et ses réactions personnelles l’emportent sur toute autre considération. La souffrance en est la valeur morale la plus constante : souffrance personnelle, souffrance pour sa famille et ses amis, mais surtout souffrance pour l’avenir de ses enfants… et celui de la France, causes pour lesquelles il s’est tant battu. Elles sont, en quelque sorte, l’examen de conscience d’une société qui s’effondre. Ce sont Chronique d’un temps troublé en 1938, Le Printemps tragique en 1940, L’Homme à la recherche de son âme en 1943, Les Innocents dans la tempête, écrit en 1944, publié en 1947 ; enfin L’Enfant tué publié en 1946 et Le Divin Visage en 1948. Le Printemps tragique est dédié « à la mémoire de Thierry de Martel, chirurgien, fils de Gyp, qui s’était donné la mort le jour de l’entrée des Allemands dans Paris. L’Homme à la recherche de son âme, sous-titré "témoignage d’un Français sur le drame de ce temps" est à la fois une confidence et une analyse psychologique et historique. Vérités et Rêveries sur l’éducation est dédié au Maréchal Pétain', le « grand homme qui s’est promis de refaire l’éducation de la France en lui rendant son âme ». L’Enfant tué est dédicacé à son second fils : « A François – Cher François, j’ai rêvé toute ma vie d’écrire des livres d’honnête homme ; et de léguer à mes enfants un nom qui fut honorable. La haine et l’envie ont espéré le déshonorer. Mais d’un coup d’aile ton frère, qui a donné sa vie pour le pays, l’a rendu glorieux. Maintenant que mes forces vont décliner et que je songe, dans un grand trouble, à vous quitter pour le rejoindre, là où les âmes sont enivrées ou terrifiées par la seule vue de la Vérité, veille, enfant chéri, à garder dans tes mains pieuses cet héritage insigne. » Dans Le Divin Visage, véritable apologue, on voit passer fugitivement le visage de la France, car c'est un peu dans le rêve que Benjamin semble avoir trouvé refuge.

Les Innocents dans la tempête, c'est « l’histoire d’une famille française au cours d’une semaine de mai 44. La France, à la veille d’être délivrée, vivait des heures d’agonie. » Enfin, le testament spirituel de l'écrivain est contenu dans le dernier livre publié de son vivant, La Visite Angélique, récit de l’audience que Pie XII lui avait accordé en 1947 et qui lui rendit le goût de l'espoir et la force du pardon. Ce fut aussi son dernier portrait.

[modifier] René Benjamin et l’académie Goncourt

C'est Léon Daudet qui entreprit de faire élire son ami Benjamin. Sa troisième tentative réussit en 1938, après la mort de Raoul Ponchon. Benjamin fut heureux de son élection. Son premier exploit fut, en 1939, d'y faire élire son ami Sacha Guitry. À la mort de Léon Daudet en 1942, l'un et l'autre s’emploient à faire entrer La Varende chez les Goncourt : il sera élu au premier tour, mais démissionnera un an plus tard pour protester contre l'élection d'André Billy. Arriva la Libération. Sacha Guitry fut arrêté, puis relâché ; Benjamin fut arrêté « comme écrivain pro-allemand » [6] et interné. L’atmosphère de cette époque, il l’a décrite dans Le Divin Visage. L’Académie Goncourt apprit son arrestation avec son motif (op. cité ci-dessus). En 1948, présidée depuis la Libération par Lucien Descaves, elle le convoqua, ainsi que Sacha, par lettre recommandée, non chez Drouant, mais chez son notaire, « pour discuter des questions en cours, entre autres un prix à donner. » (op. cité ci-dessus). Le résultat de ce procédé fut l’histoire du double prix 1947, le « vrai » Prix Goncourt attribué à Jean-Louis Curtis, et le « Prix Goncourt hors Goncourt » de Sacha Guitry et de René Benjamin – « pour un livre que noués aimions l’un et l’autre » (op. cité ci-dessus) Salut au Kentucky de Kléber Haedens – et le procès qui s’ensuivit dans lequel Sacha Guitry fut condamné.

C’est entre les mois d’avril et de juillet 1948 que Benjamin écrivit La Galère des Goncourt ; il en avait corrigé les épreuves jusqu’à la veille de sa mort, malgré ses souffrances. Le livre fut publié en Suisse avec une préface de Sacha Guitry. Il contient un portrait de Léon Daudet. « Daudet, c’est celui des écrivains de mon temps que j’ai le plus lu, – chaque jour pendant vingt ans – et le mieux senti et le plus aimé. Il a tenu une place émouvante dans mon destin, qu’il a éclairé, charmé, bercé. Il a été l’incomparable ami, toujours généreux. L’homme qui m’a voulu le plus de bien, sans que je sache pourquoi, ni que je le sollicite, bien sûr… »[7].

[modifier] Œuvres

[modifier] Ouvrages présentés par René Benjamin

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

[modifier] Dans la culture populaire

Dans le téléfilm Au bon beurre (Édouard Molinaro, 1980), René Benjamin est interprété par Jacques Mutel. On le voit prendre des notes d'une entrevue entre le maréchal Pétain et des Français. On entend ensuite l'article écrit pour l'Action française.

[modifier] La jurisprudence Benjamin

René Benjamin sera à l'origine d'un des Grands arrêts du Conseil d'État, rendu le 19 mai 1933. Cette décision est encore aujourd'hui incontournable en matière de liberté de réunion et de contrôle des mesures de police administrative[8]. Elle oblige le maire à invoquer des circonstances particulières (locales, de temps ou d'espace) lorsqu'il veut restreindre les libertés publiques au nom de ses pouvoirs de police administrative, c'est-à-dire en invoquant l'ordre public.

Voici le résumé de l'affaire telle qu'elle est décrite sur le site du Conseil d'État : « M. Benjamin devait donner une conférence à Nevers sur le thème Deux auteurs comiques : Courteline et Sacha Guitry. Devant les nombreuses protestations de syndicats d’instituteurs, qui reprochaient au conférencier de les ridiculiser à l’occasion de chacune de ses interventions, le maire de Nevers décida finalement d’interdire la réunion. Cette décision fut annulée par le Conseil d’État au motif que les risques de troubles à l’ordre public allégués par le maire pour interdire cette réunion n’étaient pas tels qu’ils aient pu justifier légalement l’interdiction de cette réunion, alors que la liberté de réunion est garantie par les lois du 30 juin 1881 et du 28 mars 1907. »[9]

[modifier] Références

  1. L'Homme à la recherche de son âme, p. 22.
  2. Pierre Lanauve de Tartas, Hommage à René Benjamin, 1949 (contribution de Marcel Bouteron)
  3. Molière (dédicace).
  4. Molière, p. 66.
  5. L'Homme à la recherche se son âme, p. 170.
  6. La Galère des Goncourt, chapitres XIX et XX, p. 225-253
  7. La Galère des Goncourt, p. 66
  8. Texte de l'arrêt sur Légifrance
  9. Analyse des grands arrêts du Conseil d’État : http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la21.shtml
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