Colonie du Niger

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Niger

1922 – 1960

Drapeau
Informations générales
Statut Colonie française, territoire de l'Afrique-Occidentale française
Capitale Zinder (1922-1926)
Niamey (1926-1960)
Langue Français
Histoire et événements
13 octobre 1902 Création
13 octobre 1946 Statut de DOM-TOM
19 décembre 1958 Autonomie
3 août 1960 Indépendance

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La colonie du Niger était une colonie française intégrée à l’Afrique-Occidentale française (AOF), couvrant une grande partie du territoire de l'actuel État du Niger, ainsi qu'une partie du Mali, du Burkina Faso et de Tchad. Elle existait sous des diverses formes et divers noms de 1900 à 1960, mais a été organisé en tant que Colonie du Niger de 1922 à 1958.

Territoire militaire[modifier | modifier le code]

Alors que le contrôle, par les Français, de certaines des zones du Niger moderne a commencé dès les années 1890, le 23 juillet 1900 a été constitué le Territoire militaire de Zinder. Ce territoire correspondait au sud du Niger actuel, à l'est jusqu'à Zinder et au nord jusqu'à Tanout. Son commandement était placé dans le village de Sorbo-Haoussa près de Niamey, où le siège fut déplacé en 1903. Administrativement, ce territoire faisait partie de la Sénégambie et Niger, colonie existant de 1900 à 1904, puis du Haut-Sénégal et Niger de 1904 à 1911. Bien que commandée par des officiers français des Troupes de marine, son budget et son administration était dépendant du lieutenant-gouverneur de Kayes (puis de Bamako), et le contact avec les autorités militaire de Métropole ou des autres colonies se faisaient par le gouverneur général à Dakar. La zone apparaît également sur des cartes françaises comme le "troisième territoire militaire". Le 22 juin 1910, le territoire a été rebaptisée Territoire Niger militaire et inclus les parties nord du Mali moderne (Cercle de Gao) et le Tchad du Nord (le Cercle de Tibesti). Le 21 juin 1911, le Cercle de Gao revient au Soudan français, et tout au long des années 1910, des efforts ont été faits pour établir des postes français permanents dans le nord et l'est, à Bilma, N'guigmi notamment. En 1911, le quartier-général du territoire fut déplacé à Zinder, traduisant à la fois la tranquillité relative de l'ouest du territoire, et la crainte d'un empiétement des britanniques par le sud et des italiens venant de Libye. Malgré cela, le contrôle français des régions du nord et de l'est restée minime. Avec la Mauritanie, le Niger est restée la seule partie de l'Afrique occidentale française à rester sous le contrôle militaire.

Domination coloniale civile[modifier | modifier le code]

Le 13 octobre 1922, le colonie du Niger regroupe de la plupart des régions du sud et de l'ouest, et un Lieutenant-gouverneur représente le Gouverneur Général de l'Afrique occidentale française. La création en 1919 de la Haute-Volta en tant que colonie civile retira les régions à l'ouest de la rivière Niger. En 1926, la capitale est déplacée de nouveau de Zinder à Niamey. En 1930, le Cercle de Tibesti est cédée à la Colonie du Tchad, et en 1932, la colonie de Haute-Volta est dissoute et les Cercles de Dori et de Fada N'Gourma sont cédés au Niger.

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation, les fonctionnaires de la colonie restèrent fidèle au régime de Vichy, à l'inverse de la Colonie du Tchad voisine. La frontière su (avec le Nigéria) et orientale sont restées fermées jusqu'en 1944.

La décolonisation[modifier | modifier le code]

Le 31 décembre 1946, les territoires militaires de N'Guigmi et d'Agadez ont été cédées à l'administration coloniale, ne laissant que le Cercle de Bilma sous administration militaire. Cette zone, la plus éloignée au nord-est rentrera sous administration civile en 1956.

En 1947, la Haute-Volta est reconstituée, et les Cercles de Dori et Fada N'Gourma sont de nouveau cédés à la Haute-Volta. Avec ce changement, les frontières modernes du Niger ont été plus ou moins établis.

Après la Loi-cadre Defferre de 1956, les pouvoirs consultatifs et administratifs sont cédés à l'Assemblée territoriale du Niger, élue par vote populaire. En 1958, l'Union française succède à la Communauté française. Le 25 août 1958, le Lieutenant-gouverneur devient le Haut-commissaire du Niger mais il reste le chef d'un État quasi indépendant et il ne contrôlait qu'une partie administration purement interne.

La Constitution du 25 février 1959 est votée et ratifiée par l'Assemblée constituante du Niger, un organisme qui a succédé à l'Assemblée territoriale du Niger en décembre 1958. Le 12 mars 1959, elle devient l'Assemblée législative du Niger, avec comme chef du gouvernement, le président du Conseil Hamani Diori. Les pouvoirs exécutifs sont remit à l'Assemblée et une Constitution institue les emblèmes nationaux, tels que le drapeau, l'hymne national et les Armoiries du Niger.

Après la guerre d'Algérie et la chute de la Quatrième République, les colonies de l'Union française deviennent pleinement indépendantes en 1960. Le Niger ratifie sa première constitution en tant qu'état indépendant le 8 novembre 1960 et le Haut Commissaire Jean Colombani démissionne le 10 novembre 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]