Belin-Béliet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belin.
Belin-Béliet
La mairie
La mairie
Blason de Belin-Béliet
Blason
Belin-Béliet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Belin-Béliet
Intercommunalité Communauté de communes du Val de l'Eyre
Maire
Mandat
Marie-Christine Lemonnier
2014-2020
Code postal 33830
Code commune 33042
Démographie
Gentilé Belinetois
Population
municipale
4 413 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 54″ N 0° 47′ 20″ O / 44.4983333333, -0.788888888889 ()44° 29′ 54″ Nord 0° 47′ 20″ Ouest / 44.4983333333, -0.788888888889 ()  
Altitude Min. 11 m – Max. 84 m
Superficie 156,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

Voir sur la carte administrative d'Aquitaine
City locator 14.svg
Belin-Béliet

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de Gironde
City locator 14.svg
Belin-Béliet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Belin-Béliet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Belin-Béliet
Liens
Site web www.belin-beliet.fr/

Belin-Béliet est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Belinetois'[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Belin-Béliet en Gironde
Carte du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne

Belin-Béliet est une commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans le Parc naturel régional des Landes de Gascogne au sud-est du Pays de Buch dans la Forêt des Landes, à 45 km au sud de Bordeaux.

Le village, traversé par la Leyre (fleuve), se trouve sur un nœud de l'axe routier de Bordeaux à Bayonne, sur la route nationale 10 et l'autoroute A63.

La commune comprend les quartiers et hameaux suivants :

Hameaux, bastides et quartiers de Belin-Béliet
A-C D-L M-N P-Z
  • L'Ambéliet
  • L'Aurignolle,
  • Ballion,
  • Béliet,
  • Bertrine,
  • La Borie,
  • Bourrec,
  • Boutox,
  • Le Bourdieu,
  • Camontès,
  • Cap de Bos,
  • Carol,
  • Carre,
  • Cavernes,
  • Cès,
  • Chern,
  • Cité Cazenave,
  • La Coste,
  • Courchon,
  • Daye,
  • Fraye,
  • Le Graoux,
  • Hillan,
  • L'Hospitalet,
  • La Houne,
  • La Huillade,
  • Joué,
  • Larrouy,
  • Lauray,
  • Lilaire,
  • Marguit,
  • Marian,
  • Mesplet,
  • Mons,
  • Nigon,
  • Pernaud,
  • Le Puch,
  • Les Sables,
  • Toutin,

Le hameau de Mons abrite une église jacquaire sur la via Turonensis et une ancienne tour du télégraphe optique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « Belin » dont « Beliet » est un diminutif proviendrait du dieu gaulois Belenos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la Via Turonensis.

Le château de Belin est très anciennement attesté et cité dans la chanson de geste de Garin le Loherin, qui est le frère de Bégon de Belin[2]

Suivant la tradition locale Aliénor d’Aquitaine y serait née, ce qui est sûr c'est qu'elle a accordé aux habitants de Belin une charte avantageuse.

Les rois d’Angleterre ont souvent séjourné à Belin durant la guerre de cent ans, Édouard Ier le 7 juin 1288, Henri III en 1232 d'où il promulgue des lettres patentes puis en 1243 où il convoque les barons puis où il reçoit l’hommage des seigneurs landais et Edouard III en 1343.

À la Révolution, la paroisse annexe Sainte-Quitterie de Belin (de Saint-Pierre de Mons) forme la commune de Belin et la paroisse Saint-Exupère de Béliet forme la commune de Béliet. Le 1er septembre 1974, la commune de Béliet est rattachée à celle de Belin qui devient Belin-Béliet[3].

Après la révolution le château fut petit à petit démantelé et la dernière tour a disparu à la fin du XIXe siècle[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Belin-Béliet Blason Écartelé de gueules et d'azur, au premier à la fasce ondée abaissée d'argent chargée de trois anilles de sable et surmontée d'un lion léopardé d'or, au deuxième au château de deux tours d'argent maçonné de sable, surmonté d'une fleur de lis d'or et soutenu de deux rameaux de genêt du même, adossées et posées en bande et en barre, au troisième à deux bourdons de pèlerins passés en sautoir et accompagnés de deux coquilles, l'une en chef, l'autre en pointe, et de deux gourdes, une à chaque flanc, le tout d'or, au quatrième au pin d'argent terrassé d'or, le fût accosté de deux pommes de pin du même, au cor d'argent lié, virolé et garni d'or, le cordon enroulé autour du tronc de l'arbre, à deux rayons de gloire d'or naissant de chacun des angles dextre et senestre du chef[5].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marie-Christine Lemonnier[6] DVD  
mars 2001 2008 Alain Péronnau UMP conseiller général (1992-2009)
Les données manquantes sont à compléter.

À la suite des élections municipales du 9 mars 2008, le conseil municipal comprend 21 membres de la liste « Mieux vivre ensemble à Belin-Béliet » (Divers Droite) conduite par Marie-Christine Lemonnier créditée de 54,16 % des votes exprimés et 6 membres de la liste Belin-Béliet Autrement (Divers Gauche) créditée de 45,84 % conduite par Gérard Rodriguez.

À la suite des élections municipales du 23 mars 2014, le conseil municipal comprend 21 membres de la liste « Mieux vivre ensemble » (Divers Droite) conduite par Marie-Christine Lemonnier créditée de 50,38 % des votes exprimés et 6 membres de la liste Agir durablement pour Belin-Béliet (Divers Gauche) créditée de 49,61 % conduite par Cyrille Declercq.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 413 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 280 1 202 1 300 1 277 1 411 1 550 1 545 1 558 1 786
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 753 1 768 1 807 1 860 1 830 1 668 1 765 1 722 1 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 694 1 713 1 762 1 737 1 691 1 574 1 527 1 466 1 779
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 714 1 657 2 229 2 439 2 626 2 757 3 649 3 738 4 379
2011 - - - - - - - -
4 413 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Belin-Béliet

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre de Mons construite au XIIe siècle et modifiée au XVe siècle a été, sauf la sacristie inscrite monument historique par arrêté du 2 juillet 1987[9].
  • La croix de cimetière, proche de l'église Saint-Pierre de Mons, est inscrite monument historique par arrêté du 28 avril 1987[10].
  • La fontaine Saint-Clair[11] à Mons, lieu de pèlerinage et l'obélisque dit Croix des Pèlerins[12] ont été inscrites monument historique par arrêté du 9 janvier 1990.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La butte d’Aliénor qui domine le bourg de Belin à l'emplacement du château de Belin détruit[4].
  • La grande forge, datée de 1798[13] est un établissement industriel désaffecté tout comme la scierie Dubourg[14] datée de 1920, la briqueterie Domecq-Cazaux[15], la distillerie de résine Cazauvielh[16] et l'usine des Ets Cazenave[17].
  • La fonderie d'aluminium Domecq-Cazaux, désaffectée est répertoriée comme bâtiment industriel par la base Mérimée[18]. De la fonderie Destang Frères[19], qui a fait suite à une forge, il ne reste que la maison d'habitation.

Économie[modifier | modifier le code]

Principaux employeurs privés[modifier | modifier le code]

  • Beynel Manustock', fabricant de palettes en bois ou en aluminium, scierie

Personnes célèbres[modifier | modifier le code]

  • Gaillard Pierre, Albert (1866-1919), curé de Béliet de 1900 à 1903, puis de Belin de 1903 jusqu'à sa mort en 1919, historien local qui publia de nombreux articles dans les revues de sociétés savantes, dont certains furent l'objet de tirés à part et plusieurs ouvrages :
  • Deux paroisses de l'ancien temps : Belin et Béliet, 1909. (réédité plusieurs fois, disponible aux éditions Lacour, Nîmes)
  • Histoire d’une famille bourgeoise du XVIe au XXe siècle (Les Dutauzin,de Belin), 1909. Epuisé, non réédité.
  • La Baronnie de Saint-Magne, d'après des documents inédits, 1911. [lire en ligne] Une réédition.
  • À travers le schisme constitutionnel en Gironde, 1912, non réédité
  • Gens et choses d'autrefois, 1912 (Sur Belin et Béliet), non réédité.
  • A l’ombre des pinèdes. 1916. Réédition en 2009 par l'association Courant alternatif, 5B route de Pujeau Perrin, Garrot 33830 Belin-Béliet. Cet ouvrage est une étude sur l'industrie, l'agriculture et le commerce dans le Belinois mais il intéresse également les autres communes de la Grande lande par une description détaillée de la vie quotidienne aux XVIIIe et XIXe siècles.

L'abbé Gaillard a légué ses archives aux Archives municipales de Bordeaux, rue du Loup où elles sont classées dans la série J, fonds Gaillard. Elles comportent de nombreux cahiers de notes sur l'histoire du clergé en Gironde pendant la Révolution française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 28 août 2013.
  2. [1]
  3. Historique des communes, p. 5, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 28 août 2013.
  4. a et b mairie
  5. Armorial de France
  6. http://www.belin-beliet.fr/index.php/content/view/356/455/
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. « Église Saint-Pierre de Mons », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Fontaine Saint-Clair », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Obélisque dit Croix des Pèlerins », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Haut Fourneau et fonderie dite la Grande Forge », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Scierie Dubourg et Cie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Tuilerie et briqueterie Domecq-Cazaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Usine Cazauvielh », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Usine des Ets Cazenave », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Fonderie Domecq-Cazaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Fonderie Destang », base Mérimée, ministère français de la Culture