Mouvement social révolutionnaire

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Le Mouvement social révolutionnaire était un parti d'inspiration fasciste, fondé à Paris en 1940. Son acronyme MSR se comprenait « aime et sert ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé par Eugène Deloncle, ancien chef de La Cagoule, et Eugène Schueller, propriétaire du groupe L'Oréal, le mouvement regroupait nombre d'anciens cagoulards (Jean Filliol, Jacques Corrèze, etc.), mais aussi de personnalités venues d'autres horizons, comme Jean Fontenoy. Son orientation était d'inspiration fasciste et plutôt collaborationniste que purement vichyste.

Le programme de l’organisation, approuvé par Otto Abetz, ambassadeur du Reich, indique : « Nous voulons construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne nationale-socialiste et toutes les autres nations européennes libérées comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (...), donner aux juifs qui seront conservés en France un statut sévère les empêchant de polluer notre race. »

Le siège se trouvait 141 boulevard Haussmann à Paris. L'organe du mouvement était la revue Révolution nationale, animée notamment par l'écrivain Lucien Combelle.

Actif surtout à Paris, le MSR se voulait un concurrent du Parti populaire français (PPF), et était proche du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, avec lequel il fusionna en février 1941, mais la rupture fut consommée dès le mois d'octobre. Le 22 juin 1941, l'Allemagne entre en guerre contre l'URSS. Un mois plus tard, Deloncle et Schueller fondent la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) que certains de ses militants rejoignent sur le front de l'Est.

En 1942, une fraction du MSR menée par Georges Soulès et Jehan de Castellane, chef du SR du mouvement, exclut Deloncle du parti, et se rapprocha de la Résistance. Grâce à Jehan de Castellane et à son ami Bénouville, Raymond Richard, policier contrôlé par l'Abwehr, entre en contact avec René Hardy envoyé de Bénouville en zone Nord, ce qui concourt sans doute à l'arrestation de Jean Moulin[1].

Le 27 août 1941, jour d'une cérémonie de départ d'un contingent de la LVF vers le front russe, Filliol organise un attentat contre Pierre Laval, ce qui lui vaudra d'être arrêté.

Le Mouvement social révolutionnaire disparut en 1944.

Membres[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les liaisons dangereuses de Bénouville Pierre Péan l’Express 19 nov 1998