Mauriac (Cantal)
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| Mauriac | |
| L'Hôtel de Ville de Mauriac | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Auvergne |
| Département | Cantal |
| Arrondissement | Arrondissement de Mauriac |
| Canton | Canton de Mauriac |
| Code Insee | 15120 |
| Code postal | 15200 |
| Maire Mandat en cours |
Gérard Leymonie 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Mauriac |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 351 m (mini) – 760 m (maxi) |
| Superficie | 27,61 km² |
| Population sans doubles comptes |
4 019 hab. (1999) |
| Densité | 145 hab./km² |
Mauriac (occitan : Mauriac, prononcer Mouria) est une commune française, chef-lieu d'arrondissement, située dans le département du Cantal et la région Auvergne.
Ses habitants sont appelés les Mauriacois et Mauriacoises[1].
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune est traversée par la Méridienne Verte.
La commune de Mauriac est située au nord-ouest du Cantal, en lisière du département de la Corrèze, non loin de la rivière de haute Dordogne. Sa situation en bordure de la rivière l'Auze, sur le rebord d'une fin de planèze volcanique, explique la dénivellation importante du terrain : près de 100 mètres en zone habitée et plus de 400 mètres du point le plus haut à 760 m., au point le plus bas sur l'Auze à 351 m. La plus grande partie du territoire appartient au bassin versant du ruisseau Saint-Jean, ancien Rieu Mauri, qui se jette dans l'Auze après avoir alimenté le plan d'eau artificiel du Val Saint-Jean.
[modifier] Histoire
[modifier] Héraldique
Le blasonnement de la Maison de Mauriac est : D'azur aux trois miroirs d'argent cerclés de gueules, au chef d'or
[modifier] Transports
[modifier] Administration
| Liste des premiers consuls, puis des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1558 | ? | N | - | Premier consul élu |
| ... | ... | Jean de Laborie sr de Montalet | - | Premier consul élu |
| 1766 | 1770 | M. Desjardins | - | Maire nommé, officier, chevalier de Saint-Louis |
| 1790 | 1792 | Paulin Duclaux | - | Ancien président de l'Élection de Mauriac |
| 1794 | 1796 | Jean-Charles Vacher de Tournemine | - | ... |
| 1798 | 1806 | Jean-Guillaume Delalo | - | Médecin |
| 1811 | 1826 | Pierre-Joseph Grasset | - | Officier d'état-major |
| ... | ... | Jean-Guillaume Delalo | - | Médecin |
| 1826 | 1826 | Jean-Charles Vacher de Tournemire | - | Juge, député du Cantal |
| 1826 | 1831 | Étienne Vacher de Tournemire | - | ... |
| 1831 | 1848 | Pierre-Joseph Grasset | - | ... |
| 1912 | 1944 | Fernand Talandier | Rad. ind. | Député |
| 1945 | 1953 | Raymonde Périé | - | Maire |
| mars 2001 | mandat en cours | Gérard Leymonie[2] | UMP | Conseiller général |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
| Liste des subdélégués, puis des sous-préfets successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1707 | ... | N Courboulès de Montjoly | - | Subdélégué de l'intendant |
| ... | ... | Jean-Antoine de Vigier | - | Subdélégué de l'intendant |
| ... | ... | Barthélémy de Vigier d'Orcet | - | Subdélégué de l'intendant, officier, receveur des tailles |
| ? | 1790 | Jean-Baptiste Vacher de Tournemire | - | Subdélégué de l'intendant, avocat en parlement |
| ... | ... | Dominique Mirande | - | Chef du district |
| ... | ... | Henri Delalo | - | Sous-préfet |
| 1814 | ? | Pierre-Joseph Grasset | - | Sous-préfet |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie

[modifier] Lieux et monuments
Mauriac a conservé de son riche passé un ensemble de beaux monuments classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire, regroupés dans le centre ancien et bien préservés des atteintes du temps. Principaux monuments :
- La Basilique romane Notre Dame des Miracles :
Bel édifice de style roman auvergnat entrepris au XIIe siècle et repris au XVIIe siècle remarquable par sa taille, son portail languedocien bien sculpté, avec un Christ en mandorle et la qualité du mobilier de style baroque ajouté au 18è S. Très bel autel.
- Les vestiges du Monastère Saint Pierre :
Construit au XIIe siècle à l'emplacement d'un monastère carolingien reprenant lui-même le site d'un édifice mérovingien du VIe siècle dépendant de l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif, et avant lui un temple païen, ce monastère bénédictin a été modifié à plusieurs reprises. Désaffecté, il est vendu par lots séparés comme bien national à la Révolution, qui abat le clocher de l'église abbatiale et précipite ainsi sa ruine totale. Les vestiges les plus intéressants, dont la salle capitulaire, ont été achetés en 1984 par la municipalité à des particuliers et restaurés avec le concours du ministère de la Culture.
- L'ancien Collège de Jésuites (lycée actuel) :
Ce Collège a été créé en 1563 grâce à un legs testamentaire de Mgr Guillaume Duprat, évêque de Clermont, fils de François Duprat Chancelier de France. Destiné à l'enseignement dispensé par l'ordre des Jésuites, il a été étendu et reconstruit au XVIIIe siècle, recevant à cette occasion un magnifique portail de facture antique, avec des colonnes, et une chapelle de style baroque avec un beau retable.
- L'Hôtel d'Orcet ( actuelle sous-préfecture ) :
Construit au XVIIIe siècle à partir d'une tour restaurée du XVe siècle par un receveur des tailles, Gabriel de Viger d'Orcet, L'hôtel particulier éponyme comporte notamment un beau salon d'apparat avec deux superbes tapisserie d'Aubusson XVIIIe siècle siècle de style galant représentant des jeux de plein air : jeu du cheval fondu et jeu de la main chaude. Le bâtiment héberge la Sous-Préfecture.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- le cardinal Jules Saliège est né au lieu-dit Crouzit-Haut, à Mauriac, en 1870. Homme de caractère, acquis aux idées du catholicisme social dans le cadre du mouvement du Sillon, le Cardinal Saliège est connu, alors qu'il était Archevêque de Toulouse, pour avoir fait preuve de courage et d'esprit de résistance à l'occupant, en s'opposant publiquement, par une lettre pastorale du 23 août 1942, à la politique nazie d'extermination des juifs. Dès 1933, il dénonçait déjà l'antisémitisme hitlérien dans une réunion publique à Toulouse.
- Jean-François Marmontel, homme de lettres, philosophe et encyclopédiste, né à Bort-les-Orgues en 1723, a fait ses études au collège de Mauriac. Directeur du Mercure de France, Secrétaire Perpétuel de l'Académie Française, il est l'auteur de romans, contes moraux, pièces de théâtre, livrets d'opéra, et de mémoires régulièrement rééditées.
- Jean Chappe d'Auteroche, astronome, membre de l'Académie des sciences, né à Mauriac en 1728, appartient à une ancienne famille mauriacoise de scientifiques dont est issu également Claude Chappe, ingénieur, né à Brulon (Sarthe) en 1763, inventeur du télégraphe avec son frère Ignace.
- Jean-Baptiste Lacoste, avocat à Mauriac avant la Révolution française.
- Catherine Jarrige, béatifiée en 1996 par le Pape Jean Paul II
- Charles Périé, Résistant[réf. nécessaire], issu d'une vielle vieille famille commerçante de Mauriac qui avait déjà donné deux des siens à la France en 1914 1918, Charles Périé fut l'un de ceux qui n'acceptèrent pas la défaite de 1940[réf. nécessaire]. Au contact de « Tonin Bony » chauffeur de l'autobus qui assurait la liaison Aurillac - Mauriac, il s'occupa de diffuser des tracts et des journaux clandestins[réf. nécessaire]. Le 11 novembre 1942, avec d'autres camarades, il participa à une manifestation publique à Mauriac aux monuments aux morts (1)[réf. nécessaire]. Arrêté par la gendarmerie, il sera relâché. Rappelons que les Allemands occupèrent le Cantal ce même novembre 1942. Contacté par Pierre Marie de Jussieu, alias « Félicien », le futur chef pour la France de l'Armée secrète, Charles Périé organisa la Résistance à Mauriac[réf. nécessaire], notamment avec Maurice Bergeron. Lors de la constitution des M.U.R, il devint le responsable pour l'arrondissement, animant diverses actions. Charles Périé, dit « Potard » fut arrêté à son domicile par les Allemands le 2 avril 1944, dans le cadre d'une vaste opération de répression qui s'étendit de Périgueux à Mauriac. Il fut torturé à plusieurs reprises puis dirigé vers les camps de concentration, d'abord le Struthof en Alsace, puis Dachau où on l'envoya dans le terrible commando d'Allach. Lors de la libération, les alliés le trouvèrent au camp des malades de Vaihingen. Charles Périé, martyr de la Résistance mauriacoise est mort le 2 mai 1945 à l'hôpital de Spire, en Allemagne, alors qu'il venait d'être libéré des camps par les troupes françaises. Affaibli et malade, il s'éteignit quelques jours seulement avant la signature de la capitulation. Cruel destin d'un homme qui fut véritablement l'âme du mouvement clandestin à Mauriac. Charles Périé figurait sur la liste qui devait emporter les élections municipales de mai 1945[réf. nécessaire]. L'annonce de son décès survint entre les deux tours de scrutin et Mme Raymonde Périé, conseillère municipale depuis septembre 1944, aux côtés de Jean Chastang fut élue à sa place maire de Mauriac, poste qu'elle occupa jusqu'à 1953. Mme Raymonde Périé recue le général De Gaulle en juillet 1945 dans la souspréfecture cantalienne.
- Marius Maziers, décédé le 14 août 2008 à Mauriac, évêque catholique français et archevêque.
- Louis Bergaud, cycliste français qui a donné son nom à la cyclosportive la Lily Bergaud.
- Le Docteur Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).
- Nicolas Faron, historien du théâtre tragique grec antique, né le 12 novembre 1971 à Mauriac. Thèse soutenue en 2008 à Paris X Nanterre : "Recherches sur les poètes tragiques grecs des Vème et IVème siècles avant J.-C."

