Cherchell

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Cherchell
Port de Cherchell.
Port de Cherchell.
Noms
Nom algérien شرشال
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Tipaza
Daïra Cherchell
Code postal 42100
Code ONS 4222
Démographie
Population 48 056 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 36′ 31″ N 2° 11′ 50″ E / 36.6085, 2.19718 ()36° 36′ 31″ Nord 2° 11′ 50″ Est / 36.6085, 2.19718 ()  
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tipaza
Localisation de la commune dans la wilaya de Tipaza

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Cherchell

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Cherchell

Cherchell (en berbère : ⵛⴻⵔⵛⴻⵍ ) est une commune de la wilaya de Tipaza en Algérie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Cherchell est situé à l'ouest de la wilaya de Tipaza. Cherchell est une ville côtière de la mer Méditerranée, située à environ 90 km à l’ouest d’Alger, à 20 km à l’ouest deTipaza et à 90 km à l'est de Ténès.

Communes limitrophes de Cherchell
Mer Méditerranée Mer Méditerranée Tipaza
Sidi Ghiles Cherchell Nador
Sidi Semiane Menaceur Sidi Amar

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

À sa création, en 1984, la commune de Cherchell est constituée de treize localités[2] :

  • Béni Habiba
  • Cherchell (et Plateau Sud)
  • Chorfa
  • Draâ El Guenine
  • El Hamdania
  • Hamadia
  • Icherifienne
  • Kernouche
  • Mghazi
  • Oued Bellah
  • Oued El Hammam
  • Oumazar
  • Tighermil

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Césarée de Maurétanie.

Césarée de Maurétanie (ou Caesarea, anciennement Iol -iol-, actuelle Cherchell) est une ancienne ville sur la côte méditerranéenne de l'Algérie moderne. Elle fut l’une des plus importantes cités du littoral occidental de l’Afrique du Nord antique, particulièrement à l’époque romaine[Quand ?].

Amphithéâtre de Cesarea

La ville fut fondée au IVe siècle av. J.-C. par les Phéniciens sous le nom Iol ou Jol. D’abord intégrée au royaume de Numidie, Iol passa sous le contrôle de la Maurétanie après la chute de Jugurtha en 105 avant notre ère. La ville fut refondée en 25 av. J.-C. par Juba II[3], sous le nom de Césarée de Mauritanie (Caesarea Mauretaniae), et devient un centre de l'hellénisme en Afrique du Nord. À partir de 40 après J.-C., elle fut la capitale de la province romaine de Maurétanie Césarienne, qui s’étend jusqu’à l’Océan Atlantique.

Juba II fit de sa capitale une ville importante, entourée d’une enceinte[3] et conçue selon les principes de l’urbanisme hellénistico-romain. Ses statues de types hellénistiques d’une qualité exceptionnelle et les mosaïques de ses maisons – plus tardives – manifestaient l’opulence de la couche dirigeante. Des ruines de temples et monuments romains témoignent de cette période. La ville qu’édifia Juba II était entourée d’une enceinte qui fut une des plus vastes du monde romain[réf. nécessaire] : un mur continu de 4 460 m, peut-être complété par un rempart de mer, entourait 370 ha.

Césarée fut dotée par son roi des édifices publics qui devinrent caractéristiques de la ville romaine. Son théâtre est, avec celui d’Utique, alors capitale de la province d’Afrique, le plus ancien d’Afrique du Nord et un des plus anciens de Méditerranée occidentale ; il est contemporain du théâtre de Marcellus à Rome. Son amphithéâtre est construit selon un plan particulier mû par le désir de disposer d’un édifice assez vaste pour donner des spectacles de combats de fauves ou de groupes de gladiateurs et en raison de la date précoce de sa construction[4]. Après la mort de Juba, son fils Ptolémée prit le pouvoir mais il fut assassiné à Lyon en 40 ap J.-C. par l’empereur Caligula et à partir de cette date la capitale devint une simple colonie romaine capitale de province.

La plupart des ruines de la cité ancienne se situent en dehors de la ville actuelle de Cherchell. Il en existe cependant quelques-unes dans le centre-ville, notamment sur le site de l'académie militaire interarmes de Cherchell.

Arrivée des Maures (Musulmans revenants d'Espagne)[modifier | modifier le code]

L’arrivée des Maures eut lieu durant le XVIe siècle, et s’est accentuée après l’expulsion des Maures d’Espagne au XVIIe siècle ; une communauté relativement importante s’installa alors à Cherchell[5].

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Route vers le quartier de Tizirine.

Les 21 et 22 octobre 1942, la conférence de Cherchell mit en présence le général américain Clark et les responsables de la résistance en Algérie pour préparer l’opération Torch.

Une école d'élèves-officiers (qui fut après-guerre assimilée à Saint-Cyr) y fut créée en 1942 par l’Armée française pour remplacer les écoles de la métropole alors occupées durant la Seconde Guerre mondiale. De la fin de la guerre à l’Indépendance en 1962, elle assura la formation des Officiers de réserve de l’Armée de terre qui se trouve aujourd’hui à Montpellier. Elle forme depuis l’indépendance les cadres de l’armée algérienne.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

La ville abrite l'académie militaire interarmes de Cherchell, la plus grande académie militaire interarmes d’Afrique.[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture, patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

En plus des deux musées consacrés aux vestiges romains laissés dans la ville (amphithéâtre, statues romaines, mosaïques, monuments architecturaux, etc.).[Ce passage est incompréhensible.]

Mosquée El Rahman, également surnommée "mosquée aux cent colonnes". Elle a été bâtie en 1574 apr. J.-C.

La ville constitue un pôle touristique de plus en plus important dans le pays[réf. nécessaire], avec son port de pêche, ses plages et ses infrastructures en cours de réalisation[Lesquelles ?] ; elle est aussi caractérisée par ses nombreux artistes[Lesquels ?], qui perpétuent la tradition de la musique arabo-andalouse à travers un conservatoire dédié à cet effet[réf. nécessaire].

Personnalités liées à Cherchell[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Tipaza, sur le site de l'ONS.
  2. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Tipaza, page 1570.
  3. a et b (fr) « La ville à l'époque romaine », sur www.algerie-dz.com (consulté le 10 novembre 2010)
  4. Philippe Leveau et Jean-Claude Golvin, « L'amphithéâtre et le théâtre de Cherchel : Monuments à spectacle et histoire urbaine à Caesarea de Maurétanie », MEFRA, 91-2, 1979, p. 817-843 Lire en ligne sur Persée.
  5. (fr) « Cherchell », sur www.piedsnoirs-aujourdhui.com (consulté le 10 novembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Leveau, Caesarea de Maurétanie, une ville romaine et ses campagnes, Paris - Rome, 1984
  • Claude Lepelley (dir.), Rome et l’intégration de l’Empire, 44 av. J.-C. – 260 ap., T. 2, « Approches régionales du Haut-Empire romain », Nouvelles Clio, 1998
  • Nacéra Benseddik, De Caesarea à Shershel, Actes du IIe Coll. Intern. sur l’Hist. et l’Arch. de l’Afrique du Nord, Grenoble 1983, C.T.H.S., 19b, 1983, p. 451-456.
  • Nacéra Benseddik et T. W. Potter, "Fouilles du forum de Cherchel : 1977-1981", 6e supplt au BAA, Alger 1993
  • Nacéra Benseddik, Nouveau témoignage du culte de Tanit-Caelestis à Cherchel?, Antiquités Africaines, 20, 1984, p.175-181.
  • Nacéra Benseddik, Caesarea-Cherchel, in Encyclopedia of Early Christian Art and Archaeology, eds. P. Corby Finney et al., Michigan: Wm. B. Eerdmans Publishing Co. (forthcoming).