Sous-officier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le terme sous-officier désigne un groupe de grades dans une hiérarchie de type militaire. Il est précédé par le groupe des hommes du rang et devancé par celui des officiers.

Composition[modifier | modifier le code]

La composition et les types de grades des sous-officiers varient selon les pays et les unités (Armée de terre, Armée de l'air, Marine, sapeurs-pompiers, etc.).

En Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

Dans l'Armée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de l'Armée belge.

Chez les pompiers[modifier | modifier le code]

Au Drapeau du Canada Canada[modifier | modifier le code]

Dans les Forces armées canadiennes, les sous-officiers ne forment par un corps à part entière et constituent les grades supérieurs des militaires du rang ; ils sont aussi appelés « sous-officiers seniors ».

En Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Dans les Forces armées françaises[modifier | modifier le code]

Un sous-officier est un militaire non commissionné dont le grade est inférieur à celui d'aspirant (ou au premier grade d'officier subalterne) et supérieur à celui de caporal-chef (ou au dernier grade de militaire du rang).

Article détaillé : Grades de l'Armée française.

Les grades des sous-officiers sont[1],[2],[3] :

Le grade de gendarme prend place entre les grades de sergent et de sergent-chef mais n'existe que dans la Gendarmerie nationale. Dans la Marine nationale, les sous-officiers sont appelés officiers mariniers.

Les sous-officiers forment un corps, tout comme les officiers subalternes. Dans un régiment, les sous-officiers élisent un représentant de leur catégorie auprès de la hiérarchie : le « président des sous-officiers ».

Les sous-officiers, comme les officiers subalternes et les petits gradés (caporal, brigadier ou quartier-maître de 2e classe, caporal-chef, brigadier-chef ou quartier-maitre de 1re classe) font partie des cadres de contacts, c'est-à-dire qu'ils commandent directement la troupe. Ils sont souvent la cheville ouvrière d'un régiment ; ils accomplissent le rôle d'encadrement des troupes au plus près, de techniciens.

Histoire des sous-officiers français[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime français, les sous-officiers étaient appelés les « bas-officiers » ; ils secondaient les officiers dans l’encadrement quotidien de la troupe. L’évolution des mœurs et de la langue française ayant rendu ce terme péjoratif, il ne survit plus que dans l'argot « bazof »[4].

Écoles de sous-officiers en France[modifier | modifier le code]

Pour devenir sous-officier (ou officier marinier dans la Marine nationale), il est souhaitable de suivre les cours des écoles indiquées ci-après, selon l’armée mentionnée :

Les meilleurs sous-officiers peuvent prétendre à devenir officier : près de la moitié du corps des officiers de l'Armée de terre est constituée d'anciens sous-officiers, qui notamment suivent ensuite les cours de l'École militaire interarmes, qui fait partie du groupe des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

La Légion étrangère est une exception, car tous les sous-officiers sont issus du rang légionnaire. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe de l'infanterie puis des blindés et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.

Au Drapeau du Luxembourg Luxembourg[modifier | modifier le code]

En Drapeau de la Suisse Suisse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de l'Armée suisse.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article L4131-1 du Code de la défense
  2. « Armée de terre – Les grades – Présentation des différents grades et appellations dans l'Armée de terre », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense,‎ 8 novembre 2011 (consulté le 20 mai 2013).
  3. Le grade est donné en premier pour l'Armée de terre, l'Armée de l’air, la Gendarmerie nationale, suivi, entre parenthèses, des variantes dans la Marine nationale ou d’autres armes ou services, de manière non exhaustive.
  4. Dictionnaire vivant de la langue française, publié par l’Université de Chicago.