Sous-officier
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Un sous-officier est un militaire non commissionné dont le grade est inférieur à celui d'aspirant (ou au premier grade d'officier subalterne) et supérieur à celui de caporal-chef (ou au dernier grade de militaire du rang).
Sommaire |
Dans les forces armées françaises [modifier]
Les grades des sous-officiers sont[1],[2] :
- major (ou major sous-chef de musique) ;
- adjudant-chef (ou maître principal, commis greffier de 1re classe, huissier appariteur de 1re classe, agent technique en chef, sous-chef de musique de 1re classe, maître ouvrier principal) ;
- adjudant (ou premier maître, commis greffier de 2e classe, huissier appariteur de 2e classe, agent technique, sous-chef de musique de 2e classe, maître ouvrier de 1re classe) ;
- sergent-chef (ou maréchal des logis-chef, [Maître (grade)|[maître]], huissier appariteur de 3e classe, maître ouvrier de 2e classe) ;
- gendarme (ou garde) ;
- sergent (ou maréchal des logis, second maître).
Le grade de gendarme prend place entre les grades de sergent et de sergent-chef mais n'existe que dans la gendarmerie nationale. Dans la marine nationale, les sous-officiers sont appelés officiers mariniers.
Les sous-officiers forment un corps, tout comme les officiers subalternes. Dans un régiment, les sous-officiers élisent un représentant de leur catégorie auprès de la hiérarchie : le « président des sous-officiers ».
Les sous-officiers, comme les officiers subalternes et les petits gradés (caporal, brigadier ou quartier-maître de 2e classe, caporal-chef, brigadier-chef ou quartier-maitre de 1re classe) font partie des cadres de contacts, c'est-à-dire qu'ils commandent directement la troupe. Ils sont souvent la cheville ouvrière d'un régiment ; ils accomplissent le rôle d'encadrement des troupes au plus près, de techniciens.
Histoire [modifier]
Sous l’Ancien Régime français, les sous-officiers étaient appelés les « bas-officiers » ; ils secondaient les officiers dans l’encadrement quotidien de la troupe. L’évolution des mœurs et de la langue française ayant rendu ce terme péjoratif, il ne survit plus que dans l'argot « bazof »[3].
Écoles de sous-officiers [modifier]
Pour devenir sous-officier (ou officier marinier dans la marine nationale) :
- dans la gendarmerie nationale, il faut passer par l'École de sous-officiers de la gendarmerie nationale ;
- dans l'armée de terre française, il faut passer par l'École nationale des sous-officiers d'active ;
- dans l'armée de l'air française, il faut passer par l'École de formation des sous-officiers de l'armée de l'air ;
- dans la marine nationale, il faut passer par l'École de maistrance.
Les meilleurs sous-officiers peuvent prétendre à devenir officier : près de la moitié du corps des officiers de l'Armée de terre est constituée d'anciens sous-officiers), notamment via l'École militaire interarmes.
La Légion étrangère est une exception, car tous les sous-officiers sont issus du rang légionnaire. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe de l'infanterie puis des blindés et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.
Notes et références [modifier]
- Article L4131-1 du Code de la défense
- Armée de terre – Les grades – Présentation des différents grades et appellations dans l'armée de Terre, sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense, 8 novembre 2011. Consulté le 20 mai 2013.
- Dictionnaire vivant de la langue française, publié par l’Université de Chicago.