Argentat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Argentat
Argentat quai
Argentat quai
Blason de Argentat
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Argentat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Argentat
Maire
Mandat
René Teulade
2008-2014
Code postal 19400
Code commune 19010
Démographie
Gentilé Argentacois
Population
municipale
3 042 hab. (2010)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 39″ N 1° 56′ 19″ E / 45.0941666667, 1.9386111111145° 05′ 39″ Nord
       1° 56′ 19″ Est
/ 45.0941666667, 1.93861111111
  
Altitude Min. 166 m — Max. 441 m
Superficie 22,41 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de Corrèze
City locator 14.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de Corrèze
City locator 14.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Argentat

Argentat (Argentat en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ».

Sommaire

Géographie [modifier]

Située dans le Massif central, au confluent de la Maronne avec la Dordogne, elle se trouve à l'extrémité sud de la faille d'Argentat.

Histoire [modifier]

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse. De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

Dès l'époque gauloise, un village perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant l'Armorique à la Méditerranée. Puis s'établit dans la plaine la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie, circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xe siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne. Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin. Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVIIe siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu. A l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à la batellerie qui a permis l'acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers le Bas-Pays[1].

Héraldique [modifier]

Argentat

Son blasonnement est : D'azur à deux clefs adossées d'argent posées en pal et entrelacées par l'anneau.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 réélu en 2008[2] René Teulade PS Vice-président du Conseil général
sénateur
ancien ministre

Jumelages [modifier]

Argentat a développé des associations de jumelage avec :

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 3 042 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 850 2 574 2 629 2 822 3 121 3 029 3 156 3 318 3 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 520 3 435 3 449 3 350 3 380 3 304 3 262 3 087 3 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 801 2 830 2 895 2 578 2 539 2 560 2 620 3 241 3 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
3 196 3 256 3 371 3 234 3 189 3 125 3 119 3 052 3 042
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

  • La Maison du Patrimoine[7].
  • L'Église Saint-Pierre[8].
  • Le couvent des Récollets, fondé au début du XVII°siècle.
  • La croix des gabariers.
  • Le quai maçonné Lestourgie XIXe siècle avec jolie promenade, sur la rive droite de la Dordogne.
  • Le couvent des Clarisses, 7 rue des Clarisses.
  • L'hôtel de Turenne, la " Raymondie ", 13 rue des Clarisses.
  • La chapelle édifiée à la fin du XIX°, rue des Clarisses.
  • La rue Porte-Basse.
  • La maison natale du général Delmas.
  • Le manoir de l'Eyrial (1457).
  • Le château Neuville, dénommé aussi château Fénelon.
  • Le Château du Bac : façade XVIIIe siècle, pigeonnier XVIe siècle.
  • La Chapelle-aux-Plats, ancienne paroisse fusionnée avec la commune d'Argentat. Son château appartenait à une branche de la famille de Pestels.
  • Le Barrage d'Argentat

Personnalités liées à la commune [modifier]

Philatélie [modifier]

Un timbre postal, d'une valeur de 4,40 francs, représentant le quai Lestourgie et les belles maisons rénovées d'Argentat a été émis le 18 juin 1994[9],[10].

Galerie photos [modifier]

Annexes [modifier]

Lien site Communauté de Communes du Pays d'Argentat http://www.ccpaysargentat.fr/index.php

Bibliographie [modifier]

  • Jacques Patureau, Les mines de charbon d'Argentat, Tulle, Mille Sources, 2001.
  • Eusèbe BOMBAL, "La haute Dordogne et ses gabariers", avant-propos de Henri Soudeille, illustrations de Simone Hymon, biobibliographie de Daniel Borzeix, éditons "Les Monédières", 1981 (édition originale de 1903). Peut encore se trouver (dborzeix@gmail.com)

Notes et références [modifier]

  1. Office du tourisme du pays d'Argentat, Historique de la ville d'Argentat
  2. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  3. Déclaration à la préfecture de la Corrèze du comité de jumelage Argentat - Sakal site du journal Officiel
  4. Jumelage Argentat - Bad König sur le site Les échos limousin d'Argentat
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Office du tourisme du pays d'Argentat, Visite guidée de la ville d'Argentat
  8. Église Saint-Pierre d'Argentat
  9. Le timbre
  10. Description sur Wikipédia

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]