Argentat

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Argentat
Argentat quai.
Argentat quai.
Blason de Argentat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Argentat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Argentat
Maire
Mandat
Jean Claude Leygnac
2014 - 2020
Code postal 19400
Code commune 19010
Démographie
Gentilé Argentacois
Population
municipale
3 016 hab. (2011)
Densité 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 39″ N 1° 56′ 19″ E / 45.0941666667, 1.93861111111 ()45° 05′ 39″ Nord 1° 56′ 19″ Est / 45.0941666667, 1.93861111111 ()  
Altitude Min. 166 m – Max. 441 m
Superficie 22,41 km2
Localisation

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Argentat (Argentat en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Limousin. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Massif central, au confluent de la Maronne avec la Dordogne, elle se trouve à l'extrémité sud de la faille d'Argentat.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse. De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

Dès l'époque gauloise, un village perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant l'Armorique à la Méditerranée. Puis s'établit dans la plaine la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie, circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xe siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne. Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin. Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVIIe siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu. A l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à la batellerie effectuée par des gabares appelées localement courpet, qui a permis l'acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers la région bordelaise[1]. Cette activité périclita à la fin du XIXe siècle, suite aux épidémies de Phylloxéra qui ravagèrent les vignobles, et à l'inauguration de la ligne de chemin de fer du PO-Corrèze entre Tulle et Argentat en 1904 (cette ligne resta en activité jusqu'en 1970).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Argentat

Son blasonnement est : D'azur à deux clefs adossées d'argent posées en pal et entrelacées par l'anneau.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 13 février 2014 René Teulade PS Vice-président du conseil général ;
sénateur
ancien ministre
14 février 2014 29 mars 2014 François Bretin PCF Maire par intérim suite au décès de René Teulade,

conseiller général du canton d'Argentat depuis 2011

[[ Élu |Début= 29 Mars 2014 |Fin= |Identité= Jean Claude Leygnac |Parti= DVD |Qualité= Maire D'Argentat masseur kinesiterapeute ]]|}

Jumelages[modifier | modifier le code]

Argentat a développé des associations de jumelage avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 016 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 850 2 574 2 629 2 822 3 121 3 029 3 156 3 318 3 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 520 3 435 3 449 3 350 3 380 3 304 3 262 3 087 3 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 801 2 830 2 895 2 578 2 539 2 560 2 620 3 241 3 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 196 3 256 3 371 3 234 3 189 3 125 3 111 3 119 3 052
2011 - - - - - - - -
3 016 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison du Patrimoine[6].
  • L'église Saint-Pierre[7].
  • Le couvent des Récollets, fondé au début du XVII°siècle.
  • La croix des gabariers.
  • Le quai maçonné Lestourgie XIXe siècle avec jolie promenade, sur la rive droite de la Dordogne.
  • Le couvent des Clarisses, 7 rue des Clarisses.
  • L'hôtel de Turenne, la " Raymondie ", 13 rue des Clarisses.
  • La chapelle édifiée à la fin du XIXe, rue des Clarisses.
  • La rue Porte-Basse.
  • La maison natale du général Delmas.
  • La maison Filliol (XVIe), ancien relais de poste
  • Le manoir de l'Eyrial (1457).
  • Le château Neuville, dénommé aussi château Fénelon, .
  • Le château du Bac : façade XVIIIe siècle, pigeonnier XVIe siècle.
  • La Chapelle-aux-Plats, ancienne paroisse fusionnée avec la commune d'Argentat. Son château appartenait à une branche de la famille de Pestels.
  • Le Barrage d'Argentat

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 4,40 francs, représentant le quai Lestourgie et les belles maisons rénovées d'Argentat a été émis le 18 juin 1994[8],[9].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Patureau, Les mines de charbon d'Argentat, Tulle, Mille Sources, 2001.
  • Eusèbe Bombal, "La haute Dordogne et ses gabariers", avant-propos de Henri Soudeille, illustrations de Simone Hymon, biobibliographie de Daniel Borzeix, éditons "Les Monédières", 1981 (édition originale de 1903).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]