Saint-Gondon

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Saint-Gondon
Les bords de l'Aquiaulne à Saint-Gondon.
Les bords de l'Aquiaulne à Saint-Gondon.
Blason de Saint-Gondon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Sully-sur-Loire
Intercommunalité Communauté des communes giennoises
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pougny
2014-2020
Code postal 45500
Code commune 45280
Démographie
Gentilé Gondulfiens[1]
Population
municipale
1 117 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Population
aire urbaine
23 143 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 59″ nord, 2° 32′ 32″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 164 m
Superficie 22,40 km2
Localisation

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Saint-Gondon est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village porta successivement les noms de Nobiliacus (866), Sanctus Gundulfus (901), pendant la Révolution le village dut porter les noms de Gondon la Tour (du à la Motte féodal de la fin du XIe siècle) et Gondon la Fontaine (du à la fontaine miraculeuse apparu lors du transfert des reliques de Gundulfus - ermite vivant au VIe siècle en forêt proche d'Autry le Chatel -lieu qui prit le nom de Chapelle Gondon puis le Petit St-Gondon) St-Gondon sur Loyre (1879) puis Saint-Gondon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Gondon et des communes limitrophes

La commune de Saint-Gondon se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Sologne[2] et l'aire urbaine de Gien[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 52,6 km d'Orléans[4], préfecture du département, à 36,7 km de Montargis[5], sous-préfecture, et à 6,7 km de Gien, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Gien[3].

Les communes les plus proches sont : Nevoy (3,5 km), Poilly-lez-Gien (4,8 km), Lion-en-Sullias (5 km), Saint-Florent (5 km), Gien (6,7 km), Dampierre-en-Burly (7,3 km), Ouzouer-sur-Loire (8,9 km), Saint-Aignan-le-Jaillard (9,2 km), Coullons (9,3 km) et Saint-Martin-sur-Ocre (9,8 km)[6].

Rose des vents Lion-en-Sullias Dampierre-en-Burly Nevoy Rose des vents
Saint-Florent N Poilly-lez-Gien, Nevoy
O    SAINT-GONDON    E
S
Coullons Coullons Poilly-lez-Gien

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Gondon dépend de la seigneurie de Sully ( sur Loire) jusqu'à la Révolution française.

Le village devient une place forte à partir du XIIe siècle et, en 1588, refuse l'entrée de l'armée d'Henri III.

En 1652, l'armée de Turenne en route vers Gien passe par Saint-Gondon. Une croix commémore ce passage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Gondon

Les Armoiries de Saint-Gondon se blasonnent ainsi :

De sinople a deux fasces d'argent chargées chacune de trois croisettes pattées de gueules[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

SCoT du pays giennois[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, et ce sous peine de ne plus pouvoir ouvrir à l’urbanisation de nouveaux espaces. En effet, dans certaines conditions, en l’absence de SCoT approuvé, les zones naturelles (N) et les zones d’urbanisation future (AU) ne peuvent plus, sauf dérogation, être ouvertes à l’urbanisation. Tel est le principe posé par l’article L.122-2 du Code de l’urbanisme. En application des dispositions de l'article L.122-18 du Code de l'urbanisme, le Schéma Directeur de la Région de Gien approuvé le avait été maintenu avec valeur de Schéma de Cohérence Territoriale. Le Schéma regroupait les communes de Coullons, Gien, Nevoy, Poilly-lez-Gien, Saint-Brisson-sur-Loire, Saint-Gondon, Saint-Martin-sur-Ocre. En l'absence de délibération de la communauté des communes giennoises, dont fait partie Saint-Gondon, sur son évolution à l'échéance du délai de 10 ans à compter du 13 décembre 2000, ce SCot est devenu caduc à compter du 13 décembre 2010[8].

En se dotant de la compétence « élaboration, gestion et suivi d’un Schéma de Cohérence Territoriale à l’échelle du Pays du Giennois » par arrêté préfectoral du 11 mars 2010, le Syndicat mixte du Pays du Giennois s'engage en faveur d’un projet global d’aménagement et de développement durable du territoire du pays du Giennois. Le schéma de cohérence territoriale du pays giennois, qui regroupe 31 communes dont Gien, a ainsi été prescrit le . Le projet de schéma a été arrêté le 30 juin 2015 puis soumis à l'enquête en octobre 2015 et approuvé le et est opposable depuis le [8],[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Saint-Gondon (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par deux routes départementales : la RD 951 et la RD 54.

La RD 951 est l'ancienne route nationale 751, qui avait été créée en 1933 et était définie comme la route de Cosne-sur-Loire à la pointe de Saint-Gildas par la rive gauche de la Loire[10]. La section traversant le Loiret, reliant Beaulieu-sur-Loire à Lailly-en-Val, a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[11]. En 2014, elle supporte sur le territoire communal un trafic de 1 989 véhicules/jour[12].

La RD 54 (545 véhicules/jour), qui relie la commune à Isdes est une route à faible trafic[Note 1]. Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

Saint-Gondon est desservie par deux lignes régulières du réseau d'autocars interurbains Ulys : la ligne 7B qui relie Pierrefitte-ès-Bois à Sully-sur-Loire et la ligne 2 qui relie Viglain à Gien, correspondances SNCF à la gare de Gien[13]. Depuis le , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[14]. Dans ce cadre, le Réseau de mobilité interurbaine « Rémi » remplace chacun des réseaux de transports interurbains départementaux et en particulier le réseau Ulys dans le Loiret et entre en service à compter de la rentrée scolaire du [15].

Circulations douces[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le chemin de grande randonnée 3, qui suit la vallée de la Loire dans son intégralité, du mont Gerbier de Jonc à La Baule, ou dans le sens contraire, sur une distance de 1 243 km.

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gondon est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à deux risques technologiques : le transport de matières dangereuses et le risque nucléaire[16]. Quatre arrêtés ministériels portant ou ayant porté reconnaissance de l'état de catastrophes naturelles ont été pris entre 1989 et 2016 dont 3 pour des inondations par débordement de cours d'eau ou par ruissellement et coulée de boue[17].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Zone inondable de la commune de Saint-Gondon.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[18].

La commune est inondée via différents phénomènes : par remous de la Loire dans le ruisseau de la Quiaulne dès la crue de période de retour de 20 ans, par contournement aval de la digue de protection du val de Gien (le val n'étant pas fermé en aval), par les eaux en provenance du déversoir de Saint-Martin-sur-Ocre, qui entre en fonctionnement dès la crue de période de retour de 20 ans et par surverse sur la levée au droit de Saint-Gondon à partir d'une crue de période de retour 70 ans[19].

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plans de prévention du risque d'inondation (PPRI) du val de Gien[20].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 2], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[21].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[22].

Par ailleurs la commune a été reconnue sinistrée au titre des catastrophes naturelles durant ces dernières années à la suite des mouvements de terrain liés à la sécheresse (aléa moyen). Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[23]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumis à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), particulièrement le long de la vallée de la Trézée et de la route de Coullons, le reste est en aléa « faible »[24].

Risque sismique[modifier | modifier le code]

La totalité du département est classée en zone de sismicité « très faible »[25]. À ce titre aucune réglementation spécifique ne s'applique aux constructions dites « à risque normal »[26].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Ce risque peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. Saint-Gondon est concerné par la circulation sur le réseau routier (RD 940 en particulier) de camions chargés de matières dangereuses (livraison de gaz, livraison de matières dangereuses...) et par le passage sur son territoire d'un gazoduc haute pression enterré[16].

Risque nucléaire[modifier | modifier le code]

En cas d’accident grave, certaines installations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactif. C'est en particulier le cas de la centrale nucléaire de Dampierre dont la partie occidentale de la commune se situe à l'intérieur du périmètre de 10 km du Plan particulier d'intervention relatif à cette installation. A ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 10 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d’iode stable dont l’ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur la thyroïde d’une exposition à de l’iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, la commune peut être considérée, en tout ou partie, comme zone de confinement ou comme zone d'évacuation et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Gondon acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[28] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[29]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[30].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[31].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint Goudon est alors incluse dans le canton de Coulons, le district de Gien et le département du Loiret[32].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[33]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[34]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[35]. L'acte II intervient en 2003-2006[36], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Saint-Gondon aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Gien 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Gien de 1790 à 1795[31],[32]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[37].
Canton Coulons 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Saint Goudon est rattachée au canton de Coulons[38],[31]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[37]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[39]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Gien 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[40]. Saint Goudon est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Gien, sous le nom de Saint-Goudon[41],[31].
Sully-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [42] et ses décrets d'application publiés en février et [43] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Sully-sur-Loire[43]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[44].
Arrondissement Gien 1801-1926 Administrative Saint-Goudon est rattachée à l'arrondissement de Gien par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[31],[41].
Montargis 1926- Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[45]. Saint-Gondon est ainsi transférée de l'arrondissement de Gien à celui de Montargis[46],[47].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[48],[49]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[50]. Saint-Gondon, initialement rattachée à la quatrième circonscription, est, après 2010, rattachée à la troisième circonscription[51].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gondon est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[52], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté des communes giennoises depuis sa création le , une intercommunalité qui remplace le district de Gien, créé par arrêté préfectoral du 3 juillet 1972[53].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Saint-Gondon et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Saint-Gondon Maire Jean-Pierre Pougny 2014 2020
Communauté des communes giennoises Président de l'intercommunalité Christian Bouleau 2014 2020
Département Départementales Canton de Sully-sur-Loire Conseiller départemental Jean-Luc Riglet 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Line Fleury
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[54] 2021[55]
Pays Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Gondon, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[56], pour un mandat de six ans renouvelable[57]. Il est composé de 15 membres [58]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Jean-Pierre Pougny est maire depuis 2001.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816 1826 Vrain Parendeau indépendant  
1826 1833 Lehaussois indépendant  
1833 1834 Antoine Vrillet indépendant  
1835 1837 Charles Petit indépendant  
1837 1840 Edouard Fougeu indépendant  
1840 1846 Sylvain Moulin indépendant  
1846 1848 Théodore Bonin indépendant  
1848 1850 Sylvain Moulin indépendant  
1850 1858 D'Argout indépendant Général Comte
1858 1878 Étienne Marcel indépendant Général
1878 1887 Emile Lefebvre indépendant  
1887 1888 Pierre Robinot indépendant  
1888 1892 Patient Gaurier indépendant  
1892 1893 Etienne Bourassin indépendant  
1893 1896 Pierre Robinot indépendant  
1896 1903 Edmond Pelloie indépendant  
1903 1912 Lucien Gaurier indépendant  
1912 1945 Jules Guillot indépendant  
1945 1953 Ulysse Boureux indépendant  
1953 1959 Roland Robinot indépendant  
1959 1971 Eugène Vieugué indépendant  
1971 1977 Roland Coutant indépendant  
1977 2001 Georges Aupart indépendant  
2001   Jean-Pierre Pougny indépendant  

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères des cantons de Gien, Châtillon Coligny, Briare et Châtillon-sur-Loire (SMICTOM). Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 3] en porte à porte, des emballages ménagers recyclables, des encombrants et du verre en points d’apport volontaire[59]. Un réseau de sept déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune de Poilly-lez-Gien[60],[61]. L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy [62]

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté des communes giennoises en application de la loi NOTRe du [63].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[64]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par la commune elle-même[65]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[66],[67].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[68], est assurée par la communauté des communes giennoies[69]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 1 500 EH, soit 250 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées »[70],[71].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[72]. La Communauté des communes giennoises a créé un service public d'assainissement non collectif (SPANC) qui a pour missions la vérification de la conception et de l’exécution des ouvrages pour les installations neuves ou réhabilitées et la vérification périodique du bon fonctionnement et de l’entretien des installations existantes[73],[74].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[75]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[76]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[77].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Saint-Gondon 1,50[78] NC[79] NC[80] 1,57[81] 1,59[82] 1,57[83]
Loiret 1,76[84] 1,7[85] 1,66[86] 1,69[87]
France 1,93[84] 1,96[85] 2,00[86] 2,03[87]
Assainissement Saint-Gondon 2,15[78] NC[79] NC[80] 2,32[81] 2,36[82] 2,37[83]
Loiret 2,07[84] 2,19[85] 2,25[86] 2,38[87]
France 1,73[84] 1,82[85] 1,85[86] 1,89[87]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Saint-Gondon.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[88]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[89],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 1 117 habitants, en augmentation de 2,76 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
724 735 679 743 843 920 900 904 1 007
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 058 1 074 1 115 1 056 1 071 1 056 1 095 1 088 1 041
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
970 911 909 762 735 681 625 637 577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
550 540 576 683 778 875 1 024 1 111 1 117
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[90].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone d'activités du Chemin de Saint-Marc ;
  • Élevage d'autruches.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Gondon est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et la circonscription de Gien. La commune possède une école primaire[91].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le donjon de la Motte.
L'église Saint-Gondon.
  • Le prieuré avec son logis prioral datant du XVe siècle : primitivement monastère, il devient un prieuré rattaché à l'abbaye angevine du Mont-Glonne de Saint-Florent-le-Vieil. Il s'agit d'une propriété privée, inscrite aux Monuments historiques depuis le pour ses façades, toitures et sa cheminée de la grande salle de l'ancien logis[92] ;
  • Les ruines du donjon de la Motte, datant du XIe siècle appartiennent à la commune et sont inscrites aux Monuments historiques depuis le [93] ;
  • Une maison à pans de bois datant XVe siècle inscrite aux Monuments historiques depuis le [94] ;
  • Un menhir au lieu-dit des Pierres longues datant du Néolithique inscrit aux Monuments historiques depuis le [95] ;

À l'écart du bourg, en suivant la route menant à Lion-en-Sullias, après avoir laissé à droite le chemin dit des Pierres longues, cette “pierre levée” ou menhir, se trouve à environ soixante-dix mètres de la route et semble plantée en terre depuis des siècles. D'après la tradition locale, cette grosse pierre de 1,85 mètre de haut sur 1,45 mètre de large à mi-hauteur, est constituée en grande partie d’un conglomérat dur par silification d'argile, qui présente une surface rougeâtre et bariolée, que l’on désigne dans le pays, par le terme Poudingue de Gien. Ne pourrait-il pas s’agir là d'un témoin unique d'un Cromlech détruit? En 1984, un spécialiste de la Direction Régionale des Antiquités préhistoriques précise : « il est l’élément le plus typique de ce groupe qui s'étend jusqu'à la Nièvre avec la pierre aiguë d’Annay » près de Neuvy-sur-Loire. Un lieu stratégique pour les Gaulois. Le menhir est une pierre dressée qui, au contraire des dolmens (pierres couvertes) ne représentait pas des ossuaires, mais pouvait avoir été établi comme indicateur d’une sépulture voisine ou comme un monument commémoratif, ou bien encore comme l’emblème d’un culte. Il peut également s’agir d’un lieu de rassemblement important. Saint-Gondon était en effet un lieu stratégique, un point de convergence des territoires de quatre grandes fédérations de la Gaule celtique : les Carnutes (l’une des principales), les Bituriges (le Berry), les Sénons et les Eduens. Comme l’écrit Louis Charpentier dans son livre Les géants et le mystère des origines, « ces quatre fédérations ont un point de jonction dont le lieu se situe au confluent de la Loire et de la Quiaulne ». Les auteurs latins situent ce lieu où, tous les trois ans, se tenait l’assemblée politique des Gaules in finibus Carnutum, là où le domaine des Carnutes se termine précisément à la Quiaulne, passée laquelle commence le domaine des Bituriges. Mais non loin de là aboutissent également les domaines voisins des Sénons et des Eduens et, de ce fait, des quatre fédérations. Il y avait en ce lieu, outre les dolmens et tumuli antérieurs aux Gaulois, un champ de pierres levées qui fut détruit sur ordre de Charlemagne. De par sa situation – le fleuve étant à l’époque un des premiers moyens de communication – on pourrait pousser le zèle jusqu’à penser que le bourg – ou ce lieu situé au coude que fait la Loire, rive gauche – était en son temps ce “lieu consacré”, que César appelle aussi omphalos, ou ombilic sacré des Gaules.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[98],[99]. Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Saint-Gondon sont au nombre de trois[INPN 1].

Désignation Numéro Type Arrêté Description
« Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire » FR2400528 SIC (Directive "Habitats, faune, flore") 13 avril 2007[100] Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 2]. Elle se situe dans la frange nord de la commune[101].
« Sologne » FR2402001 SIC (Directive "Habitats, faune, flore") 26 octobre 2009[102] La ZSC « Sologne », d'une superficie totale de 346 184 ha, constitue une vaste étendue émaillée d'étangs, située en totalité sur les formations sédimentaires du burdigalien. L'agriculture est en recul et on observe une fermeture des milieux naturels (landes). Plusieurs ensembles naturels de caractère différent se distinguent sur ce site[INPN 3] :
  • la Sologne des étangs ou Sologne centrale, qui recèle plus de la moitié des étangs de la région ; les sols sont un peu moins acides que dans le reste du pays ;
  • la Sologne sèche ou Sologne du Cher, qui se caractérise par une plus grande proportion de landes sèches à bruyère cendrée, callune et Hélianthème faux-alysson ;
  • la Sologne maraîchère, qui abrite encore une agriculture active et possède quelques grands étangs en milieu forestier ;
  • la Sologne du Loiret, au nord, qui repose en partie sur des terrasses alluviales de la Loire issues du remaniement du soubassement burdigalien, ensemble auquel appartient la commune de Saint-Gondon. Elle se situe dans la partie ouest de la commune[103].
« Vallée de la Loire du Loiret » FR2410017 ZPS (Directive "Oiseaux") 4 mai 2007[104]. Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'œdicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 4]. Elle se situe dans la frange nord de la commune[101].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Saint-Gondon comprend quatre ZNIEFF[INPN 5].

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.
Désignation Type Superficie Description
« La Loire entre l'Ormette et la Naudiere » type 1[Note 5] 586 hectares La zone concerne six communes[DREAL 1]. Son altitude varie entre 115 et 120 m[INPN 6]. Depuis plus de 30 ans, les îles de Cuissy sont un haut lieu de l'observation des concentrations de limicoles migrateurs variés. C'est aussi le secteur de Loire le plus fréquenté par les Balbuzards pêcheurs. De tous temps, ce secteur a également été fortement fréquenté par les balbuzards en migration qui y trouvent une nourriture sans doute d'accès plus facile qu'ailleurs grâce aux nombreux radiers formés par les grèves et les courants. A l'amont, le Bois de l'Ormette est occupé par une héronnière qui accueille une belle population d'aigrettes garzettes depuis le début des années 90 (la première du département). Ce site est aussi l'un des rares secteurs de la Loire moyenne à accueillir régulièrement la reproduction du Milan noir, de la fauvette babillarde et de la pie-grièche écorcheur. Le secteur est en outre occupé par plusieurs familles de Castor d'Europe[INPN 7].
« La loire orléanaise » type 2[Note 6] 5 458 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Saint-Gondon, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 2]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 8]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 9].
« Loire berrichonne » type 2 7 058 hectares Cette zone s'étend sur 31 communes dont 19 dans le Cher et 12 dans le Loiret[DREAL 3]. La Loire berrichonne (on pourrait dire nivernaise ou bourguignonne) se caractérise par un lit mineur tressé avec de nombreuses îles et grèves. La forêt alluviale occupe une surface bien plus importante que dans les autres sections de la Loire moyenne. Le cours grossièrement orienté Nord-Sud assure à la fois une fonction de corridor écologique et d'étape migratoire. C'est aussi un secteur important de reproduction de l'avifaune[INPN 10].
« Prairie et aulnaie-frênaie des vallées et de la Coquillere » type 1 48 hectares L'altitude de cette zone varie entre 128 et 140 m[INPN 11]. La zone comprend une aulnaie-frênaie inondable et fontinale avec des secteurs plus marécageux. On rencontre dans ces boisements des espèces comme Chrysosplenium oppositifolium ou d'osmonde royale (Osmunda regalis) mais surtout ce site abrite la seule station d'Equisetum sylvaticum de la région[INPN 12].
« Vallée de l'Aquiaulne » type 2 473 hectares Cette zone s'étend sur deux communes : Coullons et Saint-Gondon[DREAL 4]. Son altitude varie entre 127 et 154 m[INPN 13]. L'Aquiaulne descend du Berry Orléanais pour rejoindre la Loire au niveau de Saint-Gondon. Son parcours entre le plateau et le Val de Loire est relativement court. Son vallon, ample, est tapissé d'un mélange complexe de colluvions et d'alluvions variées provenant des terrains environnants : argiles à silex plus ou moins acides, calcaires. L'occupation du sol répond à cette diversité des sols : c'est une mosaique de milieux de taille très variable (bois marécageux, prairies naturelles plus ou moins humides) avec un très fort intérêt botanique (Equisetum sylvaticum, Chrysosplenium oppositifolium, Maianthemum bifolium) et entomologique (Leucorrhinia caudalis, le damier de la succise (Euphydryas aurinia))[INPN 14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Marcel (1792-1880), général français, mort à Saint-Gondon le 8 avril 1880. Il fut conseiller municipal puis maire.
  • Général comte Eugène d'Argout né le 24 octobre 1787 à Paris, mort à Saint-Gondon le 28 avril 1868. Conseiller municipal puis maire pendant huit ans.
  • Jean-Marc Tennberg (1924-1971), acteur poète né à Paris ; repose dans le cimetière de Saint-Gondon, lieu où il passait ses vacances étant jeune, sa grand-mère étant native de Saint-Gondon.

Culture[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

L'andouille de Saint-Gondon est une spécialité locale ; sa recette est protégée par un brevet[105].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à 1 500 véhicules/jour.
  2. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  3. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Saint-Gondon » (consulté le 19 août 2015).
  2. « Site Natura 2000 n° FR2400528 - Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire - fiche détaillée » (consulté le 19 août 2015).
  3. « Site Natura 2000 n° FR2402001 - Sologne - fiche détaillée » (consulté le 20 août 2015).
  4. « Site Natura 2000 n° FR2410017 - Vallée de la Loire du Loiret - fiche détaillée » (consulté le 19 août 2015).
  5. « Liste des ZNIEFF de la commune de Saint-Gondon » (consulté le 25 août 2015).
  6. « ZNIEFF 240000040 - La Loire entre l'Ormette et la Naudiere - fiche de synthèse » (consulté le 25 août 2015).
  7. « ZNIEFF 240000040 - La Loire entre l'Ormette et la Naudiere - fiche descriptive. » (consulté le 25 août 2015).
  8. « ZNIEFF 240030651 - La loire orléanaise - fiche de synthèse » (consulté le 25 août 2015).
  9. « ZNIEFF 240030651 - La loire orléanaise - fiche descriptive. » (consulté le 25 août 2015).
  10. « ZNIEFF 240031328 - Loire berrichonne - fiche descriptive. » (consulté le 25 août 2015).
  11. « ZNIEFF 240031194 - Prairie et aulnaie-frênaie des vallées et de la Coquillere - fiche de synthèse » (consulté le 25 août 2015).
  12. « ZNIEFF 240031194 - Prairie et aulnaie-frênaie des vallées et de la Coquillere - fiche descriptive. » (consulté le 25 août 2015).
  13. « ZNIEFF 240003883 - Vallée de l'Aquiaulne - fiche de synthèse » (consulté le 25 août 2015).
  14. « ZNIEFF 240003883 - Vallée de l'Aquiaulne - fiche descriptive. » (consulté le 25 août 2015).

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  6. « Villes les plus proches de Saint-Gondon », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore, , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]