Poilly-lez-Gien

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Poilly-lez-Gien
L'église Saint-Pierre
L'église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Sully-sur-Loire
Intercommunalité Communauté des communes giennoises
Maire
Mandat
Alain Chaborel
2014-2020
Code postal 45500
Code commune 45254
Démographie
Gentilé Poillisson
Population
municipale
2 377 hab. (2012)
Densité 71 hab./km2
Population
aire urbaine
23 143 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 43″ N 2° 36′ 00″ E / 47.6786111111, 2.5999722222247° 40′ 43″ Nord 2° 36′ 00″ Est / 47.6786111111, 2.59997222222  
Altitude Min. 117 m – Max. 182 m
Superficie 33,29 km2
Localisation

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Poilly-lez-Gien

Poilly-lez-Gien est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire urbaine de Gien en région naturelle de Sologne.

Une partie de son territoire appartient à la zone de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret du réseau Natura 2000[1].

La rivière Notreure traverse le territoire de la commune et y rejoint la Loire.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

les Avoins

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nevoy Gien Rose des vents
Saint-Gondon N Saint-Martin-sur-Ocre
O    POILLY-LEZ-GIEN    E
S
Coullons Autry-le-Châtel

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1926, la commune a appartenu à l'arrondissement de Gien, elle appartient depuis 1926 à l'arrondissement de Montargis.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1971 Mars 2001 Lucien Villoing   Agriculteur
Mars 2001   Jean Rivier    

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bas latin Paulliacus. Gentilice Paullius et suffixe acus. Le domaine de Paullius.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque gallo-romaine une chaussée élevée aurait protégé le village contre les crues de la Loire et placé la voie Orléans-Sancerre à l’abri du flot.

On a retrouvé des vestiges très anciens, notamment une hache de bronze à talon de 16,5 cm, dans les sables de la Loire. Des objets gallo-romains attestent également une activité humaine importante : des agrafes, des clefs, des monnaies ont été trouvées à Chézeau, Lucy et la Vilaisie. Des terrassiers ont mis au jour, entre la poste et la mairie, des morceaux de tuiles à rebords et de briques romaines. Une belle poterie du Ier ou IIe siècle a, par ailleurs, été découverte au-dessous du niveau des sarcophages.

L’habitat subsiste sous les Mérovingiens et au Moyen Âge. Un pont a sans doute existé entre Poilly et Gien-le-Vieil ; toujours est-il que l’on devait traverser la Loire largement en aval de l’actuel pont. Une église est construite ; les protestants la détruiront en partie en 1567. La paroisse, comme celles du Giennois du sud de la Loire appartient au diocèse de Bourges.

Placée à proximité de Gien, la paroisse groupe au cours des temps modernes plus d’un millier d’habitants, plus que Briare en 1665, ce qui lui vaut de devenir en 1790 le chef-lieu d’un canton qui regroupe alors Saint-Martin-sur-Ocre, Saint-Firmin-sur-Loire, Saint-Brisson-sur-Loire et Autry-le-Châtel. En 1801, Poilly-lez-Gien appartient au canton de Gien. En 1804, le hameau du « Bout des Ponts » l’actuel quartier du Berry, est rattaché à Gien : Poilly-lez-Gien perd de fait 350 habitants et ne retrouvera sa population du début du XIXe siècle qu’en 1872.

À la fin du XIXe siècle, on loue encore la qualité de ses terres ; la mairie construite en 1858, est toute neuve ainsi que l’école (1874). La scolarité des enfants n’est pas encore généralisée : sur 108 conscrits de 1868 à 1878, 26 sont illettrés. À cette époque, la bibliothèque scolaire compte 89 volumes.

L’église restaurée et agrandie en 1836 subit la terrible crue de 1846 et recouvre les rues du bourg. Reconstruite après cette date, une levée la protège des crues de 1856 et 1866. De 1884 à 1893, on édifie une voie ferrée qui relie Gien à Argent-sur-Sauldre par Poilly-lez-Gien et Coullons. Le trafic ne sera jamais intense mais cette ligne laisse l’un des viaducs les plus longs d’Europe avec 1 866 mètres et ses 92 arches.

Au cours de la première moitié du XXe siècle, la commune se maintient entre 1200 et 1300 habitants malgré la Première Guerre mondiale et l’exode rural.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[2], dont un à Poilly-lez-Gien[3]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[4]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[3].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Après 1960, la proximité de Gien permet à Poilly-lez-Gien un développement spectaculaire. La commune passe de 1 366 habitants en 1962 à 2 104 en 1982 puis 2 301 habitants en 1990.

Pour cette raison, un collège qui regroupe principalement les élèves du sud de la Loire est édifié en 1978.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Fête des Brandons, chaque deuxième samedi du moi de juin ;
  • La fête du foot, tournoi de sixte, organisé chaque année au mois de juin par l'association « US Poilly ».

Enseignement[modifier | modifier le code]

Poilly dispose d'une école élémentaire primaire et d'un collège.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Poilly-lez-Gien.

En 2012, la commune comptait 2 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 254 1 201 859 882 980 1 034 1 088 1 082 1 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 133 1 167 1 174 1 219 1 227 1 263 1 352 1 420 1 349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 364 1 375 1 377 1 265 1 240 1 216 1 281 1 332 1 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 366 1 550 1 849 2 104 2 281 2 189 2 270 2 370 2 377
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune de Poilly-lez-Gien est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée (AOP)[Note 3] ou appellation d'origine contrôlée (AOC)[Note 4] du Chavignol, un fromage au lait cru fabriqué à base de lait de chèvre entier, à pâte molle à croûte fleurie, de forme cylindrique très légèrement bombé à la périphérie[7].

Le territoire de Poilly-lez-Gien est également intégré aux aires de productions de 24 produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : volailles du Berry, volailles de l’Orléanais, vins du Val de Loire, de l'Allier, du Cher, du Loir-et-Cher, de l'Indre, du Pays de Retz et primeur[8].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Nomenclature européenne.
  4. Nomenclature française.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Natura 2000 : Fiche du site FR2410017 vallée de la Loire du Loiret », sur natura2000.environnement.gouv.fr, Ministère de l'écologie et du développement durable (consulté le 8 juin 2010)
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  3. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  7. « Produit Chavignol », sur le site de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (consulté le 27 octobre 2014)
  8. Liste des produits par commune - Autry-le-Châtel, Institut national de l'Origine et de la Qualité (INAO), [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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