Dampierre-en-Burly

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Dampierre-en-Burly
L'église et le château.
L'église et le château.
Blason de Dampierre-en-Burly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Sully-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Or et Forêt, SIVOM du collège des Bordes
Maire
Mandat
Serge Mercadié
2014-2020
Code postal 45570
Code commune 45122
Démographie
Gentilé Dampierrois
Population
municipale
1 312 hab. (2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 39″ N 2° 31′ 06″ E / 47.7608333333, 2.5183333333347° 45′ 39″ Nord 2° 31′ 06″ Est / 47.7608333333, 2.51833333333
Altitude Min. 117 m – Max. 161 m
Superficie 47,44 km2
Localisation

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Liens
Site web dampierre-en-burly.fr

Dampierre-en-Burly est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Dampierre-en-Burly et des communes limitrophes

La commune de Dampierre-en-Burly se trouve dans le quadrant sud-est du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 48,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, et à 3,0 km d'Ouzouer-sur-Loire, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Sully-sur-Loire[2] dont elle est éloignée de 11,0 km[4].

Les communes les plus proches sont : Ouzouer-sur-Loire (3 km), Lion-en-Sullias (4,6 km), Saint-Aignan-le-Jaillard (6,4 km), Saint-Gondon (7,3 km), Nevoy (7,3 km), Saint-Florent (8,7 km), Les Bordes (10,4 km), Bonnée (10,7 km), Sully-sur-Loire (11 km) et Poilly-lez-Gien (11,1 km)[5].


Communes limitrophes de Dampierre-en-Burly
Ouzouer-sur-Loire Montereau Les Choux / Langesse / Le Moulinet-sur-Solin
Ouzouer-sur-Loire Dampierre-en-Burly Nevoy / Les Choux
Saint-Aignan-le-Jaillard / Lion-en-Sullias Lion-en-Sullias / Saint-Gondon Saint-Gondon / Nevoy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • La Loire marque la limite sud-ouest de la commune.
  • Étang de Courcambon, étang du Grand Moulin.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le réseau d'autocars Ulys, dessert la commune de Dampierre-en-Burly.

La ligne ferroviaire Orléans - Gien traversait le territoire de la commune ; elle a depuis été déclassée et déferrée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Burly est le nom du fief qui entourait la seigneurie de Dampierre.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1430, Antoine de Cugnac[6] reçoit de sa femme, Jeanne Le Brun dame de Palaiseau et de Dampierre, la seigneurie de Dampierre.

Philibert Boutillat qui fut par lettres royales de Louis XI, datées de Dampierre-en-Burly le , successeur de Jean Bourré qui « tenoit et possedoit » provisoirement l'office de trésorier général de France[7].

En décembre 1509, cette seigneurie est érigée en châtellenie; puis en 1598 en baronnie (François II de Cugnac a suivi Henri IV dans toutes ses expéditions). En 1616, la baronnie est érigée en marquisat. Antoine IV de Cugnac (1590-1666) Marquis de Dampierre depuis 1618 ; voit sa terre de Dampierre saisie puis adjugée[8] en 1628 à Jean-Jacques DELU qui la revend en 1645 à Louis Picard . Claude Feydeau seigneur de Marville eut la terre de Dampierre par donation de messire Picard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Dampierre acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[9] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[10]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[11].

La commune est orthographiée Dampierre dans l'arrêté de 1801. En 1918, la Chambre de Commerce de Paris émet le souhait « qu'un nom de complément soit donné aux localités qui portent une dénomination identique » afin d'éviter toute confusion dans les transmissions postales et le transport des marchandises. Le gouvernement accueille favorablement cette demande et le 7 juin 1918 le préfet du Loiret invite 82 communes du Loiret ayant des homonymes dans d'autres départements à compléter leur nom. Vingt-trois conseils municipaux refusent. La commune de Dampierre, quant à elle, prend le nom de Dampierre-en-Burly à la suite du décret du [12].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Dampierre est alors incluse dans le canton de Gien, le district de Gien et le département du Loiret[13].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[14]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[15]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[16]. L'acte II intervient en 2003-2006[17], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Dampierre-en-Burly aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Gien 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Gien de 1790 à 1795[18],[13]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[19].
Canton Gien 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Dampierre est rattachée au canton de Gien[20],[18]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[19]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[21]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Ouzouer-sur-Loire 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[22]. Dampierre est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton d'Ouzouer-sur-Loire, sous le nom de Dampierre[23],[18].
Sully-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [24] et ses décrets d'application publiés en février et [25] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Sully-sur-Loire[25]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[26].
Arrondissement Gien 1801-1926 Administrative Dampierre est rattachée à l'arrondissement de Gien par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[18],[23].
Orléans 1926- Sous la Troisième République, en raison d'un endettement considérable et de l'effort nécessaire pour la reconstruction post-Première Guerre mondiale, la France traverse une crise financière. Pour réduire les dépenses de l’État, Raymond Poincaré fait voter plusieurs décrets-lois réformant en profondeur l’administration française : 106 arrondissements sont ainsi supprimés, dont ceux de Gien et de Pithiviers dans le Loiret par décret du 10 septembre 1926[27]. Dampierre-en-Burly est ainsi transférée de l'arrondissement de Gien à celui d'Orléans[28],[29].
Circonscription législative 3e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[30],[31]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[32]. La réforme n'affecte pas Dampierre-en-Burly qui reste rattachée à la troisième circonscription[33].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Dampierre-en-Burly est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[34], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Canton d’Ouzouer-sur-Loire depuis sa création le . Cette intercommunalité est renommée Communauté de communes du Val d'Or et Forêt par arrêté préfectoral du 18 mai 2004[35].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Dampierre-en-Burly et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Dampierre-en-Burly Maire Serge Mercadié 2014 2020
Communauté de communes du Val d'Or et Forêt Président de l'intercommunalité Claude de Ganay 2014 2020
Département Départementales Canton de Sully-sur-Loire Conseiller départemental Jean-Luc Riglet 29 mars 2015 2021
Conseillère départementale Line Fleury
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[36] 2021[37]
Pays Législatives 3e circonscription Député Claude de Ganay

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Dampierre-en-Burly, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[38], pour un mandat de six ans renouvelable[39]. Il est composé de 15 membres [40]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Serge Mercadié est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2014 Claude de Ganay UMP-PR Cadre de la fonction publique territoriale
2014 en cours Serge Mercadié DVD Cadre

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Dampierre-en-Burly.

En 2013, la commune comptait 1 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
843 938 859 847 991 895 924 911 905
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 1 044 1 024 1 113 1 083 1 127 1 060 1 062 1 101
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 018 955 901 823 855 850 755 684 653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
598 553 536 909 915 1 103 1 158 1 226 1 260
2013 - - - - - - - -
1 312 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dampierre-en-Burly est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Châteauneuf-sur-Loire. La commune possède une école maternelle publique ainsi qu'une école primaire publique[42].

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football de l'Union sportive Dampierre-en-Burly[43].

Le stade de la ville est le Stade Jacques de Ganay.

Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : liste des musées du Loiret.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Dampierre-en-Burly possède le label ville fleurie, deux fleurs lui ont été attribuées par le conseil national des villes et villages fleuris de France dans le cadre du concours des villes et villages fleuris[44].

La commune est située dans les zones de protection spéciale vallée de la Loire du Loiret[45] et forêt d'Orléans[46] du réseau Natura 2000.

Économie[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire
  • La centrale nucléaire de Dampierre, construite à partir de 1974 et mise en service en 1980 comprend quatre réacteurs à eau ordinaire sous pression (REP) de 900 MW chacun et emploie environ 1 200 personnes ;
  • Le domaine horticole de Dampierre-en-Burly.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[48],[49].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Dampierre-en-Burly sont au nombre de quatre[INPN 1].

Sites d'importance communautaire (Directive "Habitats")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2400524 SIC Forêt d’Orléans et périphérie Arrêté du 20 août 2014[50]. Validé le 10 juin 2005 Un noyau est localisé dans la partie nord de la commune, en limite du Moulinet sur Solin[51].
FR2400528 SIC Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire Arrêté du 13 avril 2007[52]. Validé le 10 juin 2005 Frange sud de la commune[51].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie », d'une superficie totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, à la suite des inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 2].

Le site de la « Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une superficie de 7 120 ha, concerne 51 communes. La délimitation de ce site Natura 2000 est très proche de celle correspondant à la Directive Oiseaux. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux ligériens liés à la dynamique du fleuve, qui hébergent de nombreuses espèces citées en annexe II de la directive Habitats[INPN 3].

Zones de protection spéciale (Directive "Oiseaux")[modifier | modifier le code]
Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2410018 ZPS Forêt d’Orléans Arrêté du 23 décembre 2003[53]. Validé le 10 juin 2005 Dans la partie nord de la commune[51].
FR2410017 ZPS Vallée de la Loire du Loiret Arrêté du 4 mai 2007[54]. Frange sud de la commune[51].

Le site de la « forêt d'Orléans » s'étend du nord-est de l'agglomération orléanaise jusqu'aux portes de Gien, suivant un arc de cercle d'une soixantaine de kilomètres de long et d'une largeur variant de 2 à 15 km environ. Cet ensemble forestier quasi continu est majoritairement domanial. La forêt domaniale est constituée de trois massifs distincts, de l'ouest vers l'est, les massifs d'Orléans, Ingrannes et Lorris (communément considéré en deux sous-massifs : Lorris-Châteauneuf et Lorris-Dampierre-en-Burly), en périphérie desquels se trouvent d'autres parcelles forestières. La surface globale des trois massifs domaniaux est de 34 500 hectares. D'une surface totale de 32 177 ha, le site est constitué de deux grandes entités couvrant la presque intégralité des massifs forestiers domaniaux d'Ingrannes et de Lorris. Ces deux grandes entités englobent également d'autres parcelles forestières, ainsi que des étangs, en périphérie, de même que la grande « clairière » de Sully-la-Chapelle, Ingrannes et Seichebrières incluse dans le massif d'Ingrannes. Ce site présente un grand intérêt ornithologique notamment avec la nidification du balbuzard pêcheur, de l'aigle botté, du circaète Jean-le-Blanc, de la bondrée apivore, du busard Saint-Martin, de l'engoulevent d'Europe, des pics noir, mar et cendré, de l'alouette lulu et de la fauvette pitchou. Les étangs constituent par ailleurs des sites d'étape migratoire importants pour différentes espèces[INPN 4].

Le site de la « Vallée de la Loire du Loiret » s'étend sur une superficie de 7 684 ha et concerne la vallée de la Loire dans le Loiret. Cette ZPS se poursuit en amont et en aval sur les départements voisins. L'intérêt majeur du site repose sur les milieux et les espèces ligériens liés à la dynamique du fleuve. Ces milieux hébergent de nombreuses espèces citées en annexe I de la directive Oiseaux. Le site est caractérisé par la présence de colonies nicheuses de sternes naine et pierregarin et de mouette mélanocéphale. Des sites de pêche du Balbuzard pêcheur sont également présents. Le site est également lieu de reproduction du bihoreau gris, de l'aigrette garzette, de la bondrée apivore, du milan noir, de l'Oedicnème criard, du martin-pêcheur, du pic noir, de la pie-grièche écorcheur[INPN 5].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

Différents zonages d’identification de la richesse patrimoniale naturelle sont présents sur la commune de Dampierre-en-Burly. Ces périmètres s’intersectent ou se superposent, et notamment vis-à-vis des sites Natura 2000, appuyant ainsi l’intérêt biologique, écologique ou encore paysagère des sites concernés. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Dampierre-en-Burly comprend six ZNIEFF[INPN 6].

Désignation Type Superficie Description
« Aulnaie-frênaie du fossé du moulin » type 1[Note 3] 9 hectares La zone s'étend sur 2 communes, Nevoy et Dampierre-en-Burly[55]. Son altitude varie entre 120 et 130 m[INPN 7]. Il s'agit d'une aulnaie-frênaie de fond de vallon abritant une belle population d'osmonde royale (Osmunda regalis). L'intérêt de la zone provient plus de l'habitat que des espèces. En effet ce type de milieu, en bon état de conservation et couvrant une surface notable, reste assez peu fréquent dans le Loiret. La valériane dioïque (Valeriana dioica), assez fréquente dans certains secteurs de la région et par contre très rare dans le Loiret avec seulement trois stations modernes actuellement connues, est présente sur le site[INPN 8].
« Étang de Courcambon » type 1 506 hectares La zone s'étend sur 3 communes : Dampierre-en-Burly, Montereau et Le Moulinet-sur-Solin. L'étang de Courcambon se situe pratiquement à l'extrémité Est du massif de Lorris, en Forêt domaniale d'Orléans. Ce plan d'eau privé est distant d'environ 3 km au Nord de Dampierre-en-Burly[DREAL 1]. Son altitude varie entre 135 et 150 m[INPN 9]. Le site abrite une dizaine d'espèces végétales déterminantes dont deux protégées. Il semble avoir été nettement plus riche au début du XXe siècle. L'étang et sa périphérie abritent la reproduction de plusieurs couples de Balbuzards fluviatiles. C'est par ailleurs le seul site du Loiret qui accueille le pygargue à queue blanche en hivernage de manière régulière. L'intérêt entomologique est également avéré[INPN 10].
« Étang de Molandon » type 1 35 hectares Elle est située en lisière sud-est de la forêt domaniale d'Orléans, sur la commune de Dampierre-en-Burly. Elle occupe sur environ 1,5 km de longueur le fond d'un vallon aux pentes relativement prononcées, entre la limite de la Forêt d'Orléans et la RD 56[DREAL 2]. Son altitude varie entre 140 et 150 m[INPN 11]. L'étang est fréquenté par un important cortège d'odonates dont deux espèces peu fréquentes dans la région : la cordulie à deux tâches (Epitheca bimaculata) et la cordulie métallique (Somatochlora metallica)[INPN 12].
« La Loire entre l'Ormette et la Naudière » type 1 586,89 hectares La zone concerne six communes[DREAL 3]. Son altitude varie entre 115 et 120 m[INPN 13]. Depuis plus de 30 ans, les îles de Cuissy sont un haut lieu de l'observation des concentrations de limicoles migrateurs variés. C'est aussi le secteur de Loire le plus fréquenté par les Balbuzards pêcheurs. De tous temps, ce secteur a également été fortement fréquenté par les balbuzards en migration qui y trouvent une nourriture sans doute d'accès plus facile qu'ailleurs grâce aux nombreux radiers formés par les grèves et les courants. À l'amont, le Bois de l'Ormette est occupé par une héronnière qui accueille une belle population d'aigrettes garzettes depuis le début des années 1990 (la première du département). Ce site est aussi l'un des rares secteurs de la Loire moyenne à accueillir régulièrement la reproduction du Milan noir, de la fauvette babillarde et de la pie-grièche écorcheur. Le secteur est en outre occupé par plusieurs familles de Castor d'Europe[INPN 14].
« Massif forestier d'Orléans » type 2[Note 4] 36 086 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Dampierre-en-Burly, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom[DREAL 4]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 15]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 16].
« La Loire orléanaise » type 2 35 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Dampierre-en-Burly, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de nom similaire. Elle correspond à la boucle septentrionale du fleuve[DREAL 5]. Son altitude varie entre 80 et 135 m[INPN 17]. Elle se caractérise par un lit mineur largement occupé par des îles et grèves sableuses. Ces milieux soumis au marnage annuel recèlent de multiples habitats plus ou moins temporaires. C'est pratiquement la seule section qui présente des méandres. On observe, sur les basses terrasses, quelques formations sablo-calcaires[INPN 18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dampierre-en-Burly

Les armes de Dampierre-en-Burly se blasonnent ainsi : De gueules à un mouton contourné d'argent passant sur une terrasse burelée ondée d'azur et d'or de quatre pièces, au chef d'or chargé de trois arbres arrachés de sinople[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Dampierre-en-Burly » (consulté le 12 août 2015).
  2. « Site Natura 2000 n° FR2400524 - Forêt d'Orléans et périphérie - fiche détaillée » (consulté le 12 août 2015).
  3. « Site Natura 2000 n° FR2400528 - Vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire - fiche détaillée » (consulté le 12 août 2015).
  4. « Site Natura 2000 n° FR2410018 - Forêt d’Orléans - fiche détaillée » (consulté le 12 août 2015).
  5. « Site Natura 2000 n° FR2410017 - Vallée de la Loire du Loiret - fiche détaillée » (consulté le 12 août 2015).
  6. « Liste des ZNIEFF de la commune de Dampierre-en-Burly » (consulté le 12 août 2015).
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  8. « ZNIEFF 240003906 - Aulnaie-frênaie du fossé du moulin - fiche descriptive. » (consulté le 12 août 2015).
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  10. « ZNIEFF 240003897 - Étang de Courcambon - fiche descriptive. » (consulté le 12 août 2015).
  11. « ZNIEFF 240030740 - Étang de Molandon - fiche de synthèse » (consulté le 12 août 2015).
  12. « ZNIEFF 240030740 - Étang de Molandon - fiche descriptive. » (consulté le 12 août 2015).
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  14. « ZNIEFF 240000040 - La Loire entre l'Ormette et la Naudière - fiche descriptive. » (consulté le 12 août 2015).
  15. « ZNIEFF 240003955 - Massif forestier d'Orléans - fiche de synthèse » (consulté le 12 août 2015).
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Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  4. « Orthodromie entre "Dampierre-en-Burly" et "Sully-sur-Loire" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 29 juillet 2015).
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  6. GENEALOGIE HISTORIQUE DE LA MAISON DE CUGNAC 1894
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  8. http://www.denisjeanson.fr/site_toponymie/lettre_c/lieux_chateau18d/chateau18dd.html
  9. Motte 2003, p. 24
  10. Motte 2003, p. 23
  11. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat,‎ (consulté le 8 novembre 2015)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)
  • Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, Fernand Lanore,‎ , 703 p. (ISBN 285157003X, lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]