Saint-Pardoux-la-Rivière

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Saint-Pardoux-la-Rivière
La mairie de Saint-Pardoux-la-Rivière.
La mairie de Saint-Pardoux-la-Rivière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Périgord vert nontronnais
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Maurice Combeau
2014-2020
Code postal 24470
Code commune 24479
Démographie
Population
municipale
1 204 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 39″ nord, 0° 44′ 48″ est
Altitude Min. 132 m – Max. 332 m
Superficie 23,84 km2
Localisation

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Saint-Pardoux-la-Rivière
Liens
Site web saint-pardoux-la-riviere.fr

Saint-Pardoux-la-Rivière est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Saint-Pardoux-la-Rivière.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Pardoux-la-Rivière est limitrophe de huit autres communes. Au nord-ouest, Savignac-de-Nontron n'est limitrophe que sur environ 25 mètres.

Communes limitrophes de Saint-Pardoux-la-Rivière
Savignac-de-Nontron,
Nontron
Champs-Romain Saint-Saud-Lacoussière
Saint-Pardoux-la-Rivière Milhac-de-Nontron
Sceau-Saint-Angel Saint-Front-la-Rivière

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Sent Pardol la Ribiera[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En août 1942, à la suite d'une rafle commanditée par René Bousquet, 172 personnes de confession juive sont rassemblées à Saint-Pardoux-la-Rivière, avant d'être transférées à Nexon. Ils partent ensuite vers les camps de Drancy et d'Auschwitz[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Saint-Pardoux-la-Rivière est le chef-lieu du canton de Saint-Pardoux-la-Rivière qui dépend du district de Nontron jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Nontron[3].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[4]. La commune est alors rattachée au canton du Périgord vert nontronnais.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 1995, Saint-Pardoux-la-Rivière intègre dès sa création la communauté de communes du Périgord vert, dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Périgord vert nontronnais. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Haut-Périgord pour former la communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1977 1989 Henri Brives PS Chef d'entreprise
1989 1995 Jean-Marie Guillout RPR  
1995 2001 Georges Colas PS  
mars 2001[5] (réélu en mars 2014[6]) en cours Maurice Combeau SE[7] Cadre retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de Saint-Pardoux-la-Rivière.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Pardoux-la-Rivière depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Saint-Pardoux-la-Rivière[8]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Saint-Pardoux-la-Rivière comptait 1 204 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 264 1 273 1 343 1 475 1 557 1 519 1 520 1 595 1 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 594 1 650 1 734 1 643 1 728 1 830 2 187 1 809 1 761
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 769 1 777 1 813 1 634 1 672 1 657 1 532 1 473 1 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 453 1 360 1 347 1 309 1 174 1 091 1 155 1 199 1 204
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête du Spardos chaque année en juillet (19e édition en 2016[10]) avec marché de nuit, vide-greniers et concerts.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[11], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 424 personnes, soit 35,0 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (41) a légèrement augmenté par rapport à 2007 (40) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 9,8 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 121 établissements[12], dont soixante-six au niveau des commerces, transports ou services, vingt relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, dix-neuf dans la construction, douze dans l'industrie, et quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[13].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Dans le secteur des services, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société Gauthier transports (transports routiers de fret interurbains), implantée à Saint-Pardoux-la-Rivière, se classe 9e avec 13 934 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013[14]. Créée en 1946, elle emploie 140 personnes en 2016[15].

La société Ayrens, l'un des cinq derniers fabricants français de parapluies, est établie à Saint-Pardoux-la-Rivière où elle emploie une douzaine de personnes en 2014[16].

Le bâtiment de la tannerie Chamont.

Parmi la vingtaine de tanneries subsistant en France début 2016, les « Tanneries de Chamont » sont implantées dans le bourg, en bordure de la Dronne. Ayant employé jusqu'à cinquante personnes par le passé, elles en emploient encore huit pour un chiffre d'affaires annuel de trois millions d'euros[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pardoux, édifiée en 1606 et restaurée en 1748[18].
  • Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 situé à côté de l'église est inscrit au titre des monuments historiques en 2015[19]. Œuvre du sculpteur Eugène Piron, il représente un soldat de la Première Guerre mondiale en uniforme déclarant : « On ne passe pas ».
  • L'ancien hôtel des Voyageurs, du XVIe siècle, présente une fenêtre sculptée, inscrite depuis 1976 au titre des monuments historiques[20].
  • Musée de la Carte postale en Périgord de 1898 à 1920.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Dubut de Laforest (1853 - 1902), écrivain et journaliste de la fin du XIXe siècle, est né dans le bourg de Saint-Pardoux-la-Rivière et est enterré dans son cimetière.
  • Kito de Pavant (1961), de son vrai nom Christophe Fourcault de Pavant, est un navigateur né à Saint-Pardoux-la-Rivière.
  • Léon Sireyjol (1861-1942) est un homme politique décédé à Saint-Pardoux-la-Rivière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Pardoux-la-Rivière Blason D'azur au pont de trois arches d'or sur une rivière ondée d'argent, sommé d'un léopard d'or.
Détails Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 3 avril 2014.
  2. Roger Rosello, La mémoire des 172 juifs arrêtés en 1942 honorée, Sud Ouest édition Périgueux du 14 mai 2012
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  5. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 30 août 2014.
  6. À Saint-Pardoux-la-Rivière, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 22c.
  7. Voici vos 557 maires, édition spéciale de Sud Ouest édition Dordogne du 3 avril 2008, p. 21.
  8. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 3 avril 2014)
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Roger Rosello, « Le Spardos se prépare », Sud Ouest édition Périgueux, 20 juillet 2016, p. 23.
  11. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 2 décembre 2015.
  12. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 2 décembre 2015).
  13. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 2 décembre 2015.
  14. « Bâtiment/Travaux publics : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 36.
  15. Nicolas César, « Gauthier, une famille qui résiste dans les transports », Sud Ouest édition Dordogne, 8 août 2016, p. 7.
  16. Hervé Chassain, « Il mise sur la pluie », Sud Ouest édition Périgueux, 26 février 2014.
  17. Patricia Marini-Metge, « Le cuir bien tanné », Le Mag no 201, supplément à Sud Ouest, 6 février 2016, p. 29-31.
  18. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 237-238.
  19. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2015, Légifrance, consulté le 23 juillet 2016.
  20. « Hôtel des Voyageurs », notice no PA00082885, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 juillet 2016.