Ligne du Quéroy-Pranzac à Thiviers

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(Angoulême - Nontron - Thiviers)

Ligne du
Quéroy-Pranzac à Thiviers
Image illustrative de l'article Ligne du Quéroy-Pranzac à Thiviers
Voie aménagée en piste cyclable à Pranzac
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Nontron
Historique
Mise en service 1881 – 1892
Fermeture 1965 – 1985
Concessionnaires Charentes (1870 – 1878)
État (Non concédée) (1878 – 1883)
PO (1883 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 617 000
Longueur 62,7 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Pente maximale 16
Nombre de voies Anciennement à voie unique
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic Fret aux abords de Thiviers

La ligne du Quéroy-Pranzac à Thiviers est une ligne ferroviaire française non électrifiée, à écartement standard et à voie unique presque totalement déclassée, qui reliait les gares du Quéroy-Pranzac (Charente), à l'est d'Angoulême, située sur la ligne de Limoges-Bénédictins à Angoulême, et de Thiviers, sur la ligne de Limoges-Bénédictins à Périgueux, en desservant notamment Nontron, dans le Périgord vert.

Cette ligne constituait le maillon occidental de la liaison ferroviaire entre Angoulême et Brive.

Elle figure toujours dans la nomenclature du réseau ferré national sous le no 617 000[1]. Seul un tronçon de 2,7 km reste exploité du côté de Thiviers.

Historique[2][modifier | modifier le code]

La ligne du Quéroy-Pranzac à Nontron est concédée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer des Charentes par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 18 juillet 1868. Cette convention est approuvée par décret impérial à la même date[3]. Elle est déclarée d'utilité publique par un décret impérial du 6 avril 1870, rendant ainsi la concession définitive[4]. En 1878, la ligne passe aux Chemins de fer de l'État, qui ont absorbé la Compagnie des Charentes. La ligne du Quéroy-Pranzac à Nontron est cédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 28 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[5].

La loi du 17 juillet 1879 (dite plan Freycinet) portant classement de 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d’intérêt général retient en n° 97, une ligne de « Nontron à ou près Sarlat, en passant par ou près Thiviers, Villiac et Condat, avec embranchement d'Hautefort à un point à déterminer entre Objat et Brive (entraînant la suppression de la ligne de Nontron à Périgueux) »[6]. Cette ligne est déclarée d'utilité publique par une loi le 28 juillet 1881[7]. La ligne de Nontron à Thiviers, première partie de cet itinéraire, est concédée à titre définitif par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans par une convention signée entre le Ministre des travaux publics et la compagnie le 28 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[5]. (concession qui s'étendait jusqu'au Burg à proximité de Nexon). Elle a été ouverte à l'exploitation de Nontron à Thiviers le 30 mai 1892.

Le 27 juin 1940, la ligne était fermée au trafic des voyageurs. La fermeture au trafic des marchandises s'est échelonnée de la manière suivante :

  • De Nontron à Saint-Pardoux-la-Rivière, le 7 décembre 1965.
  • De Saint-Pardoux-la-Rivière au PK 564,500 (Thiviers), le 1er février 1971.
  • De Marthon à Nontron, vers 1975.
  • Du Quéroy-Pranzac à Marthon, le 1er novembre 1985.

La ligne sera enfin déclassée dans sa presque totalité par quatre décrets successifs :

  • De Nontron à Saint-Pardoux-la-Rivière (PK 540,600 à 546,600), le 7 décembre 1965[8].
  • De Marthon à Nontron (PK 518,200 à 540,600), le 18 février 1976[9].
  • De Saint-Pardoux-la-Rivière à Thiviers (PK 546,600 à 564,500), le 22 février 1991[10].
  • Du Quéroy-Pranzac à Marthon (PK 501,234 à 518,200), le 9 décembre 1992[11].

Aménagement[modifier | modifier le code]

La piste à Pranzac.
Voie verte à Saint-Jean-de-Côle : le pont sur la Côle.

La voie est aménagée en piste cyclable dans sa partie charentaise, entre Pranzac et Feuillade. Le réaménagement est étudié jusqu'à Nontron.

En Dordogne, entre Saint-Pardoux-la-Rivière et les carrières de Planeaulx à Thiviers, elle est aménagée en voie verte.

En octobre 2016 est inauguré le « Sentier de la loco », un tronçon aménagé en sentier d'interprétation entre Saint-Jean-de-Côle et Saint-Romain-et-Saint-Clément[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel de la République française du 27 février 1991 page 2 854
  2. Dates de concession, d'ouverture et de fermeture d'après la revue la Vie du rail, n° 1345, page 2.
  3. « N° 16273 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 18 juillet 1868, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics et la compagnie des chemins de fer des Charentes : 18 juillet 1868 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 32, no 1628,‎ , p. 317 - 321.
  4. « N° 17665 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Nontron à la ligne d'Angoulême à Limoges, par la vallée du Baudiat : 6 avril 1870 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 35, no 1797,‎ , p. 442 - 443.
  5. a et b « N° 14217 - Loi qui approuve la convention passée, le 28 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 352 - 359 (lire en ligne).
  6. « N° 8168 - Loi qui classe 181 lignes de chemin de fer dans le réseau des chemins de fer d'intérêt général : 17 juillet 1879 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 19, no 456,‎ , p. 6 - 12 (lire en ligne).
  7. « N° 10951 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Nontron à Sarlat, avec embranchement d'Hautefort au Burg-Allassac sur la ligne de Nexon à Brive : 28 juillet 1881 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 23, no 647,‎ , p. 382 - 383 (lire en ligne).
  8. Journal Officiel de la république Française du 12 décembre 1965, page 11 219.
  9. Journal Officiel de la république Française du 11 mars 1976, page 1 358.
  10. Journal Officiel de la république Française du 27 décembre 1991, page 2 854.
  11. Journal Officiel de la république Française du 11 décembre 1992, page 16 900.
  12. Jacques Guine, « L'ancienne voie ferrée est devenue sentier », Sud Ouest édition Périgueux, 19 octobre 2016, p. 20f.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Le Diraison et Yvette Renaud, Voyages en Charente au temps de la vapeur, Centre départemental de la documentation pédagogique de la Charente, coll. « Cultures et traditions charentaises », , 304 p. (ISBN 2-903770-48-4, présentation en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]