Liancourt-Fosse

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Liancourt-Fosse
Château.
Château.
Blason de Liancourt-Fosse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Frédérick Boquet
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80473
Démographie
Population
municipale
287 hab. (2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 21″ Nord 2° 48′ 59″ Est / 49.7558, 2.8164
Altitude Min. 71 m – Max. 96 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

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Liancourt-Fosse

Liancourt-Fosse est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Desservi par la route départementale 1017 et son territoire limité à l'ouest par l'autoroute A1, le village n'est qu'à quelques minutes en voiture de Roye (7 km ) et à peine à 50 km d'Amiens (par la D934)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1143, Liencourt est mentionné dans un cartulaire du Paraclet, par Célestin II, pape. Les variantes latinisées de Liencort, Liencuria et Liencurt apparaissent ensuite dans des écrits liés au monde ecclésiastique. Yoncort et Lyencourt sont également relevés.

Liancourt-Fosse apparait en 1828 dans une ordonnance du 17 brumaire, An X[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village est liée à celle du château de Liancourt-Fosse.

En longeant le village par la route nationale 17, on aperçoit entre deux hauts pigeonniers carrés en briques, les ruines d’une tour et quelques pans de murs. Ce sont les derniers vestiges du château de Liancourt-Fosse, en partie dynamité par les Allemands lors de la Première Guerre mondiale avant que les bombardements de juin 1940 n’achèvent de le détruire.

Ce château, datant pour l’essentiel des XVIIe et XVIIIe siècles, formait un ensemble en briques et pierre important, constitué d’un corps central pourvu de deux ailes en retour et abritant une galerie qui conservait, à droite, le grand escalier d’honneur et les appartements et, à gauche, un escalier de service, la cuisine et l’office, directement relié à une orangerie.

A l’angle nord-ouest, côté jardin, une tour, qui subsiste, constituant l’élément le plus ancien de la demeure : elle remonte en effet à la première moitié du XVIe siècle. Massive construction en brique, renforcée de jambages de grès alternés et couronnée d’une toiture en poivrière, cette tour abritait trois salles superposées et voûtées. Avec ses canonnières et sa couronne d’éléments défensifs – appelés bretèches -, elle constitue le seul élément connu du château construit pour la famille d’Amerval, seigneurs de Liancourt à partir de la fin du XVe siècle. Appelée «  Tour de la belle Gabrielle » en souvenir de Gabrielle d’Estrées, qui fut l’épouse de Nicolas d’Amerval avant de devenir la favorite d’Henri IV, elle aurait été, dit on, le lieu privilégié des rencontres du roi et son amante. Le village conserva d’ailleurs longtemps des dénominations telles que " l’allée des Soupirs " ou le " quartier du Roi ".

Au XVIIe siècle, le château passa successivement entre les mains des familles Longueval puis Gouffier avant d’être vendu vers 1667 à César Collin, secrétaire du roi. Sa descendance conserva la propriété jusqu’en 1736. Mort sans enfant, César Emmanuel Collin transmit le château à son neveu, César Charles de l’Escalopier. C’est certainement à lui que l’on doit la reconstruction de l’aile Ouest, élevée sur deux niveaux surmontés d’un petit étage d’attique, ainsi que la construction de l’orangerie et l’aménagement des jardins.

A la veille de 1914, ces derniers, vraisemblablement transformés au XIXe siècle en un parc à l’anglaise, ne comprenaient pas moins de 616 tilleuls, régulièrement répartis en deux rangées de part et d’autre d’une vaste allée, tandis que, côté cour, deux rangs de charmes longeaient l’allée d’honneur. Moins endommagés que le château lui-même, les communs qui l’encadraient et leurs deux pigeonniers dont l’un porte la date de 1630 ont pu être restaurés et sont aujourd’hui entretenus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Pierre Remy[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Frédérick Boquet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 287 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521 479 536 532 579 597 595 595 587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
571 565 578 523 564 534 477 489 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 436 356 223 305 301 288 297 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
268 220 226 221 226 231 236 247 271
2013 - - - - - - - -
287 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château.
  • Grotte, réplique de la grotte de Lourdes.
  • Église Saint-Médard.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre François Bauduin, Général et Baron de l'Empire. Né le 25 janvier 1768 à Liancourt-Fosse d'un père cabaretier. Décédé le 18 juin 1815 à la bataille de Waterloo.
  • Gabrielle d'Estrée, épouse de Nicolas d'Amerval, seigneur de Liancourt ; favorite du Roi Henri IV.
  • Henri IV, roi de France (1589-1610).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr LiancourtFosse (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent aux trois tourteaux de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 1868, tome 1, p. 510, vue 259/269. Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne, sur le site des Archives.
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 21 novembre 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.