Liancourt-Fosse

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Liancourt-Fosse
Château.
Château.
Blason de Liancourt-Fosse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Frédérick Boquet
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80473
Démographie
Population
municipale
291 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 21″ nord, 2° 48′ 59″ est
Altitude Min. 71 m – Max. 96 m
Superficie 6,44 km2
Localisation

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Liancourt-Fosse est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Desservi par la route départementale 1017 et son territoire limité à l'ouest par l'autoroute A1, le village n'est qu'à quelques minutes en voiture de Roye (7 km ) et à peine à 50 km d'Amiens (par la D934)[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1143, Liencourt est mentionné dans un cartulaire du Paraclet, par Célestin II, pape. Les variantes latinisées de Liencort, Liencuria et Liencurt apparaissent ensuite dans des écrits liés au monde ecclésiastique. Yoncort et Lyencourt sont également relevés.

Liancourt-Fosse apparait en 1828 dans une ordonnance du 17 brumaire, An X[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du village est liée à celle du château de Liancourt-Fosse.

En longeant le village par la route nationale 17, on aperçoit entre deux hauts pigeonniers carrés en briques, les ruines d’une tour et quelques pans de murs. Ce sont les derniers vestiges du château de Liancourt-Fosse, en partie dynamité par les Allemands lors de la Première Guerre mondiale avant que les bombardements de juin 1940 n’achèvent de le détruire.

Ce château formait un important ensemble de bâtiments disparates, élevés en brique et pierre, pour la plus grande partie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il était constitué d’un corps central pourvu de deux ailes en retour, abritant une galerie qui conservait, à droite, le grand escalier d’honneur et les appartements, à gauche, un escalier de service, une cuisine et un office, directement relié à une orangerie.

A l’angle nord-ouest, côté parc, une tour, qui subsiste, constituant l’élément le plus ancien de la demeure : elle remonte en effet à la première moitié du XVIe siècle. Massive construction en brique, renforcée de jambages en grès alternés et couronnée d’une toiture en poivrière, cette tour abritait trois salles superposées et voûtées. Avec ses canonnières et sa couronne d’éléments défensifs – appelés bretèches -, elle constitue le seul élément connu du château construit pour la famille d’Amerval, seigneurs de Liancourt à partir de la fin du XVe siècle.

Appelée «  Tour de la belle Gabrielle » en souvenir de Gabrielle d’Estrées, qui fut l’épouse de Nicolas d’Amerval avant de devenir la favorite d’Henri IV, elle aurait été, dit on, le lieu privilégié des rencontres entre le roi et son amante. Le village conserva d’ailleurs longtemps des dénominations telles que " l’allée des Soupirs " ou le " quartier du Roi ".

Au XVIIe siècle, le château passa successivement entre les mains des familles de Longueval puis de Gouffier avant d’être vendu vers 1667 à César Collin, secrétaire du roi. Sa descendance conserva la propriété jusqu’en 1736. Mort sans enfant, César Emmanuel Collin transmit le château à son neveu, César Charles de l’Escalopier. C’est probablement à ce dernier que l’on doit la reconstruction de l’aile Ouest, élevée sur deux niveaux surmontés d’un petit étage en attique, ainsi que la construction de l’orangerie et l’aménagement des jardins.

A la veille de 1914, ces derniers, vraisemblablement transformés au XIXe siècle en un parc à l’anglaise, ne comprenaient pas moins de 616 tilleuls, régulièrement répartis en deux rangées de part et d’autre d’une vaste allée, tandis que, côté cour, deux rangs de charmes longeaient l’allée d’honneur. Moins endommagés que le château lui-même, les communs qui l’encadraient et leurs deux pigeonniers dont l’un porte la date de 1630 ont pu être restaurés et sont aujourd’hui entretenus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Pierre Remy[3]    
2014[4] en cours
(au 6 mai 2014)
Frédérick Boquet    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 291 habitants, en augmentation de 12,36 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
521 479 536 532 579 597 595 595 587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
571 565 578 523 564 534 477 489 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
446 436 356 223 305 301 288 297 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
268 220 226 221 226 231 236 271 291
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château.
  • Grotte, réplique de la grotte de Lourdes.
  • Église Saint-Médard.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre François Bauduin, Général et Baron de l'Empire. Né le 25 janvier 1768 à Liancourt-Fosse d'un père cabaretier. Décédé le 18 juin 1815 à la bataille de Waterloo.
  • Gabrielle d'Estrée, épouse de Nicolas d'Amerval, seigneur de Liancourt ; favorite du Roi Henri IV.
  • Henri IV, roi de France (1589-1610).
  • Charles de L'Escalopier (1811-1861), historien, archéologue et bibliophile, propriétaire du château de Liancourt-Fosse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr LiancourtFosse (Somme).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'argent aux trois tourteaux de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ViaMichelin.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 1868, tome 1, p. 510, vue 259/269. Archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne, sur le site des Archives.
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 21 novembre 2008)
  4. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .