Davenescourt

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Davenescourt
Davenescourt
Hôtel de ville et écoles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Communauté de communes du Grand Roye
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Montdidier
Maire
Mandat
Jean-Claude Pradeilhes
2014-2020
Code postal 80500
Code commune 80236
Démographie
Population
municipale
555 hab. (2015 en augmentation de 9,47 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 36″ nord, 2° 35′ 49″ est
Altitude Min. 44 m
Max. 114 m
Superficie 11,73 km2
Localisation

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Davenescourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Davenescourt est située dans le Santerre, petite région de la Picardie, à une trentaine de kilomètres au sud-est d'Amiens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Contoire Hangest-en-Santerre Saulchoy Rose des vents
Boussicourt N
O    Davenescourt    E
S
Fignières Becquigny

Sol, sous-sol, hydrographie, relief[modifier | modifier le code]

Le sol communal remonterait à l'époque de la formation du Bassin parisien : le crétacé supérieur[1].

Le village s'est installé sur le flanc d'un côteau qui descend jusqu'à la vallée de l'Avre. La nappe d'eau stagnant dans les marais alimente les puits du village, de faible profondeur. Trois sources sont répertoriées à la fin du XIXe siècle : la fontaine Vallière, la fontaine du Pas et la fontaine des Coquins[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village ne subit guère de variations au cours des siècles. Davenescort, Daveniscurt et Davencourt sont relevés. Le sens retenu serait lieu cultivé d'avoine : de avena (avoine) et curtis, lieu, domaine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les ancêtres préhistoriques ont laissé des outils de silex sur le territoire[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gode des Préaux, qui fut dame de Davenescourt en fonda le prieuré. Elle épousa Jean II de Hangest, seigneur d'Hangest en 1191. Cette fondation fut confirmée par Garin, évêque d'Amiens en 1134 et approuvée par le pape Innocent II en 1136. Le prieur avait haute, moyenne et basse justice. Le prieuré Notre-Dame était affilié à l'ordre de Cluny (bénédictins) et dépendait du prieuré de Lihons-en-Santerre. Six religieux vivaient dans le prieuré.

En 1195, le roi Philippe-Auguste fait démolir le château qui datait du Xe siècle[1].

Sous Louis IX, le château est reconstruit[1].

En 1318, c'est Philippe le Long qui s'empare de la demeure seigneuriale[1].

En 1347, lors d'un campement établi dans le village, le roi de France Philippe VI de Valois écrit à la reine une lettre qui a été conservée[1].

Des pillards au service du duc de Bourgogne, en provenance du Boulonnais, mettent le feu au village en 1417[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Selon le père Daire, il n'y avait plus au XVIe siècle dans le prieuré que trois religieux et un prieur-curé. Vers 1590, les religieux abandonnèrent le prieuré.

Sur l'ordre du gouverneur de Montdidier, le château fut détruit en 1592[1].

Les Espagnols mirent le feu à 55 maisons du village en 1653[1].

Imputées à la présence des marais, des épidémies de choléra émaillèrent l'histoire locale[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La dame La Myre, comtesse Philipinne de la Myre, exerçant le pouvoir seigneurial en 1791, fit l'objet de plaintes relatives à sa gestion, de la part de la population locale, épaulée par Gracchus Babeuf[1].

En 1793, on partagea les biens seigneuriaux qui furent attribués à 163 ménages et 678 individus à raison de 21 verges et demi chacun[1].

Au XIXe siècle, l'extraction de la tourbe augmenta les surfaces en eau dans les marais[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Claude Pradeilhes NC Réélu pour le mandat 2014-2020[2],[3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 555 habitants[Note 1], en augmentation de 9,47 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
652499622835890867929969843
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
871889846810795795770750684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
696666653572646548556526498
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
457415364334329469497515555
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Becquigny et Davenescourt gèrent l'enseignement primaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Davenescourt. Commencé à la fin du XVIIIe siècle et achevé dans les premières années du XIXe siècle, il est construit tout en pierre sur un plan en U. Légèrement endommagé pendant la Première Guerre mondiale, il fut ensuite restauré. Il est classé Monument historique depuis 1977.
Article détaillé : Château de Davenescourt.
  • Chapelle castrale Saint-Maur. Elle fut fondée et dotée en1229 mais construite en 1327 au lieu-dit le Fer à cheval. Reconstruite en 1762 près du château, c'est la chapelle funéraire de la famille de la Myre. Elle abrite des reliques de saints[9].


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jumel, Histoire de Davenescourt.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n et o Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Davenescourt, M. Florin, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 19 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Le Courrier Picard, « Carte scolaire, ils restent mobilisés », dimanche , p. 8.
  9. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 219 (ASIN B000WR15W8).