Florent d'Anjou

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 D'autres Saints chrétiens portent le nom de Saint Florent. Plusieurs lieux portent également le nom de Saint-Florent.

Saint Florent d'Anjou est un ermite du IVe siècle. D'après la légende, il était le frère de Florian de Lorch. Il est fêté le 22 septembre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est très difficile de trouver des informations historiquement fiables sur Saint Florent. Il semblerait que ce fut un ermite ayant vécu sur l'île d'Yeu au IVe siècle. Il fut inhumé un 22 septembre sur le Mont Glonne, aujourd'hui sur la commune de Saint-Florent-le-Vieil.

Un pèlerinage sur sa tombe se développant au fil des années, des moines réécrirent sa biographie vers la fin du Ier millénaire, de manière à rendre plus populaire ce phénomène.

Légende[modifier | modifier le code]

D'après la légende[1], il est dit que Saint Florian était le frère de Saint Florent, et qu'ils auraient grandi ensemble sur les rives du Danube. Soldats romains, ils sont condamnés à mort par le préfet Aquilien, après avoir été torturés, et ce pour avoir refusé de sacrifier aux idoles. La mort choisie pour eux est la noyade dans l'Enns, une pierre au cou. Mais en chemin, un ange apparaît à Florent et lui demande d'aller rejoindre Saint Martin à Tours, ce qu'il fait, laissant son frère aux supplices du martyre. Saint Martin, prévenu par un ange, l'ordonne prêtre à son arrivée[2].

Saint Florent devra ensuite aller sur le Mont-Glonne, pour débarrasser la région des serpents dont elle était infestée, et l'évangéliser[2],[3].

Par la suite, il voyagera beaucoup et accomplira de nombreux miracles. Parmi les plus notoires, à Candes, il sauve un enfant de la noyade[2]. L'enfant, qui était depuis trois jours au fond du fleuve, se réveille miraculeusement. Il rend aussi la vue à sa mère, qui était aveugle. À Saumur, par la seule arme de la prière, il contraint un dragon qui terrorisait la région à fuir à tout jamais.

Il meurt, d'après la légende, le 31 septembre 390, près du Mont-Glonne, à un âge fort avancé[2].

Ce récit un brin fantaisiste a été reconnu comme tel par les bénédictins et par l'ensemble des spécialistes, qui ne lui accordent que peu d'importance historique[4].

Reliques[modifier | modifier le code]

La dépouille de Saint-Florent aurait été inhumé dans une petite chapelle du monastère du Mont Glonne[2].

Lors des invasions vikings, en 853, les religieux du monastère fuient dans le Berry, puis à Saint-Gondon et à Tournus. Les moins de Tournus refusent de rendre les reliques de Saint-Florent, avant qu'un moins ne réussisse à les dérober pour les amener près du château de Saumur où une nouvelle abbaye est fondée, Saint-Florent-le-Jeune, pour la différencier de l'abbaye du Mont Glonne, nommée désormais Saint-Florent-le-Vieil. Le monastère est détruit par un incendie en 1022, puis détruit lors de la prise de Saumur en 1025 par Foulques Nerra. Le comte de Vermandois s'empare des reliques en 1077 et les transfère à Roye, près d'Amiens[2].

En 1475, Louis XI de France décide de retourner les reliques à Saumur, dotant l'abbaye saumuroise d'un reliquaire, mais celles-ci sont saisies en chemin par la population de Noyant qui les gardent pendant cinq ans. En 1496, le Parlement de Paris décide de scinder les reliques en deux, pour moitié à Saint-George de Roye, et l'autre pour Saint-Florent-le-Jeune[2].

Le reliquaire saumurois est détruit par les protestants en 1562, mais les reliques sont sauvées. Lors de la Révolution, elles disparaissent. En 1850, une partie des ossements gardés à Saint-George de Roye est déposée dans la crypte de l'église de Saint-Florent-le-Vieil[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Deux abbayes angevines ont porté son nom :

Saint Florent d'Anjou est fêté le 22 septembre.

Une tenture décrivant la vie de Saint Florent est réalisée vers 1524 pour l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. Elle est aujourd'hui conservée à Saumur[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La légende présente différentes versions, du fait qu'elle a été plusieurs fois réécrites.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Port 1978, p. 149
  3. Maurice Hamon, « La Vie de saint Florent et les origines de l'abbaye du Mont-Glonne », Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1971, p. 215-238.
  4. Bénédictins de Paris, Vies des Saints et Bienheureux, t. 9, 1950, p. 463.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]