Beuvraignes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Beuvraignes
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Michel Monard
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80101
Démographie
Population
municipale
861 hab. (2015 en augmentation de 4,24 % par rapport à 2010)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 45″ nord, 2° 46′ 09″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 104 m
Superficie 14,45 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Beuvraignes

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Beuvraignes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beuvraignes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beuvraignes

Beuvraignes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. La commune abrite une nécropole nationale[1] ainsi que le parc éolien de Laucourt-Beuvraignes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Beuvraignes se situe au centre de la Picardie, à l'extrême sud-est de la plaine du Santerre. Plus longue que large, elle s'insère étroitement entre le village de Tilloloy, dont elle est séparée physiquement par la nationale 17, l'A1 et le TGV Nord, et le village de Crapeaumesnil.

Beuvraignes se trouve à 7 km au sud de Roye, son chef-lieu de canton, à 16 km à l'est de Montdidier, son chef-lieu d'arrondissement, et à 47 km au sud-est d’Amiens, chef-lieu du département de la Somme dont elle forme la limite. Elle est bornée par dix territoires (4 appartiennent à la Somme et 6 à l’Oise (cf. « Communes limitrophes »)).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol est le sous sol de la commune sont de formation tertiaire. Sur la moitié nord et au sud on rencontre les couches argileuses du limon des plateaux. Sur 200 ha environ, se trouve du sable glauconien ; une partie du village est construit sur des sables noirâtres sous lesquels se trouvent de gros grès rouges. Le reste du territoire est composé d'un mélange de terres rouges et noires appelé biefs ; on rencontre également des argiles qui servaient autrefois à la fabrication des tuiles et des briques[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune forme un plateau à peine ondulé borné par la vallée du Matz qui appartient au plateau du Santerre. Son point culminant atteint 102 mètres au-dessus du niveau de la mer près de La Chapelle, tandis que l’on cote 91 mètres dans la partie septentrionale[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Beuvraignes n'est traversée par aucun cours d'eau. Elle est située sur la ligne de partage des eaux qui s'écoulent vers l'Avre et le bassin de la Somme d'un côté ou vers le Matz et le bassin de la Seine de l'autre[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Beuvraignes est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest et de sud.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune a un habitat dispersé en plusieurs agglomérations. La population se répartit entre le bourg principal et trois hameaux, dont deux lui sont contigus :

  • à l'est la Rue de l’Abbaye ;
  • au sud le Cessier ;
  • seul, le hameau des Loges se trouve isolé au sud–est du territoire.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

La proximité de la ville de Roye permet à la commune de connaître un certain dynamisme économique par la présence de plusieurs entreprises industrielles et artisanales. L'agriculture constitue d'autre part une des activités essentielles de la commune.

En ce qui concerne l'offre de services, mis à part l'enseignement pré-élémentaire et primaire, la commune ne dispose pas de services non-marchands. La caserne de pompiers la plus proche se trouve à 8 km, sur la commune de Roye. La police, les restaurants, les supermarchés, les associations (par exemple le sport avec des clubs de football, de tennis de table, de tennis, etc.) s'y trouvent aussi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beuvraignes
Laucourt Roye Verpillières
Tilloloy Beuvraignes Amy et Crapeaumesnil
(Oise)
Roye-sur-Matz et
Conchy-les-Pots
(Oise)
Fresnières et Canny-sur-Matz
(Oise)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu fut mentionné successivement dans les textes anciens sous les formes : Bebrinae (1048), Bevrigne (1148), Buvrigne (1184), Beurigne (1236), Buveringnes (1300), Buvregnes (1362), Buvraignes (1475), Buveraines (1564), Buvringe (1625), Buverainge (1666), Beuvreines (1743), Beuvraignes (1767)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé, sur le territoire communal, des vestiges préhistoriques remontant au Paléolithique et au Néolithique[3].

Jusqu'en 1816, les habitants pouvaient encore admirer un menhir sur la place du village.

À l'époque gauloise, le lieu était peuplé par les Viromanduens, tribu gauloise d’origine celte, vivant dans un environnement boisé et marécageux.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, le territoire de Beuvraignes était situé à la limite du territoire des Ambiens, de celui des Bellovaques et de celui des Viromanduens.

Les différentes découvertes du XIXe siècle font remonter les origines de la localité à l’époque gallo-romaine. Outre la découverte de fours de potiers, on a découvert des pièces de monnaie à l’effigie de Néron et de Postume (257).

Le territoire de la commune était traversée, aux lieux-dits Les Usages et le Bois Saint-Martin, par la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin)[2].

Des fouilles archéologiques effectuées, de à , lors des travaux de construction de la ligne TGV de Paris à Lille, ont permis de mettre au jour les vestiges de trois unités de fabrication de poterie commune et de tuiles, en bordure de l'ancienne voie romaine et à proximité d'une agglomération secondaire. Ces poteries étaient ensuite expédiées dans la région, on en a mis au jour à Samarobriva (Amiens). Des gobelets de Beuvraignes sont présents jusqu'en Angleterre. La quantité de céramiques retrouvées prouve l'importance majeure du site de production de Beuvraignes dans l'Antiquité gallo-romaine. Une reconstitution d'un des fours à sole suspendue de Beuvraignes a été réalisée, en 1992, au Parc de Samara[4].

La découverte de deux trésors monétaires permet de penser que ces ateliers ont fonctionné de 160 à 260, date des premières invasions de la Gaule romaine[5]. Une partie du produit des fouilles est exposée au musée d'histoire locale de Roye.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque mérovingienne[modifier | modifier le code]

Un cimetière mérovingien a été retrouvé sur le territoire de la commune[3]. Deux tombeaux en pierre, des épées et des boucles de ceintures ont été mises au jour[2].

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

La première mention écrite de Beuvraignes date de 1048.

Le premier seigneur de Beuvraignes est mentionné, en 1187, dans une charte de l'abbaye d'Ourscamp.

Au XIIe siècle, le fief de Neuville-lès-Beuvraignes appartenait à l’abbaye de Saint-Eloi de Noyon[2]. L'actuel hameau de l’Abbaye atteste, par son nom de la main mise de cette abbaye sur le territoire de la commune. Les moines gardèrent ce fief jusqu’au XVIIIe siècle. Les autres fiefs étaient : L'Éloge, Le Maubuisson, le domaine Saint-Martin[2].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Cent Ans, lors de la lutte entre Armagnacs et les Bourguignons, les habitants se réfugièrent dans les muches[2].

En 1472, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne passa par Beuvraignes en se rendant de Nesle à Beauvais[2].

En 1473, c'est le roi de France Louis XI qui fit passage par Beuvraignes, il y signa une lettre[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le 3 août 1653, les troupes du roi d'Espagne commandées par le prince de Condé (le Grand Condé), rançonnèrent les habitants qui durent verser 60 pistoles d'or. L'église et quinze maisons du village furent incendiées[2].

À la fin du XVIIIe siècle, les archives relèvent que la population est constituée de bûcherons, d’éleveurs, de nourrices (pour les enfants de Paris) et d’agriculteurs.

Beuvraignes possédait avant la Révolution une école de garçons et une école de filles dotées de revenus en blé et avoine[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française, Consulat et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, 38 jeunes gens de la commune partirent aux frontières défendre la « Patrie en danger »[2].

Malgré les pressions du district, la population refusa le partage et la vente de 225 ha des « Usages » (biens communaux) et se souleva par deux fois pour l'empêcher[2].

Joachim Charles de Seiglière, marquis de Soyécourt, comte de Tilloloy, venait à Beuvraignes faire signer ses certificats de civisme avant son incarcération à la prison des carmes[2]. Les habitants envoyèrent une députation à Paris pour obtenir sa libération, en vain. Il fut guillotiné sous la Terreur.

Les habitants de la commune protégèrent treize prêtres réfractaires entre 1792 et 1794, date à laquelle l’édifice religieux est réquisitionné et transformé en usine de poudre[2].

En 1814 et en 1815, à la fin de l'épopée napoléonnienne, Beuvraignes fut occupée par les Cosaques[2].

Sous le Premier Empire, le développement économique se poursuivit, les récoltes agricoles furent abondantes. En 1798, ce fut la construction du château des Loges, habitation du député de la Somme, Charles Langlois de Septenville, baron de Septenville. En 1800, ce fut la construction d’une perception, l'embauche d’un instituteur et d’une institutrice (rare en milieu rural sous l’Empire). Enfin, en 1816, sous la Restauration, on procéda à l'aménagement des trottoirs et de la place au centre du village[2].

Second Empire[modifier | modifier le code]

Le développement du village se poursuit pendant le Second empire[2] :

  • Construction d'une école-mairie (1853),
  • Rénovation de l’église (1866), construction de la chapelle (1867).

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

En 1870-1871, durant la guerre franco-allemande de 1870, la commune fut occupée pendant trois mois par les Prussiens ; la population dut verser un tribut de 1 670 francs. Deux jeunes gens de la commune furent tués au combat[2].

Début de la IIIe République[modifier | modifier le code]

Après le conflit, l'activité économique reprit sans pour autant enrayer le déclin démographique de la commune qui passa de 1 183 habitants en 1872 à 603 habitants en 1982 :

  • Création de la ligne de chemin de fer entre Roye et Compiègne avec une gare dans le village (1879) et un point d'arrêt au hameau des Loges.
  • Inauguration d'une poste-télégraphe (21 avril 1900).
  • Reconstruction d’une école mixte plus grande (1910/1914).

La population participe à l'exode rural du XIXe siècle lié à la Révolution industrielle (comme peut le montrer un graphique pour la période de 1846 à 1906).

Article détaillé : Exode rural dans la Somme.

L'activité économique locale (en 1900, on note une production de cidre, des fabricants de fromage, une carrière de pierre à chaux, une exploitation de sable, six moulins à vent, une fabrique de gants de peau à domicile pour les femmes, une fabrique de liqueur « La Mélina » dont le secret de fabrication fut perdu pendant la Première Guerre mondiale) et l’avantage que représentent les « Usages » garantissent aux habitants des revenus suffisants[2].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Carte postale de Beuvraignes pendant la Grande Guerre. Cette carte est celle qu'un soldat allemand écrivit à sa femme.

La Première Guerre mondiale fut, pour Beuvraignes, un véritable cataclysme :

  • Le , des escarmouches éclatèrent entre Français et Allemands à Beuvraignes. Ces derniers, après avoir bombardé l'église et le moulin de Taine, le 24 septembre, s'emparèrent du village le 3 octobre. Deux jours auparavant, la majorité des habitants du village, tenu alors par les Français, avait décidé d'évacuer les lieux. Incendies, pillages, exécution de villageois qui s'étaient cachés dans les caves, accompagnèrent la prise du village par les Allemands.
Après sept jours de combats ininterrompus autour de Beuvraignes, le , le sous-lieutenant Jean-Julien Chapelant fut fusillé attaché sur un brancard au Bois des Loges, après avoir été condamné à mort par un conseil de guerre spécial pour « capitulation en rase campagne.» Malgré plusieurs instructions menées entre 1915 et 1934 par des tribunaux militaires et civils, sa culpabilité ne fut pas remise en cause.
À l'initiative de particuliers, une stèle commémorative fut érigée, en , sur un terrain donné par la commune de Crapeaumesnil près du Château des Loges, au Bois des Loges, lieu de l'exécution.
Reconnu innocent, il a été déclaré « mort pour la France », le [6].
  • Le , une mine explosa sous les tranchées allemandes. Dans les ruines de l'église, les Allemands installèrent des mitrailleuses.
  • Le , quelques heures après le retrait allemand sur la Ligne Hindenburg, le village fut repris par l'armée française.
  • Un an et un jour plus tard, le , lors de la bataille du Kaiser, la dernière grande offensive allemande, le village fut de nouveau occupé. C'est le 16 août de la même année, au cours de l'offensive des Cent-Jours que le bois des Loges fut repris, le 21 août, ce fut le tour de Beuvraignes d'être libéré définitivement[7].

Beuvraignes étant située sur la ligne de front[8], beaucoup de cartes postales de Beuvraignes furent envoyées par les soldats allemands ou français, certaines sont aujourd'hui retrouvées.

Au 11 novembre 1918, le village était totalement détruit, la commune fut classée en zone rouge et ne devait pas être reconstruite[réf. nécessaire]. Mais, en 1919, les premiers habitants revinrent et les autorités décidèrent la reconstruction[réf. nécessaire].

La commune de Beuvraignes fut décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [9].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au cours de la Bataille de France de 1940, des combats eurent lieu à proximité de Beuvraignes.

Pendant l'Occupation, la commune fut classée en zone interdite. Sur le territoire de Beuvraignes, deux camps de prisonniers ont existé. Quelques habitants furent arrêtés, certains d’entre eux ne revinrent pas des camps de concentration[réf. nécessaire].

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, la commune comptait deux garagistes, un maréchal ferrant, deux boulangers, un coiffeur, un horticulteur, deux charcutiers, un boucher, deux épiciers, quatre cafetiers, un gérant de camping, un transporteur, un entrepreneur de travaux agricoles, un chef d’entreprise (usine de fibre de verre), deux menuisiers, trois matelassiers. La gare a fermé en 1975, la ligne de chemin de fer a été déposée[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Roye[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 33 à 62 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Grand Roye, et qui succédait au SIVOM du canton de Roye, créé en 1972, dont elle était déjà membre.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune est l'une des dernières de France[réf. nécessaire] à posséder un garde champêtre[réf. nécessaire].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1958   Pierre Louis Aimé Vitte    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014[13])
Michel Monard    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2015, la commune comptait 861 habitants[Note 1], en augmentation de 4,24 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 238 1 128 1 124 1 064 1 215 1 238 1 248 1 249 1 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 175 1 224 1 207 1 183 1 198 1 195 1 138 1 095 1 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 081 1 101 1 054 597 826 849 820 768 775
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
716 660 623 603 610 694 773 785 796
2013 2015 - - - - - - -
853 861 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie d'Amiens, en zone B du calendrier scolaire.

Les enfants de la commune et des villages voisins sont scolarisés dans une école maternelle et élémentaire qui, en 2017, accueille 114 élèves[17].

Une cantine est en construction au début de l'année 2014.

Beuvraignes étant la seule commune à ses alentours à posséder une école élémentaire, elle regroupe les élèves de toutes les autres communes. Un transport scolaire a été mis en place.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose d'aucun équipement de santé. Le médecin et la pharmacie la plus proche se situent à 8 kilomètres, à Roye. La clinique la plus proche se trouve quant à elle à 17 km, dans la ville de Montdidier.

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie et transports[modifier | modifier le code]

Une entreprise (usine de fibre de verre), un gérant en stockage, un entrepreneur en fabrication de tee-shirt, un entrepreneur en métallurgie, un entrepreneur en informatique et un transporteur sont présents en 2014[réf. nécessaire].

Le parc éolien de Laucourt-Beuvraignes produit de l'électricité.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Actuellement[Quand ?], on retrouve dans la commune deux boulangers, un horticulteur, deux plombiers et un matelassier. Une supérette d'alimentation qui avait ouvert en 2012 a fermé ; et la boulangerie qui avait aussi fermé momentanément a rouvert grâce au rachat du local par la commune[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Beuvraignes possède plusieurs lieux et monuments dignes d'intérêt :

Nécropole nationale du bois des Loges.
  • L'église Saint-Martin: reconstruite en 1930 par Duval et Gonse, remplace l'ancien édifice du XVIe siècle détruit en 1917.
  • La chapelle des Fontaines dans le hameau Rue-de-l'Abbaye : pierres tombales des religieux de l'abbaye[18].
  • Le Bois des Loges, où se trouvait, jusqu'à la Première Guerre mondiale une propriété édifiée au XIXe siècle par la famille Langlois de Septenville, avec une chapelle particulière. Propriété en dernier lieu de la marquise de Belleval, née Septenville, cette demeure fut détruite par les combats de la Première Guerre mondiale.
  • La stèle commémorative et la statue du poilu, entre Crapaumesnil et Fresnières.
  • Stèle commémorative, inaugurée le 11 octobre 2014 à la mémoire du sous-lieutenant Jean Chapelant, « fusillé pour l'exemple » en 1914, reconnu mort pour la France le 9 novembre 2012[19],[20], et dont l'histoire inspira le fils de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Ruelle, président de l'association Non à la décharge du bois des Loges qui lutta activement jusqu'à son dernier souffle contre un centre d'enfouissement de déchets sur un site où a eu lieu une terrible bataille lors de la Première Guerre mondiale[22].
Un carrefour portant son nom, lui rendant ainsi hommage, a été inauguré le 25 novembre 2006, entre Crapaumesnil et Fresnières, en même temps qu'une stèle avec une statue de granite représentant un poilu de la grande guerre, le 25 novembre 2006. Plusieurs personnalités politiques y étaient présentes[23].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'azur au chevron brisé d'argent accompagné en chef de deux épis de seigle, tigés et feuillés d'or et en pointe d'une tête de bélier arrachée d'argent et accornée d'or; au chef d'argent chargé de trois roses de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime de Sars, Beuvraignes et ses communes, édité par Gilbert Dubois (1974).
  • Henri de Saint-Blanquat, Archéo-TGV, 450 km d'histoire, Paris, Casterman, 1992 (ISBN 2 - 203 - 23 303 - 6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Beuvraignes », sur http://juin1940.free.fr/ (consulté le 4 août 2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v Notice géographique sur la commune de Beuvraignes, rédigée par M. Matte, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  3. a et b Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Nathan, 1985 (ISBN 9 782 092 863 800)
  4. Cyrille Chaudron, De l'Argile à la poterie, une archéologie de la céramique dans le nord de la France, INRAP
  5. Henri de Saint-Blanquat, Archéo-TGV, 450 km d'histoire, Paris, Casterman, 1992 (ISBN 2 - 203 - 23 303 - 6)
  6. Christian Rollat, L'Affaire Chapelant, l'autre vérité, 2015.
  7. http://[www.picardie1418.com/fr/decouvrir/cimetiere-militaire-francais-du-bois-des-loges-beuvraignes.php/ Nécropole nationale du bois des Loges.]
  8. « Nécropole française de Beuvraignes "Bois des Loges" », sur Picardie 14-18, site personnel consacré à la Mémoire des soldats de la Grande Guerre ayant combattu en Picardie., (consulté le 15 juillet 2008)
  9. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17583.
  10. José Banaudo, Trains oubliés, vol. 4 : l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, , 223 p. (ISBN 2903310246), p. 151-152
  11. a et b Cartes Cassini Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  12. « Les maires de Beuvraignes », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 décembre 2017).
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « École primaire publique - Beuvraignes (Somme) », Ministère de l'éducation (consulté le 23 décembre 2017)
  18. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 283 (ASIN B000WR15W8)
  19. « Le premier hommage calme, le second mouvementé : L’une des deux cérémonies en hommage au poilu Jean-Julien Chapelant a vu se manifester des adhérents de la Libre pensée, qui militent pour une réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  20. Le Courrier picard, 23 octobre 2014.
  21. « Un livre qui révèle la vérité sur l’exécution de Jean Chapelant », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  22. Décision du Conseil d'État confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral du du préfet de la Somme autorisant la société Valnor à exploiter au Bois des Loges un centre de traitement et de valorisation des déchet : « Section du contentieux, 6ème et 1ère sous-sections réunies, Séance du 19 septembre 2008 - Lecture du 26 novembre 2008 : Syndicat mixte de la vallée de l'Oise - Commune de Fresnieres - Communauté de communes du Pays des sources », Sélection des décisions faisant l'objet d'une communication particulière, Conseil d'État (consulté le 23 décembre 2017).
  23. Le Courrier Picard, éditions de la Somme et de l'Oise, dimanche 26 novembre 2006 (on y voit notamment sa veuve découvrir la croix du drapeau tricolore)