Champien

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Champien
Saint-Pierre.
Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Yvan Hincelin
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80185
Démographie
Population
municipale
271 hab. (2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 43″ Nord, 2° 51′ 39″ Est
Altitude Min. 82 m – Max. 99 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Champien est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Champien appartenait au début du XVIIe siècle à la famille d'Estourmel.

Marthe d'Estourmel l'apporte à Gilles d'Hautefort, comte de Montignac, qu'elle épouse en 1650. Celui-ci exerce une carrière militaire, qu'il termine comme lieutenant général des armées du Roi Louis XIV. Avec son épouse, il fait construire à Champien un château, vaste édifice en brique et pierre, composé d'un long corps de logis cantonné par deux pavillons. Ce château se trouvait sur le côté nord de l'église actuelle. Il était précédé d'une avenue qui longeait le village sur tout son côté nord.

Gilles d'Hautefort décède en 1693 et son épouse en 1701.

Ils ont pour successeur à Champien leur fils Louis Charles d'Hautefort (1656-1721), également lieutenant-général des Armées du Roi, époux en 1686 d'Anne-Louise de Crevant d'Humières, fille de Louis de Crevant, duc d'Humières, Maréchal de France.

Champien échoit à leur fils Emmanuel Dieudonné d'Hautefort (1700-1777), maréchal des camps et armées du Roi Louis XV, que celui-ci choisit pour le représenter de 1749 à 1751 auprès de la Cour d'Autriche.

Emmanuel Dieudonné d'Hautefort, marquis de Hautefort, épouse en 1727 Reine Madeleine Marguerite de Durfort-Duras, décédée en 1737 à Champien, puis en 1738, Françoise Claire d'Harcourt, morte à Vienne en 1751, fille de François duc d'Harcourt, Pair et Maréchal de France.

Emmanuel Dieudonné d'Hautefort fait agrandir le château de Champien en y ajoutant deux ailes en retour et, sur son côté sud, de vastes communs, toujours construits en brique et pierre.

Leur successeur à Champien, leur fils Abraham Frédéric d'Hautefort, Maréchal des camps et armées du Roi, épouse à Champien en 1773 sa cousine Marie Bertrande d'Hautefort. Pendant la Révolution, tous deux sont guillotinés à Paris en 1794.

Le château de Champien est habité après eux par leur fils Amédée d'Hautefort, jusqu'à sa mort en 1809, puis par leur autre fils, Alphonse d'Hautefort, décédé à Champien en 1877 sans s'être marié.

Le domaine est alors démantelé, le château vendu, puis laissé à l'abandon et en grande partie détruit en 1908. Seuls subsistaient alors le pavillon sud, l'aile en retour sud et le grand commun.

Les deux premiers furent détruits par les combats de la première guerre mondiale, pendant laquelle la quasi totalité du village fut également dévastée.

Les murs des communs, incendiés, restèrent debout et furent restaurés après la guerre. Situés à côté de l'église, ils sont aujourd'hui le seul témoin de l'ancien domaine de Champien, avec quelques restes du mur de clôture du parc[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Francine Mascre    
mars 2008[2] 2014 François Sauve    
2014[3] en cours
(au 6 mai 2014)
Yvan Hincelin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 271 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
527 555 534 547 556 508 512 512 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
463 459 459 440 443 404 383 397 354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335 331 299 184 255 242 240 217 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
217 226 231 176 251 249 297 271 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, reconstruite à l'emplacement de l'ancienne église (XVIIIe siècle), incendiée au début de la première guerre mondiale..
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christian du Passage, Châteaux disparus dans la Somme, Amiens, CRDP, , p. 69, 70 et 136.
  2. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 18 juillet 2008)
  3. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]