Roiglise

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Roiglise
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Roye
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Roye
Maire
Mandat
Bénédicte Thiébaut
2014-2020
Code postal 80700
Code commune 80676
Démographie
Population
municipale
160 hab. (2013)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 01″ N 2° 49′ 52″ E / 49.6836, 2.831149° 41′ 01″ Nord 2° 49′ 52″ Est / 49.6836, 2.8311
Altitude Min. 67 m – Max. 97 m
Superficie 5,67 km2
Localisation

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Roiglise est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roiglise se trouve à 3,5 km de Roye, chef-lieu de canton. La commune est située à la limite des département de la Somme et de l'Oise.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune de Roiglise sont de formation tertiaire et quaternaire. On trouve souvent une couche de 1 à 6 mètres de craie marneuse qui se divise en petits fragments. Elle est recouverte d'alluvions dans le fond de la vallée. La pente du plateau nord est composé de calcaire siliceux recouvert de terre végétale. Un peu partout ailleurs, une couche végétale argileuse du limon des plateaux dans lequel se mêle du silex ou de la craie est présente sur le territoire communal[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la comme est principalement celui d'un plateau, le plateau du Santerre, traversé dans le sens sud-est / nord-ouest par la vallée de l'Avre, dans laquelle aboutissent au nord et au sud plusieurs petits vallons[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La nappe alimentant les puits se trouve à 7 ou 8 m de profondeur. La rivière Avre, affluent de la Somme, traverse la commune suivant un axe allant du sud-est au nord-ouest[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Roiglise est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé. Le village totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale a été reconstruit durant l'entre-deux-guerres. Il présente une architecture de brique.

Le Montel, autrefois un hameau, est devenu un simple lieudit.

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Roiglise est située sur la R.d. 934 reliant Amiens à Noyon.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune de Roiglise est pour une très large place liée à celle de la ville de Roye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Carrépuis Champien Rose des vents
Roye N Margny-aux-Cerises
O    Roiglise    E
S
Verpillières Avricourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Peutinger où figure Rodium (Roiglise)

Rodium, sur la Table de Peutinger, Rhodium[2], Roiglisa en 1146, Roïe-Église, Roiglise en 1215.

Le nom du village signifie probablement « église dépendante de Roye »[1],[3]. Ce type de composé en -glise est fréquent en Picardie comme en Normandie, dans lequel le mot église est post-posé et a subi l'aphérèse de é. Il témoigne de l'influence syntaxique du germanique de structure identique (toponymes en -kerke, -kirk, -kirch(e)). Cependant dans la majeure partie des cas, le premier élément est un nom de personne ex: Bellinglise, Martinglise, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Il existait un château-fort qui défendait le passage de l'Avre. L'église du village aurait été construite sur l'emplacement d'un sacellum (petit temple romain).
  • En 1374, le roi Charles V accorda une dispense d'impôts aux habitants, tellement ils ont eu à souffrir des vicissitudes liées à la Guerre de Cent Ans[1].
  • En 1419, Jean de Luxembourg et les Bourguignons campèrent dans le village[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • En 1552, le village fut incendié par les soldats du comte du Rœulx, pendant les guerres de religion.
  • La commune a compté un hameau, Le Montel. Il a été détruit par les Espagnols en 1636. La seule ferme qui subsistait a été incendiée à la fin du XIXe siècle et n'a pas été reconstruite.
  • En 1653, pendant la Fronde, les Espagnols pillèrent le village et incendièrent le château. Le marquis de Nesle devint à cette époque, seigneur de Roiglise[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • En 1814-1815, les cosaques occupèrent le village.
  • En 1870-1871, le village eut à subir l'occupation allemande. 12 jeunes gens de la commune combattirent pendant l'Année terrible et l'un d'eux mourut[1].
  • Le village a compté deux moulins à vent, déjà disparus en 1899[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Clotaire Thiébaut    
mars 2008[5] en cours
(au 6 mai 2014)
Bénédicte Thiébaut   Présidente de la Com de com du Grand Roye
Réélue pour le mandat 2014-2020 [6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263 258 283 287 302 275 269 276 276
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
260 260 244 224 216 204 199 176 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
169 190 197 116 127 135 152 150 148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
133 140 130 140 144 162 174 160 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Vallancourt, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. A l'époque Gallo-Romaine[Quoi ?]
  3. http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011261413544pLbT1D/1/1
  4. M. Buteux, « Notes de quelques antiquités romaines de l'arrondissement de Montdidier » in Mémoires de la société des Antiquaires de Picardie, tome premier, Amiens, 1838
  5. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 14 mars 2009)
  6. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.