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Diocèse d'Amiens

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Diocèse d'Amiens
(la) Dioecesis Ambianensis
Image illustrative de l’article Diocèse d'Amiens
Cathédrale Notre-Dame d'Amiens.
Informations générales
Pays France
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création IVe siècle
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Reims
Siège Évêché d'Amiens

Maison diocésaine Saint François de Sales 384 rue Saint Fuscien 80030 Amiens cedex 1

Diocèses suffragants aucun
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Gérard Le Stang
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Statistiques
Paroisses 49
Prêtres 70
Religieux 14
Religieuses 97
Territoire département de la Somme
Superficie 6 277 km2
Population totale 573 651 (2023)
Population catholique 501 500 (2023)
Pourcentage de catholiques 87,4 %
Site web site officiel
Image illustrative de l’article Diocèse d'Amiens
Localisation du diocèse
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse d’Amiens (en latin : Dioecesis Ambianensis) est un diocèse de l'Église catholique en France. Gérard Le Stang est l'actuel évêque. Le diocèse d'Amiens est un des diocèses historiques de Picardie.

Fondation et développement

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Diocèse d'Amiens d'avant 1789.

Selon la tradition catholique, le diocèse d'Amiens a été fondé par saint Firmin, chrétien d'Hispanie venu en Gaule au IVe siècle[1], et qui aurait été exécuté par les Romains[2]. Il est le patron du diocèse[3]. Pour Jean Lestocquoy, nous ne savons rien de la vie des saints patrons des diocèses de la Belgique seconde, dont saint Firmin, en dehors des récits hagiographiques. Toutefois, il affirme qu'il serait « aventureux » de remettre en cause leur existence[4].

Érigé probablement au cours du IVe siècle[5] comme évêché dont le siège est situé à Amiens, chef-lieu de cité, le diocèse couvre le territoire de la civitas des Ambiens[6]. Si pour les historiens du XIXe et du début du XXe siècle, les frontières des diocèses du Haut Moyen-Âge correspondent exactement aux limites territoriales des cités romaines du Bas-Empire, les historiens modernes remettent en doute cette continuité : les preuves manquent pour confirmer cette permanence, et la conception de frontière strictement délimitée était probablement étrangère à la société du Haut Moyen-Âge. Pour Charles Mériaux, le territoire du diocèse s'est progressivement construit autour d'un centre, la cité épiscopale, et s'est étendu dans les campagnes à partir d'institutions ecclésiastiques[7].

Le premier évêque d'Amiens dont le nom est assuré est Eulogius, mentionné sur la liste du pseudo-concile de Cologne en 346[8],[9]. Par la suite, aucun évêque amiénois n'est sûrement attesté jusqu'en 511, date de la participation d'Edibius, évêque des Ambiens au VIe siècle, au concile d'Orléans[8],[10]. Pour Jean Lestocquoy, les lacunes dans les listes épiscopales des diocèses de la Belgique seconde entre les IVe et les Ve siècles s'expliquent vraisemblablement par l'absence de diocèse dans les régions concernées, les missionnaires s'attachant à l'une ou l'autre des civitates selon les besoins de leur mission d'évangélisation[10]. L'installation de chrétiens dans la région d'Amiens est précoce : des inscriptions paléochrétiennes ont été découvertes dans le cimetière Saint-Acheul. La mémoire de cette implantation a été conservée et le cimetière est considéré, dès le Xe ou le XIe siècle, comme le berceau mythique de la communauté chrétienne dans la région[11]. Pour Sabine Racinet, l'expansion du christianisme en Gaule du Nord a été freinée par la persistance du paganisme dans les campagnes, tandis que les grandes invasions ont entraîné un reflux de la population des cités importantes de la Picardie, un phénomène défavorable à l'implantation durable de la religion chrétienne. L'évangélisation de la région n'est donc pas linéaire : « il y a [...] des avancées mais aussi des moments de régression »[12].

Les archives épiscopales ayant été détruites par les Normands lors des nombreux raids qu'ils mènent à Amiens au cours de la deuxième moitié du IXe siècle, il est difficile de retracer l'histoire des débuts du diocèse à partir des seules sources écrites. Au VIe siècle, Grégoire de Tours[13] mentionne l'existence d'un oratoire desservi par des religieuses[N 1], construit près de la porte aux Jumeaux[15], sur le lieu où saint Martin avait partagé son manteau. Une charte de révèle l'existence à Amiens d'un ensemble épiscopal composé d'au moins deux églises à l'angle nord-est de la ville fortifiée, retranchée, depuis la fin du IIIe siècle, ou le début du IVe siècle, derrière une enceinte fortifiée d'environ 20 hectares[11]. Placées sous le vocable de la Vierge et de saint Firmin, ces édifices religieux sont, selon Didier Bayard, construits sur l'emplacement de la cathédrale actuelle. En effet, des fouilles archéologiques ont mis au jour des inscriptions funéraires des VIIe et VIIIe siècles au sud de la cathédrale, rue Cormont, et à l'ouest, sous le parvis. En outre, Didier Bayard rejette la tradition, formée au VIIIe ou IXe siècle, selon laquelle la première église amiénoise se trouve dans le cimetière Saint-Acheul où serait enterré saint Firmin. D'autres bâtiments, situés au nord-est du castrum, complètent l'ensemble épiscopal : un Hôtel-Dieu, fondé au XIe siècle, et un palais épiscopal. D'après Didier Bayard, le groupe épiscopal fait l'objet de travaux importants au cours du VIe siècle[15].

Époque moderne

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En 1790, le diocèse d'Amiens compte 1201 prêtres. Parmi ceux-ci, 51,20 % acceptent la Constitution civile du clergé, votée le 12 juillet 1790, et prêtent serment[16]. Ils représentent les prêtres constitutionnels[17]. Dès 1791, des membres du clergé sont victimes de violence. Selon l'historien Robert Legrand, ces violences s'expliquent par la hausse des prix et la disette[18]. A partir de février 1790, les couvents sont fermés et les ordres religieux supprimés[19]. Par le décret du 18 septembre 1794, Pierre-Joseph Cambon fait supprimer le budget des cultes, ce qui provoque la fin de l’Église assermentée[20].

De 1790 à 1801, Amiens fut le siège épiscopal du diocèse de la Somme, un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle créés par la constitution civile du clergé.

Ère contemporaine

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Séparation des Églises et de l’État et querelle des inventaires

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La Loi de séparation des Églises et de l'État, qui met fin au régime concordataire, est promulguée le 9 décembre 1905. Dans son article 3, elle prévoit un inventaire des biens mobiliers et immobiliers des établissements publics du culte avant que ne soit rendue aux associations cultuelles la partie de ces biens estimée nécessaire au culte et que le reste soit saisi. À l'inverse d'autres régions de France, les opérations d'inventaire, qui se déroulent dans la Somme entre janvier et mars 1906, ne provoquent pas de trouble important au sein du diocèse[21]. Les paroisses situés à l’ouest au centre du département ne manifestent aucune opposition[22], à l'inverse des paroisses des arrondissements de Péronne et de Montdidier. À Templeux-le-Guérard le 8 mars 1906, la population s'en prend au fonctionnaire de l'Administration des Domaines et aux témoins venus de Roisel, après avoir repoussé une première fois l'inventaire le 20 février[23].

Selon Xavier Boniface, la faible résistance des Samariens à l'égard des opérations d'inventaires s'explique par leur indifférence religieuse[N 2], « leur pondération habituelle [et] l'influence du clergé et des notables »[25]. Il suppose également que la population n'a pas réagi « en constatant que la présence traditionnelle de l’Église dans leur région n'était pas remise en cause : le prêtre n'était pas chassé, l'exercice du culte pas entravé et les rites religieux pas disparus »[26].

Création de l'association diocésaine

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À la suite de la promulgation en 1905 de la loi de séparation des Églises et de l'État, les établissements publics du culte, structures de droit public chargés de la gestion des lieux de culte, sont supprimés au profit des associations cultuelles, qui relèvent de la loi de 1901 sur les associations. Comme l'ensemble des diocèses de France, Amiens refuse de se constituer en association cultuelle, ouvrant une période d'insécurité juridique pour l'Église catholique en France[27]. Selon Philippe Portier, ce refus s'explique par deux raisons : il est « théologiquement inconcevable pour le pape que l’Église perde son statut de droit public et soit ainsi dissociée de l’État ». En outre, elle juge que les dispositions de la loi ne garantissent pas l'organisation hiérarchique de l'institution, craignant notamment que les laïcs ne profitent du flou de l'article 4 sur l'organisation des associations cultuelles pour constituer des structures parallèles[27], et prendre le pouvoir[28].

La reprise du dialogue entre la République française et le Saint-Siège à partir de 1920, initie un échange de lettres entre Raymond Poincaré, président du Conseil, et Bonaventura Cerretti, nonce apostolique à Paris, au sujet des associations cultuelles. Ces discussions aboutissent en 1924 à la conclusion des accords Poincaré-Cerretti, qui permettent la création des associations diocésaines, reconnaissant que les évêques sont à la tête de ces structures[27]. Dans le sillage de ces accords, le diocèse d'Amiens met en place en décembre 1924 une association diocésaine chargée de « subvenir aux frais et à l'entretien du culte catholique »[29].

Crise des vocations

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Comme dans d'autres diocèses de France, les recrutements sacerdotaux se tarissent à partir des années 1960[30]. En mai 1961, l'évêque d'Amiens, René-Louis Stourm supprime la messe dominicale dans 108 églises rurales, afin de réaffecter les prêtres du diocèse dans les paroisses urbaines et dans les aumôneries de collèges et de lycées[31]. L'année suivante, René-Louis Stourm annonce la fermeture du grand séminaire d'Amiens pour octobre 1962 : les 15 séminaristes terminent leurs études au grand séminaire de Soissons. Dix ans auparavant, le séminaire accueillait 60 séminaristes[32].

Pour faire face au manque de prêtres, le diocèse favorise depuis les années 2000 la participation des laïcs à l'exercice de la charge pastorale. En 2008, il met en place des équipes de conduite pastorale (ECP), constituées de cinq laïcs élus pour trois ans par l'assemblée paroissiale lors d'un vote à bulletins secrets, dans les 49 paroisses nouvelles. Ils partagent avec le curé la charge pastorale de la paroisse[33], autour de cinq missions : « annoncer, célébrer, servir, gérer les deniers ou coordonner l'équipe »[34]. En 2014, le diocèse compte 35 prêtres en activité, dont cinq prêtres coréens et trois prêtres africains, pour 500 000 habitants[34]. Sept ans plus tard, le diocèse dénombre 43 prêtres en activité, dont 22 étrangers[35], 18 diacres et quatre séminaristes[36].

Synode de 2018

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En 2017, Olivier Leborgne convoque un synode diocésain. Porté par 650 groupes de réflexion, il réunit les fidèles baptisés de la Somme. En avril 2018, ils soumettent 630 propositions à l'assemblée synodale[37]. Les décrets synodaux sont publiés en septembre 2018 dans la lettre pastorale intitulée « A Dieu tout est possible »[38],[36]. Parmi les 12 propositions retenues, une école diocésaine pour servir l'évangélisation, animée par une équipe de laïcs itinérants, propose aux communautés chrétiennes qui le demandent de les accompagner à élaborer leur projet à vocation missionnaire[35].

Pandémie de Covid-19

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Dès le début du premier confinement, le diocèse d'Amiens met en place une cellule d'écoute à destination des personnes isolées, chrétiennes ou non, animée par une équipe d'une quarantaine de bénévoles. Toutefois, mal connue, elle ne reçoit qu'une dizaine d'appels par semaine entre mars et avril 2020[39].

En conséquence du confinement, le diocèse d'Amiens voit en 2020 ses recettes diminuer de près de 40 % par rapport à l'année précédente, ce qui représente une perte de près de 500 000 euros. En effet, avec la fermeture des églises, le diocèse est privé des revenus de la quête, du casuel et des offrandes de messe[40], ceux-ci représentant respectivement 23 %, 11 % et 7 % des ressources d'un diocèse en France[41].

Nouvelle trame paroissiale

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Au terme de l'assemblée diocésaine d'avril 2024, l'évêque d'Amiens annonce la réorganisation des paroisses du diocèse autour de six champs missionnaires, remplaçant les 14 secteurs paroissiaux qui faisaient office de doyennés. Les 49 paroisses du diocèse restent en place, conservant leur organisation spécifique. Selon l'abbé Nicolas Jouy, vicaire général, la réforme est nécessaire pour faire face au manque de prêtre, tout en assurant « une plus grande proximité avec les communautés locales »[42]. La réforme entre en vigueur en septembre 2024[43].

Hausse des catéchumènes

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Depuis le début des années 2020, le nombre d'adultes qui souhaitent recevoir le baptême est en hausse constante dans le diocèse d'Amiens : en 2022, 38 adultes sont baptisés, en 2023, 52 et en 2024, 75[44]. Cette augmentation, de l'ordre de 30 % entre 2023 et 2024, est dans la moyenne des autres diocèses français[45]. En 2025, 111 adultes reçoivent le baptême, dont 68 femmes et 43 hommes. Parmi eux, 83 % ont moins de 40 ans, et 45 % entre 17 et 25 ans. D'après Blandine Brandicourt, responsable du service du catéchuménat du diocèse d'Amiens, cette hausse des catéchumènes s'explique par plusieurs facteurs, et notamment une recherche de sens, l'impact de l'isolement provoqué par la pandémie de Covid-19 et l'influence des réseaux sociaux[44]. Pour l'évêque d'Amiens, Gérard Le Stang, ce phénomène relève du mystère de la foi, mais il note également une influence de l'islam chez les jeunes en recherche religieuse[45]. Selon Sarah Belouezzane et Benoît Vitkine, journalistes pour Le Monde, les jeunes qui demandent le baptême le font tout autant par mimétisme avec l'islam que par affirmation identitaire[46].

Jusqu'à la Révolution, le diocèse d'Amiens recouvre les limites géographiques de l'ancienne cité des Ambiens au sein de la province de Gaule Belgique. Il confine au nord avec le diocèse de Boulogne, au nord-est avec le diocèse d'Arras, à l'est avec le diocèse de Noyon, et au sud avec les diocèses de Beauvais et de Rouen. Depuis le Xe siècle au moins[47],[N 3], le diocèse d'Amiens est divisé en deux archidiaconés, ceux d'Amiens et du Ponthieu, respectivement subdivisés en 13 et 8 doyennés. Selon Bernard Guillemain, le diocèse compte au XIVe siècle 750 paroisses[N 4], 27 personnats, 283 chapellenies, une vingtaine d'abbayes d'hommes, six de femmes et 57 prieurés. En 1730, le diocèse compte 778 paroisses[49]. Ce territoire évolue très peu au cours du temps.

En 1789, le diocèse couvre l'Amiénois, le Ponthieu et le Vimeu, trois pays traditionnels de Haute-Picardie. Les dispositions de la Constitution civile du clergé, adoptée par l'Assemblée nationale le 12 juillet 1790, font coïncider les limites du diocèse avec celles du département de la Somme. Le diocèse perd une partie de son territoire au nord, enclavée entre la Canche et l'Authie, au profit du diocèse d'Arras[50], mais il récupère le quart nord-ouest du diocèse de Noyon[51]. En outre, le diocèse de la Somme est compris dans la métropole des Côtes de la Manche, dont le siège est à Rouen.

Par la bulle du 29 novembre 1801, le pape Pie VII supprime les 135 sièges épiscopaux situés en France avant 1789[52]. Dissous, le diocèse d'Amiens est recréé par la loi sur l'organisation des cultes du 8 avril 1802[53], et ses limites géographiques, modifiées. En plus du département de la Somme, le diocèse couvre le territoire des anciens diocèses de Beauvais et de Noyon. Après avoir été suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Reims[54], depuis le Ve siècle[55], puis de Rouen, Amiens devient suffragant de la métropole de Paris[56]. Par la bulle pontificale Paternae Caritatis du 6 octobre 1822, rendue exécutoire par l'ordonnance royale du 31 octobre suivant, le pape Pie VII rétablit le siège épiscopal de Beauvais pour le département de l'Oise. Le diocèse d'Amiens ne couvre plus que le département de la Somme, et redevient suffragant de l'archidiocèse de Reims[57].

Organisation

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Administration et services diocésains

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Sur le plan canonique

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En tant qu'évêché, le diocèse d'Amiens est défini par le Code de droit canonique comme l'ensemble des catholiques de la Somme, gouverné par un évêque, en collaboration avec le presbyterium[58],[59].

L'évêque d'Amiens est assisté dans son gouvernement par au moins deux conseils obligatoires : le conseil presbytéral, qui représente l'ensemble des prêtres du diocèse[60], et le conseil pour les affaires économiques, sociales et juridiques, composé d'au moins trois fidèles, nommés par l'évêque pour un mandat de cinq ans. Ces derniers aident l'évêque dans la gestion des affaires financières et des biens du diocèse[61],[62],[63].

Le diocèse d'Amiens compte également plusieurs conseils, considérés comme facultatifs par le Code de droit canonique : le conseil épiscopal, constitué des vicaires généraux, des vicaires épiscopaux et des responsables des services diocésains[59], le collège des consulteurs, composés de membres choisis parmi le conseil presbytéral[64],[62], le conseil pastoral, réunissant au moins une fois par an clercs, religieux et laïcs « spécialement choisis » par l'évêque[65],[62], et enfin, le conseil diocésain de la vie religieuse[63]. Toutefois, le rôle des conseils de l'évêque est purement consultatif, celui-ci étant libre de ses décisions[62].

Sur le plan civil

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En droit français, l'association diocésaine, association cultuelle dont l'objet exclusif est de subvenir aux frais et à l'entretien du culte, est le support juridique du diocèse. L'évêque est le président de droit du conseil d'administration de l'association[66]. Pour l'administration de leurs biens, les diocèses ont également recours aux sociétés civiles immobilières[67]. Le diocèse d'Amiens créé ainsi la SCI diocésaine Jean XXIII en 2002[68]. Bien qu'elles jouissent d'une reconnaissance canonique, les paroisses ne disposent pas de personnalité juridique civile, étant simplement considérées comme des établissements particuliers du diocèse. Pour conserver des biens n'entrant pas dans l'objet statutaire de l'association diocésaine[N 5], les paroisses se constituent habituellement en association loi de 1901[69].

En juillet 1871, sous l'épiscopat de Mgr Jacques-Antoine Boudinet, évêque d'Amiens entre 1856 et 1873, débute la publication du bulletin diocésain d'Amiens, Le Dimanche, semaine religieuse du diocèse d'Amiens. Il en confie la direction à l'abbé Jules Corblet[70]. D'abord hebdomadaire, le bulletin diocésain devient bimensuel à partir de 1943[71]. En 1968, il change de titre et devient Église d'Amiens[72], puis en 1969, Le Dimanche[73], et enfin en 2017, Catho en Somme. Il est publié trois à quatre fois par an[74],[75].

Sous l'impulsion de l'association Chrétiens-Médias Somme, le diocèse d'Amiens investit le web en 1999 en créant un site internet[76]. Le site, hébergé sur le domaine de la Conférence des évêques de France, est mis en ligne le 21 mai 1999, lors du week-end de la Pentecôte[77],[N 6]. Le mouvement est général au sein de l’Église catholique en France : entre 1996 et 2001, 90 des 95 diocèses français métropolitains se dotent d'un site internet[79].

En mars 2015, le diocèse d'Amiens inaugure un nouveau site internet, qui n'est plus hébergé par la Conférence des évêques de France. Le diocèse dispose également des comptes institutionnels sur différents réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et YouTube[80].

Depuis le 6 décembre 2022, RCF Hauts de France diffuse ses programmes en DAB+ à Abbeville, Amiens et Saint-Quentin. Créée en 2005 dans le Nord-Pas-de-Calais, elle émet d'abord à Douai puis à Lille. Depuis 2018, elle se développe dans le reste de la région Hauts-de-France. Radio chrétienne généraliste, elle traite de l'actualité politique, économique et culturelle[81]. En 2023, elle est animée par une équipe de quatre journalistes et d'une soixantaine de bénévoles. La radio propose quotidiennement quatre heures de programmes locaux, le reste étant du contenu national. Deux programmes mensuels sont spécifiquement dédiés au diocèse d'Amiens : un entretien avec l'évêque d'Amiens pour évoquer l'actualité, et un magazine d'une dizaine de minutes sur la vie du diocèse[82].

Enseignement

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Le diocèse assure la tutelle de l'enseignement catholique dans le département de la Somme par le biais de la direction diocésaine de l'enseignement catholique, au moyen de 60 établissements répartis sur tout le département[83]. Dans l'académie d'Amiens, l'enseignement privé catholique accueille en 2023 17% des élèves de l'enseignement secondaire et 9% des élèves de l'enseignement primaire, un taux inférieur à la moyenne nationale[84],[N 7]. Depuis une décennie, le taux d'élèves de primaire scolarisés dans le privé est relativement stable[87] : en 2014, 8,8% des écoliers fréquentent un établissement sous contrat. Toutefois, le nombre d'élèves issus de familles catholiques pratiquantes tend à diminuer au profit d'élèves issus de familles athées ou d'autres religions[85].

En raison de la diminution du nombre des fidèles, les ressources du diocèse sont de plus en plus fragiles. Dans les années 2000, le diocèse rationalise ses dépenses et cherche de nouvelles recettes pour maintenir l'équilibre budgétaire. Il mène en particulier une politique active en matière de communication[N 8] et parvient en six ans, entre 2005 et 2011, à augmenter le montant du denier du culte de 30 %. En parallèle, le diocèse vise à réduire sa dépendance aux revenus des legs pour boucler le budget à l'équilibre[89]. En effet, comme beaucoup d'autres diocèses en France[90], Amiens est régulièrement en déficit de fonctionnement. Ainsi, entre 2013 et 2023, l'association diocésaine d'Amiens présente à neuf reprises un résultat d'exploitation négatif, parvenant à conserver un résultat net positif grâce aux produits financiers et aux produits exceptionnels comme les legs[91],[90].

Résultat d'exploitation et résultat net de l'association diocésaine d'Amiens entre 2013 et 2024
En euros 2013[92] 2014[93] 2015[94] 2016[95] 2017[96] 2018[97] 2019[98] 2020[98] 2021[99] 2022[100] 2023[101] 2024[102]
Résultat d'exploitation (€) −954 296 −768 253 −691 517 −1 093 940 −937 939 −864 960 −943 847 48 850 −314 502 220 636 −251 863 −659 662
Résultat net (€) 1 789 284 503 344 225 229 −169 863 716 865 61 605 57 307 575 992 −328 196 196 833 364 193 −180 262

Le patrimoine du diocèse comprend l'ensemble des biens mobiliers et immobiliers destinés à lui fournir les moyens nécessaires à la poursuite de son activité[103],[69]. Le patrimoine immobilier des diocèses est de trois types : les biens à usage cultuel, les églises construites après 1905, les biens à usage pastoral, les presbytères, les salles de réunions ou les locaux à usage culturel, et les biens à usage locatif[104]. Un diocèse n'a pas vocation à conserver un bien qui n'est plus utile à l'accomplissement de sa mission[69]. Ainsi en 2011, les revenus locatifs ne représentent en moyenne que 3% des ressources des diocèses, soit 23 millions d'euros[104].

En 2023, le département de la Somme compte entre 800 et 850 églises, dont quatre sont fermées pour des raisons de sécurité[105] : l'église Saint-Martin de Maurepas[106], l'église Saint-Jean Baptiste d'Allonville[107], l'église de Roisel, et l'église Saint-Germain d'Amiens[108]. Depuis février 2024, l'église Saint-Médard de Domart-en-Ponthieu est également fermée au public[109],[110]. En 2021, sur la huit-centaine d'églises que compte le département, quatre sont la propriété du diocèse, contre 13 dans le département de l'Oise et 22 dans le département de l'Aisne[111]. Les quatre églises sont situées dans l'arrondissement d'Amiens : l'église Saint-Geoffroy de Rivery[112], l'église Saint-Paul d'Étouvie à Amiens[113], l'église du Cœur-Immaculé-de-Marie d'Amiens[114] et l'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus d'Amiens[115].

Au cours du XXe siècle, deux églises samariennes ont été détruites : l'église Saint-Jacques de l'Étoile, victime de deux incendies, un en 1977 et un en 1991, et jamais reconstruite, et l'église Saint-Jacques d'Abbeville, détruite en 2013. Depuis 1905, le diocèse d'Amiens recense près d'une dizaine d'églises désacralisées dans le département de la Somme[105].

Dans un inventaire réalisé en 2002 par le service de l'inventaire général du patrimoine culturel de la région Picardie, Isabelle Barbedor relève 67 églises, dont 20 bâtiments détruits, sur le territoire de la communauté d’agglomération Amiens Métropole. Au sein du corpus étudié, sept églises ont été construites au XXe siècle[116]

Cathédrale et basiliques

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La cathédrale Notre-Dame d'Amiens est l'église cathédrale du diocèse d'Amiens. Basilique mineure, elle succède à un édifice de taille plus modeste, détruit lors d'un incendie en 1218, et dont peu de chose est su. Le projet d'une nouvelle église est lancé par Évrard de Fouilloy, évêque d'Amiens entre 1211 et 1222, et le chapitre cathédral, composé au début du XIIIe siècle d'une quarantaine de chanoines[117], notamment pour accueillir l'afflux de pèlerins venus pour le chef de saint Jean-Baptiste[118]. Confiée au maître d’œuvre Robert de Luzarches et financée par le diocèse et les dons des fidèles[117], la construction débute en 1220[119]. Le chantier, qui dure près d'un siècle[117], voit se succéder trois maîtres d'oeuvre : d'abord Robert de Luzarches, puis Thomas et Renaud de Cormont[120]. A la fin du XIIIe siècle, alors que le gros œuvre est quasiment achevé, les maîtres d'ouvrages décident d'ajouter douze chapelles à l'édifice, une moitié au nord, l'autre au sud, la cathédrale n'étant pas assez grande pour y installer plusieurs autels[117].

L'autre basilique mineure du diocèse est la basilique Notre-Dame de Brebières à Albert. De style néo-byzantin, l'église est construite entre 1885 et 1897. Le chantier est supervisé par l'architecte Edmond Duthoit, qui s'inspire d'édifices « à Sienne, en Sicile, en Corse, en Syrie mais aussi de la grande mosquée de Kairouan en Tunisie »[121]. Détruite pendant la Grande Guerre - seule la statue de la Vierge à l'Enfant reste - elle est rebâtie à l'identique par Louis Duthoit, le fils d'Edmond Duthoit. En 2004, elle est classée monument historique[121].

Particulièrement éprouvées lors de la Première Guerre mondiale, les églises à l'est du département de la Somme sont reconstruites en art déco[122].

Maison Saint François de Sales

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La Maison Saint François de Sales se trouve dans l'ancien monastère de la Visitation de la rue Saint-Fuscien. Installée à Amiens depuis 1939, la communauté des Visitandines avait légué le bâtiment et le terrain au diocèse d'Amiens face à la diminution de ses effectifs. En 2005, le diocèse y créé le centre spirituel Saint François de Sales[123], puis au début des années 2010, Jean-Luc Bouilleret décide le regroupement de l'évêché et de l'ensemble des services diocésains au sein des bâtiments[124].

En septembre 2013, à l'occasion de la fête de la Saint Firmin, le diocèse met en ligne un site internet, maisondiocesaine80, permettant de suivre l'avancée des travaux[125].

Le chantier débute en avril 2014. Le coût total des travaux est évalué à 3,5 millions d'euros, pris en charge à hauteur d'1 million par la vente de l'évêché et du centre diocésain et d'1,5 millions par un emprunt. Il est prévu que le reste des dépenses, 1 million d'euros, soit financé par des dons et des legs. La première pierre est posée en mai 2014 par Olivier Leborgne[126],[127].

L'évêché et les services diocésains emménagent dans la maison diocésaine en juillet 2015[128]. La maison diocésaine est inaugurée le 22 janvier 2016[129].

Communautés religieuses

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Ancien Régime

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Les premières fondations

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Dès le VIe siècle, l'historien Grégoire de Tours[13] mentionne l'existence d'un oratoire desservi par des religieuses, construit à Amiens près de la porte aux Jumeaux[15], sur le lieu où saint Martin avait partagé son manteau. Selon le père Jean Becquet, o.s.b., les premières fondations monastiques dans la région sont d'inspiration colombanienne, le diocèse d'Amiens, doté d'une façade maritime, étant sur le chemin des îles britanniques à Rome : en 611, l'Auvergnat Valery, moine de l'abbaye de Luxeuil, créé un monastère à l'embouchure de la Somme, près du port de Leuconaus. Au milieu du VIIe siècle, Riquier, converti par des missionnaires colombaniens, fonde une abbaye dans le Ponthieu après avoir été ermite à Forest-Montiers. Le père Jean Becquet, o.s.b. mentionne également un monastère établi à Péronne par Fursy, en plus de l'abbaye du Mont-Saint-Quentin voisine, mais qui disparaît au bout d'un siècle[130].

L'âge d'or de l'abbaye de Corbie

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Sous l'impulsion de la reine des Francs Bathilde, l'abbaye de Corbie est créée au VIIe siècle avec des moines de l'abbaye de Luxeuil. Plus importante des fondations monastiques, l'abbaye se trouve rapidement au centre d'un comté étendu sur un vaste territoire, et donne dès le VIIIe siècle un évêque au diocèse d'Amiens, Léger de Corbie. Aux VIIIe et IXe siècles, l'abbaye est le siège d'une vie intellectuelle intense autour de personnages illustres comme les abbés Angilbert, Adalard[N 9] et Paschase Radbert, ou les moines Anschaire[N 10] et Ratramne. C'est à la même époque que l'empereur Charlemagne offre à l'abbé Angilbert un riche manuscrit enluminé, l'Évangéliaire de Saint-Riquier[130].

La réforme grégorienne

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Toutefois, à la suite des destructions provoquées par les invasions normandes dans la deuxième moitié du IXe siècle, l'abbaye de Saint-Riquier éclipse l'abbaye de Corbie en tant qu'acteur de la réforme grégorienne dans le diocèse d'Amiens, participant au renouveau monastique dans la région. Elle bénéficie notamment du soutien du pouvoir capétien dans le Ponthieu et des enseignements de l'École de Chartres. Alors que sous l'impulsion de l'abbé Gervin, originaire de l'abbaye Saint-Vanne, des principes de la réforme grégorienne sont introduits à Saint-Riquier dès la deuxième moitié du XIe siècle, l'abbaye de Corbie doit attendre les années 1120 pour adopter la règle clunisienne[131]. Au XIe siècle, deux évêques formés au sein de l'abbaye de Saint-Riquier diffusent la réforme grégorienne auprès du clergé canonial : Gui de Ponthieu, évêque du diocèse d'Amiens, et Drogon, évêque du Thérouanne qui fonde à Amiens la collégiale Saint-Nicolas-au-Cloître après avoir été exilé de son diocèse[132].

Pour le père Jean Becquet, o.s.b., « l'époque des XIe et XIIe siècles est celle de fondations nombreuses, plus souples que les lourdes abbayes d'origine mérovingienne »[133]. Durant son épiscopat, l'évêque d'Amiens Geoffroy installe des moines bénédictins dans l'abbaye de Saint-Fuscien, celle-ci étant dotée de dépendances[133]. En 1124, les Prémontrés s'installent à Amiens, donnant naissance à l'abbaye Saint-Jean[N 11]. En 1178, un prieuré de chanoines de saint Augustin à Épécamps est placé sous la dépendance de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux. À Ribemont-sur-Ancre, les chanoines de Saint-Laurent créent le prieuré de Saint-Nicolas de Régny à Jumel, au sud d'Amiens, l'érigeant en annexe du prieuré de Saint-Laurent-au-Bois à Ribemont-sur-Ancre. Cette congrégation diocésaine, dont le théologien Hugues de Fouilloy est un membre illustre, ne dure que deux ou trois générations : ses établissements sont absorbés par l'abbaye de Corbie[132].

Aux XIe et XIIe siècles, le nombre des dépendances monastiques augmente dans la région, souvent sous l'impulsion de communautés extérieures au diocèse d'Amiens : des prieurés clunisiens sont ainsi fondés à Abbeville, à Lihons et à Montdidier. Dans ce mouvement de fondation, les moines noirs jouent un rôle important, notamment en raison de leur prestige : à l'abbaye de Cluny s'ajoutent les abbayes de Saint-Martin-des-Champs, de Notre-Dame de Molesme et de Saint-Pierre de Chezal-Benoît comme agents de l'expansion des grandes abbayes bénédictines dans le diocèse d'Amiens[133].

Les ordres nouveaux

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En tant que région agricole, le diocèse d'Amiens n'est pas un terrain favorable à l'implantation des ordres religieux nouveaux[134]. Les Cisterciens fondent vers 1137-1139 les abbayes masculines de Valloires et du Gard, puis en 1191, l'abbaye du Lieu-Dieu. Si des communautés cisterciennes féminines s'installent à Willencourt, à Cottenchy, à Épagne-Épagnette et à Biaches, les abbayes Saint-Michel de Doullens et Notre-Dame de Berteaucourt restent bénédictines. D'autres ordres religieux s'implantent dans le diocèse d'Amiens : en 1146, les Fontevristes créent un prieuré au lieu-dit de Moreaucourt à L'Étoile. En 1301, les Chartreux établissent un monastère à Abbeville et en 1389, les Célestins s'installent dans un faubourg d'Amiens[135].

Époque moderne

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Durant l'époque moderne, les fondations monastiques se font moins nombreuses : le père Jean Becquet, o.s.b. relève principalement l'installation des Feuillants à Amiens en 1620. Pour échapper aux troubles qui agitent les campagnes aux XVIe et XVIIe siècles, notamment en raison des invasions espagnoles, les moniales de l'abbaye Notre-Dame du Paraclet et celles de Moreaucourt s'installent à Amiens, tandis que les religieuses d'Épagne et celles de Willencourt se réfugient à Abbeville[135].

Les communautés monastiques du diocèse d'Amiens ne restent pas imperméables aux mouvements de réforme monastique qui touchent le royaume : les abbayes bénédictines de la région rejoignent en majorité la congrégation de Saint-Maur, tandis que les abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux et de Saint-Acheul accueillent la réforme génovéfaine. Parmi le clergé canonial, l'abbaye prémontrée Notre-Dame de Séry adhère à la Congrégation de l'Antique rigueur. Malgré ces réformes, les prieurés ruraux sont sur le déclin, vidés de leurs occupants. Tout comme les ordres monastiques anciens de la région, ils sont balayés par la Révolution française[135].

Époque contemporaine

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Depuis la Révolution, le diocèse d'Amiens a accueilli une seule nouvelle fondation monastique, la congrégation Notre-Dame d'Espérance à Croixrault[136], fondée en 1966 par Henri-Marie Guilluy, ancien maître des novices de l'abbaye Saint-Paul de Wisques, pour recevoir les hommes en situation de handicap ou en mauvaise santé qui souhaitent devenir moines[137].

En 2025, le diocèse d'Amiens compte 16 religieux, membres d'instituts, de congrégations masculines ou de société de vie apostolique. Parmi ces religieux, 9 ont été ordonnés prêtres. Le diocèse compte également 109 religieuses, membres de 12 congrégations, dont un ordre contemplatif, les Carmélites[138].

Les relations entre l'évêque et les instituts de vie consacrée de son diocèse sont d'abord déterminées par la forme de droit dont ils relèvent. Les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique sont de deux types : de droit diocésain ou de droit pontifical. Les fondations de type diocésaine dépendent de l'autorité d'un évêque, tandis que celles de type pontificale relèvent du Dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique[139]. Toutefois, les instituts de vie consacrée qui s'étendent en dehors du diocèse d'origine restent toujours sous l'autorité de l'évêque qui en a autorisé la création, en concertation avec les autres évêques concernés pour les affaires d'importance[140].

Dans les deux cas, l'évêque doit promouvoir la vie consacrée dans son diocèse. Le Directoire pour le ministère pastorale des évêques précise que les personnes consacrées « sont soumises à l'autorité pastorale de l'évêque en tant que maître de la foi et responsable de l'observance de la discipline ecclésiastique universelle, gardien de la vie liturgique et modérateur de tout le ministère de la parole »[139].

Maison de l'évêque

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Expulsé en décembre 1906, à la suite de la promulgation de la Loi de séparation des Églises et de l'État, le séminaire du diocèse d'Amiens est installé dans un ancien couvent, tandis que l'évêché quitte le palais épiscopal pour une maison particulière[141].

Aux lendemains du Concile Vatican II, Mgr Géry Leuliet vend les bâtiments de l'évêché en centre-ville[142], provoquant scandale parmi la bourgeoisie amiénoise[143], et déménage « dans un quartier d'immeubles situé entre le centre-ville et les grands ensembles »[144]. Son successeur, Mgr Jacques Noyer s'installe par commodité dans un presbytère du centre-ville d'Amiens[143].

Évêques d'Amiens

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Évêques originaires du diocèse d’Amiens

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Notes et références

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  1. L'historien Jacques Biarne affirme que ces religieuses appartiennent à une cellula, un petit monastère[14].
  2. Bien qu'il qualifie la Somme de « diocèse de tradition catholique », notamment parce que les principaux rites religieux sont respectés, la pratique dominicale reste faible : au début du XXe siècle, elle ne dépasse pas 20% de la population adulte[24].
  3. Les deux archidiaconés sont mentionnés pour la première fois dans une charte de donation de , qui acte une transaction entre Gautier Ier de Vexin, comte d'Amiens, et l'abbaye de Corbie[47].
  4. S'appuyant sur le pouillé de 1301, l'historien local François-Irénée Darsy en relève 741[48].
  5. Selon l'article 3 des statuts-types des associations diocésaines, seuls les salles de catéchisme et d'aumôneries, les salles paroissiales et les maisons de retraite de prêtres entrent dans l'objet statutaire de l'association diocésaine[69].
  6. La plus ancienne version du site internet du diocèse d'Amiens conservée par Internet Archive date du 24 février 2001[78].
  7. En 2016, les frais de scolarisation dans le privé s'élèvent entre 250 et 700 euros par an[85], ce qui est un frein pour les familles picardes les plus modestes[86]. En 2023, un peu moins de la moitié des établissements du diocèse pratiquent une tarification différenciée selon les revenus des familles[84].
  8. En 2010, le diocèse d'Amiens dépense 40 000 euros pour la campagne pour le denier de l’Église[88].
  9. Fondateur de l'abbaye de Corvey.
  10. Évangélisateur de la Scandinavie.
  11. Selon le père Jean Becquet, o.s.b., au Haut Moyen-Âge, la ville d'Amiens n'accueille aucune communauté monastique autre que canoniale[132].

Références

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Bibliographie

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  • François-Irénée Darsy, Le clergé de l’Église d'Amiens en 1789, Amiens, Yvert et Tellier, , 399 p. (lire en ligne).
  • Pierre Desportes et Hélène Millet, Fasti Ecclesiae Gallicanae : Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines de France de 1200 à 1500, vol. 1 : Diocèse d'Amiens, Turnhout, Brepols, , 272 p. (ISBN 978-2-503-50447-6).
  • Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, vol. 3 : Les provinces du Nord et de l'Est, Paris, Fontemoing et Cie, , 270 p. (lire en ligne).
  • Sabine Racinet, Peuplement et christianisation dans la partie occidentale de la province ecclésiastique de Reims (anciens diocèses d'Amiens, de Beauvais et de Noyon du IVe à la fin du Xe siècle (thèse de doctorat en histoire médiévale), Reims, Université de Reims-Champagne-Ardenne, , 1272 p..
  • Philippe Seydoux, Églises de la Somme, Nouvelles Éditions latines, , 36 p. (ISBN 9782307336792, lire en ligne Accès limité).
  • Edmond Soyez, Notices sur les évêques d'Amiens, Amiens, Langlois, libraire-éditeur, , 480 p. (lire en ligne).
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  • [Boniface 2010b] Xavier Boniface, « STOURM (René) », dans Dominique-Marie Dauzet et Frédéric Le Moigne, Dictionnaire des évêques de France au XXe siècle, Paris, Éditions du Cerf, (ISBN 978-2-204-09041-4), p. 625-626.
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  • [Chaline 2010e] Nadine-Josette Chaline, « BUSSINI (François) », dans Dominique-Marie Dauzet et Frédéric Le Moigne, Dictionnaire des évêques de France au XXe siècle, Paris, Éditions du Cerf, (ISBN 978-2-204-09041-4), p. 112-113.
  • [Béthouart 2010a] Bruno Béthouart, « NOYER (Jacques) », dans Dominique-Marie Dauzet et Frédéric Le Moigne, Dictionnaire des évêques de France au XXe siècle, Paris, Éditions du Cerf, (ISBN 978-2-204-09041-4), p. 496-497.

Littérature grise

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  • Saint-Siège (trad. Société internationale de droit canonique et de législations religieuses comparées), « Codex Iuris Canonici » [« Code de droit canonique »] (Code juridique), sur Vatican, (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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