Jules Déchin

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Jules Déchin
Jules Déchin.png
Jules Déchin dans son atelier (détail)[1].
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Parentèle
Louis Noël (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
Distinctions
prix Jean-Baptiste Wicar
médaille de 1re classe
Œuvres principales
Statue du Sacré-Cœur de Jésus (d), statue du Sacré-Cœur de Jésus (d), statue du statue du Sacré-Cœur de Jésus (d), statue équestre de Jeanne d'Arc (d) (), statue du Maire André (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Jules Déchin
Signature sur le Monument aux morts de Saint-Just.
Tombe Louis Noël - Jules Déchin, Cimetière de Montrouge.jpg
Vue de la sépulture.

Jules Déchin, né à Lille le et mort à Paris le , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Ildephonse Déchin, frère aîné de Géry Déchin, débuta ses études à l'école des beaux-arts de sa ville natale de Lille, puis est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Jules Cavelier et d'Henri Chapu.

En 1898, il devient lauréat du prix Jean-Baptiste Wicar — équivalent du prix de Rome pour la ville de Lille — qui lui permet de résider pendant quatre ans à la via del Vantaggio à Rome. À l'issue de sa formation, il exécute de nombreux œuvres dans toute la France ainsi qu'en Italie, Suisse, Belgique, Pays-Bas, Canada, États-Unis et Russie. Au début des années 1920, certaines de ses œuvres ont été éditées en fonte par la fonderie Durenne, notamment ses modèles de statues du Poilu mourant[2] et de la France victorieuse[3] qui ornent nombre de monuments aux morts de la Première Guerre mondiale.

En 1899, il devient gendre du sculpteur Louis Noël. Il obtient une médaille de 3e classe au Salon des artistes français de 1900, puis une médaille de 2e classe en 1904 et une médaille de 1re classe en 1907, année où il est placé en hors-concours[4].

Il meurt le à son domicile parisien, au no 114 bis de la rue de Vaugirard dans le 6e arrondissement de Paris[5]. Il est enterré au cimetière de Montrouge aux côtés de son beau-père.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Roye. Somme.
Détail du Monument aux morts de Roye (1927).

Italie[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Œuvres d'édition[modifier | modifier le code]

Ces œuvres reproduites en série, ornent de nombreux monuments aux morts. Elles ont parfois été badigeonnées d'une polychromie postérieure à l'érection.

Poilu mourant[modifier | modifier le code]

La statue représente un poilu (soldat français de la Première Guerre mondiale) en uniforme. Il est couché, tête nue, tient son fusil dans sa main droite, sa main gauche sur la poitrine. Il regarde en l'air. Sa jambe droite est fléchie.

Elle orne les monuments aux morts de Athies, Aumont-Aubrac, Béthencourt (dans le cimetière), Bief-du-Fourg, Boisleux-au-Mont, Chaulnes, Corcieux, Elven, Jouey, Juvigny-sous-Andaine, Lézardrieux, Ligny-en-Cambrésis, Les Vans, Mercatel, Ohain, Origny-en-Thiérache, Pont-Farcy, Saint-Just, Tannois, Thiembronne et Urcel.

Poilu blessé[modifier | modifier le code]

Également appelé Soldat agonisant ou Soldat blessé. La statue représente un poilu (soldat français de la Première Guerre mondiale) en uniforme. Il est debout, tête nue, sa main gauche sur la poitrine. Son bras droit et sa jambe droite fléchie en appui sur un muret lui permettent de se maintenir debout.

Elle orne les monuments aux morts de Béthencourt, Biffontaine, Boujailles, Casson, Écoust-Saint-Mein, La Ferté-Chevresis, Lépine et Vieux-Vy-sur-Couesnon.

La France Victorieuse[modifier | modifier le code]

La statue de La France Victorieuse orne les monuments aux morts de Betchat, Béthencourt (dans le cimetière), Chaulnes, Courvières, Granges-sur-Vologne, Gueugnon, Lezennes, Ploumagoar et Saint-Romain-de-Colbosc.

Le Poilu victorieux[modifier | modifier le code]

Également appelé Poilu Armistice, . La statue représente un poilu (soldat français de la Première Guerre mondiale) en uniforme. Il est debout les pieds joints, casque sur la tête, tient dans sa main gauche son fusil dont la crosse repose à terre. Il regarde en l'air, son bras droit levé, la main ouverte. Le texte « 11 novembre 1918 » est écrit en creux sur le piédestal.

Elle orne les monuments aux morts de Bancourt, Beaurains, Braye-en-Laonnois, Colombier, Esquiule, Flines-lez-Raches, Germinon, Guer et Villeneuve-la-Guyard. Elle porte le même titre que la statue Le Poilu victorieux réalisée par Eugène Bénet, ornant également des monuments aux morts en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jules Déchin - Biographie », sur julesdechin.blogspot.fr.
  2. « Poilu mourant », notice sur e-monumen.net.
  3. « Statue “France victorieuse” », notice sur e-monumen.net.
  4. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 363
  5. « Acte de décès no 756 », sur archives.paris.fr (consulté le ), p. 17.
  6. « Monument à Jeanne d’Arc – parc de Sillery – Québec ».
  7. « Monument à Jeanne d’Arc – Bordeaux », notice sur e-monumen.net.
  8. « Monument aux morts de 14-18 – Chaulnes », notice sur e-monumen.net.
  9. « Monument au maire André – Lille », notice sur e-monumen.net.
  10. « Monument au statuaire Eugène Guillaume – Montbard (fondu) », notice sur e-monumen.net.
  11. « Monument aux morts de Ploumagoar », patrimoinedargoat.free.fr.
  12. Si Paris-Plage m'était conté, Le Touquet-Paris-Plage, Auréoline éditions, coll. « Une ville Des histoires », , 133 p. (ISBN 2-915123-19-5), p. 72
  13. Notice no IA35035940, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]