Brix

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Brix
Brix
Vue sur le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Pascal Lebruman
2020-2026
Code postal 50700
Code commune 50087
Démographie
Gentilé Brions
Population
municipale
2 157 hab. (2018 en augmentation de 2,96 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 43″ nord, 1° 34′ 44″ ouest
Altitude Min. 39 m
Max. 176 m
Superficie 32,16 km2
Élections
Départementales Canton de Valognes
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brix

Brix (prononcé /bʁi:/) est une commune française, située dans le département de la Manche, en région Normandie, et peuplée de 2 157 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en Nord-Cotentin. Couvrant 3 216 hectares, le territoire de Brix est le plus étendu du canton de Valognes. Son bourg est à 10 km au nord-ouest de Valognes, à 10 km au nord-est de Bricquebec et à 13 km au sud de Cherbourg-en-Cotentin[1].

Le territoire est traversé par la route nationale 13 menant à Valognes, Caen et Paris au sud et à Cherbourg au nord. Elle croise la route départementale no 56 au nord, qui permet de rejoindre Saint-Martin-le-Gréard à l'ouest et Le Theil au nord-est. Le bourg y est relié par la D 50 qui se prolonge au sud-ouest vers Sottevast. Passant au nord du bourg, la D 119 permet l'accès à la N 13 et se prolonge à l'est vers Ruffosses. Elle mène également à Saint-Martin-le-Gréard à l'ouest. D'autres départementales parcourent la commune permettant l'accès aux autres communes limitrophes et aux différents lieux-dits.

La commune est desservie par le transport en commun départemental par bus (Manéo) via la ligne 001 Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô.

Le territoire est majoritairement dans le bassin de la Douve qui délimite le territoire à l'ouest. Plusieurs de ses premiers affluents parcourent le territoire communal dont l'Eau Gallot, qui marque la limite au nord-ouest, le ruisseau Canelle, la rivière de Rade et la rivière de Claire en limite sud-est. Deux courts affluents de la rivière de Gloire — donc sous-affluents de la Douve — prennent leurs sources à l'est. Une petite partie au nord du territoire est dans le bassin de la Divette, dont le principal affluent, le Trottebec, borde le territoire après y avoir pris sa source.

Le point culminant (176 m) se situe en limite nord-est, près du lieu-dit de Saussemesnil la Sorellerie. Le point le plus bas (39 m) correspond à la sortie de la rivière de Claire — affluent de la Douve — du territoire, au sud.

La commune est située dans le Massif armoricain. Une carrière y est d'ailleurs ouverte dans les grès armoricains, qui remontent à l'Ordovicien.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brutius vers 825 (Geste de Fontenelle); Bruoto en 1026 et 1027 (copie XVIIe siècle); Bruis, Bruiz et Bruys entre le XIe siècle et le XIVe siècle; Bris en 1399[3].

Les toponymistes Albert Dauzat et François de Beaurepaire ont considéré Brix comme une formation toponymique obscure et ne proposent aucune hypothèse[4],[3]. Seul ce dernier croit reconnaître un radical Brut- sans doute prélatin et que l’on retrouverait dans Bruz (Ille-et-Vilaine, Brud 1067, Bruth 1084)[3].

Remarques : ces deux auteurs ne rapprochent pas Brix de Bruys (Aisne, Bruyt 1507, Bruy XVIIIe siècle[4]). D'un point de vue phonétique l'ancienne diphtongue [yi] s'est réduite à [i], comme on le constate par exemple dans buisson > bisson ou bruyère > brière, d'où Bruis > Bris, ce qui relève d’une tendance du français populaire cf. et pis pour et puis[5]. En revanche, l'anglo-normand a produit [y], puis [u], d'où Bruis > Brus, Robert de Bruis ou de Brus cf. ancien français ruile « règle » > anglais rule. Cette tendance est aussi observée en normand : pucher / puchi « puiser »; chure (Cotentin) [tʃyre] « cuire », etc.[5]

Le gentilé est Brion. Brix est également à l'origine du prénom anglais Bruce qui procède du nom de la famille de Brus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un prieuré Saint-Pierre est fondé en 1106 par Adam de Bruis à la Luthumière[6], dépendant de l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Un château en ce même lieu sera le siège d'une baronnie dont le titre, transmis par les Goyon de Matignon, est aujourd'hui porté par le prince de Monaco. Une autre baronnie est fondée, ayant pour siège le château d'Adam, construit par Adam de Brix[7]. De cette dernière baronnie seront issus des rois d'Écosse, dont Robert de Bruce (les de Brix étant également appelés de Bruce).

En 1929, Brix (1 675 habitants en 1926) cède, ainsi que Négreville et Tamerville, une partie au sud-est de son territoire pour la création de la commune de Saint-Joseph (556 habitants en 1931)[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1832 1843 Jean-René Hamel[10]    
         
1929 1959 Désiré Pasquier    
1959 1965 Noël Caen    
1965 1983 Jean Allix    
1983 2001 Désiré Pasquier    
2001[11] mars 2014 Daniel Lebunetel   Chef d'entreprise
mars 2014[12] janvier 2017[13] Noëlle Benoist   Inspectrice des Finances publiques
janvier 2017[14] En cours Pascal Lebruman   Contrôleur en radioprotection
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2018, la commune comptait 2 157 habitants[Note 2], en augmentation de 2,96 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Brix a compté jusqu'à 3 250 habitants en 1821.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6532 9542 8233 2503 0883 0553 0042 8072 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6152 4852 5172 2892 1812 1632 1142 1992 054
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9311 8741 8261 6331 6751 5571 5371 5031 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4471 3571 3231 6001 8281 9282 0202 0692 127
2018 - - - - - - - -
2 157--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Brix ou château d'Adam[modifier | modifier le code]

Le château d'Adam est le plus ancien monument de la commune de Brix. Il tire son nom d'Adam de Bruis ou de Brix, seigneur du lieu, vivant au XIe siècle. Vers 1026, Richard III concède en douaire à sa fiancée la duchesse Adèle plusieurs propriétés dont la forteresse de Brix[20].

Il s'agit d'une enceinte formée par une importante levée de terre avec son fossé, et cour intérieure, le tout placé au sommet d'un éperon barré. Cette enceinte principale est accompagnée vers l'ouest d'une basse cour elle-même protégée par une butte et son fossé. Cette dernière enceinte n'est plus que partiellement visible. Jusqu'en 1204, des constructions de pierres existaient dans l'enceinte située au bout de l'éperon barré. Une tour ronde semble avoir commandé le lieu. Il n'en reste plus que des substructions difficilement lisibles.

L'emplacement a été racheté au XIXe siècle par une autre famille de Brix. En 1912, un château neuf a été construit sur une partie de l'ancienne basse cour, dans le style du XVIIIe siècle français. La Première Guerre mondiale n'en a pas permis l'achèvement, ce qui a sauvé de la destruction une maison presbytérale du XVIIe siècle.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
La stèle en l'honneur du pilote Lt Cary Lewis Gray, mort dans le crash de son avion.
  • Manoir du Val (XVIe siècle), dont le colombier est inscrit aux monuments historiques[21].
  • Château du Mont-Épinguet : le château fut bâti sous le Premier Empire au début du XIXe siècle, dont il arbore le style au centre d'un plateau. En 1917 il est acquis par Lucien Ratti, propriétaire du grand magasin de Cherbourg, que les héritiers vendirent en 1958[22].
  • Manoir de la Luthumière (reconstruit au XVe siècle). C'est en ces lieux que naquit Catherine-Thérèse de Goyon de Matignon-Thorigny, petite fille de la duchesse d'Estouteville, et épouse de Jean-Baptiste Colbert de Seignelay. Au décès de sa mère, elle reçoit les seigneuries d'Yvetot de la Haye-d'Ectot et de Carteret[23].
  • Église Notre-Dame (en partie du XIIIe siècle), abritant un ensemble retable-maître-autel et une Vierge à l'Enfant (Notre-Dame des Neiges) du XVIIe siècle classés à titre d'objets[24].

Lieux[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive de Brix fait évoluer trois équipes de football en divisions de district[25].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Le premier week-end d'octobre voit se dérouler dans cette commune la foire Saint-Denis, une des grandes foires traditionnelles du Cotentin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Bruce, ancienne graphie de Brix dont elle est originaire, dont des membres règnent sur l'Écosse à partir de 1306.
  • Hervé Dannemont, fils cadet d'un maître verrier de Brix, il quitte la Normandie pour l'île Bourbon, où il arrive le 9 juillet 1665 à bord du navire Le Taureau. Il est l'un des vingt premiers colons de l'île de Bourbon. Aujourd'hui, une trentaine de familles vit à La Réunion sous le patronyme un peu modifié de Dennemont. La famille Dannemont disparaît au XVIIIe siècle en se transformant en Dalmont.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a b et c François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 89.
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6)
  5. a et b René Lepelley, La normandie dialectale, Presses universitaires de Caen 1999, p. 76
  6. « Site du diocèse de Coutances et Avranches - Pèlerinage à Saint Jouvin ».
  7. Daniel Delattre, La Manche, les 602 communes, Granvilliers, Éditions Delattre, (ISBN 2-915907-09-9), p. 42.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Brix », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 décembre 2009) et fiche liée (Saint-Joseph).
  9. René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche : et les 46 communes fusionnées ou associées depuis 1960, Marigny, Éditions Eurocibles, , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 120
  10. Annuaire du département de la Manche, 12e année, 1840, p. 228.
  11. « Jacques Coquelin et Christèle Castelein, candidats », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er avril 2015).
  12. « Noëlle Benoist a été élue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juillet 2014).
  13. « Brix : Noëlle Benoist démissionne de ses fonctions de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 janvier 2017).
  14. « Brix. Un nouveau maire pour Brix », sur lamanchelibre.fr, La Manche Libre (consulté le 19 janvier 2017).
  15. « Brix (50700) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 avril 2014).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Stéphane William Gondoin, « Les châteaux forts au temps de Guillaume le Conquérant », Patrimoine normand, no 94,‎ juillet-août-septembre 2015, p. 36 (ISSN 1271-6006).
  21. « Manoir du Val », notice no PA00110348, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-9139-2038-5), p. 270.
  23. Girard et Lecœur 2005, p. 20.
  24. « Maître-autel, tabernacle, retable, portes », notice no PM50000150, « Statue : Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame des Neiges », notice no PM50000149, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Brix » (consulté le 30 août 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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