Saint-Maurice-en-Cotentin

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Saint-Maurice-en-Cotentin
Saint-Maurice-en-Cotentin
L'église Saint-Maurice.
Blason de Saint-Maurice-en-Cotentin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Tony Jouanneault
2020-2026
Code postal 50270
Code commune 50522
Démographie
Population
municipale
255 hab. (2019 en diminution de 5,56 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 25″ nord, 1° 42′ 21″ ouest
Altitude Min. 34 m
Max. 126 m
Superficie 7,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Maurice-en-Cotentin

Saint-Maurice-en-Cotentin est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 255 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 883 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Barneville Carteret », sur la commune de Barneville-Carteret, mise en service en 1986[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 603,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et à 28 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-en-Cotentin est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,7 %), terres arables (35,7 %), forêts (8,1 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est d'abord attesté sous la forme Sanctus Mauricius, puis Sanctus Mauricius de Putevilla fin XIIe, alternativement Putivilla au XIIe siècle[21], dans le cartulaire de l'abbaye de Montebourg, Sancti Mauricii vers 1280[22], Saint-Maurice-de-Puteville en 1408, et Saint-Maurice de l'Espinay (Sanctus Mauricius de Spineto) au XVe[23], et aux XIVe et XVe siècles Saint-Maurice de l'Espinoy[24].

L'église est dédiée à Maurice d'Agaune.

À la Révolution, les toponymes étant déchristianisés, le nom de la commune fut tout simplement Maurice[25] pour redevenir Saint-Maurice en 1801. Le déterminant complémentaire en-Cotentin a été ajouté en 1938[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Roger de Magneville, le plus ancien seigneur connu de Saint-Maurice, donna au début du XIIIe siècle, l'église à l'abbaye de Montebourg[27].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Maurice-en-Cotentin Blason
De gueules à l'aigle impériale d'argent empiétant sur un foudre d'or, surmontée d'une couronne fermée aussi d'or et croisetée du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1947 Arsène Lechevallier   Agriculteur
1947 1953 Marcel Lerouvillois   Agriculteur
1953 mars 1977 Arsène Lechevallier DVD Agriculteur
mars 1977 juin 1995 Jean Simon   Agriculteur
juin 1995 mars 2008 Jacques Fafin   Géomètre
mars 2008[28] mai 2020 Alain Collas-Dugenetel[29] SE Responsable de parc BTP
mai 2020[30] En cours Tony Jouanneault SE Étudiant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2019, la commune comptait 255 habitants[Note 8], en diminution de 5,56 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
491509536639614610614620578
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507464474396461437402370358
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
344343346309327325318292304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
278195177178203231275281287
2014 2019 - - - - - - -
262255-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice, qui contient plusieurs statues classés dont celles de saint Maurice en chevalier, avec heaume et écu[34] (limite XIVe , XVe siècle)[35] et celle de saint Laurent (XVe siècle)[36]. En 2015, une association pour la sauvegarde de l'église de Saint-Maurice a été créée[réf. nécessaire].
  • Monument 9e Division d'infanterie à la mémoire des 14 soldats et officiers de la 9e division américaine, tués près de cet endroit le . Ce monument fut inauguré le par le fils du capitaine Henri N. Blanchard, qui fut blessé ici et décéda une dizaine de jours plus tard[37].

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas Hélye, missionnaire du XIIe siècle né à Biville, et béatifié sous Pie IX, qui était en charge de cette paroisse. Il existe d'ailleurs une fontaine du Bienheureux Thomas Hélye et l'église conserve une aube[38] et une chasuble[39] lui ayant appartenu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Barneville Carteret - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Maurice-en-Cotentin et Barneville-Carteret », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Barneville Carteret - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Maurice-en-Cotentin et Cherbourg-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Georges Bernage, « Noms de lieux scandinaves dans le canton de Barneville-Carteret », Vikland, la revue du Cotentin, no 1,‎ avril-mai-juin 2012, p. 9 (ISSN 0224-7992).
  22. Jeanine Bavay, « Saint-Maurice-en-Cotentin », Vikland, la revue du Cotentin, no 2,‎ juillet-août-septembre 2012, p. 68 (ISSN 0224-7992).
  23. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 206.
  24. Bavay - Saint-Maurice-en-Cotentin, Vikland n° 2, p. 68.
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. François de Beaurepaire, op. cit..
  27. Bavay - Saint-Maurice-en-Cotentin, Vikland n° 2, p. 72.
  28. « Alain Collas-Dugenetel prend les rênes », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. Réélection 2014 : « Saint-Maurice-en-Cotentin (50270) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  30. « PORTRAIT. De l’école primaire au fauteuil de maire, il a été élu à 21 ans dans le Cotentin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. Maurice Lecœur, Le Moyen Âge dans le Cotentin : Histoire & Vestiges, Isoète, , 141 p. (ISBN 978-2-9139-2072-9), p. 117.
  35. « statue : Saint Maurice soldat ».
  36. « statue : Saint Laurent ».
  37. Monument commémoratif Saint-Maurice-en-Cotentin.
  38. « aube dite du Bienheureux Thomas Hélye », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  39. « chasuble dite du Bienheureux Thomas Hélye », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]