Octeville-l'Avenel

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Octeville-l'Avenel
Octeville-l'Avenel
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Isabelle Lechevalier
2020-2026
Code postal 50630
Code commune 50384
Démographie
Population
municipale
229 hab. (2021 en augmentation de 8,53 % par rapport à 2015)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 37″ nord, 1° 21′ 15″ ouest
Altitude Min. 20 m
Max. 82 m
Superficie 6,86 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val-de-Saire
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Octeville-l'Avenel

Octeville-l'Avenel est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 229 habitants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Cotentin et à l'ouest du département de la Manche, frais, humide et pluvieux, où les contrastes pluviométrique et thermique sont parfois très prononcés en quelques kilomètres quand le relief est marqué[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 922 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Gonneville-Le Theil à 13 km à vol d'oiseau[5], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Octeville-l'Avenel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,4 %), prairies (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), forêts (6,9 %), zones urbanisées (3,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Othevilla en 1240, Othevilla l'avenel en 1275[15], Ocheville en 1291[16].

Octeville-l'Avenel doit une partie de son nom à la famille Avenel[Note 2] qui possédait le fief aux XIVe et XVe siècles[17].

Jusqu'en 1962, la forme officielle est Octeville-la-Venelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu-dit Les Forges rappelle l’existence, au XIXe siècle, de mines de fer ayant entraîné une activité artisanale métallurgique. Vers 1890, une « forge » fabriquait encore des clous et du petit outillage domestique rural[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie et le monument aux morts.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? ? François Huer[18]    
1989 mars 2001 Alphonse Louis-François    
mars 2001[19] En cours Guy Lechevalier[20]   Principal de collège à la retraite
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2021, la commune comptait 229 habitants[Note 3], en augmentation de 8,53 % par rapport à 2015 (Manche : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
815680864916844838774766762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
679613560543540454448406369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352345356301289274285253279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
248242192193176167183195216
2021 - - - - - - - -
229--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • Éperon barré des Câteaux au lieu-dit les Forges, sur un promontoire formé par une boucle de la Sinope[25]. Cette fortification a sans doute été aménagée, à partir du relief naturel, à l'époque protohistorique, à l'âge du fer. La pointe de l'éperon est défendue par deux énormes fossés larges de 10 à 15 mètres, doublés chacun d'une levée de terre de deux mètres. Au devant, le plateau plus large est protégé par un rempart, sans fossé, moins haut que le précédent et long d'environ trois cent mètres[17].
  • Église Saint-Martin (XIIe, XVIIe, XIXe – XXe siècles), restaurée en 1950, avec sa tour à encorbellement[26] du XVIIe et son chœur gothique du XIVe siècle. L'église dans ses parties les plus anciennes date du XIe siècle comme en témoignent les traces d'appareillage en arête de poisson, propre à l'architecture romane[17]. Elle est donnée au XIIe siècle par le sénéchal Guillaume Avenel, qui en avait le patronage, à l'abbaye de Blanchelande[27], qui fut confirmé par Hugues de Morville, évêque de Coutances[28]. Le clocher fut construit au XVIIe siècle en même temps que la chapelle Saint-Jacques. Elle souffrit beaucoup pendant la Révolution et la nef fut gravement endommagée lors d'un bombardement durant la Seconde Guerre mondiale. L'église abrite les statues : Vierge à l'Enfant debout en pierre calcaire polychrome du dernier tiers du XIIIe siècle, qui est à ce jour la plus ancienne recensée en Basse-Normandie[29] et une statue de saint Martin (XVIe), un maître-autel (XVIIIe), un bénitier (XVIIe), des fonts baptismaux et lutrin (XVIIIe), des peintures murales (XIIIe-XIVe), un saint Martin (XVIIe), une verrière (XXe) de G. Sagot et G. Bourget[28].
  • Château dit la Cour d'Octeville construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle[30] (1773-1783)[17], par un entrepreneur de Valognes, Louis Lebrun, à la demande du comte d'Octeville, André de Hennot (1732-1790). Haut d'un étage sur rez-de-chaussée, la façade d'une longueur peu courante, est, côté cour d'honneur, rythmée par trois pavillons en légère saillie. Le pavillon central à pilastres s'ouvre au rez-de-chaussée comme à l'étage par une porte-fenêtre, avec un linteau en plein cintre pour celle du rez-de-chaussée, tandis que celle de l'étage s'ouvre sur un balcon doté d'un garde-fou en fer forgé. Les baies présentent cinq formes de linteaux différents. Un colombier, dans les communs, ainsi que la chapelle sont antérieurs à la construction du château actuel, qui a été bâti à l'emplacement du château fort des Avenel[28].
  • Chapelle Marie-Madeleine Postel en souvenir du séjour de la bienheureuse et de ses religieuses du au [28].
  • Calvaire (XXe siècle), croix de cimetière (XVIe siècle).
  • If funéraire du cimetière.
  • La Cour de Bidros, ancienne demeure seigneuriale (XVIe siècle)[31].
  • Lavoir de Bidros, restauré.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Godefroy (Octeville-l'Avenel, 1915 - Lestre, 1992), député, maire de Valognes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 162-163.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 448.
  • Edmond Thin, Le Val de Saire : Trésors d'un jardin du Cotentin sur la mer, Éditions OREP, , 165 p. (ISBN 978-2-915762-82-2), p. 45-47.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La famille Avenel fut notamment célèbre en Angleterre et en Écosse[17].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  5. « Orthodromie entre Octeville-l'Avenel et Gonneville-Le Theil », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Gonneville » (commune de Gonneville-Le Theil) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Gonneville » (commune de Gonneville-Le Theil) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 945 - (ISBN 2600001336).
  16. État des rentes de la seigneurie de la Brisette, 1291, AD Manche 2 J 1072. Édition Ourry 8 J 273.
  17. a b c d e et f Thin 2009, p. 45.
  18. Annuaire du département de la Manche, 33e année, 1861, p 244.
  19. « Guy Lechevalier brigue un 3e mandat de premier magistrat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  20. Réélection 2014 : « Guy Lechevalier conserve son fauteuil de maire », sur Ouest-france.fr (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  25. Thin 2009, p. 11.
  26. Maurice Lecœur, Le Moyen Âge dans le Cotentin : Histoire & Vestiges, Isoète, , 141 p. (ISBN 978-2-9139-2072-9), p. 81.
  27. André Davy, Les barons du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits et introuvables du patrimoine Normand », , 319 p. (ISBN 978-2-91454-196-1), p. 111.
  28. a b c et d Gautier 2014, p. 448.
  29. Thin 2009, p. 18.
  30. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 231.
  31. « Octeville l’Avenel, un peu d’histoire autour d’un changement de nom », La Presse de la Manche,‎ .