Canville-la-Rocque

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Canville-la-Rocque
Canville-la-Rocque
Place du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Créances
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Patrick Broquet
2014-2020
Code postal 50580
Code commune 50097
Démographie
Gentilé Canvillais
Population
municipale
134 hab. (2015 en augmentation de 3,08 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 33″ nord, 1° 38′ 09″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 43 m
Superficie 5,35 km2
Localisation

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Canville-la-Rocque est une commune française, située sur la Côte des Isles dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 134 habitants[Note 1] (les Canvillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Canville-La-Rocque est entouré par les communes de Saint-Lô-d'Ourville, Neuville-en-Beaumont et Saint-Sauveur-de-Pierrepont. Canville-la-Rocque est distant d'une quarantaine de kilomètres de Cherbourg. Situé à 40 mètres d'altitude, Canville-la-Rocque a pour coordonnées géographiques 49° 20' 30 Nord, 1° 37' 60 Ouest. Canville-la-Rocque fait partie du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Canvilla en 1149 et en 1172, Camvilla en 1153, Caumvilla entre 1170 et 1172[1].

En raison de l'existence d'un autre Canville en Seine-Maritime (aujourd'hui Canville-les-Deux-Églises), l'appellation de Canville-Canteraine fut proposée en 1828 par Louis Du Bois pour la commune de la Manche. Le déterminant -Canteraine faisait référence à un hameau qui semble avoir disparu aujourd'hui. Ce nom, attesté sur les cartes de Cassini (1753/1785) et d'État-Major (1825/1866) sous la forme Cantereine, est issu de l'ancien normand cante raine « chante grenouille », et désigne un lieu humide fréquenté par ces batraciens.

Le déterminant actuel -la-Rocque fut ajouté en 1939, d'après un autre hameau situé sur le territoire de la commune, et aujourd'hui subdivisé en la Rocque de Haut et la Rocque de Bas. On le trouve attesté sur la carte de Cassini sous la forme les Rocq, et sur la carte d'État-Major par la Roque de Haut et la Roque de Bas. Ce nom représente la forme normano-picarde du mot roche < gallo-roman ROCCA, très fréquemment employé en toponymie au sens de « château-fort, place fortifiée ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1972 1978 commune fusionnée à Denneville    
Les données manquantes sont à compléter.
? mars 2001 Guy Roulland   Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Robert Hurel SE Blanchisseur-teinturier
mars 2008 en cours Patrick Broquet[2] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 134 habitants[Note 2], en augmentation de 3,08 % par rapport à 2010 (Manche : +0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
487518523568586597502522503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
487460416397365337321285277
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250256232207219202214240228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
216201182158146129131130134
2015 - - - - - - - -
134--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Malo
    Fresques découvertes dans les années 1990 à la suite de travaux de rénovation, fresque retraçant la légende du « pendu dépendu ». Elles datent du XVIe siècle. Le village se situe sur un des trajets menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage célèbre et la fresque y fait référence.
Le château  Inscrit MH (2000).
  • Château d'Olonde[7] (XVIe et XVIIIe siècles), inscrit depuis le 29 novembre 2000 au titre des Monuments historiques, a servi de cadre au roman de Jules Barbey d'Aurevilly Une Histoire sans nom. Au Moyen-Âge, la seigneurie d'Olonde appartint aux familles de Magneville, d'Argences, puis Néel. Possession aux XIVe et XVe siècles de la famille Paynel, elle se transmet par alliances, à la fin du XVe siècle aux Bouchard d'Aubeterre, puis au XVIe siècle à la branche aînée de la Maison d'Harcourt, qui la conserve jusqu'à la Révolution et tient encore aujourd'hui les restes du château[8]. Ce dernier se compose de vestiges d'un édifice des XIe et XIIe siècles, un grand corps de logis auquel était accolée une chapelle, le tout cerné d'une épaisse muraille. L'emplacement de cet édifice est aujourd'hui occupé par des constructions du XVe au XIXe siècle, un corps de logis du XVe siècle, en ruine, accolé à un autre corps de logis, reconstruit au XIXe siècle, un pavillon contenant un escalier et un autre pavillon, aménagé au XVIIe siècle en habitation, mais aujourd'hui découvert. Plusieurs dépendances accompagnent cet ensemble[9].
  • Ancien moulin à vent.
  • Vallon du Gris.
  • L'Hommée[Quoi ?] (XVIIe siècle).
  • La Rosière[Quoi ?].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 56
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Réélection 2014 : « Canville-la-Rocque (50580) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 25 mai 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Notice no PA50000011, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Michel Pinel & Patrick Courault, Châteaux et Manoirs de la Manche, tome 1, Editions Rivages de France, , 320 p. (ISBN 978 2 9534030 6 0), p. 136 à 141
  9. Michel Pinel & Patrick Courault, op. cit., pp. 142 à 149.

Liens externes[modifier | modifier le code]