Saint-Germain-des-Vaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain.
Saint-Germain-des-Vaux
Port Racine.
Port Racine.
Image illustrative de l'article Saint-Germain-des-Vaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton La Hague
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Statut Commune déléguée
Maire délégué Joseph Cauvin
2017-2020
Code postal 50440
Code commune 50477
Démographie
Gentilé Saint-Germaniais
Population 346 hab. (2014 en diminution de 15,2 % par rapport à 2009)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 43″ nord, 1° 55′ 12″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 123 m
Superficie 6,36 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration La Hague
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de la Manche
City locator 15.svg
Saint-Germain-des-Vaux

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 15.svg
Saint-Germain-des-Vaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Saint-Germain-des-Vaux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Saint-Germain-des-Vaux

Saint-Germain-des-Vaux est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie. Elle est peuplée de 346 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à l'extrémité de la pointe de la Hague, entre Auderville à l'ouest, Omonville-la-Petite à l'est, et Jobourg au sud, la commune partage son littoral entre l'extrémité de l'anse Saint-Martin qu'est la pointe du Nez, et le cap de la Hague par le nez Bayard qui fait de Saint-Germain la commune la plus septentrionale de Basse-Normandie devant sa voisine Auderville.

La commune s'organise essentiellement autour de deux hameaux, le bourg (constitué par la rue de haut et la rue de bas) et le hameau Danneville.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est protégé par plusieurs initiatives environnementales. Dans le cadre du programme européen Natura 2000, il est couvert par la Zone de protection spéciale « landes et des dunes de la Hague » et par le site d'importance communautaire « côtes et landes de la Hague ».

La côte de Saint-Germain-des-Vaux appartient à la ZNIEFF de type 2 de la Hague, et compte trois ZNIEFF de type 1 : l'anse Saint-Martin, le cap de la Hague, et îlots et estran rocheux de la Hague. Comme pour le reste de la péninsule de la Hague, la côte est aussi un site naturel classé au titre de la loi de 1930 depuis le 17 juin 1992, et l'ensemble du territoire communal est inscrit depuis le 25 mars 1973. La commune entre dans le champ d'acquisition du Conservatoire du littoral, les terrains achetés étant gérés par le Syndicat mixte des espaces littoraux de la Manche (SyMEL).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La deuxième partie du toponyme serait un patronyme (« la famille des Vaux »)[1].

Le gentilé est Saint-Germaniais[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 7 janvier 1700, le météore Ignès tombe, une heure après le levé du jour, faisant un grand bruit, faisant trembler les maisons de Saint-Germain-des-Vaux, d'Auderville et de la Hague. Le météore serait tombé dans la mer près de l'île d'Aurigny. Le phénomène est aperçu à Cherbourg et Valognes[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 1983 Roger Le Huel    
mars 1983 mars 2001 Charles Digard   Retraité de gendarmerie
mars 2001 mars 2008 Alexis Le Tullier    
mars 2008[4] en cours Joseph Cauvin[5]   Entrepreneur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2014, la commune comptait 346 habitants[Note 2], en diminution de 15,2 % par rapport à 2009 (Manche : +0,44 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
860 893 910 1 064 1 049 1 020 1 000 939 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
851 777 752 684 667 583 570 508 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
520 531 502 403 394 383 356 350 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
301 296 240 273 489 457 422 408 346
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Roche Gélétan : si la légende veut que ces cailloux soient les traces du passage de Gargantua, ayant laissé là des graviers qui le gênaient dans ses bottes, les fouilles archéologiques ont mis au jour l'un des plus anciens sites d'occupation du Cotentin, remontant au paléolithique inférieur.
  • Port Racine, surnommé le plus petit port de France. Quelques bateaux y sont amarrés par des aussières. Son nom vient du capitaine corsaire François-Médard Racine (1774-1817), qui y abritait sous l'Empire son lougre l'Embuscade.
  • Jardin Jacques-Prévert, créé dans la vallée des Moulins pour les dix ans de la mort du poète à Omonville-la-Petite, par Gérard Fusberti, ancien antiquaire parisien de la place des Vosges. Il demanda aux amis de Prévert d'offrir chacun un arbre (un pin maritime par Yves Montand, un eucalyptus par Mouloudji, un poirier pleureur par Serge Reggiani…), qui pousse au milieu des poèmes et pensées.
  • Ancien moulin à vent au hameau de Danneville.
  • Les Herbeuses.
  • Fort : la première redoute date de 1520. Le fort est doté de douze canons en 1837. Désaffecté, il est la propriété d'une association de quartier parisienne, qui y organise des colonies de vacances en juillet et le loue pendant l'année scolaire.
  • Église Saint-Germain : datant du XIIIe et XVIIe siècles, dédiée à Germain à la rouelle, elle a été inscrite aux monuments historiques le 18 décembre 1981[10]. Ses fonts baptismaux, composés d'une cuve carrée en pierre du XIIIe siècle et d'un couvercle en bois du XVIIIe siècle, sont classés monuments historiques à titre d'objet depuis mai 1959. L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Bienheureux Thomas Hélye de la Hague du doyenné de Cherbourg-Hague[11].

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugues Plaideux, « Archives religieuses inédites de la Hague (4) : À propos de l'église de Saint-Germain-des-Vaux »', dans Annales de Biville , n°27, juin 1989, p. 19-22.
  • Hugues Plaideux, « Le prieuré de Saint-Germain-des-Vaux », dans Annales de Biville , n°30, avril 1990, pp. 20–32, et n° 31, juil. 1990, p. 24-40.
  • Hugues Plaideux, « Le Port Racine à Saint-Germain-des-Vaux », dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, Congrès de Cherbourg et de la Hague, 2008, p. 65-68.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 224
  2. « Ouest-france.fr - Mairie de Saint-Germain-des-Vaux » (consulté le 17 novembre 2009)
  3. Annuaire du département de la Manche, t. 11, Saint-Lô, Imprimerie d'Élie fils, (lire en ligne), p. 384-385
  4. « Joseph Cauvin succède à Alexis LeTullier », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 août 2014)
  5. a et b Réélection 2014 : « Saint-Germain-des-Vaux (50440) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er mai 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Église », notice no PA00110569, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Site du doyenné