Le Vrétot
| Le Vrétot | |
L'église Notre-Dame-des-Anges. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Statut | commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Guy Laisney 2020-2026 |
| Code postal | 50260 |
| Code commune | 50646 |
| Démographie | |
| Gentilé | Vrétotais |
| Population | 565 hab. (2023) |
| Densité | 27 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 27′ 07″ nord, 1° 42′ 39″ ouest |
| Altitude | Min. 18 m Max. 127 m |
| Superficie | 20,56 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Bricquebec |
| Historique | |
| Intégrée à | Bricquebec-en-Cotentin |
| Localisation | |
| modifier |
|
Le Vrétot est une ancienne commune française du département de la Manche et de la région Normandie, peuplée de 565 habitants, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bricquebec-en-Cotentin.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Le Vrétot se situe sur la route de Bricquebec à Barneville-Carteret.
Les communes limitrophes sont Bricquebec-en-Cotentin, Les Perques, Pierreville, Quettetot, Saint-Germain-le-Gaillard, Sénoville, Sortosville-en-Beaumont et Surtainville.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Deux cours d'eau traversent son territoire : la Scye et le Beautrun[1].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Ovretoth vers 1062 (Fauroux 205), Ulvetot au XIIe siècle, Ovritot vers 1210, en 1221 (Feoda), [de] Vritot en 1250, Ouvritot vers 1280 (Pouillé)[2].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -tot, élément qui représente l'ancien scandinave topt, toft « site d'une habitation, d'une ferme, ancienne ferme »[2],[3],[4].
L'interprétation du premier élément Le Vré- ne fait pas l'unanimité chez les spécialistes, si tous sont bien d'accord sur une altération d'un élément Ovre- / Ovri- constatée dans les formes anciennes, ils se divisent cependant sur son identification. Il s'agit soit d'un anthroponyme en l'occurrence anglo-saxon Olvricus[2] / Ulvricus[2],[3] (comprendre Olvric / Ulvric), soit d'un autre élément, à savoir øfri « supérieur, d'en haut »[4] (comprendre öfri, cf. islandais efri).
Par ailleurs, l'altération Ouvretot > Le Vrétot est explicable par le fait qu’Ouvretot a été compris « ou Vrétot », c'est-à-dire « au Vrétot », ou étant l'ancienne prononciation régionale de au, d'où Le Vrétot[2]. Dans l'anthroponymie scandinave, il existe aussi un nom de personne norrois UlfríkR (ancien danois Ulfrik) / Úlfrekr[5].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Bricquebec[6].
Au XIe siècle, le seigneur de Bricquebec, Robert Bertrand le Torz († v. 1082), donna le patronage de l'église au prieuré de Beaumont-en-Auge[1].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1567, Jehan de Camprond, écuyer, tenant la vavassorie de Lestablerye (alias du Buisson ou à Lestablier), est taxé pour ce fief de 8 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. La vavassorie de Lestablerye au Vrétot qui valait un huitième de fief de haubert et était tenu de la baronnie de Bricquebec, avait une extension sur Surtainville[7]. Dans le même rôle, les héritiers de feu Michel de Camprond, sieur de Malassis et Sothevast, sont taxés de 24 livres. Le fief de Malassis au Vrétot, qui valait un demi-fief de haubert, relevait aussi de la baronnie de Bricquebec. Celui de Sothevast au Vrétot également, qui valait un demi-fief de haubert et relevait de la baronnie de Bricquebec, avait une extension sur Surtainville[7].
Parmi les familles notables du lieu, on peut également citer les seigneurs de Lanquetot, ceux de L'Establerie, les Pinel seigneurs du Valjoie et du Danois, les Beaudrap, seigneur de Malassis[1].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Le , Le Vrétot intègre avec cinq autres communes la commune de Bricquebec-en-Cotentin[8] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Bricquebec, Les Perques, Quettetot, Saint-Martin-le-Hébert, Le Valdécie et Le Vrétot deviennent des communes déléguées et Bricquebec est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]
Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Bricquebec-en-Cotentin le jusqu'en 2020 et Yvonne Martin devient maire délégué.
Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants de la commune sont appelés les Vrétotais.
Démographie
[modifier | modifier le code]En 2023, la commune comptait 565 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Le Vrétot[12]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]
- Camp romain inachevé (sans enceinte) aux Castillons, indiqué par Charles de Gerville.
- Église Notre-Dame des Anges du XVe siècle[15] au clocher octogonal édifié en 1893 et orné aux quatre points cardinaux d'un ange. Elle abrite un retable en pierre aux douze Apôtres du XVe[16] et un groupe sculpté en haut-relief « la glorification de la Vierge » de la fin du XVe siècle[17] classés au titre objet aux monuments historiques, d'inspiration picardes et flamandes, et qui appartient à une même communauté stylistique que les Vierges à l'Enfant de Saint-Germain-sur-Ay, d'Orglandes ou Gatteville[18], un calice du XVIIe, une Vierge remettant le rosaire, les statues d'un saint diacre du XVe, de saint Michel du XIXe, un panneau de bois sculpté représentant saint Dominique et sainte Catherine du XVIIe, une verrière de Fialeix du XIXe[19].
- Manoir du Danois du XVIe siècle.
- Manoir du Lanquetot.
- Manoir de l'Establerie.
- Motte castrale à Valjoie, à flanc de coteau, au sud et à 100 m[20] du manoir du Valjoue(s)t ou Valjoie des XVIe – XVIIIe siècles avec un escalier à vis dans la tour.
- Manoir de Malassis du XVIIe siècle. Pendant l'Occupation, le général allemand commandant la 243e division d'infanterie, Heinz Hellmich (1890-1944) y installa son quartier général[19],[21].
- Pont romain dit « pont de Malassis ». Construit en moellons de grès, il constitue l'un des franchissements de la Scye[22].
- Croix de chemin dite la Croix Morain du XVIIe siècle et sur la D 902 du XVIIe siècle.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 271.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 376.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (39 ED, ead_ir_consult.php?a=4&ref=FRAD050_00370)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique du Vrétot sur le site de l'Insee
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- Michel Hébert et les Amis du Donjon, Bricquebec et son canton : Racontés par la carte postale ancienne,, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 146 p. (ISBN 978-2-847-06343-1), p. 143.
- François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425).
- René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2).
- Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie : dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, Cully, OREP, , 203 p. (ISBN 978-2-915762-89-1, OCLC 436843167, lire en ligne).
- ↑ Lire en ligne sur le site de Nordic Names [1].
- ↑ Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 187.
- Léonor de Mons, « Rôle du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Valognes », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 227, janvier-février-mars 2015, p. 40 (ISSN 1161-7721).
- ↑ « Recueil des actes administratifs de décembre 2015 », sur le site de la préfecture de la Manche (consulté le ).
- ↑ Jacques Blin, étude sur les maires des communes du canton de Bricquebec à partir des registres d'état civil
- ↑ Réélection 2014 : « Yvonne Martin garde les clefs de la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Denis Lefer premier magistrat de la cité du Donjon », sur actu.fr, La Presse de la Manche (consulté le ).
- ↑ Date du prochain recensement à Le Vrétot, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 2017 2018 .
- ↑ Maurice Lecœur (ill. Michel Lemonnier, photogr. Norbert Girard), Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p., 25 × 29 cm, couverture couleur, cartonné (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 116.
- ↑ « Retable aux douze apôtres », notice no PM50001468, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « groupe sculpté : Vierge à l'Enfant couronnée par les anges », notice no PM50001303, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Lecœur 2005, Trésors du Cotentin, p. 10.
- Gautier 2014, p. 376.
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 1253 (cf. Vrétot (le)).
- ↑ Hébert 2010, p. 41.
- ↑ Jack Lepetit-Vattier, « La baronnie de Bricquebec - L'emprise d'un grand domaine seigneurial », Vieilles maisons françaises (vmf), patrimoine en mouvement, no 232, , p. 27 (ISSN 0049-6316).

