Saint-Jacques-de-Néhou

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Saint-Jacques-de-Néhou
Saint-Jacques-de-Néhou
L'église Saint-Marcouf.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Françoise Lerossignol
2020-2026
Code postal 50390
Code commune 50486
Démographie
Gentilé Mourotais
Population
municipale
619 hab. (2019 en augmentation de 7,65 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 05″ nord, 1° 36′ 47″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 100 m
Superficie 21,49 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bricquebec
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Jacques-de-Néhou

Saint-Jacques-de-Néhou est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie. Elle est issue de la scission de Néhou en 1899 et est peuplée de 619 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au centre-ouest de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 8 km au sud de Bricquebec, à 8 km au nord-ouest de Saint-Sauveur-le-Vicomte et à 13 km à l'est de Barneville-Carteret[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 954 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bricquebec », sur la commune de Bricquebec-en-Cotentin, mise en service en 1969[9] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[10],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 1 207,9 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 6], « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et à 25 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[13] à 10,7 °C pour 1981-2010[14], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jacques-de-Néhou est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (62,2 %), terres arables (26,2 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), forêts (4,7 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La nouvelle paroisse, créée à la suite de la construction de l'église Saint-Marcouf, était dédiée à Jacques de Zébédée.

Néhou est le nom de la commune avant la scission et a été repris par Saint-Georges-de-Néhou.

Le gentilé est Mourotais[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Scission[modifier | modifier le code]

En 1899, une scission de la commune de Néhou a donné naissance à deux communes pour des raisons politiques liées à la construction de l'église Saint-Marcouf[23] : Saint-Jacques-de-Néhou et Saint-Georges-de-Néhou. En 1903, le village de Saint-Georges-de-Néhou reprend le nom de Néhou.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[23]
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1959 Félix Lemoigne    
1959 1965 Eugène Hébert    
1965 1984 Bernard Travers Faustin    
1984 1995 Bernard Giot    
juin 1995 mars 2001 Désiré Dussart    
mars 2001[24] En cours Noël Lefèvre[25] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[25].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2019, la commune comptait 619 habitants[Note 8], en augmentation de 7,65 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Au premier recensement (1901) faisant suite à la création de la commune, Saint-Jacques-de-Néhou comptait 719 habitants, population jamais atteinte depuis. Cependant, la commune de Néhou avant scission avait compté un maximum de 2 712 habitants en 1821, alors que les deux communes séparées n'ont jamais dépassé une population cumulée de 1 388 habitants (1906)[28],[29].

Évolution de la population  [ modifier ]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719704663639653659674635599
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
549520471446419412460471534
2015 2019 - - - - - - -
592619-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de Montront.
  • Manoir de Gonneville (XVIe siècle), inscrit aux monuments historiques[31].
  • Manoir de la Vieille-Roquelle : manoir des XVIe – XVIIe siècles[32], bâti sur les ruines d'un château féodal de la fin du XIIe siècle[32].
  • Château du petit Lude. On peut voir sur un grand panneau de pierre un écu timbré d'un heaume taré et soutenu par deux lions affrontés, sur lequel sont sculptées les armes de la famille Loir « d'or à trois fasces ondées de sinople[33] ».
  • Motte Castrale[34].
  • L'église Saint-Marcouf (XIXe siècle) abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle, classée à titre d'objet.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive de Saint-Jacques-de-Néhou fait évoluer une équipe de football en division de district, ainsi qu'une équipe féminine de football à 7[35].

Depuis 2010, l'Association sportive de Saint-Jacques-de-Néhou organise en mai une randonnée pour vététistes et marcheurs[36].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alphonse Hamel (1911-1977) fut le dernier potier à feu du Cotentin[37], épaulé par sa femme Marthe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Bricquebec - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Saint-Jacques-de-Néhou et Bricquebec-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Bricquebec - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Saint-Jacques-de-Néhou et Cherbourg-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. a b et c René Gautier, 601 communes et lieux de vie de la Manche : et les 46 communes fusionnées ou associées depuis 1960, Marigny, Éditions Eurocibles, , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 547.
  24. « Ensemble pour Saint-Jacques avec Noël Lefèvre », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  25. a et b Réélection 2014 : « Saint-Jacques-de-Néhou (50390) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Néhou », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  31. « Manoir de Gonneville », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. a et b Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 161.
  33. Collectif, Blasons armoriés du Clos du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 214 p. (ISBN 2-85480-543-7), p. 147.
  34. Guy Le Hallé, Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 106.
  35. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US St-Jacques-de-Néhou » (consulté le ).
  36. « Ouest-france.fr - 300 randonneurs à travers les bois et chemins - Saint-Jacques-de-Néhou » (consulté le ).
  37. Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 2, Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, (ISBN 2914541147)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]