Saint-Germain-le-Gaillard (Manche)

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Saint-Germain-le-Gaillard
Saint-Germain-le-Gaillard (Manche)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Philippe Soinard
2022-2026
Code postal 50340
Code commune 50480
Démographie
Gentilé Saint-Germinais
Population
municipale
757 hab. (2019 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 13″ nord, 1° 46′ 52″ ouest
Altitude Min. 14 m
Max. 127 m
Superficie 13,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives 3e circonscription de la Manche
Localisation
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Saint-Germain-le-Gaillard est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 022 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bricquebec », sur la commune de Bricquebec-en-Cotentin, mise en service en 1969[7] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 1 207,9 mm pour la période 1981-2010[9].

Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Cap de la Hague », sur la commune de La Hague, mise en service en 1936 et à 20 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,9 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-le-Gaillard est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), terres arables (32,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), forêts (5 %), zones urbanisées (1,9 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 435, alors qu'il était de 404 en 2013 et de 376 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 75,4 % étaient des résidences principales, 15,5 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,2 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Germain-le-Gaillard en 2018 en comparaison avec celle de la Manche et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,5 %) supérieure à celle du département (15 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,9 % en 2013), contre 63,5 % pour la Manche et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Saint-Germain-le-Gaillard en 2018.
Typologie Saint-Germain-le-Gaillard[I 1] Manche[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 75,4 76,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 15,5 15 9,7
Logements vacants (en %) 9,1 8,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Jusqu’au XIIe siècle, Saint-Germain-le-Gaillard porte le nom de Olleville (ou Ouslevilla, ou Oullevilla), Sanctus Germanus Le Gaillard.

La paroisse et son église sont dédiées à l'un des trois saint Germain vénérés en Normandie : Germain le Scot.

Le "Gaillard" qualifie le village de « puissant et élevé », ou d'un nom de famille (Gaillard).

Homonymie avec Saint-Germain-le-Gaillard (Eure-et-Loir).

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Saint-Sauveur[21], et au début du XIIIe siècle, comme relaté dans les Scripta de feodis, elle avait basculé dans l'honneur de Bricquebec[22].

En 1176, Geoffroy Malvesin et Guillaume d’Ousleville offrirent, avec l’accord de leur suzerain Geffroy Lestablier, le patronage de l’église d’Ousleville à l’abbaye de Blanchelande (fondée en 1154, près de La Haye-du-Puits). En 1292, on cite la paroisse de Saint-Germain d’Ousleville, ou aussi Saint-Germain de Gallard. D’autre part, le livre blanc de l’évêché de Coutances rédigé entre 1325 et 1340 confirme que « l’abbé de Blanchelande est le patron de l’église de Gallart… Le curé de Rozel verse chaque année, au curé de Gallart, dix sols pour les offrandes de ses paroissiens, lors de la fête Saint-Paul… Dans la paroisse de Gallart est une chapelle nouvellement fondée dans le manoir [Bunehou] appartenant à Amaury de Chiffrevast ». Les différents noms (Osleville, Gallart, Saint-Germain) furent utilisés simultanément jusque vers le début du XVIIIe siècle. Peu à peu, le nom de Saint-Germain-de-Gallart se transforma en Saint-Germain-le-Gaillard, qui s’imposa comme nom de la commune.

Dans cette église est célébré saint Germain d’Auxerre. Né vers 380 à Auxerre, Il faisait partie de la haute administration impériale. Il est élu évêque d’Auxerre en 418, et réalise deux missions en Grande-Bretagne à la demande du pape pour favoriser la diffusion de la foi chrétienne sur l’île. Il est décédé à Ravenne en 448. Son corps est rapporté dans l’abbaye qui portera son nom, et son tombeau devient rapidement un lieu de pèlerinage.

On dit également que saint Germain d’Auxerre fut à l’origine de la vocation religieuse de saint Germain le Scot, bien connu dans notre région. Celui-ci, également dénommé saint Germain à la Rouelle ou saint Germain de la Mer, arriva dans notre région à Dielette, au pied du mont Saint-Gilles. Il vaincu le Dragon qui vivait dans les falaises de Flamanville, dans le trou Baligan, et propagea le christianisme dans tout le Cotentin. Il est honoré à Flamanville, à la chapelle de Querqueville et à celle en ruine de Carteret.

Thomas Hélye, prêtre né à Biville à la fin du XIIe siècle, et décédé le au château de Vauville, fut béatifié le par Pie IX, en raison de sa foi et de sa vie pieuse. Très vénéré dans le Cotentin, on lui a accordé 66 miracles opérés après sa mort. Le 31e eut pour cadre le moulin de Buhehou à Saint-Germain-le-Gaillard : « Raoul, fils de Raoul Hébert, à l’âge de quatre ans, tomba dans le bief du moulin de Bunehou (Burnechon) qui était alors en marche, à Saint-Germain-le-Gaillard. Et il y resta si longtemps qu’il n’y avait aucun doute qu’il ne fût mort. Quand son corps, retiré de là avec bien de la peine, fût déposé, inanimé, près du moulin, beaucoup de gens accoururent du voisinage pour le voir, et, parmi eux sa mère qui, tout en pleurs, s’écria : « Mes voisins et amis, priez avec moi, à genoux, le Bienheureux Thomas pour qu’il me rende mon enfant ! » Ce qu’ils firent en larmes, avec piété, et en gens compatissants. Et après un assez long temps, alors qu’ils s’apprêtaient à ensevelir le corps, l’enfant respira, ouvrit les yeux et se remit à vivre[23] ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1811 dans l'arrondissement de Cherbourg-Octeville du département de la Manche.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton des Pieux[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton des Pieux

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Manche.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-le-Gaillard était membre de la petite communauté de communes des Pieux, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération du Cotentin dont est désormais membre la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Louis Feuardent    
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 René Eustache    
Les données manquantes sont à compléter.
2008 déc. 2021[25],[26] Johan Deniaux[27] SE Conducteur de bus
Démissionnaire
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2022[28] En cours Philippe Soinard SE gendarme -->

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].

En 2019, la commune comptait 757 habitants[Note 8], en stagnation par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0218201 0781 1281 1031 0801 0031 002972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904893840758787767752702656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635661668592581611616653627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
577523462475611624646714742
2019 - - - - - - - -
757--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue de sainte Marthe et la tarasque.
Les parties les plus anciennes sont les piliers à chapiteaux de style roman, supportant le clocher (XIIe siècle). Côté nord, les arcades en tiers-point reposant sur de grosses colonnes cylindriques ouvrent sur un bas-côté. Cette partie pourrait être classée dans le style gothique primitif du XIIIe siècle. Côté sud, la nef est éclairée par quatre fenêtres en arc brisé. Le chœur et la chapelle nord pourraient dater du XVe siècle. Les larges fenêtres du bas-côté en anse de panier ont été réalisées vers 1760 lorsqu’on a doublé la largeur du bas-côté.
L’église possède plusieurs inscriptions lapidaires, dont on dit que certaines viendraient de la chapelle du prieuré Sainte-Marguerite.
Parmi ces inscriptions :
  • Une au nom de Richard de la Rue, inhumé le , mais sans inscription de l’année.
  • Une au nom d’Anne Le Prévost, datée du , qui présente un intéressant exemple de tracé et d’abréviations.
  • Une en français et écriture gothique du XVIe siècle, qui présente une rose gravée en relief. Ce motif de rose est également répété deux fois dans le texte, ainsi qu’un carré étoilé.
  • Une au nom de Barthole Desplains, prêtre, décédé le .
L’église possède de nombreuses statues remarquables. En particulier dans la chapelle des hommes se trouve une Vierge assise à l’Enfant, entourée à sa droite par une Éducation de la Vierge (sainte Anne avec Marie), et à sa gauche sainte Marthe à la Tarasque.
Marthe, sœur de Marie-Madeleine et de Lazare, apparaît deux fois dans les Évangiles, servant Jésus dans sa maison, et dans la scène de la résurrection de Lazare. La légende provençale dit que Marthe est venue à Marseille, a évangélisé la Provence et débarrassé Tarascon d’un dragon fluvial appelé la Tarasque. Elle le ramena à Arles, en laisse, et il y fut tué. La statue de saint Germain porte la mention « S. Marthre » (pour sainte Marthe), et date de la seconde moitié du XVe siècle. On remarque au bras gauche un seau pentagonal petits pieds dans lequel est un goupillon. La main droite portait peut-être une croix. Le dragon, au nez retroussé, est étranglé par sa laisse, et a les poils de la tête ébouriffés. Il est muni de quatre pattes griffues, d’une paire d’ailes, et d’une queue de poisson.
Les deux statues de l’ « Éducation de la Vierge » et de « sainte Marthe à la Tarasque », repose sur deux consoles représentant une tête d’ange aux cheveux frisés, avec des phylactères indiquant « S[an]c[tu]s S[an]c[tu]s S[an]c[tu]s » et « Gloria i[n] excelsis Deo ».


  • La grange aux dîmes : bâtiment anciennement occupé par l’épicerie, c’était l’endroit où le curé entreposait sa part des récoltes.
  • Le prieuré Sainte-Marguerite de Monacqueville 49° 29′ 55″ N, 1° 46′ 52″ O
Ce prieuré est connu depuis l’an 1204 : en effet, Robert Malvesin, après leur avoir donné le patronage de l’église de Saint-Germain, donna aussi la terre qu’il tenait dans cette paroisse, la vavassorie de Monacqueville, aux religieux de Blanchelande, avec obligation pour l’abbaye d’y tenir un prieuré. Il fut donc construit une chapelle, avec un cimetière. La présence des moines sur ce lieu dura jusqu’en 1712.
Le domaine n'eut ensuite qu’une activité agricole. En 1788, il est loué pour une somme de 2 050 livres par an. L’ensemble se composait de 28 hectares, avec maison d’habitation, bâtiment d’exploitation, une grange, la chapelle alors abandonnée, un jardin d’une demi vergée, un étang de deux vergées, volière, 22 pièces de labour, prairie et landage, ainsi que d’un droit de 8 cordes de bois à prendre dans la forêt de Bricquebec. À la Révolution, déclaré bien national, il est vendu le pour la somme de 42 000 livres.
  • Le manoir du But
L’existence du manoir du But est attestée depuis le XIVe siècle, mais les bâtiments actuels sont postérieurs au XVIe siècle. Le manoir forme un ¾ de cercle ouvert sur une cour intérieure. Il est situé à flanc de colline, le long de la rivière du But.
Le manoir et son moulin à farine sont classés aux monuments historiques depuis . Le classement précise que le moulin seigneurial était considéré en 1837 comme d'existence immémoriale. Il appartient au Dr Lefeuvre.
  • Le manoir de Bunehou
Ce domaine appartenait d’abord à la famille de Lanquetot, puis aux Chiffrevast de Tamerville. Dans ce manoir eut lieu l’un des épisodes de la guerre de Cent Ans, opposant Nicolas de Chiffrevast (capitaine du château de Cherbourg, qui était favorable au roi de France), et son suzerain le baron Geoffroy d'Harcourt (seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, favorable au roi d’Angleterre). En effet, Geoffroy d'Harcourt reprocha à Chiffrevast d’avoir tué une biche apprivoisée lui appartenant. Il réunit donc 500 hommes, dont Jean de La Haye, seigneur du Rozel, et se présenta le devant le manoir de Chiffrevast, à Tamerville, et fit afficher devant la porte un cartel de défi. Le lendemain, il attaqua le manoir, et le saccagea. Puis, il se dirigea vers le manoir de Bunehout, autre propriété de Nicolas de Chiffrevast. Il attaqua là aussi le manoir, et l’incendia. La mère de Chiffrevast en mourut de peur. Traduit en justice, Harcourt fut condamné à verser 30 000 livres d’amende, et à renoncer à ses droits seigneuriaux sur Bunehou. Il appartient actuellement à la famille Le Vallois.
Ce moulin est situé dans la vallée de la Scye. Situé non lion du manoir de Bunehou, on peut penser que c’était le moulin seigneurial. C’est un moulin à eau. Il figurait déjà sur une carte du diocèse de 1689, et figurait aussi sur la carte de Cassini (1750-1760). Il a été en activité jusqu’en 1963. Il possède un bief, et d’un système peu fréquent de production d’électricité à courant continu, par génératrice et était batteries. Il était aussi équipé d’une batteuse entraînée par la force hydraulique, qui a disparu. Ce moulin fait l’objet aujourd’hui d’une association « Les Amis du moulin de Bunehou ».


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Vikland no 1 (automne 1975, Le Cap de Flamanville), et no 28 (automne 1983, Flamanville et le canton des Pieux).
  • « Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche », tome 1, de Jean-François Hamel, éditions Eurocibles.
  • « Le canton des Pieux, 2000 ans de vie », de André Hamel.
  • « Canton des Pieux, 25 années d’histoire 1789-1815 », de André Hamel.
  • « Jean-François Millet chez lui », de Piere Leberruyer, avec notes généalogiques de Remy Villand.
  • « Thomas Hélye, prêtre de Biville, vie et miracles », de Mgr B. Jacqueline et G. Hyernard.
  • «120 châteaux et manoirs en Cotentin », de Jean Barbaroux, éditions Heimdal.
  • « Canton des Pieux, ainsi va la vie », de Michel Giard.
  • « L’art de la fin du Moyen Âge dans les diocèses de Coutances et d’Avranches », ouvrage collectif des éditions Les cahiers culturels de la Manche.
  • Revue Le Viquet, no 139 de Pâques 2003, article sur les moulins du Cotentin.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

Altitudes : répertoire géographique des communes[33].
Coordonnées, superficie : IGN[34].
  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Bricquebec - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Saint-Germain-le-Gaillard et Bricquebec-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Bricquebec - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Saint-Germain-le-Gaillard et La Hague », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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  26. « Lassé du « climat haineux envers les élus », le maire de Saint-Germain-le-Gaillard démissionne : Johan Deniaux était maire de Saint-Germain-le-Gaillard (Manche) dans le Cotentin depuis 2008. Il vient de démissionner, jeudi 9 décembre 2021, pointant un climat délétère dans sa commune et particulièrement l’attitude de certains administrés », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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