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Saint-Germain-le-Gaillard (Manche)

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Saint-Germain-le-Gaillard
Saint-Germain-le-Gaillard (Manche)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Philippe Soinard
2022-2026
Code postal 50340
Code commune 50480
Démographie
Gentilé Saint-Germinais
Population
municipale
801 hab. (2023 en évolution de +7,09 % par rapport à 2017)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 13″ nord, 1° 46′ 52″ ouest
Altitude Min. 14 m
Max. 127 m
Superficie 13,83 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives 3e circonscription de la Manche
Localisation
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Saint-Germain-le-Gaillard
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Saint-Germain-le-Gaillard
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Saint-Germain-le-Gaillard

Saint-Germain-le-Gaillard est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 801 habitants.

Géographie

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Localisation

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Les communes limitrophes sont Bricquebec-en-Cotentin, Courville-sur-Eure, Grosville, Pierreville, Les Pieux et Le Rozel.

Géologie et relief

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Les ignimbrites sont rapportées au Briovérien supérieur[1].

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Scye, le But[2], le cours d'eau 01 de la Laverie[3], le cours d'eau 01 de Brénoville[4], le cours d'eau 01 des Ermitages[5], le cours d'eau 02 de la Théranne[6] et la Theranne[7],[8],[Carte 1].

La Scye, d'une longueur de 27 km, prend sa source dans la commune de Pierreville et se jette dans la Douve en limite de Néhou et de Bricquebec-en-Cotentin, après avoir traversé huit communes[9].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Germain-le-Gaillard[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 022 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 28 km à vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].

Au , Saint-Germain-le-Gaillard est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].

Elle est située hors unité urbaine[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), terres arables (32,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), forêts (5 %), zones urbanisées (1,9 %)[22].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement

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En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 435, alors qu'il était de 404 en 2013 et de 376 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 75,4 % étaient des résidences principales, 15,5 % des résidences secondaires et 9,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,2 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Germain-le-Gaillard en 2018 en comparaison avec celle de la Manche et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (15,5 %) supérieure à celle du département (15 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (76,9 % en 2013), contre 63,5 % pour la Manche et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Saint-Germain-le-Gaillard en 2018.
Typologie Saint-Germain-le-Gaillard[I 2] Manche[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 75,4 76,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 15,5 15 9,7
Logements vacants (en %) 9,1 8,4 8,2

Jusqu’au XIIe siècle, Saint-Germain-le-Gaillard porte le nom de Olleville (ou Ouslevilla, ou Oullevilla), Sanctus Germanus Le Gaillard.

La paroisse et son église sont dédiées à l'un des trois saint Germain vénérés en Normandie : Germain le Scot.

Le Gaillard qualifie le village de « puissant et élevé », ou d'un nom de famille (Gaillard)[Note 5].

Homonymie avec Saint-Germain-le-Gaillard (Eure-et-Loir).

Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Saint-Sauveur[24], et au début du XIIIe siècle, comme relaté dans les Scripta de feodis, elle avait basculé dans l'honneur de Bricquebec[25].

En 1176, Richard II de Bohon, évêque de Coutances, autorise Guillaume de Liesville, chevalier, a concéder le patronage de l'église aux abbés de Blanchelande[26],[Note 6].

En 1176, Geoffroy Malvesin et Guillaume d’Ousleville offrirent, avec l'accord de leur suzerain Geffroy Lestablier, le patronage de l'église d’Ousleville à l'abbaye de Blanchelande (fondée en 1154, près de La Haye-du-Puits)[réf. nécessaire].

En 1213, Adam de Langelot donne le village à l'abbaye de Blanchelande qui y établit un prieuré dédié à sainte Marguerite[23].

À l'année 1260 du registre de la chancellerie de Saint Louis, une charte latine indique que ce roi autorise la concession faite par Michel Tanques, chevalier, aux religieux de Sainte-Barbe, qui habitaient Sanctum-Germanum-le-Gaillart[26].

En 1292, on cite la paroisse de Saint-Germain d'Ousleville, ou aussi Saint-Germain de Gallard. D'autre part, le livre blanc de l’évêché de Coutances rédigé entre 1325 et 1340 confirme que « l'abbé de Blanchelande est le patron de l'église de Gallart… Le curé de Rozel verse chaque année, au curé de Gallart, dix sols pour les offrandes de ses paroissiens, lors de la fête Saint-Paul… Dans la paroisse de Gallart est une chapelle nouvellement fondée dans le manoir de Bunehout appartenant à Amaury de Chiffrevast ». Les différents noms (Osleville, Gallart, Saint-Germain) furent utilisés simultanément jusque vers le début du XVIIIe siècle. Peu à peu, le nom de Saint-Germain-de-Gallart se transforma en Saint-Germain-le-Gaillard, qui s'imposa comme nom de la commune[réf. nécessaire].

Temps modernes

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En 1567, René Le Sauvage, écuyer, sieur de Pierreville, de Bunehou et Saint-Marcouf à Pierreville, est taxé pour ces fiefs de 40 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Bunehou à Saint-Germain-le-Gaillard, valant un huitième de fief de haubert, était tenu du fief d'Olonde[27].

En 1627, Henri Le Sauvage, écuyer, est seigneur de Pierreville, Saint-Germain-le-Gaillard, Vauville et Sottevast[26]. Parmi les principaux habitants de Saint-Germain-le-Gaillard, on peut citer également Jean de Hennot, sieur de La Champagne, qui avait pour armes : d'or à l'aigle de sable becquée et onglée d'azur ; Hervieu Lemouton, qui portait : d'argent à trois fauconniers de sable, boutonnés d'or ; Hervé Roger, sieur de Sainte-Croix, qui portait : coupé d'argent et d'azur, au premier un lion léopardé de sinople, et au deuxième trois roses d'argent[28].

À la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, Georges-Robert-Louis de Hennot, fils de Louis de Hennot et de Catherine du Chemin, est seigneur et patron du Rosel et de Saint-Germain-le-Gaillard en partie. Le , il épousa Germaine Pitteboult, fille de Charles-Robert Pitteboult et de Renée Le Cygne de Ponthierry[29].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve depuis 1811 dans l'arrondissement de Cherbourg du département de la Manche.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton des Pieux[30]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton des Pieux

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Manche.

Intercommunalité

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Saint-Germain-le-Gaillard était membre de la petite communauté de communes des Pieux, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération du Cotentin dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

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Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1936 1947 Louis Feuardent    
1947 1959 Dominique Cosnefroy    
1959 1989 Louis Feuardent    
1989 2008 René Eustache    
2008 déc. 2021[31],[Note 7] Johan Deniaux SE Conducteur de bus
mars 2022[34] en cours Philippe Soinard SE Gendarme

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2023, la commune comptait 801 habitants[Note 8], en évolution de +7,09 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0218201 0781 1281 1031 0801 0031 002972
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904893840758787767752702656
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
635661668592581611616653627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
577523462475611624646714742
2021 2023 - - - - - - -
782801-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Notre-Dame du doyenné de Cherbourg-Hague[38].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Saint-Germain
Ce prieuré est connu depuis l'an 1204 : en effet, Robert Malvesin, après leur avoir donné le patronage de l'église de Saint-Germain, donna aussi la terre qu'il tenait dans cette paroisse, la vavassorie de Monacqueville, aux religieux de Blanchelande, avec obligation pour l'abbaye d’y tenir un prieuré. Il fut donc construit une chapelle, avec un cimetière. La présence des moines sur ce lieu dura jusqu’en 1712. Le domaine n'eut ensuite qu’une activité agricole. En 1788, il est loué pour une somme de 2 050 livres par an. L'ensemble se composait de 28 hectares, avec maison d'habitation, bâtiment d’exploitation, une grange, la chapelle alors abandonnée, un jardin d'une demi vergée, un étang de deux vergées, volière, 22 pièces de labour, prairie et landage, ainsi que d’un droit de huit cordes de bois à prendre dans la forêt de Bricquebec. À la Révolution, déclaré bien national, il est vendu le pour la somme de 42 000 livres.
  • Manoir du But des XVIe – XVIIe siècles.
L’existence du manoir du But est attestée depuis le XIVe siècle, mais les bâtiments actuels sont postérieurs au XVIe siècle. Le manoir forme un ¾ de cercle ouvert sur une cour intérieure. Il est situé à flanc de colline, le long de la rivière du But. Le manoir et son moulin à farine sont classés aux monuments historiques depuis . Le classement précise que le moulin seigneurial était considéré en 1837 comme d'existence immémoriale. Il appartient au Dr Lefeuvre.
  • Manoir de Bunehou des XIVe – XVIIe siècles.
Ce domaine, inscrit avec le moulin au titre des monuments historiques en 1983[40], appartenait d’abord à la famille de Lanquetot, puis aux Chiffrevast de Tamerville. Dans ce manoir eut lieu l'un des épisodes de la guerre de Cent Ans, opposant le seigneur de bunehou, Nicolas de Chiffrevast, capitaine du château de Cherbourg, qui était favorable au roi de France, et son suzerain le baron Geoffroy d'Harcourt, seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte, favorable au roi d’Angleterre. En effet, Geoffroy d'Harcourt reprocha à Chiffrevast d’avoir tué une biche apprivoisée lui appartenant. Il réunit donc 500 hommes, dont Jean de La Haye, seigneur du Rozel, et se présenta le devant le manoir de Chiffrevast, à Tamerville, et fit afficher devant la porte un cartel de défi. Le lendemain, il attaqua le manoir, et le saccagea. Puis, il se dirigea vers le manoir de Bunehout, autre propriété de Nicolas de Chiffrevast. Il attaqua là aussi le manoir, et l’incendia. La mère de Chiffrevast en mourut de peur. Traduit en justice, Harcourt fut condamné à verser 30 000 livres d’amende, et à renoncer à ses droits seigneuriaux sur Bunehou. Le manoir appartient actuellement à la famille Le Vallois.
Ce moulin, inscrit avec le manoir au titre des monuments historiques en 1983[40], est situé sur la Scye. Situé non lion du manoir de Bunehou, on peut penser que c’était le moulin seigneurial. C’est un moulin à eau. Il figurait déjà sur une carte du diocèse de 1689, et figurait aussi sur la carte de Cassini (1750-1760). Il a été en activité jusqu’en 1963. Il possède un bief, et un système peu fréquent de production d’électricité à courant continu, par génératrice et batteries. Il était aussi équipé d’une batteuse entraînée par la force hydraulique, qui a disparu. Ce moulin fait l’objet aujourd’hui d’une association « Les Amis du moulin de Bunehou ». Le bienheureux Thomas Hélye aurait sauvé le petit Raoul Hébert (quatre ans) tombé dans le bief[42].

Autres lieux et monuments

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  • Croix de chemin dites de la Prévôterie du XVIIe siècle, des Prés du XVIIIe siècle et de la Pierre du XVIIe siècle.
  • Croix de cimetière du XVIIIe siècle et calvaires de la Lichette (1825) et de la Mission (1874).

Monuments disparus

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  • Château de Saint-Germain-le-Gaillard
En 1789, non loin de l'église il se voyait encore les restes du vieux château de Saint-Germain, qui, dit-on, devait à son importance militaire le nom de Gaillard[26].
  • Chapelle de Valmesnil[26].

Personnalités liées à la commune

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  • Thomas Hélye, prêtre né à Biville à la fin du XIIe siècle, et décédé le au château de Vauville, fut béatifié le par Pie IX, en raison de sa foi et de sa vie pieuse. Très vénéré dans le Cotentin, on lui a accordé 66 miracles opérés après sa mort. Le 31e eut pour cadre le moulin de Buhehou à Saint-Germain-le-Gaillard : « Raoul, fils de Raoul Hébert, à l’âge de quatre ans, tomba dans le bief du moulin de Bunehou (Burnechon) qui était alors en marche, à Saint-Germain-le-Gaillard. Et il y resta si longtemps qu’il n’y avait aucun doute qu’il ne fût mort. Quand son corps, retiré de là avec bien de la peine, fût déposé, inanimé, près du moulin, beaucoup de gens accoururent du voisinage pour le voir, et, parmi eux sa mère qui, tout en pleurs, s’écria : « Mes voisins et amis, priez avec moi, à genoux, le Bienheureux Thomas pour qu’il me rende mon enfant ! » Ce qu’ils firent en larmes, avec piété, et en gens compatissants. Et après un assez long temps, alors qu’ils s’apprêtaient à ensevelir le corps, l’enfant respira, ouvrit les yeux et se remit à vivre[43] ».
  • François-Germain Le Rouvillois (Saint-Germain-le-Gaillard, 1732 - 1804), député du clergé aux états généraux de 1789.

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Bibliographie

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  • Jean Barbaroux, 120 châteaux et manoirs en Cotentin, éditions Heimdal.
  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 199.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 541.
  • Michel Giard, Canton des Pieux, ainsi va la vie.
  • André Hamel, Le canton des Pieux, 2 000 ans de vie.
  • André Hamel, Canton des Pieux, 25 années d’histoire 1789-1815.
  • Jean-François Hamel, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 1, éditions Eurocibles.
  • Mgr B. Jacqueline et G. Hyernard, Thomas Hélye, prêtre de Biville, vie et miracles.
  • Piere Leberruyer, Jean-François Millet chez lui, avec notes généalogiques de Remy Villand.
  • L’art de la fin du Moyen Âge dans les diocèses de Coutances et d’Avranches, ouvrage collectif des éditions Les cahiers culturels de la Manche.
  • Revue Le Viquet, no 139 de Pâques 2003, article sur les moulins du Cotentin.
  • Revue Vikland no 1 (automne 1975, Le Cap de Flamanville), et no 28 (automne 1983, Flamanville et le canton des Pieux).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Pour Daniel et Emmanuel Delattre il y aurait eu un fort nommé Gaillard qui aurait été assiégé par les Anglais[23].
  6. En 1194, Guillaume Ier de Tournebut confirma cette concession[26].
  7. Démissionnaire[32],[33].
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Saint-Germain-le-Gaillard » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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Altitudes : répertoire géographique des communes[44].
Coordonnées, superficie : IGN[45].
  1. « Lithothèque de Normandie -Briovérien », sur Université de Caen.
  2. Sandre, « le But ».
  3. Sandre, « le cours d'eau 01 de la Laverie ».
  4. Sandre, « le cours d'eau 01 de Brénoville ».
  5. Sandre, « le cours d'eau 01 des Ermitages ».
  6. Sandre, « le cours d'eau 02 de la Théranne ».
  7. Sandre, « la Theranne ».
  8. « Fiche communale de Saint-Germain-le-Gaillard », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  9. Sandre, « La Scye ».
  10. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  11. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  12. « Le climat en France hexagonale et Corse », sur meteofrance.com (consulté le ).
  13. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  14. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  15. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  16. « Orthodromie entre Saint-Germain-le-Gaillard et Gonneville-Le Theil », sur fr.distance.to (consulté le ).
  17. « Station Météo-France « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Theil - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  18. « Station Météo-France « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Theil - fiche de métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  19. « La grille communale de densité », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin », sur insee.fr (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  23. 1 2 Delattre, 2002, p. 199.
  24. Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 181-182.
  25. Delacampagne 1982, p. 187.
  26. 1 2 3 4 5 6 7 Émile Lechanteur de Pontaumont, L'arrondissement de Cherbourg : Notes historiques et archéologiques sur les communes, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographie des villes et villages de France » (réimpr. 1992) (1re éd. 1857), 87 p. (ISBN 2-87760-849-2), p. 55.
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  33. « Lassé du « climat haineux envers les élus », le maire de Saint-Germain-le-Gaillard démissionne : Johan Deniaux était maire de Saint-Germain-le-Gaillard (Manche) dans le Cotentin depuis 2008. Il vient de démissionner, jeudi 9 décembre 2021, pointant un climat délétère dans sa commune et particulièrement l’attitude de certains administrés », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
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  37. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
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  43. Bernard Beck (photogr. Bernard Pagnon), Quand les Normands bâtissaient les églises : 15 siècles de vie des hommes, d'histoire et d'architecture religieuse dans la Manche, Coutances, Éditions OCEP, , 204 p. (ISBN 2-7134-0053-8), p. 44.
  44. Site de l'IGN.
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