Sénoville
| Sénoville | |
L'église Saint-Lô. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Caroline Mabire 2020-2026 |
| Code postal | 50270 |
| Code commune | 50572 |
| Démographie | |
| Gentilé | Senovillais |
| Population municipale |
188 hab. (2023 |
| Densité | 26 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 26′ 01″ nord, 1° 46′ 50″ ouest |
| Altitude | Min. 34 m Max. 121 m |
| Superficie | 7,22 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Pieux |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Sénoville ou Senoville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 188 habitants.
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le Cotentin, sur la Côte des Isles, à 26 km au sud-sud-ouest de Cherbourg.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Baubigny, Bricquebec-en-Cotentin, Les Moitiers-d'Allonne, Sortosville-en-Beaumont et Surtainville.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le cours d'eau 01 du Hameau au Vesque, le cours d'eau 01 du Hameau Viel[1], le cours d'eau 01 du Pont Padet[2] et le ruisseau Beautrain[3],[4],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 957 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 32 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Sénoville est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49 %), terres arables (33,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (4,6 %)[18].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Accès par les routes départementales D650, D131 et D117.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Senovilla au XIIe siècle[19], Senoville en 1793[20].
Senoville tirerait son nom d'un anthroponyme germanique (domaine agricole de Senold, Sinold ou Senaldus)[21].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen âge
[modifier | modifier le code]Dans la première moitié du XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Bricquebec[22].
Le fief noble de Sénoville relevait de la baronnie de Bricquebec et portait le nom de fief Bacon, du nom de ses, ou d'un de ses, premiers possesseurs[23].
À la fin du XIVe siècle le fief est la possession de la famille Hervieu. En 1394 et 1414, est cité Pierre Hervieu, écuyer, seigneur de Sénoville[24].
Au XVe siècle, Sénoville a pour seigneur Pierre Hervieu († 1451), fils de Pierre et Guillemette Hervieu, également 24e abbé régulier de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Il est inhumé dans l'église où son gisant est encore visible[25].
La dîme était partagée entre l'évêque de Coutances et le curé du village[26].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1567, Adrien Hervieu, sieur de Sénoville et de Mandenaville à Saint-Pierre-d'Allonne, est taxé pour ces deux fiefs de 50 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Sénoville qui valait un demi-fief de haubert et relevait de la baronnie de Bricquebec, avait des extensions aux Pieux, Saint-Germain-le-Gaillard, Saint-Paul-des-Sablons, Baubigny, Pierreville et Saint-Pierre-d'Allonne[27].
Politique et administration
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Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants de la commune sont appelés les Senovillais.
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].
En 2023, la commune comptait 188 habitants[Note 4], en évolution de −6,47 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]- Randonnées pédestres, et sentier pédestre balisé d'environ huit kilomètres à partir du parking de l'église.
Économie
[modifier | modifier le code]L'agriculture et l'élevage sont les principales sources économique de la commune.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église paroissiale Saint-Lô reconstruite au XVIIIe siècle. L'édifice abrite sept œuvres classées au titre objet aux monuments historiques : le monument funéraire de Louis Hervieu, 24e abbé de l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, avec le gisant d'un prêtre placé dans un enfeu du XVe, une poutre de gloire (perque) du XVIIIe avec un christ en croix du XVIIe, une statuette de saint Sébastien du XVIIe, un calice de l'orfèvre H. le Forestier du XVIIIe, deux autels secondaires avec retable et statues du XVe, un maître-autel de style Louis XV du XVIIIe[34], ainsi qu'une chaire de style Louis XIII, des fonts baptismaux du Moyen Âge et une statuaire allant du XIVe au XVIIIe siècle[35] : saint Nicolas du XVe, saint Lô du XVIIe, saint Jean-Baptiste du XVe, Vierge à l'Enfant du XIVe, sainte Barbe du XVIIIe[25], et une cloche datée de 1777.
- Croix de cimetière du XVIIe siècle.
- Croix de chemin dites la Croix Blanche du XVIIe siècle, la Croix Colombel du XXe siècle et la Croix de la Lubere du XVIIe siècle.
- Ancien presbytère du XVIIIe siècle avec ses portes charretière et piétonne du début du XVIe siècle.
- Tour cylindrique à l'angle d'un manoir des XVIIe et XVIIIe siècles, près de l'église.
- Tour ronde du Moyen Âge accolée d'une tourelle d'escalier percée de meurtrières pour mousquet, et restes de mâchicoulis[36] (parapet sur arcatures aveugles)[37].
- Ferme du Manoir du XVIIIe siècle.
- Maison datée de 1783 à l'Épivent.
- Moulin à vent à la Masse de Bavent, moulin-tour avec bandeaux et claveaux de grès alternés.
- Lavoir près de la mairie.
- Le presbytère et sa porte charretière.
- Poutre de gloire.
- Monument funéraire de l'abbé Louis Hervieu.
- Autel secondaire à saint Sébastien.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 238.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 624.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Sénoville sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Sénoville » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 du Hameau Viel ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 du Pont Padet ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau Beautrain ».
- ↑ « Fiche communale de Sénoville », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Sénoville et Gonneville-Le Theil », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Theil - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Gonneville », sur la commune de Gonneville-Theil - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Sénoville ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur Le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Georges Bernage, « Noms de lieux scandinaves dans le canton de Barneville-Carteret », Vikland, la revue du Cotentin, no 1, avril-mai-juin 2012, p. 9 (ISSN 0224-7992).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Jean Barros, Le canton de Barneville-Carteret (Côte des Isles) : Le patrimoine, t. 1, Valognes, Éditions de la Côte des Isles, , 391 p. (ISBN 2-9505339-1-4), p. 339.
- ↑ Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 187.
- ↑ Barros 1991, p. 350.
- ↑ Barros 1991, p. 351.
- 1 2 Gautier 2014, p. 624.
- ↑ Delattre, 2002, p. 238.
- ↑ Léonor de Mons, « Rôle du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Valognes », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 227, janvier-février-mars 2015, p. 40 (ISSN 1161-7721).
- ↑ « Jean Boisnel candidat à sa succession », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Caroline Mabire, 1re femme maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2020 : Répertoire national des élus : les maires (data.gouv.fr, téléchargement du 18 juillet 2020).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Œuvres mobilières classées à Sénoville.
- ↑ Maurice Lecœur (ill. Michel Lemonnier, photogr. Norbert Girard), Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Isoète, , 296 p., 25 × 29 cm, couverture couleur, cartonné (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 252.
- ↑ Georges Bernage, « La presqu'île du Cotentin - Le Bauptois », dans La Normandie médiévale : 10 itinéraires, Éditions Heimdal, coll. « La France Médiévale », , 174 p. (ISBN 2-902171-18-8), p. 22.
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 1132 (cf. Sénoville).

