Tréauville

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Tréauville
Tréauville
Le manoir de Tréauville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Jacques Viger
2020-2026
Code postal 50340
Code commune 50604
Démographie
Gentilé Tréauvillais
Population
municipale
742 hab. (2018 en augmentation de 1,64 % par rapport à 2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 55″ nord, 1° 48′ 38″ ouest
Altitude Min. 4 m
Max. 130 m
Superficie 12,84 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web treauville.fr

Tréauville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 742 habitants[1] (les Tréauvillais). Elle fait partie du canton des Pieux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tréauville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[8]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[9],[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trelvilla vers 1057 (AG NLM); Treauville Trahelvilla vers 1080 (notes Delisle d'après CSSV 12); Trehevilla vers 1135; Traauvilla vers 1160; Trealvilla vers 1180; Treauvilla vers 1210 (Feoda); Treauvilla vers 1280 (pouillé)[11].

Il s'agit d’une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural »

Pour expliquer le premier élément Tréau- (prononcé traditionnellement « triyo » selon BPTP[11]), les avis ne convergent pas. François de Beaurepaire considère que cet élément est obscur, tout en proposant un « patronyme Trehel de signification incertaine »[11], René Lepelley quant à lui suggère d'y voir l'anthroponyme germanique Teraldus[12], toutefois rare. Il existe également un nom de personne norrois Þarald (> Tarald, Norvège), variante de Þórvaldr[13] (> Þóraldi[13] > patronymes Théroude, Thouroude, Throude, Troude).

Remarques : Si Trehel est un patronyme, il n'a pas pu exister avant la fin du XIIe siècle, or le toponyme est attesté dès le XIe siècle. Trehel est un patronyme breton (centré sur l'Ille-et-Vilaine)[14] qui tire vraisemblablement son origine du hameau Tréhel à La Noe-Blanche, commune d'Ille-et-Vilaine. C'est un possible toponyme brittonique en Tré-. En ce qui concerne la seconde proposition, deux évolutions phonétiques sont nécessaires : d'une part une métathèse de [r]; *Ter- / *Tar- > Tre- / Tra- et d'autre part une réduction de *-ald à -al > -au. Il existe un vieux norrois þræll signifiant « esclave », d'où danois træl « esclave » qui a pu être traité comme latin pellis > pel > normand piau / français peau. Villainville dans le pays de Caux (Vilainvilla XIIe siècle) désigne le domaine rural d’un vilain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cession d'une partie du territoire et implantation de la « Potile »[modifier | modifier le code]

En janvier 1835, selon l’ordonnance royale du , Tréauville cède le port de Diélette et une partie de son territoire à Flamanville, qui disposait d'une enclave, le Mont Saint-Gilles, depuis la Révolution, sur laquelle était située l’ancienne église de Flamanville et le cimetière. Les Flamanvillais avaient aussi un intérêt économique puisqu'ils ramassaient à cet endroit le varech, utilisé comme engrais, ce qui avait donné lieu à la guerre du varech. Ce problème avait fait partie des cahiers de doléances des Tréauvillais en 1789. Le hameau de Belval intègre également Tréauville.

En 1835 également, une borne de granit dite la Potile montre la limite entre les communes de Tréauville et de Siouville.

La stèle des aviateurs[modifier | modifier le code]

Le , la municipalité a inauguré la stèle à la mémoire des équipages de trois avions de la Royal Air Force abattus par la DCA allemande et tombés sur la commune le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Tréauville

Les armes de la commune de Tréauville se blasonnent ainsi :
Coupé : au premier d'azur aux deux jumelles d'argent surmontées d'un lion léopardé du même armé, lampassé et couronné d'or, le fouet de la queue du même, au comble aussi d'argent, au second d'argent au comble de gueules, au pal de sable brochant accosté de deux demi-vols adossés aussi de gueules[15].

Histoire du blason[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Tréauville a été vendue au seigneur baron de Flamanville par Gabriel de la Vigne en 1598. Le lion léopardé évoque celui de la Normandie.

En outre, la famille Lepelley vendit la seigneurie d'amont de Tréauville au seigneur marquis de Flamanville en 1659[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? M. Folliot-d'Argence[17]    
juin 1995 mars 2001 Louis Laurent SE Agriculteur retraité
mars 2001   André Sorel SE Agriculteur retraité
mars 2001[18] mai 2020 Monique Mahieu SE Agricultrice
mai 2020[19] En cours Jacques Viger SE Entrepreneur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres.

La commune de Tréauville a fait partie de la communauté de communes des Pieux de 1978 à 2016. Depuis le , elle fait partie de la communauté d'agglomération du Cotentin.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2018, la commune comptait 742 habitants[Note 3], en augmentation de 1,64 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Tréauville a compté jusqu'à 1 018 habitants en 1821.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9609389711 018960967976961948
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
912890887875877870806805763
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
692710753612639656608603636
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
570495460545636632675718726
2018 - - - - - - - -
742--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Métot (XVIIe siècle), inscrit aux Monuments historiques[24].
  • Manoir dit de Tréauville, manoir situé sur la route des Pieux à Diélette qui a été peint par Jean-François Millet (Le Manoir de Tréauville près de Gréville).
  • Manoir de la Houssairie du 4e quart du XVe siècle : ensemble rectangulaire avec une tour circulaire qui a conservé des bretèches et des bâtiments des XVe et XVIe siècles. Le manoir fut par la suite agrandie[25].
  • Manoir de la Gioterie du XVIe siècle.
  • La Forte-Maison : elle serait l'une des plus anciennes maison rurale du Cotentin. À l'intérieur il subsiste des vestiges médiévaux[25].
  • L'église Saint-Pierre, aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Germain du doyenné de Cherbourg-Hague[26].
  • Port de Diélette, en partie sur la commune.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un comité des fêtes, d'une société de chasse, d'une amicale des anciens combattants, d'une association de parents d'élèves et d'un club des ainés (le Bon Accueil)[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Casimir Jouan (1767-1847) est enterré au cimetière de Tréauville.
  • Pierre Bonnemains (Tréauville, 1773 - 1850), général de Napoléon, anobli comme baron de Bonnemains, vivant à la Houssairie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes : répertoire géographique des communes[28].
Coordonnées, superficie : IGN[29].
  1. Population municipale 2018.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  8. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  9. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  10. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  11. a b et c François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 226.
  12. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 258b
  13. a et b Site de Nordic Names : Þarald (lire en anglais) [1]
  14. Site de Géopatronyme : nom de famille Trehel (lire en ligne) [2]
  15. « GASO, la banque du blason - Tréauville Manche » (consulté le 8 février 2009).
  16. « Site communal de Tréauville - Le Blason de Tréauville » (consulté le 9 mai 2012).
  17. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 102
  18. « Tréauville (50340) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 7 mai 2014).
  19. Répertoire national des élus : les maires (data.gouv.fr, téléchargement du 18 juillet 2020).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  24. « Manoir de Métot », notice no PA00110622, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. a et b Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-9139-2038-5), p. 124.
  26. Site du doyenné
  27. « Site communal de Tréauville - Associations » (consulté le 9 mai 2012).
  28. Site de l'IGN.
  29. « Tréauville sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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