Siouville-Hague

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Siouville-Hague
Siouville-Hague
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Denis Chanteloup
2020-2026
Code postal 50340
Code commune 50576
Démographie
Gentilé Siouvillais
Population
municipale
952 hab. (2019 en diminution de 11,85 % par rapport à 2013)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 32″ nord, 1° 50′ 18″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 99 m
Superficie 6,37 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-siouville-hague.fr

Siouville-Hague (Siouville jusqu'en ) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 952 habitants[1] (les Siouvillais).

Cette petite station balnéaire possède une belle et immense plage de sable fin. Le site est réputé pour la pratique du surf, du char à voile et de la planche à voile. La commune abrite aussi un centre de rééducation fonctionnelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Siouville-Hague se situe sur la côte ouest du Cotentin, dans le canton des Pieux, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Cherbourg, entre Héauville et Flamanville.

La localité est arrosée par le Petit Douet.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 10,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 935 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cap de la Hague », sur la commune de La Hague, mise en service en 1936 et qui se trouve à 12 km[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[9] à 11,9 °C pour 1981-2010[10], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Siouville-Hague est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[12],[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[15],[16].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[17]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,4 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), zones urbanisées (12,5 %), prairies (5,9 %), forêts (3,7 %), zones humides côtières (0,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Seovilla avant 1161, Seolvilla vers 1200, Syovilla vers 1280[22].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural »[22]. Le premier élément Siou- représente sans doute un nom de personne[22] conformément à la majorité des cas pour ce type de formation. Par ailleurs, la Normandie est la région de France dans laquelle les noms de lieux en -ville sont les plus fréquents.

François de Beaurepaire qui se base sur la forme du XIIIe siècle propose les anthroponymes anglo-saxons Sigeweald (comprendre sans doute Siġeweald) / Siwold (variante du précédent) ou germanique continental (occidental) Saewulf / Seulfus[22]. Curieusement, il n'évoque pas le nom de personne scandinave SǽulfR / Siólfr (variante)[23] qui colle mieux aux formes anciennes. Jean Renaud compare Sciotot, situé à moins de 10 km de Siouville, à Sjötofta (Suède) qui contiendrait l'ancien scandinave sjór « mer », d'où le sens global de « ferme près de la mer »[24]. Sciotot n'est mentionné sous les formes Siautot qu'en 1689 et Siotot qu'en 1753 - 1785[25]. Malgré l'absence de formes suffisamment anciennes, il semble que Siouville / Sciotot (avec une graphie aberrante pour Siotot) forment une paire toponymique et contiennent le nom d'un seul et même personnage, comme cela se retrouve fréquemment dans la toponymie normande. En outre, l'association de l'appellatif -tot (< ancien scandinave topt, toft) avec un nom de personne est aussi fréquente qu'avec un autre appellatif ou un adjectif, en revanche l'association de cet élément avec un anthroponyme germanique continental rare est peu probable et jamais assurée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, la population se convertit au protestantisme. Plus qu'une véritable adhésion spirituelle, il s'agit pour elle de signifier au curé du village son courroux après qu'il a donné la préférence au seigneur de Flamanville sur ses ouailles dans un litige sur les droits liés à la récolte du varech. Un temple, construit en 1842, témoigne de cette conversion. C'est désormais une salle communale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1971 André Michel DVD Chef d'entreprise
1971 2008 Roger Bonnemains SE Artisan
mars 2008 décembre 2011[26] Marcel Letablier SE Retraité
février 2012 avril 2014 Yves Amy SE Chef d'équipe menuiserie
avril 2014[27] mai 2020 Bertrand Bottin SE Employé
mai 2020[28] En cours Denis Chanteloup SE Technicien documentaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2019, la commune comptait 952 habitants[Note 7], en diminution de 11,85 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664611851750818780792750736
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
697645665619609598534521476
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
445503419381388395402417440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4624274718219969951 0631 0791 116
2014 2019 - - - - - - -
1 074952-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis , Siouville-Hague forme avec Les Pieux et Auderville un groupement de « communes touristiques »[33].

Le raz Blanchard présente un potentiel énergétique énorme. C'est la raison pour laquelle, dans le cadre du développement des énergies renouvelables, une liaison HVDC est planifiée entre le Cotentin et l'Angleterre; elle passerait par Siouville[34],[35] (voir Merville-Franceville).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Longue plage de sable fin
  • Église Saint-Pierre (1778-1781), remarquable tour carrée surmontée d'une coupole hexagonale. Elle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Germain du doyenné de Cherbourg-Hague[36]
  • Manoir du Valciot (XVIe siècle)
  • Ancien temple protestant (1842)
  • Ferme de la Redoute
  • Le fort dominant la plage
  • Rives du ruisseau le Petit Douet

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La place des Tamaris.
  • Tennis (club FFT).
  • Football.
  • Planche à voile / funboard.
  • Surf / longboard / bodyboard.
  • Plage : surveillée en juillet et août par des sapeurs pompiers du canton des Pieux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Hamel, Siouville, Manche. Le schisme protestant de 1837, 1992, 111 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[37].
  1. Population municipale 2019.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Siouville-Hague et La Hague », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Cap de la Hague - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  18. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Corine Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. a b c et d François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, OCLC 15314425), p. 219.
  23. Site de Nordic Names : le nom de personne norrois SǽulfR [1].
  24. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, 2009 (ISBN 978-2-915762-89-1), p. 97b
  25. Dominique Fournier, « Élément -tot » in Wikimanche [2].
  26. « Siouville-Hague : le maire a démissionné ce vendredi soir », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  27. « Le conseil siouvillais est installé », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  28. « Municipales à Siouville-Hague. Denis Chanteloup succède à Bertrand Bottin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  33. [PDF] « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - mars 2010 » : page 17.
  34. « Des câbles électriques sous-marins entre la France et l'Angleterre », sur France 3 Basse-Normandie, (consulté le ).
  35. Réseau de transport d'électricité.
  36. Site du doyenné.
  37. « Siouville-Hague sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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