Brillevast

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Brillevast
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Val-de-Saire
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Marcel Orange
2014-2020
Code postal 50330
Code commune 50086
Démographie
Gentilé Brillevastais
Population
municipale
338 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 39″ nord, 1° 24′ 52″ ouest
Altitude Min. 37 m – Max. 132 m
Superficie 9,07 km2
Localisation

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Brillevast est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 338 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-ouest de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 5,5 km au sud de Saint-Pierre-Église, à 11 km au nord-ouest de Quettehou, à 16 km au nord de Valognes et à 16 km à l'est de Cherbourg-Octeville[1].

Située dans la vallée de la Saire, la commune de Brillevast a un relief accidenté et un sous-sol composé de roches dont les dominantes sont des arkoses, phyllades et grauwackes.

Le climat est tempéré, les écarts de température sont assez faibles. Les hivers y sont doux et les étés sans canicule et même assez frais.

Communes limitrophes de Brillevast[2]
Théville Théville Clitourps,
Canteloup (par un angle)
Gonneville-le-Theil
(comm. dél. de Gonneville)
Brillevast[2] Le Vast
Gonneville-le-Theil
(comm. dél. du Theil)
Teurthéville-Bocage Le Vast,
Teurthéville-Bocage

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de communes avoisinantes, Brillevast faisait partie de la forêt de Brix. L'élément vast (du latin médiéval vastus qui a donné en français dévasté) désigne une terre issue du défrichage de terres incultes, de même que pour les communes avoisinantes comme Le Vast, Martinvast, Tollevast, Sottevast, Vasteville, Hardinvast, et les lieux-dits, Pépinvast, Chiffrevast, ainsi que le bois de Barnavast. La version francienne gast est présente dans le sud de la Manche (Saint-Denis-le-Gast) et au sud-ouest du Calvados (Le Gast). Dans le nord du département, vast est une forme qui obéit à un traitement régional, employé isolément dans Le Vast, mais surtout en composition avec des noms de type roman (Martinvast), scandinave (Sottevast, Tollevast) ou germanique (Pépinvast). La densité des noms en vast autour de Valognes est remarquable, ils y jalonnent apparemment la progression d´une conquête du sol. Ce regroupement de ces noms en vast dans le nord Cotentin est l´exemple d´une mode locale favorisée par l´isolement géographique de la presqu'île du Cotentin. L'élément brille renvoie à la méthode de défrichement, par le feu, issu soit du vieux français bresiller, « brûler », encore utilisé en patois normand, avec une contraction de Bresillevast en Brillevast peut-être due à l´attraction du verbe briller[3], soit du germanique brassa, « braisse », signifiant brûlé[4].

Le toponyme est attesté sous les formes Bresillewast 1100-1150[5], Brisillevast, vers 1280[5], Bresillevast en 1337[5], Brisillevast 1425[6].

Le gentilé est Brillevastais. À l'instar du nom de la commune, le "s" situé entre le "a" et le "t" ne se prononce pas.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Planque du Couret, on a découvert beaucoup de tuiles romaines. À Dalbec, on remarque encore quelques traces d´une route pavée très ancienne, qui devait conduire des moulins de Barnavast à Fermanville. Un four à tuiles gallo-romain, découvert récemment, daterait du Ier siècle et était implanté dans une villa romaine.

Bérolvast faisait partie des terres données à Judith de Bretagne par le duc de Normandie Richard le Bon. En épousant la princesse Judith en l´an 1008, il lui assure le lendemain de son mariage la propriété d´un grand nombre de domaines pour le prix de l'embrassement conjugal, legitima conjunctione expleta[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Philippe Thiennette (1735-1793)   Laboureur
1793 1795 Jean François Le Grand   Cultivateur
1795 1800 Rémy Houllegatte   (agent municipal) Meunier
1800 1808 Germain Valognes   Cultivateur
1808 1809 Casimir Le Gardeur de Croisilles   Capitaine d'infanterie
1809 1813 Michel Cossin   Laboureur
1813 1820 Hyacinthe Le Gardeur de Croisilles    
1820 1832 Jean Valognes    
1832 1835 Jean-Charles Lallemand    
1835 1865 François Levaché   Cultivateur
1865 1879 Daboville-Lavallée    
1879 1880 Mangon    
1880 1888 Daboville-Lachesnaie   Cultivateur
1888 1900 Louis Jean Daboville-Lechevallier    
1900 1945 Jean Étienne Daboville-Desprès   Agriculteur
1945 1977 Jean Mangon   Agriculteur (gendre de J.-É. Daboville-Desprès)
1977 1995 Jean Daboville   Agriculteur (fils de J.-É. Daboville-Desprès)
1995 en cours Marcel Orange[8]   Maraîcher
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 338 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Brillevast[9]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. En 1722, la commune compte 122 feux. En 1765, elle en compte 111[10] (soit entre 500 et 600 habitants si l'on applique un coefficient de 5 habitants par feu). En 1793, sa population est de 671 habitants. En 1831, elle est de 873 habitants (son maximum) et de 664 habitants en 1851. Dix ans plus tard, en 1861, elle compte 576 personnes. Cette population diminue, en 1872 on compte 563 habitants et 521 en 1886.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
671 582 759 823 873 775 737 701 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
652 576 551 563 547 502 521 503 470
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
407 418 415 348 323 323 304 295 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
267 262 257 265 308 299 276 340 338
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Brillevast.

église de Brillevast est placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours. Son second patron est saint Sébastien. Cédée au XIIe siècle à l´abbaye de Montebourg, elle présente un assemblage de constructions disparates de différents styles et de diverses époques.

La tour de forme carrée est surmontée d´un toit en bâtière à pente fort élevée. La construction du clocher remonte à 1639. Clocher en bâtière typique du Cotentin, ses pans mesurent 7 sur 15 mètres, entièrement en moellons, il comporte ni charpente ni renfort extérieur. Classé monument historique le 13 mars 1978[13], il a été restauré en 1980 et 1982 pour une somme de plus de 50 000 euros.

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère fut construit en 1784, sous l'abbé Lamy qui n´avait que 44 ans lorsqu'il mourut le 17 mai 1835. Son frère Auguste Lamy, remit en honneur l´instruction à Brillevast. Il établit une école dans le presbytère et reçut des pensionnaires. Les meilleures familles du pays y envoyaient leurs enfants pour commencer leurs classes.

Le presbytère devait être abattu par la commune autour de 1990, lorsque le maître verrier de Cosqueville décida de le racheter pour le restaurer. Cet homme s'y connaissant en art religieux, y découvre sur la façade arrière des fenêtres à guillotine comme celles fabriquées par les artisans anglais, de même qu'une charpente permettant la réalisation d´une toiture à la Mansart, du Mansart qui était architecte sous Louis XIII au XVIIe siècle[14].

Le « Pas au diable »[modifier | modifier le code]

Le chemin entre les deux écoles mène au Bas de la Lande où se situe à droite du chemin, environ un kilomètre après les écoles, le Pas au Diable, grosse pierre possédant une forte empreinte d´un pas attribué légendairement au diable[15].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Les seigneuries[modifier | modifier le code]

La plus ancienne famille seigneuriale que nous connaissions à Brillevast est celle des Lhermite, qui portait de gueules aux trois croixargent deux et une. Dans la recherche de 1463, Montfaut contesta leur noblesse. Guillaume Lhermite, de Brillevast, n'ayant pu prouver sa qualité de noble fut assis à la taille pour cette année, jusqu'à la vérification de ses titres. Ce Guillaume Lhermite, qualifié d´écuyer seigneur de Boutron et de Brillevast, dans la généalogie des Le Berceur (Archives de Fontenay), épousa Robine Lemarchand, fille de Richard (1466-1474), seigneur de Raffovile et de Perette de la Luthumière. Guillaume Lhermite laissa plusieurs enfants : Guillaume II, l´aîné, seigneur de Brillevast, Barville et Boutron, vivait en 1530, ainsi que ses frères Nicolas, Jacques, et Aubin qui était avocat.

Avant 1572, Richard Lhermite, fils de Guilaume II possédait le fief de Brillevast. Il épousa Catherine du Homméel. Ce sont eux qui firent construire le château de Boutron. L´écusson sculpté sur la cheminée, parti de gueules aux trois croix d´argent, et d´argent au sautoirazur, qui sont les armes des deux époux, en est la preuve. Ce château résidence des anciens seigneurs de Brillevast, a été déplorablement mutilé. Les transformations et remaniements maladroits qu'il a subis, en ont altéré le caractère. Il reste cependant quelques vestiges intéressants dans la grande salle. Sur la cheminée, on voit encore une fresque représentant saint Hubert. Les grandes poutres sont ornées de sentences. Celle du milieu porte le monogramme du Christ avec un cœur en dessus. Les enfants de Richard Lhermite et Catherine du Homméel sont : Gyonne Lhermite, dame de Boutron, en son vivant femme du noble homme Isambart de Vierville, sieur du Vast, décédé le 23 novembre 1613 et inhumé le surlendemain dans l´église de Brillevast, ainsi que Jeanne Lhermite, qui à la mort de son père devint son unique héritière. C´est elle qui, par mariage, fit passer la seigneurie de Brillevast dans la famille des de Hennot.

Familles remarquables[modifier | modifier le code]

Les de Hennot[modifier | modifier le code]

Ollivier de Hennot, son mari capitaine de la noblesse, était fils de Jean de Hennot, seigneur de Cosqueville et Théville, et de Jacqueline du Parc, dame de Chemiray, en Anjou. Le 13 novembre 1591, il partagea la succession paternelle avec Guillaume de Hennot, son frère. Il choisit la terre et seigneurie de Cosqueville. Théville resta à Guillaume. Chemiray en Anjou, lui échut du chef de sa mère auquel s'ajouta Beauficel. Il avait cessé de vivre avant 1617, laissant de Jeanne Lhermite, Jean l´aîné qui suit et le cadet, qui était chevalier de Malte. Jeanne se remaria à un sieur du Parc, dont elle eut deux fils : Robert et Guyon. Elle mourut en 1636.

La succession d´Ollivier se trouva fort obérée. Les créanciers poursuivirent Jean de Hennot, son fils. Les fiefs, terres et sieurie de Cosqueville furent vendus par décret au siège de Valognes et adjugés à Nicolas Castel seigneur de Saint-Pierre-Église, le 17 juillet 1617, au prix de 29 500 livres (minutes de Hervieu, notaire à Saint Pierre Église, 1653, p. 6) . Jean de Hennot obtint la main de Jacqqueline Davy, fille de Bernard, seigneur de Cretteville, Aubervile et Fresville et de sa femme Catherine Thomas. Il mourut le 8 décembre 1676, sa femme le 4 novembre 1682. Leurs corps furent inhumés dans le chœur de l´église. De leur mariage naquirent un fils et deux filles : Charles de Hennot ; Jacqueline de Hennot, mariée à Guillaume de Hottot, seigneur et patron de Saint Clair ; Catherine de Hennot, qui s´allia le 17 février 1667, dans l´église de Brillevast avec Guillaume Picot ou Picod, escuyer seigneur de Russy, Sainte Honorine, Granval et Sorthosville. Ce Picot est de la même famille que Gilles Picot sieur de Gouberville, auteur du célèbre journal, plus connu sous le nom de Gilles de Gouberville. Charles de Hennot épousa Anne Lefèvre, fille de sieur Haupitois, Beaulieu et Lieusaint. Il vendit la terre de Chemiray à M. de Sourches de Bouchet, grand prévost de l´Hôtel. Son fils aîné Jean Jacques Hervé de Hennot embrassa l´état ecclésiastique, fut ordonné sous-diacre et devint conseiller clerc au Parlement de Rouen. Il mourut à Valognes, le 23 août 1702 et fut enterré le lendemain, dans le chœur de l´église de Brillevast. Il portait les titres de seigneur et patron de Brillevast et Boutron.

Le frère de Jean Jacques Hervé de Hennot, Michel Adrien, baptisé à Brillevast, le 4 octobre 1681, lui succéda. Il était capitaine de cavalerie, mais la mort l'enleva à 22 ans, en 1704. La succession des deux frères, revint à leur sœur Marie Suzanne de Hennot, mariée à Charles Jallot, chevalier, comte de Beaumont, Herqueville et Rantot. C'est ainsi qu'elle devint dame et patronne de Brillevast et Boutron. Elle ne laissa pas de postérité. Ses biens retournèrent à son cousin germain Charles Picot, seigneur de Sainte Honorine, fils de Guillaume et de Catherine de Hennot, sœur de Charles.

Les seigneurs de Boutron et de Brillevast changent de résidence[modifier | modifier le code]

À partir de cette époque, les seigneurs de Brillevast et de Boutron, cessèrent de résider au château de Boutron, qui fut abandonné aux dégradations des fermiers. Les propriétaires demeurèrent à Sainte-Honorine en Bessin. Charles Picot s´était marié en 1692, à Anne Le Breton dont il eut un fils, en 1700 : Guillaume Picot, escuyer, sieur de Brillevast, Sainte Honorine, Boutron et Granval. Le 19 février 1737, il épousa au couvent de Carentan, Marie Anne de Reviers, fille unique de feu Jacques, sieur de Vernon et de feu Marie Françoise de Maloysel de Chef du Pont. La demoiselle avait 17 ans et son mari 37 (Société académique de Cherbourg. 1875, de Pontaumont, p. 94). Leur mariage fut stérile et la succession de Guillaume retourna à son oncle M. Jean Guillaume Picot de Russy, personnat de Saint Clair, au diocèse de Bayeux, seigneur et patron de Sainte-Honorine, Boutron, Sorteval, Granval et Brillevast, seigneur et curé d´Alleaume, titulaire et recteur de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Victoire, directeur de l'hôpital de l´Hôtel Dieu de Valognes. Il mourut à Alleaume le 17 février 1741 et fut inhumé le lendemain, dans le sanctuaire du côté de l'épitre (ND de la Victoire, par M.Adam, p. 110).

De la famille Picot, la seigneurie de Brillevast passa aux Pierrepont. Le registre de catholicité mentionne en 1783 le nom de Jean Baptiste Laffaiteur, receveur de M. le comte de Pierrepont, seigneur de Brillevast.

Quand arriva la Révolution, Jean Jacques Gabriel ci-devant marquis de Pierrepont, demeurant à Sainte-Honorine-de-Perte, près Bayeux, propriétaire à Brillevast de 3 500 livres de rentes, dut partir en exil. La Nation confisqua ses biens et les vendit au profit de la République.

Les Le Gardeur de Croisilles[modifier | modifier le code]

Parmi les familles nobles ayant résidé à Brillevast, figure avec honneur les Le Gardeur de Croisilles, anoblie par charte du mois de mai 1510, enregistrée à la chambre des comptes, le 2 août 1511, et à la cour des aides, le 16 avril 1556, moyennant 100 écus. Les armes sont de gueules au lion d´argent, tenant de sa patte gauche une croix recroisetée d´or, la branche inférieure allongée, pommelée et au pied fiché. La devise porte : Crux Crucis Custodis Custos. La croix garde Le Gardeur de Croisilles[16].

Meaux Gréard, sieur de la Champagne, qui fit construire la tour de l´église de Brillevast en 1639, laissa une fille, Jacqueline Gréard, qui épousa Marc Antoine Le Gardeur, seigneur et patron de Croisilles. Leur fils Marc Antoine, deuxième du nom, fut marié le 26 mars 1697 à Roberte Le Louey, fille de Jean Baptiste, écuyer, sieur des Marets, et de Catherine de Gourmont. De leur union sortit Jean Baptiste Le Gardeur, né le 21 février 1700, époux de Gabrielle Henriette Simon, fille de Guillaume, écuyer, sieur de Berthauville, qui lui donna entre autres enfants, Marc Antoine Athanase Le gardeur, baptisé le 27 avril 1749, ancien mousquetaire noir de la Garde du Roi. Il s'allia à Rose Bonne Jacquelineee Françoise Davy de Bois Roger, demeurant à Gatteville, dont il eut :

  1. Justine Bonne Thérèse Le Gardeur de Croisilles,née à Gatteville, décédée à Brillevast le 30 septembre 1803, âgée de 26 ans.
  2. Auguste Charles Marc Le Gardeur de Croisilles, mort au berceau en 1778.
  3. Marc Antoine Charles Le Gardeur de Croisilles, né à Gatteville le 26 septembre 1779, mort à Brillevast le 15 août 1857. Il épousa Adèle Mesnil dont il eut deux filles. La première, Rose Mathilde Le Gardeur de Croisilles, née à Brillevast, s'est mariée le 2 juillet 1850 à Adolphe Charles Morin. De ce mariage est née Aline Morin, épouse de M. Andrieu, lieutenant de vaisseau. La deuxième fille, Esther Adèle Arthemise Le Gardeur de Croisilles, a été la femme d'Edme Hyppolite Jolivet de Riencourt, dont quatre enfants sont nés : Alfred de Riencourt, décédé sous lieutenant ; Marie Isoline de Riencourt, mariée à Me Alphonse Drouet, avoué à Cherbourg ; Edme Gaston de Riencourt, mort peu de temps après sa naissance ; Mathilde de Riencourt, épouse du général Jean Alphonse Lecomte (1850-1919) et mère du général Jean Lecomte (1903-1997), ancien commandant des forces françaises en Allemagne, qui après une belle carrière militaire est revenu passer sa retraite dans sa propriété du Mouchel. Les deux généraux, père et fils, reposent dans le cimetière de Brillevast.
  4. Léonor Victor Félix Le Gardeur de Croisilles, capitaine de la Légion de la Manche, mort à 36 ans, le 18 avril 1819.
  5. Auguste Hyacinthe Le Gardeur de Croisilles, né à Brillevast le 5 décembre 1784, marié à Marie Luzeau de la Morinière. Il mourut à Valognes, laissant deux enfants : Auguste, décédé dans cette ville sans postérité, et Marie Caroline Victoire, religieuse, morte au service des pauvres à l'Hôtel Dieu de Bayeux.
  6. Pierre Hyppolite Le Gardeur de Croisilles, décédé le 15 octobre 1851, âgé de 65 ans.
  7. Hyacinthe Athanase Le Gardeur de Croisilles, maire de Brillevast, décédé le 4 février 1875, marié à Adelaïde Virginie Gasselin, décédée le 8 juin 1857, d´où est issue Justine Fanny Le Gardeur de Croisilles, épouse de M. de Maisoncelles, comte de Richemont, inhumée à Brillevast, le 3 novembre 1892, sans postérité.

Personne d'autre ne semble s´être illustré dans cette paisible commune depuis 1893. Toutefois, la mort d'un nommé Legendre, une nuit d'après guerre et retrouvé dans la nature, semble indiquer que le mot paisible doit être employé avec prudence. Indiquons tout de même que, durant ces presque 120 années, deux personnes ont marqué leur passage dans la commune. Ces deux personnes, similaires et contrastées, exerçaient dans la commune des fonctions qui leur assignaient une place privilégiée. Ils étaient, en comparaison des autres habitants, des Messieurs, ils avaient les Mains blanches, ils n´appartenaient pas à la même société. Aussi différents l'un de l'autre que pouvaient l'être ces deux hommes, un instituteur et un curé. Ils avaient toutefois en commun d´être des fils de paysans et d´être tous les deux très forts en gueule. Ceci leur valut de paraître un jour comme de bien désagréables personnes parmi la population. La première personne est Alphonse Auvray, le légendaire père Auvray. Instituteur avant, durant et après la guerre. Ancien de celle de 14-18 où il avait perdu une jambe. La deuxième est Désiré Lebreton, curé de Teuthéville Bocage. Il venait tous les deux jours à Brillevast, paroisse qui n´avait plus de curé[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. François de Beaurepaire, Les Noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard Éditeur, 1986.
  4. Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie. René Lepelley. Éditions Charles Corlet, 1996.
  5. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 974
  6. A.N. P1913/2, 24581.
  7. Les « Olim » de l'arrondissement de Cherbourg par Émile de Pontaumont.
  8. a et b Réélection 2014 : « Brillevast (50330) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 mai 2014)
  9. Date du prochain recensement à Brillevast, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  10. Louis Drouet-Recherches Historiques sur les vingt communes du canton de Saint-Pierre-Église- Cherbourg. Imprimerie St.Joseph 1893.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Trésors du Cotentin : Architecture et Art religieux, textes de Maurice Lecœur, Éditions Isoète, Cherbourg, 2005
  15. Panonceau sur le terrain.
  16. Recherche de Chamillard, page 623
  17. Lucien Lepoittevin, Mémoire de guerres-(1692-1993), Éditions Isoete, Cherbourg, 1994.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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