Fierville-les-Mines

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Fierville-les-Mines
Fierville-les-Mines
Le moulin de Fierville.
Blason de Fierville-les-Mines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Gérard Blestel
2020-2026
Code postal 50580
Code commune 50183
Démographie
Gentilé Fiervillais
Population
municipale
349 hab. (2021 en augmentation de 5,44 % par rapport à 2015)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 29″ nord, 1° 40′ 05″ ouest
Altitude Min. 22 m
Max. 108 m
Superficie 7,44 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Pieux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Fierville-les-Mines
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Fierville-les-Mines est une commune française de la communauté d'agglomération du Cotentin, située sur la Côte des Isles dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 349 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[3]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat maritime », correspondant au Cotentin et à l'ouest du département de la Manche, frais, humide et pluvieux, où les contrastes pluviométrique et thermique sont parfois très prononcés en quelques kilomètres quand le relief est marqué[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 892 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin à 28 km à vol d'oiseau[5], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 963,9 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fierville-les-Mines est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,6 %), terres arables (23,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ferevilla en 1156[15], en 1220[16] et en 1256[17], Feravilla en 1210[18], dans le cartulaire de Montebourg[17].

Toponyme médiéval issu de l'ancien français fiere vil(l)e « ville fière », « ville orgueilleuse »[19], ou simplement « bonne ville », « belle ville », d’après le sens de « très grand, excellent » que le mot fier a également eu en ancien français. Georges Bernage ne reprend pas l'étymologie proposée par François de Beaurepaire, qui voit dans le premier élément un nom de personne germanique, probablement franc[17].

Le déterminant -les-Mines, proposé une première fois en 1828 par Louis Du Bois afin de différencier Fierville de ses deux homonymes normands, ne fut officiellement adopté qu'en 1935. Il fait référence à la présence locale de mines de fer. Celles-ci sont signalées sur la carte de Cassini, près des hameaux Daumaille de Haut et de Bas, en limite de commune.

Le gentilé est Fiervillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Geoffroy de Fierville qui vivait au XIe siècle, signa avec le duc de Normandie, Guillaume, la charte de fondation de l'abbaye de Lessay[20].

Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[21],[Note 3]

Le fief des Moitiers ou des Moustiers, dont le nom est issu de la famille des Moitiers[Note 4], constituait la principale seigneurie de Fierville. Son premier membre connu est Robert des Moustiers qui vivait en 1134, et dont le fils, Roger, était, dès 1330, patron de l'église de Fierville. Cependant les fiefs de Fierville dépendaient alors du fief de Sortosville-en-Beaumont. En 1250, Symon de Sortosville était patron et curé de Fierville.

Le par aveu rendu au roi, il est dit que Jehan de Briroy, écuyer « tient par hommage un fieu ou membre de fieu assis en la paroisse de Fierville. Jehan des Mostiers tient l'autre fief. Puis vers le début du XVe siècle, la famille de Briroy semble avoir réuni sous sa possession les divers fiefs de la paroisse de Fierville »[23],[24]. Lui succède l'un de ses deux fils, Raoul, qui est à son tour seigneur de Fierville vers 1423[25], puis vers 1520, Robert, Guillaume vers 1540, Jean de Briroy qui vivait vers 1543[26]. En 1578, Henri III, concède, par lettres patentes, à Jean (Jehan) de Briroy, seigneur de Fierville, deux foires annuelles : l'une à la Saint-Gilles, l'autre à la Saint-Gorgon. On trouve également un Nicolas décédé vers 1614. Ce dernier n'aura que quatre filles, et Françoise Briroy, héritière de Fierville, épousera Gilles Cauvet, receveur des tailles en l'élection de Bayeux, sieur de Vallun-Guéhébert. Une des sœurs de Françoise, Marie épousa en 1614 Pierre II de Harcourt dont le fils Guillaume de Harcourt achètera des enfants des époux Cauvet, en , devant Tardif, tabellion à Bricquebec, le fief de Fierville, et que la famille conservera jusqu'au . À cette date, Pierre II, fieffe Fierville à Jean-Jacques Foliot (1670-1743)[28], écuyer, sieur des Carreaux[26]. Lui succède, Jean-Thomas Folliot de Fierville (1699-1756), son fils, lieutenant d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, qui sera de 1737 à 1753 capitaine des gardes côtes de Portbail et de Carteret. Il avait épousé à Valognes le , Adrienne-Madeleine Jallot de Beaumont avec qui il eut trois fils dont Jean-Adrien-Félix Folliot (1735-1819), qui sera le dernier seigneur de Fierville et de 1790 à 1791 son premier maire. Jean-Adrien-Félix Folliot, lieutenant au régiment de Rohan-Rochefort, sera en 1757 capitaine général de la capitainerie garde côte de Portbail et Carteret, chef de la division des gardes côtes de Barneville, et chevalier de Saint-Louis en 1791. Ses deux fils, issus de son mariage avec Catherine de Clamorgan (), Pierre-Désiré-Félix Folliot (1766-1802) et Félix-Bon-François Folliot (1770-1842), émigrèrent et combattirent entre autres dans le régiment Loyal-Émigrant[20],[29].

En 1935, Fierville devient Fierville-les-Mines[30].

Parc seigneurial de Fierville[modifier | modifier le code]

Le parc seigneurial de Fierville dont l'existence a été mis en évidence par Jean Barros, ne relevait probablement pas de la seigneurie de Fierville. Il s'agirait plutôt d'une dépendance de l'honneur de la baronnie de Néhou possession des Néel puis des Reviers-Vernon. Se basant sur le cadastre de 1826, Barros, en trace les limites « du ruisseau venant du village es Massons, à l'ouest, le grand chemin de la Haye-du-Puits à Bricquebec par le pont Abraham (sur la Saudre). À l'est et au sud, le long du village du Haut du parc, la limite est de forme semi-circulaire. Au nord, la limite est difficile à connaître. Pour la plus grande partie, cette limite s'adapte à la topographie des lieux : coteaux, talwegs, ruisseaux. La superficie pouvait être d'environ 60 hectares. À l'est, l'actuelle limite communal de Fierville épouse, sur près d'un kilomètre, le tracé conjectural de la limite du parc, le long du chemin de La Haye-du-Puits à Bricquebec. À l'intérieur de cette limite, on note quelques micro-toponymes remarquables : la Porte, la grande Porte, La petite Porte, l'Abbaye, l'herbage de l'Étang et l'Étang (asséché) jouxtent la limite ouest (ruisseau du village ès Massons) »[31].

Le micro-toponyme de l'Abbaye serait à rapprocher des nombreux domaines que les moines de Montebourg avaient reçu en don des barons de Néhou. Quant aux « porte », elles sont tournées dans la direction de Néhou[31].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Folliot de Fierville

Fierville-les-Mines n'a pas de blason officiel[32].

Lui sont parfois attribuées les armes de la famille Folliot de Fierville, anciens seigneurs de Fierville, qui se blasonnent ainsi :
D'argent au sautoir de gueules, à l'aigle bicéphale d'or brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 septembre 1791 Jean-Adrien-Félix Folliot de Fierville   Ancien seigneur de la paroisse
         
1992 1998 Maurice Gallet    
1998 mars 2014 Gilbert Scelle SE  
mars 2014[33] mai 2020 Jean-Claude Levast SE Cadre
mai 2020[34] En cours Gérard Blestel SE Retraité artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[34].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].

En 2021, la commune comptait 349 habitants[Note 5], en augmentation de 5,44 % par rapport à 2015 (Manche : −0,76 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710592700854751751705675667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
636600588566582527523486456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
442481473422431413436476432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
412338322284245252300303311
2015 2020 2021 - - - - - -
331350349------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Moulin du Cotentin.
L'église Saint-Pierre.
La Vierge à l'Enfant.
  • Le Bas Manoir aux Bréolles. L'ancien manoir seigneurial des XVe – XVIIIe siècles[39] avec une vigne plantée à flanc de coteau, et qui domine le cours de la Saudre, fut la résidence des familles de Briroy, d'Harcourt et Folliot de 1714 à 1804. Ces derniers le vendirent à Louis-Agnès Delaroque, puis il passa en 1844 dans les mains de Bon Le Mauviot, ancien lieutenant, et transmis à son héritière qui épousera Pierre Mabire, et dont la famille le conservera jusqu'en 1878, date à laquelle il échoit à Jean Bellet, à la suite d'un partage entre les héritiers. En 1959 il est acquis par M. et Mme Charles Roulland et était en 2012 la possession de la famille de Pierrepont[40].
Le manoir se présentait sous la forme d'un vaste quadrilatère fortifié de 60 × 50 mètres, mais dont la plus grande partie est ruinée, et dont seul l'angle nord est conservé. À droite d'une porte avec un linteau calcaire en accolade sont gravées dans la pierre, les armes de la famille de Briroy : d'azur au chevron d'or, et sur la gauche une date écrite en chiffres romains qui pourrait être 1559[41].
  • Vestiges du Haut Manoir des XVe – XVIIIe siècles, aujourd'hui divisé en deux propriétés. Il relevait de la seigneurie de Fierville, et ses plus anciens possesseurs connus sont les Pigache. Au XVIe siècle, un Jean Pigache est seigneur au Haut Manoir. En 1666, c'est Charles Pigache qui en est le seigneur, ainsi que de Gonneville à Néhou[42]. François Pigache y vit en 1677 et épouse en première noce, Marie-Madeleine du Gardin, et devenu veuf, en seconde noces, Olive Le Rossignol[Note 6], dont il eut une fille Marie-Anne-Françoise Pigache (1688-1753) qui en 1752 était en possession du Haut Manoir, et avait épousée, le à Fierville, Louis Cabieul de Mézières, seigneur de Joganville. Leur fille, Bernadine-Louise-Françoise Cabieul, dame du Haut Manoir épousa, le , Pierre-François de Hennot, et la fille de ces derniers, Maie-Bernadine de Hennot (° 1750), épousa le Jérôme-Frédéric Bignon (1747-1784), bibliothécaire du roi. Elle lui apportait outre le Haut Manoir, des terres et fiefs importants : le Rosel, Barneville, Graffard, Sortosville-en-Beaumont. Les époux, qui résidait alors dans leur hôtel parisien, vendirent le , devant Pierre Sanson, notaire royal à Montebourg, la terre du Haut manoir à « Me Thomas Desmares, marchand laboureur de la paroisse d'Hémevez, demeurant en sa terre de Gatteville (…), contenant 400 vergées (80 hectares) tant en terres labourables que plantées en pommiers, qu'en prairies et landages, avec le manoir et la maison, basse-cour, grange, écurie, étable, colombier à pigeons[Note 7] et droit de Garennes, pour le prix de 34 460 livres de principal et 360 livres de vin. »[43].
  • Le Petit Manoir, privé.
  • Hameau de la Grande Motte avec des maisons anciennes dont un bâtiment remontant au moins au XVIe siècle avec à gauche un jour très étroit et une porte en plein cintre. Ils sont le témoignage d'un ancien château féodal situé en ce lieu, dominant la Saudre et à proximité de la route Portbail-Bricquebec et du chemin de Bricquebec à La Haye-du-Puits. La motte signalée, dès 1834, par Charles de Gerville, située au bord du chemin allant de ce village au haut du Parc, était encore visible en 1924. Elle a disparu vers le milieu du XXe siècle, et ses matériaux servirent à la réfection des chemins ruraux[44],[22].
Au XVIIIe siècle, « la pièce de la Grande Motte de treize vergées (2,6 hectares) faisait partie du domaine non fiéffé de la seigneurie de Fierville ». Jean Barros suppose également de l'existence d'une autre motte féodale au village de la Petite Motte, qui aurait disparue avant celle de la Grande Motte. Le lieu, stratégique, était sur le chemin de Portbail à Bricquebec. Au XVIIe siècle la pièce dite « Le Jardin à pommiers de la Petite Motte » relevait également du domaine non fiéffé de la seigneurie de Fierville[45].
  • La Préfontainerie du XVIIIe siècle.
  • Ferme de la Caucharderie du XVIIIe siècle, avec un grand logis.
  • Ancien moulin à vent de 1744, restauré en 1997 par M. Guy Roulland[46] à proximité de l'ancienne maison du meunier. Il est équipé du « système Berton » qui permet de régler la surface des ailes sans arrêter le moulin.
  • Ancien presbytère du XVIIIe siècle, à l'ouest du bourg, après la ferme de La Caucharderie, construit par le père Georges-François Caillot entre 1775 et 1777.
  • Église Saint-Pierre des XIIIe, XIVe – XVIIIe siècles, avec sa sacristie semi-circulaire, en saillie, édifiée au XVIIIe siècle, sur un chevet plat à l'origine. Elle a conservé du « siècle de Saint Louis » les petits chapiteaux de la porte en arc brisé de la façade occidentale ainsi que les chapiteaux au décor feuillagé de la retombée de l'ogive de l'arc triomphal. L'édifice a été agrandie de la chapelle nord, bâtie par Jean de Briroy, seigneur de Fierville, entre 1570 et 1598, et la chapelle sud, consacrée à saint Joseph, bâtie par Nicolas de Harcourt ( 1673), seigneur et curé de la paroisse de 1642 à 1666[47]. À droite de la porte, sur la façade ouest, une pierre rectangulaire placée ici évoque René Le Chevalier[Note 8]. : « Cy devant gist le corps de Mre René Le Chevalier, Pbre (prêtre), vicaire et M(ait)re d'échole de ce lieu lequel a donné 15 l(ivres) de rente à l'église. Décédé le , pries Dieu pour le repos de son âme. pater ». Quant à la pierre du seuil du portable, aujourd'hui illisible et déchiffrée par Robert Asselin, elle évoque Nicolas de Harcourt : « Cy gist le corps de vénérable et discrette personne mes(sire) Nicolas (de Har)court e(n) so(n) viva(nt) pretre, seig(neur) et curé de ce lieu, après avoir fo(n)dé e(n) cet(te)… le St Rozaire. Plus(ieurs) obit(s), charitez, décéda le 15 de novembre 1673. Priez Dieu pour lui »[47],[Note 9].
L'église abrite un retables du XVIIIe, statue de saint Pierre en chaire (XVIe) classée au titre objet aux monuments historiques[48], un bénitier représentant une tête humaine, l'Éducation de la Vierge du XVIIe, les statues de saint Jacques le Majeur du XVe, saint Gilles du XVe, du saint Sauveur du XVIIe, arc triomphal du XVIe et poutre de gloire du XVIIIe. Dans le chœur de l'église écu peint de la famille Folliot : d'argent à un sautoir de gueules ; à l'aigle d'or à deux têtes brochant sur le tout[27], ainsi que sur une plaque de marbre gravée commémorative placée, en 1909, à l'occasion de la refonte de la grosse cloche de l'église, en souvenir de membres de cette famille dont plusieurs furent seigneurs et patrons de Fierville[27].
  • Vierge à l'Enfant du XIVe siècle avec des traces de polychromie, dans une niche, sur la place de l'église. La statue provenant de l'église, placée ici en 1858, est classée au titre objet aux monuments historiques[49].
  • Croix de cimetière remontant au moins au XVIIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire Saint-Gilles le dernier week-end d'août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas de Briroy (1526-1620), frère de Jean, qui vivait en 1543, est nommé, en 1541, à 15 ans, curé de Fierville, après avoir obtenu une dispense d'âge du pape. Évêque de Coutances de 1588 à 1620, il réorganise le diocèse et meurt en 1620 à Coutances[41].
  • Maurice Gallet, ancien maire et ancien vice-président de la communauté communes de Portbail, instigateur de la restauration du moulin au pied duquel il est né et a vécu toute sa jeunesse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Bernage, « Fierville-les-Mines », Vikland, la revue du Cotentin, no 2,‎ juillet-août-septembre 2012, p. 54-67 (ISSN 0224-7992). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 83.
  • René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 201.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Pour Jean Barros, la paroisse devait relever, au moins en partie, de l'honneur de Saint-Sauveur/Néhou[22].
  4. La famille des Moitiers portait d'argent à la bande d'azur prettée d'or.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  6. Olive Le Rossignol était la fille de Jean Le Rossignol, sieur de la Valette à Portbail.
  7. Le colombier carré fut détruit à l'époque moderne.
  8. René Le Chevalier avait reçu le diaconat en 1686
  9. Nicolas de Harcourt fut curé de la paroisse de 1642 à 1666.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : IGN[50].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2.
  5. « Orthodromie entre Fierville-les-Mines et Cherbourg-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Cherbourg-homet » (commune de Cherbourg-en-Cotentin) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Cherbourg-homet » (commune de Cherbourg-en-Cotentin) - fiche de métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  15. Georges Bernage, « Noms de lieux scandinaves dans le canton de Barneville-Carteret », Vikland, la revue du Cotentin, no 1,‎ avril-mai-juin 2012, p. 9 (ISSN 0224-7992).
  16. François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, Picard, , p. 118.
  17. a b et c Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 55.
  18. Annales de Normandie - Volume 49 - Page 105.
  19. Cf. le déterminant du nom de la commune de Bretteville-l’Orgueilleuse dans le Calvados.
  20. a et b Gautier 2014, p. 201.
  21. Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècle) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 185.
  22. a et b Jean Barros, Le canton de Barneville-Carteret (Côte des Isles) : Dans l'histoire, t. 2, Valognes, Éditions de la Côte des Isles, , 440 p. (ISBN 2-9505339-2-2), p. 77.
  23. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 63-64.
  24. Barros 1992, p. 76.
  25. Raoul Briroy épousa la fille de Jean Boudet, seigneur de Crosville.
  26. a et b Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 64.
  27. a b et c Blasons du Clos du Cotentin, 1996, p. 43.
  28. Les Foliot, avait été anobli en 1654[27], pour services militaires.
  29. Blasons du Clos du Cotentin, 1996, p. 41.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Fierville-les-Mines », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )..
  31. a et b Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 63.
  32. Selon informations fournies par téléphone de la Mairie de la commune.
  33. « Fierville-les-Mines (50580) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  34. a et b « Municipales à Fierville-les-Mines. Jean-Claude Levast cède son fauteuil à Gérard Blestel », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  39. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 167.
  40. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 65.
  41. a et b Université Inter-Âges de Basse-Normandie - Antenne de Cherbourg (préf. Rodolphe de Mons), Blasons armoriés du Clos du Cotentin, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, , 214 p. (ISBN 2-85480-543-7), p. 42.
  42. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 60.
  43. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 60-61.
  44. Delacampagne 1982, p. 200.
  45. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 61-62.
  46. Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 66-67.
  47. a et b Bernage (Fierville), Vikland n°2, p. 56.
  48. « Statue : Saint Pierre en chape », notice no PM50000414.
  49. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM50000415.
  50. Répertoire géographique des communes ([1]).