Carneville

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Carneville
Église Saint-Malo.
Église Saint-Malo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Val-de-Saire
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Jean-Louis Salley
2014-2020
Code postal 50330
Code commune 50101
Démographie
Gentilé Carnevillais
Population
municipale
228 hab. (2014 en augmentation de 0,44 % par rapport à 2009)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 50″ nord, 1° 26′ 46″ ouest
Altitude 80 m
Min. 30 m
Max. 139 m
Superficie 6,88 km2
Localisation

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Carneville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 228 habitants[Note 1] (les Carnevillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune avec sa lande inculte, ses vallées profondes, son sol rocailleux (les roches dominantes sont le granite et l´arkose) et tourmenté, a été le séjour préféré des druides[réf. nécessaire]. Au milieu d´un amas de blocs de granite, on voyait encore en 1833, un menhir de 12 pieds de hauteur. Mince et de forme triangulaire, on l´appelait la Devise. Presque au pied se trouvait une pierre plane, désignée sous le nom de table de Carneville. Il n´en reste plus trace. Les tailleurs de pierre ayant transporté ces monuments à Cherbourg. Près de la Devise on a découvert une grande quantité de coins en bronze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les anciens titres, Carneville est désignée sous les noms de Chernetville, Kernetville, Querneville, Quierneville et Kneville. Cependant, d'après François de Beaurepaire qui mentionne en outre les formes Carnanvilla, Kiernevilla, Carnanvilla au XIIe siècle et Carnanvilla encore en 1280, il n'est pas sûr que les formes du type Quernet villa se rapportent à Carneville, mais plutôt à Quesnay-Guesnon, commune du Calvados[1].

Le premier élément est sans doute un nom d'homme, mal identifié en l'état des sources. Le recours au nom de personne germanique Cherno proposé par Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] est contredit par les formes les plus anciennes[3]. Il s'agit peut-être du même nom de personne anglo-saxon ou scandinave que l'on retrouve dans Carnaby (Angleterre, Kernetebi 1190, Kerneteby 1267).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 5 octobre 2006 Guy Ingouf - -
30 novembre 2006 en cours Jean-Louis Salley[4] SE Enseignant
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2014, la commune comptait 228 habitants[Note 2], en augmentation de 0,44 % par rapport à 2009 (Manche : +0,44 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576 434 643 665 587 570 590 582 519
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
481 458 463 436 434 413 370 355 345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 273 260 229 263 245 247 262 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
219 194 177 213 241 222 230 227 228
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Carneville.
Château.
Charmille.

Les Symon de Carneville construisent un premier manoir en 1640 et un second en 1699, agrandi en 1725 quand la boulangerie est bâtie. Le château est édifié vers 1755 par François-Hervé Symon, sur le modèle de celui de Saint-Pierre-Église.

Passé à la famille Clérel de Tocqueville, il est vendu en 2011 par Hélène de Tocqueville à un antiquaire. Les nouveaux propriétaires engagent des aménagements pour ouvrir au public le parc du château.

Le château de Carneville date du XVIIIe et il est classé aux Monuments historiques depuis 1975[9]. Les communs et la boulangerie sont plus anciens et bénéficient d'une inscription.

Un chêne millénaire est présent dans le parc qui était situé au croisement de deux chemins. Il est peut-être lié à la pratique de culte ancien.

Église Saint-Malo[modifier | modifier le code]

Nef.

L´église Saint-Malo de Carneville était au XIe siècle sous le patronage de la famille d`Agneaux. Corbin d´Agneaux la donna en perpétuelle aumône à l´abbaye de Montebourg, avec toutes ses appartenances, du consentement de Robert de Carneville, prêtre, qui en possédait la moitié en qualité de curé tanquam persona. Ce même Robert y ajouta une demi acre de terre, dont il était propriétaire, près du cimetière. Henri II, roi d'Angleterre et duc de Normandie, confirma cette donation. Nicolas de Beuzeville, héritier de Corbin d´Agneaux, et Pierre de Carneville contestèrent ce terrain à l´abbaye. Une transaction eut lieu sous le pontificat du pape Innocent III (1198-1216). La pièce de terre resta aux moines. En 1223, le vicaire était présenté à l'évêque par Geoffroy de Beuzeville, seigneur de Carneville. Il touchait la 3e gerbe, l'autelage, les produits du cimetière et les menues dîmes. L'abbaye percevait les deux autres gerbes[10]. Au XIIIe siècle, suivant le livre noir, l´église valait 35 livres pour l'abbaye et autant pour le curé.

Il faut attendre 1417 pour apprendre que Pierre Lienart avait la cure de Carneville. Pierre Lienart étant décédé, Jean Castel Seigneur de Saint Pierre devient curé en 1520. Il se retire peu après pour raisons de santé. Nicolas Herquin administrait la paroisse en 1616. Noël Varin lui succéda en 1622. Il fit fermer le cimetière par un mur de pierres. Il démissionna en faveur de Jacques Gueret. En 1660, Thomas Lécrivain devint prêtre. Il fut inhumé dans le chœur de l'église le 15 juin 1682. Joseph Leblanc lui succéda. Il restaura l´église et renouvela le mobilier. La nef fut enduite et lambrissée. Le 24 mai 1724, Joseph Leblanc était décédé, Pierre Lechevalier occupa alors la cure de Carneville jusqu´au 20 octobre 1733. Deux mois après, ce fut M. Guillaumme d´Aigremont prieur et seigneur de Saint-Callais près Blouet, qui fut curé. Il termina sa carrière âgé de 74 ans en 1765. Il fut inhumé comme tous ses prédécesseurs dans le chœur de l'église. Pierre Charles Alexandre Lebas précepteur des enfants de M. de Carneville fut curé neuf mois seulement. Il fut inhumé le 17 novembre 1766. Il n´avait que 33 ans. Il fut remplacé par Jean Thomas Michel Creully de Néville. À la Révolution, il refusa de prêter le serment constitutionnel. Le 4 septembre 1791, la municipalité installa Lecomte prêtre de Saint-Pierre-Église. Il fut mal accueilli par les paroissiens. Pour maintenir l'ordre dans l'église, on était obligé de mettre des gardes à la porte. La persécution força M. Creully à se réfugier en Angleterre. À la Restauration du culte catholique, Nicolas François Flambart fut nommé succursaire de Carneville en juillet 1803. Deux ans plus tard, c´est Jean Thomas Michel Creully qui dirigeait la paroisse. En 1807 il obtint la cure de Saint-Eny où il est décédé. Son successeur Adrien Fouquet démissionna au mois de novembre 1808, après neuf mois d'exercice. M. Le Richebec prit sa place jusqu´en 1822. Après cette date, c'est M. Charles Étienne Gosnouf qui fut curé de la paroisse. C´est à cette époque également que l'église de Carneville qui remontait au XIe siècle, reçut le premier coup de pioche. Le chœur et l'abside furent rasés. Sur l'emplacement, le bâtiment actuel fut élevé. (1827-1828) MM. Dacier et Sabine ne firent que passer à Carneville de 1852 à 1854. C´est M. Le Sauvage qui leur succédera jusqu´en 1858. M. Couppey fut installé pour sept ans à Carneville.(1858-1865) M. Lavieille prit sa place et y mourut le 6 avril 1871. M. Mesnil fut nommé en 1871. Le pignon occidental de l'église fut démoli. Il fut remplacé par un clocher surmonté d'une flèche flanquée de quatre clochetons. Après le départ de M. Mesnil, en 1885, c´est M. Hautemanière qui arriva. Il se retira à Montebourg en 1892. C´est son successeur M. Le Renard qui œuvra le plus pour la restauration de l'église, qui était dans un état déplorable à son arrivée. Tout était à refaire. Une souscription fut faite pour une restauration complète et intelligente. C´est ainsi que M. Le Renard a su faire de l´église, pour la décoration intérieure une des plus belles du canton. Les nervures, les chapiteaux des piliers décèlent une véritable œuvre architecturale, de même que l'élégance et la solidité des voûtes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard 1986. p. 92.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1978.
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. Réélection 2014 : « Carneville (50330) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 mai 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Notice no PA00110357, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. De Gerville, repert.n°2, p. 412-456.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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