Saint-Sauveur-le-Vicomte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Sauveur-le-Vicomte
Le château.
Le château.
Blason de Saint-Sauveur-le-Vicomte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Saint-Sauveur-le-Vicomte (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Ouve
Maire
Mandat
Jacques Régnault
2014-2020
Code postal 50390
Code commune 50551
Démographie
Gentilé Saint-Sauveurais
Population
municipale
2 157 hab. (2012)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 12″ N 1° 31′ 56″ O / 49.386667, -1.53222249° 23′ 12″ Nord 1° 31′ 56″ Ouest / 49.386667, -1.532222  
Altitude Min. 2 m – Max. 91 m
Superficie 34,27 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte administrative de la Manche
City locator 14.svg
Saint-Sauveur-le-Vicomte

Géolocalisation sur la carte : Manche

Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Saint-Sauveur-le-Vicomte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Sauveur-le-Vicomte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Sauveur-le-Vicomte
Liens
Site web www.ville-saint-sauveur-le-vicomte.fr

Saint-Sauveur-le-Vicomte est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 2 157 habitants[Note 1] (les Saint-Sauveurais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la Douve, la ville se trouve dans le Cotentin. Couvrant 3 427 hectares, le territoire de Saint-Sauveur-le-Vicomte est le plus étendu de l'arrondissement de Cherbourg.

Communes limitrophes de Saint-Sauveur-le-Vicomte[1]
Saint-Jacques-de-Néhou Néhou Sainte-Colombe
Besneville,
Taillepied
Saint-Sauveur-le-Vicomte[1] Rauville-la-Place
Catteville Doville Varenguebec

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1420, Jean de Robersart, seigneur d'Escaillon et de Bruilles, enlève la duchesse Jacqueline, comtesse de Hainaut, pour la conduire en Angleterre. Le roi d'Angleterre lui donne entre autres la ville de Saint-Sauveur-le-Vicomte[2].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom de Sauveur-sur-Douve[3].

L'affaire criminelle Esteban Albillo a lieu à Saint-Sauveur-le-Vicomte et est jugée par la cour d'assises de la Manche le 15 décembre 1920[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Sauveur-le-Vicomte

Les armes de la commune de Saint-Sauveur-le-Vicomte se blasonnent ainsi :
De gueules aux deux fasces accompagnées d'un château de trois tours en cœur et de six bars adossés et accolés deux à deux, quatre en chef et deux en pointe, le tout d'or.

Ce blason est inspiré des armoiries de la famille de Harcourt (subsistante), anciens seigneurs de la baronnie de Saint-Sauveur, et qui portent : de gueules à deux fasces d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
    Vincent-Félix-Barbey    
ca 1860  ? Paul-Louis-Amédée Foubert[5]    
         
1947 1982 Auguste Cousin[6] Républicains indépendants Agriculteur, conseiller général, sénateur (1979-1982)
         
1995[7] mars 2014 Michel Quinet Nouveau Centre Médecin
mars 2014[8] en cours Jacques Regnault   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 157 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Saint-Sauveur-le-Vicomte[9]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 666 2 651 2 970 2 957 2 836 2 896 2 774 2 846 2 818
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 755 2 722 2 754 2 542 2 659 2 659 2 765 2 668 2 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 525 2 435 2 266 2 122 2 109 2 092 2 124 2 105 2 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
2 104 2 135 2 168 2 214 2 257 2 204 2 082 2 044 2 157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-le-Vicomte est dénommée « commune touristique » depuis août 2011[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château, datant des XIe et XIIe siècles, a été assiégé deux fois pendant la guerre de Cent Ans. Il subsiste l'enceinte fortifiée flanquée de tours et un donjon massif. Ces ruines sont classées Monument historique depuis 1840[12].
  • L'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte de l'ordre bénédictin, fondée au XIIe et restaurée au XIXe à l'initiative de sainte Marie-Madeleine Postel. Une partie de cette abbaye abrite désormais le collège de l'Abbaye, collège privé. L'église abbatiale est également classée MH depuis 1840[13].
  • Musée Barbey d'Aurevilly. Il se trouve dans la maison, inscrite aux Monuments historiques[14], qui a vu naître l'écrivain, en plein bourg de Saint-Sauveur.
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste est en partie du XIIIe ou XIVe siècle[15].
  • Les hameaux de Selsouef et de Hautmesnil ont chacun leur église. L'église Saint-Claude de Selsouëf est d'origine romane et abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe classée à titre d'objet aux Monuments historiques[16]. L'église de Hautmesnil est du XIXe siècle.
  • Château des Fresnais.
  • Château de Beaulieu, du XVIIIe, près de l'église de Taillepied.
  • La forêt domaniale de Saint-Sauveur est l'un des rares espaces forestiers du département. Elle couvre 233 hactares à l'ouest du territoire[17].

Particularité du découpage communal : la mairie et l'église paroissiale de Taillepied se trouvent sur le territoire de Saint-Sauveur-le-Vicomte[18]. L'église Saint-Jean-Baptiste est du XVIIIe siècle.

À la suite de la création du pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin en 2001, Saint-Sauveur-le-Vicomte bénéficie avec Valognes et Bricquebec du label Villes et pays d'art et d'histoire accordé par le ministère de la Culture.


Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fin 2008, un salon du livre consacré à Barbey d'Aurevilly y a été organisé [19] par le Comité du Bicentenaire de la naissance de l'écrivain[20].

Sports[modifier | modifier le code]

Le Réveil sportif saint-sauveurais fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Statistique archéologique du département du Nord, 1867, p. 615, archivé au Harvard College Library numérisé par Google Books.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Jean-François Miniac, Les Nouvelles affaires criminelles de la Manche, de Borée, avril 2012.
  5. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p. 244
  6. « Site du sénat : Anciens sénateurs Vème République : Auguste COUSIN » (consulté le 12 juin 2010)
  7. « Michel Quinet décoré de la médaille de vermeil », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 décembre 2014)
  8. a et b « Jacques Regnault nouveau maire de Saint-Sauveur », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  9. Date du prochain recensement à Saint-Sauveur-le-Vicomte, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  11. « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - Août 2011 »
  12. « Ruines du château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Ancienne abbaye Sainte-Madeleine-Postel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Maison de Jules Barbey d'Aurevilly », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Commune de Saint-Sauveur-le-Vicomte : Patrimoine, Eglise Saint Jean-baptiste, Le Bourg » (consulté le 1er novembre 2011)
  16. « Statue : Vierge à l'Enfant », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Site officiel de Saint-Sauveur-le-Vicomte : Commune de Saint-Sauveur-le-Vicomte : La forêt Domaniale, Arboretum » (consulté le 23 novembre 2010)
  18. Taillepied et Saint-Sauveur-le-Vicomte sur Géoportail.
  19. Musée Barbey d'Aurevilly, http://museebarbeydaurevilly.over-blog.com/article-23694973.html
  20. http://www.ville-saint-sauveur-le-vicomte.fr/documents/bicentenaire-barbey-daurevilly.pdf
  21. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Rév. S. Saint-Sauverais » (consulté le 28 décembre 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :