Saint-Sauveur-le-Vicomte

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Saint-Sauveur-le-Vicomte
Saint-Sauveur-le-Vicomte
Le château.
Blason de Saint-Sauveur-le-Vicomte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Éric Briens
2020-2026
Code postal 50390
Code commune 50551
Démographie
Gentilé Saint-Sauveurais
Population
municipale
2 088 hab. (2019 en diminution de 4,87 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 12″ nord, 1° 31′ 56″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 91 m
Superficie 34,27 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bricquebec
Législatives 3e circonscription de la Manche
Localisation
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Liens
Site web https://ville-saint-sauveur-le-vicomte.fr/

Saint-Sauveur-le-Vicomte est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie.

Ses habitants sont les Saint-Sauveurais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

La ville se trouve dans le Cotentin. Couvrant 3 427 hectares, le territoire de Saint-Sauveur-le-Vicomte est le plus étendu de l'arrondissement de Cherbourg.

Géologie[modifier | modifier le code]

Dans la région de Saint-Sauveur-le-Vicomte, on rencontre des fossiles de Temperoceras (en) temperans, de la classe des mollusques, rapportés au Silurien[1]. On rencontre également quelques trilobites[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sain-Sauveur-le-Sauveur est située sur le fleuve côtier la Douve.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 928 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bricquebec », sur la commune de Bricquebec-en-Cotentin, mise en service en 1969[10] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 1 207,9 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et à 29 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[14] à 10,7 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-le-Vicomte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[17],[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (35,6 %), terres arables (21,9 %), zones agricoles hétérogènes (20,1 %), forêts (16,4 %), zones urbanisées (4,1 %), zones humides intérieures (1,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 190, alors qu'il était de 1 172 en 2013 et de 1 042 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 78,4 % étaient des résidences principales, 7,2 % des résidences secondaires et 14,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,6 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Sauveur-le-Vicomte en 2018 en comparaison avec celle de la Manche et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (7,2 %) inférieure à celle du département (15 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 67,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (62,9 % en 2013), contre 63,5 % pour la Manche et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Saint-Sauveur-le-Vicomte en 2018.
Typologie Saint-Sauveur-le-Vicomte[I 1] Manche[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 78,4 76,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 7,2 15 9,7
Logements vacants (en %) 14,4 8,4 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Salvatoris de 1060 à 1066, Saint Sauveor en 1313, Saint Sauveour en 1324[24], Saint Sauveur sur Douve de 1793 à 1814, puis de 1848 à 1851[25].

Une chapelle y fut bénite en 914 par l'évêque Herbert, sous le vocable de la Sainte Trinité et Saint Sauveur[26].

L'hagiotoponyme Saint-Sauveur désigne le Christ.

Du Vicomte de Cotentin, le seigneur Roger (I)[27], de la Famille de Saint-Sauveur[28].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune porte le nom de Sauveur-sur-Douve[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, s'y tient la foire annuelle de la Saint-Clair[29].

Dans le cadre de la guerre de Cent Ans, le traité de Brétigny, signé en 1360, rendait à la France toutes les places fortes du Cotentin, à l'exception de celle de Saint-Sauveur et de Saint-Vaast qui restèrent anglaises[30].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur, qui a bénéficué de l'amélioration du réseau routier au XIXe siècle, est desservi par le chemin de fer dans les années 1860, facilitant les déplacements des habitants et le transport des marchandises[31].

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, après le débarquement de Normandie, , lors de la Coupure du Cotentin, Saint-Hilaire est libéré après d‘intenses bombardements qui coûtent la vie à près d’une vingtaine de civils détruisent partiellement le bourg le par les troupes aéroportées américaines placées sous le commandement du général Ridgway, commandant la 82e Airborne Division[31],[32].

Le plan de reconstruction du bourg est conçue par Olivier Lahalle, et permet de corriger la voirie du Bas du Bourg autour d’îlots à créer, à redéfinir les espaces publics et à dégager les abords du château. Les bâtiments dont l'état le permet sont réparés, de nouveaux édifices, isolés ou formant de nouveaux îlots, sont construits pour accueillir logements et commerces. Leur architecture est plus soignée aux abords du château. La reconstruction dses édifices publics (pont, mairie, hospice, gendarmerie, musée, haras, perception) est également engagée, occasionnant parfois des conflits entre la municipalité et le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU) ou les monuments historiques[33]. L’hôtel de ville est inauguré en mai 1959[31].

La reconstruction dure une vingtaine d'années, donnant aux quartiers détruits un aspect radicalement nouveau tout en maintenant une harmonie avec les vestiges du passé[31],[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1963 dans l'arrondissement de Cherbourg-Octeville du département de la Manche.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Saint-Sauveur-le-Vicomte[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bricquebec

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Manche.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-le-Vicomte était membre de la petite communauté de communes de la Vallée de l'Ouve, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1997 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération du Cotentin dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Manche, la liste SE menée par Denise Vasselin obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 630 voix (57,22 %, 15 conseillers municipaux élus dont 7 communautaires), devançant largement celle également SE menée par le maire sortant Michel Quinet, qui a recueilli 471 voix (42,77 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ces élections,29,74 % des électeurs se sont abstenus[34]

Lors des élections municipales partielles du qui font suite à la démission d'une partie du conseil municipal, la liste menée par Eric Briens a remporté 434 voix (soit 52 % des suffrages exprimés, 15 conseillers élus) et celle par Denise Vasselin, 398 voix (47,84 %, 4 sièges).
Lors de ce scrutin, 45,63 % des électeurs se sont abstenus[35].

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Manche, la liste menée par le maire sortant Éric Briens obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 498 voix (63,2 %, 16 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire), devançant très largement celle menée par Denise Vasselin, qui a recueilli 290 voix (36,8 %, 3 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France, 50,25 % des électeurs se sont abstenus[36]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Compte-tenu de la population de la commune, son conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et ses adjoints[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Vincent-Félix-Barbey    
1854 1874 Paul Foubert[38] Orléaniste Avocat
conseiller général de de Barneville-Carteret (1864 → 1877)
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1878 janvier 1886 Paul Foubert[38] Orléaniste Avocat, sénateur inamovible (1875 → 1885)
conseiller général Canton de Barneville-Carteret (1881 → 1885)
Décédé en fonction
mars 1886[réf. nécessaire]   Paul-Alfred-Marie Foubert Républicain Fils du précédent, haut fonctionnaire,
conseiller général de Saint-Sauveur-le-Vicomte (1883 → 1887)
mai 1896 octobre 1919 Raoul Hersan    
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1919 mai 1929 Pierre Le Marinel    
mai 1929 mars 1931 Albert Férey    
mars 1931 janvier 1948 Ernest Legrand    
janvier 1948 janvier 1982 Auguste Cousin[39] RI Agriculteur
Conseiller général de Saint-Sauveur-le-Vicomte (1958 → 1982)
Sénateur de la Manche (1979 → 1982)
Décédé en fonction
février 1982 juin 1995 Jean Tardif DVD Pharmacien
Conseiller général de Saint-Sauveur-le-Vicomte (1982 → 2001)
juin 1995[40] mars 2014 Michel Quinet DVD puis NC-UDI Médecin
Président de la CC de la Vallée de l'Ouve (1997 → 2016)
Chevalier de l'Ordre national du mérite
Chevalier des Palmes académiques
mars 2014[41] septembre 2018[42] Jacques Regnault[43] SE Commerçant retraité
Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
septembre 2018[35] En cours
(au 14 mai 2022)
Éric Briens SE Cadre
Réélu pour le mandat 2020-2026[44],[45]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

À la suite de la création du pays d'art et d'histoire du Clos du Cotentin en 2001, Saint-Sauveur-le-Vicomte bénéficie avec Valognes et Bricquebec du label Villes et Pays d'art et d'histoire accordé par le ministère de la Culture.

Saint-Sauveur-le-Vicomte est labellisée « commune touristique » depuis [46].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants sont scolarisés au groupe scolaire public acqueline Maignan ou à l'école privée Notre-Dame.

Ils poursuivent leurs études au collège public Barbey d'Aurevilly (décoré en 2022 d'une fresque réaliséepar les élèves de 3e avec l'aide de leur professeure d’arts plastiques Sandrine Pain, et de l’artiste graffeur Baby.K[47]) ou au collège privé de l'Abbaye.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

En 2019, la commune comptait 2 088 habitants[Note 7], en diminution de 4,87 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6662 6512 9702 9572 8362 8962 7742 8462 818
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7552 7222 7542 5422 6592 6592 7652 6682 647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5252 4352 2662 1222 1092 0922 1242 1052 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 1042 1352 1682 2142 2572 2042 0822 0442 195
2018 2019 - - - - - - -
2 0992 088-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le Réveil sportif saint-sauveurais fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[51].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fin 2008, un salon du livre consacré à Barbey d'Aurevilly y a été organisé[52] par le Comité du Bicentenaire de la naissance de l'écrivain[53].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château, datant des XIe et XIIe siècles, a été assiégé deux fois pendant la guerre de Cent Ans. Il subsiste l'enceinte fortifiée flanquée de tours et un donjon massif. Ces ruines sont classées monument historique depuis 1840[54].
  • L'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte de l'ordre bénédictin, fondée au XIIe siècle et restaurée au XIXe siècle à l'initiative de sainte Marie-Madeleine Postel. Une partie de cette abbaye abrite désormais le collège de l'Abbaye, collège privé. L'église abbatiale est également classée monument historique depuis 1840[55].
  • Musée Barbey-d'Aurevilly. Il se trouve dans la maison, inscrite aux monuments historiques[56], qui a vu naître l'écrivain, en plein bourg de Saint-Sauveur.
  • L’hôtel de ville, construit sur les plans du cabinet Burkart, est inauguré en mai 1959[31]
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste est en partie du XIIIe ou XIVe siècle[57]. L'église, avec sa tour de clocher massive, et cloches carillons, coiffé en bâtière, est ornée d'arcs de voûte finement moulurés qui retombe sur des culots d'ogives. À l'intérieur on peut voir un très beau Christ aux liens du XVIe siècle (commandé en 1522) et un Sébastien[58], ainsi que les fonts baptismaux datés de 1572.
  • Les hameaux de Selsoif et de Hautmesnil ont chacun leur église. L'église Saint-Claude de Selsouëf est d'origine romane et abrite une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle classée à titre d'objet aux monuments historiques[59]. L'église de Hautmesnil est du XIXe siècle.
  • Manoir des Maires ou Desmaires à Selsoif. Le portail d'entrée de style Renaissance classique, à double porte, avec porte charretière et porte piétonne en arc en plein cintre, est décoré par trois pilastres terminés par des chapiteaux corinthiens supportant un entablement d'une frise de rinceaux[60] sculpté dans le même style[61]. La porte piétonne du portail est surmonté d'un écu retourné, pointe en haut sur lequel figure les armes de la famille du Saussey, « d'hermine au sautoir de gueules[62] ». Le portail est la partie la plus ancienne du manoir.
  • Château des Fresnais : forte demeure du XIXe siècle avec pavillon central bâtie aux abords de la forêt domaniale[63].
  • Château de Beaulieu, du XVIIIe siècle, près de l'église de Taillepied.
  • Château du Lude, de style victorien, construit en 1862 en remplacement du précédent détruit par un incendie. Il est édifié dans un esprit gothique et renaissance mené par Viollet-le-Duc[63]. La propriété est acquise par Auguste Le Marois pour le compte de son frère Jean Le Marois (1776-1836)[64].
  • Manoir des Bréholles : manoir du XVIe siècle qui présente une face arrière percée sur quatre niveaux de rares ouvertures[65].
  • La forêt domaniale de Saint-Sauveur est l'un des rares espaces forestiers du département. Elle couvre 233 hectares à l'ouest du territoire[66].

Particularité du découpage communal : la mairie et l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Taillepied se trouvent sur le territoire de Saint-Sauveur-le-Vicomte[67]. L'église Saint-Jean-Baptiste est du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le , Louis XIV donne la vicomté de Saint Sauveur à Marin Pouchin issu d'une vieille famille de la noblesse normande. Celui-ci en devient vicomte à titre héréditaire ainsi que maire perpétuel de la ville et lieutenant général de police[réf. souhaitée].
  • Louis Auguste François Mariage, dit Louis Mériage (1767-1827), général des armées de la République et de l'Empire, y est né .
  • Marie-Catherine de Saint-Augustin (1632 à Saint-Sauveur-le-Vicomte - 1668), cofondatrice de l'Église du Canada.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Sauveur-le-Vicomte Blason
De gueules aux deux fasces accompagnées d'un château de trois tours en cœur et de six bars adossés et accolés deux à deux, quatre en chef et deux en pointe, le tout d'or.
Détails
Ce blason est inspiré des armoiries de la famille de Harcourt (subsistante), anciens seigneurs de la baronnie de Saint-Sauveur, et qui portent : de gueules à deux fasces d'or.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude FISCHER, Guide des fossiles de France et des régions limitrophes, Éditions Dunod, 3e édition, 2016, (ISBN 978-2-10-075014-6).
  2. Fossiles, revue française de paléontologie, n° 50, avril-mai-juin 2022, page 55.
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  7. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  8. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  9. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  10. « Station Météo-France Bricquebec - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Saint-Sauveur-le-Vicomte et Bricquebec-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Bricquebec - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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