Sainte-Colombe (Manche)
| Sainte-Colombe | |
L'église Sainte-Colombe. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Francis Crespin 2020-2026 |
| Code postal | 50390 |
| Code commune | 50457 |
| Démographie | |
| Gentilé | Sainte-Colombiens |
| Population municipale |
181 hab. (2023 |
| Densité | 36 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 25′ 18″ nord, 1° 31′ 20″ ouest |
| Altitude | Min. 2 m Max. 37 m |
| Superficie | 4,99 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bricquebec-en-Cotentin |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Sainte-Colombe est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 181 habitants.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune est située au cœur de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 6 km au nord de Saint-Sauveur-le-Vicomte, à 12 km au sud-est de Bricquebec et à 13 km au sud de Valognes[1].
Les communes limitrophes sont Biniville, Golleville, Hautteville-Bocage, Néhou, Rauville-la-Place, Reigneville-Bocage et Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Douve, le cours d'eau 01 de la Loge Goulienne[2], le cours d'eau 01 de Sainte-Colombe[3], la Perruque[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].
La Douve, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Tollevast et se jette dans la baie de Seine à Carentan-les-Marais, après avoir traversé 28 communes[6]. Son débit moyen mensuel est de 9,35 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 72,3 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 78,9 m3/s, atteint le même jour[7].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont à 22 km à vol d'oiseau[14], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 890,0 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 4].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Sainte-Colombe est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].
Elle est située hors unité urbaine[18] et hors attraction des villes[19],[20].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (84 %), terres arables (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), forêts (3,1 %)[21].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme Sancta Columba en 1054[22].
La paroisse était dédiée à Colombe de Sens, martyre du IIIe siècle[23].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[24].
En 1105, Richard de Reviers donne l'église Sainte-Colombe à la collégiale de Néhou qu'il vient de fonder, et que Guillaume de Vernon transmettra à l'abbaye de Montebourg.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1567, Jacques de La Vigne, écuyer, sieur du Saulxey, est taxé pour ce fief de 20 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief du Saulxey à Sainte-Colombe, qui valait un sixième de fief de haubert, relevait de la baronnie d'Orglandes[25]. À la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, c'est Étienne de Vanembras (ou Vallembras), mort en 1720 sans postérité, écuyer ordinaire du roi, marquis de Segrie, qui est le tenant de la seigneurie de Sainte-Colombe[26],[Note 5].
Le dernier seigneur de la paroisse fut Jean-Baptiste Le Courtois (1745-1801), chevalier, qui sera maire de la commune de 1800 à 1801[23].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Lors de la bataille de Normandie, en 1944, Sainte-Colombe est libérée le par la 9e division d'infanterie américaine, durant l'avancée en vue de la coupure du Cotentin réalisée la nuit suivante[27].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[32].
Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Colombien[23].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].
En 2023, la commune comptait 181 habitants[Note 6], en évolution de −13,81 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Sainte-Colombe a compté jusqu'à 356 habitants en 1846.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Sainte-Colombe du XIIIe siècle avec porche du XVIe siècle. Elle abrite deux statues du XVIe : sainte Barbe et sainte Madeleine, une Vierge à l'Enfant du XIVe, un calice et sa patène du XIXe, classés au titre objet aux monuments historiques[37], ainsi qu'un maître-autel du XVIIe, un lavabo du XVIe, une statue de saint Jacques du XVe, saint Germain d'Auxerre du XVe, un tableau de l'Assomption de la Vierge du XVIIe[23],[Note 7]. Lors de la restauration de ce tableau, en 1993, est apparu, dans l'angle inférieur gauche, des armoiries qui pourraient être celles de la famille de Vanembras, originaire des environs de Falaise, et qui a hérité de la seigneurie de Sainte-Colombe et du fief du Saussey dans la seconde moitié du XVIIe siècle[26].
- En 1991, fut découvert derrière le maître-autel deux fresques du XVIe, dont un christ aux yeux bandés[38].
- Croix de cimetière du XVIIIe siècle.
- Château de Sainte-Colombe du XVIIe siècle.
-
Le porche de l'église.
-
La statue de sainte Barbe.
-
La statue de sainte Marie-Madeleine.
-
La Vierge à l'Enfant.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 231.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 517.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (89 ED, ead_ir_consult2.php?ref=FRAD050_CC_2013&le_id=867)
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Sainte-Colombe sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 57 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/2019 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Étienne de Vanembras, probable donateur du tableau de l'Assomption de la Vierge, avait pour armes : d'argent au chevron de gueules accompagné de trois feuilles de chêne de sinople[26].
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Le tableau est une copie de l'Assomption de Nicolas Poussin, d'après gravure, à la différence que le sujet est complètement inversé[26].
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Sainte-Colombe » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de la Loge Goulienne ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Sainte-Colombe ».
- ↑ Sandre, « la Perruque ».
- ↑ « Fiche communale de Sainte-Colombe », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Douve »
- ↑ « Station hydrométrique « La Douve à Saint-Sauveur-le-Vicomte» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Sainte-Colombe et Sainte-Marie-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ste Marie du Mo », sur la commune de Sainte-Marie-du-Mont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Sainte-Colombe ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises, Genève, (lire en ligne), p. 1585.
- Gautier 2014, p. 517.
- ↑ Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 184.
- ↑ Léonor de Mons, « Rôle du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Valognes », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 227, janvier-février-mars 2015, p. 41 (ISSN 1161-7721).
- Université Inter-Âges de Basse-Normandie - Antenne de Cherbourg (préf. Rodolphe de Mons), Blasons armoriés du Clos du Cotentin, t. II, Caen, Presses universitaires de Caen, , 118 p. (ISBN 978-2-84133-275-5), p. 75.
- ↑ Jean Quellien, La Bataille de Normandie, Lonrai, Éditions Tallandier, coll. « Texto », , 446 p. (ISBN 979-10-210-1978-2), p. 127.
- ↑ Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 102.
- ↑ « Paulette Doguet ne se représente pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Jacqueline Guerard présente sa liste », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2014 : « Jacqueline Guerard réélue maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Sainte-Colombe (50390) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « 2 statues : Sainte Barbe, Sainte Madeleine », notice no PM50000946, « statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM50000947, et « calice, patène », notice no PM50000948, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Maurice Lecœur (ill. Michel Lemonnier, photogr. Norbert Girard), Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Isoète, , 296 p., 25 × 29 cm, couverture couleur, cartonné (ISBN 978-2-913920-38-5), p. 89.

