Rauville-la-Bigot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rauville-la-Bigot
Rauville-la-Bigot
Église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Hubert Lefevre
2020-2026
Code postal 50260
Code commune 50425
Démographie
Gentilé Rauvillais
Population
municipale
1 134 hab. (2018 en diminution de 4,14 % par rapport à 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 07″ nord, 1° 41′ 01″ ouest
Altitude Min. 52 m
Max. 151 m
Superficie 17,16 km2
Élections
Départementales Canton de Bricquebec
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Rauville-la-Bigot
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
Rauville-la-Bigot
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rauville-la-Bigot
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rauville-la-Bigot

Rauville-la-Bigot est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 134 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rodulfi villa vers l'an 1000, Radulfivilla en 1042 et de Radulphivilla en 1332[2].

Le toponyme serait issu d'un anthroponyme germanique tel que Radulf[3] ou Radulfus[2],[4] et de l'ancien français ville dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica. Quant au mot Bigot, c'était le nom d'une puissante famille en Angleterre et en Normandie. Un certain Roger Bigot aurait été l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant. En ancien français, l'article défini pouvait avoir l'usage de démonstratif[5] : « Rauville, celle de Bigot ».

Le gentilé est Rauvillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rauville-la-Bigot

Les armes de la commune de Rauville-la-Bigot se blasonnent ainsi (1) :
d'azur au chevron accompagné, en chef, de deux têtes de lion arrachées et, en pointe, d'un cœur, le tout d'or.

(1) : Selon les informations reçues des mairies par La Banque du Blason, Rauville-la-Bigot n'a pas de blason officiel.

Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille Le Pesant de Boisguilbert (en extinction, marquis de Boisguilbert), propriétaire du château de la Chesnée, à Rauville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1794 1795 Pierre Le Melletier des Vagands    
1795 1803 Claude Antoine Ébinger   Prêtre
1803 1807 Pierre Michel Brisset du Longprey   Cultivateur
1808 1816 Pierre Louis Gautier Brisset du Grandprey    
1816 1816 Marin Pellerin    
1817 1821 Nicolas Hamel Descroutes   Cultivateur
1821 1822 Pierre Louis Gautier Brisset du Grandprey    
1823 1830 Auguste Médéric Louis Lucas de Saint-Luc   Propriétaire
1831 1848 Jean Guillaume François Pellerin Deslongchamps   Cultivateur
1848 1849 Jean Pierre François Brisset des Lignières   Cultivateur
1849 1852 Grégoire François Aimable Moulin   Cultivateur
1852 1859 Jean Guillaume François Pellerin Deslongchamps   Cultivateur
1859 1871 Pierre François Désiré Bigard    
1871 1876 Marin Pellerin   Cultivateur
1876 1887 Jules Le Marchand   Propriétaire
1887 1906 Raymond Félix Marie Le Marchand   Propriétaire
1906 1907 Marin Pellerin   Cultivateur
1907 1909 Raymond Félix Marie Le Marchand   Propriétaire
1909 1912 Joseph Bauër    
1912 1933 Henri Alexandre Auguste Moulin   Fermier
1933 1945 Henri Moulin    
1945 1968 Ferdinand Jean-Baptiste Delsart    
1968 1989 François Lejeune    
1989 2001 Michel Lecoffre   Commerçant
2001 En cours Hubert Lefèvre[7]   Technicien agricole
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2018, la commune comptait 1 134 habitants[Note 2], en diminution de 4,14 % par rapport à 2013 (Manche : −0,79 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Rauville-la-Bigot avait compté jusqu'à 1 070 habitants en 1841, maximum dépassé à la fin des années 2000.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7817558668979401 0391 0701 0061 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
942993941878844865840816753
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
747763746765752770708765724
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7276636467428238601 0241 1881 155
2018 - - - - - - - -
1 134--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame refaite au XVIIIe siècle, abritant une Vierge à l'Enfant du XIVe, une croix-reliquaire de la Vraie Croix du XIVe, une statue de sainte Barbe du XIVe et un tableau du XIVe (La Délivrance de saint Pierre ès Liens) classés à titre d'objets aux Monuments historiques[13].
  • Château de la Chesnée : le logis principal reconstruit au XVIe siècle et en 1866[14], est cerné par les restes d'une enceinte quadrangulaire flanqué de trois tours d'angle. À l'intérieur, on peut voir des cheminées sculptées et à l'extérieur, les baies également sculptées. Le gros donjon et une grande partie des bâtiments ont aujourd'hui disparu.

En 1902, la laiterie de Rauville-la-Bigot est construite par un propriétaire terrien de la commune. Ce fut la première laiterie de la région à fabriquer des camemberts à l'échelle industrielle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette laiterie était la seule à fonctionner, les autres ayant été partiellement ou entièrement détruites par des bombardements.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

La fête champêtre de Rauville a lieu le dernier dimanche du mois d'août. Des chars sont confectionnés par les villageois. Défilé, feu d'artifice, retraite aux flambeaux, fête foraine et aubades sont au programme.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 947
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 206
  5. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 62
  6. Jacques Blin, étude sur les maires des communes du canton de Bricquebec à partir des registres d'état civil.
  7. Réélection 2014 : « Hubert Lefèvre réélu maire par le nouveau conseil », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 avril 2014)
  8. « Rauville-la-Bigot (50260) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 mai 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Œuvres mobilières à Rauville-la-Bigot », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. Norbert Girard et Maurice Lecœur, Trésors du Cotentin : Architecture civile & art religieux, Mayenne, Éditions Isoète, , 296 p. (ISBN 978-2-9139-2038-5), p. 154.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :