Canteloup (Manche)

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Canteloup
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Val-de-Saire
Intercommunalité CA du Cotentin
Maire
Mandat
Bernard Letrécher
2014-2020
Code postal 50330
Code commune 50096
Démographie
Gentilé Cantelouais
Population
municipale
229 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 44″ nord, 1° 21′ 08″ ouest
Altitude Min. 55 m – Max. 124 m
Superficie 4,28 km2
Localisation

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Canteloup

Canteloup est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 229 habitants[Note 1] (les Cantelouais, mais aussi les Canteleoiz[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les roches dominantes sont l´arkose, le granite, le gneiss et le micaschiste[réf. nécessaire]. Aux paysages typiques du bocage normand, la commune n'a été que très peu concernée par le remembrement.

Communes limitrophes de Canteloup[2]
Clitourps Clitourps Valcanville
Clitourps Canteloup[2] Valcanville
Brillevast (par un angle) Le Vast Le Vast

Toponymie[modifier | modifier le code]

De Cantulupi en 1332[3], Cantelupus, Cantelupo, Cantelou, Canteleu, il s´agit ici de la variante normande, au nord de la ligne Joret, du composé verbal bien connu Chanteloup, lieu où on entend les loups « chanter », c´est-à-dire hurler[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire locale raconte qu'un seigneur de Canteloup, ainsi que les seigneurs de Néville et de Carneville, illustrèrent la commune en accompagnant le duc Guillaume dans sa conquête de l'Angleterre. De plus, un Robert de Cantaloup, un Foulques de Canteloup et un Guillaume Ponchin de Canteloup accompagnèrent le duc de Normandie Robert Courteheuse ainsi que Godefroy de Bouillon à la croisade de 1096.

Au XIIe siècle, Guillaume de Guernon possédait le patronage de Canteloup et en 1202 Roger portait le titre de comte de Canteloup.

Pendant la guerre de Cent Ans, Jean de Canteloup resta fidèle au Roi de France. La région étant sous influence anglaise à l'époque, cela lui valut la confiscation de ses biens et ceux de sa femme au profit de Roger Subart, seigneur du Vast, auquel Henry V accorda un répit d´un mois, le 5 mai 1415[5]. Le 28 septembre 1421, Jean de Asheton, bailli du Cotentin, fit démolir le château de Canteloup sur ordre du roi d'Angleterre[6].

À l'époque où les Templiers avaient une importante influence politique, le fief de Canteloup relevait en grande partie de la Commanderie des Templiers de Valcanvile. Cette commanderie fut donnée en 1125, aux Templiers par le duc roi Henri II. Lors de l´abolition de cet ordre par Philippe le Bel, en 1312, la commanderie passa aux Chevaliers de Malte. Elle n´avait pas uniquement Canteloup sous sa dépendance, mais également Sauxtourps en Théville et Vesly[7].

Parmi les nobles résidant à Canteloup figuraient les de Hennot. Meaux de Hennot, descendant de Richard, seigneur de Tocqueville, était venu s´y établir. Les habitants le firent imposer à la taille. Un arrêt de la Cour des aides de Rouen, du 15 janvier 1570, après vérification de ses titres de noblesse, le raya des rôles. Dans les années 1598 et 1599, Roissy cite comme nobles à Canteloup : Jean, Nicolas et Meaux de Hennot, ainsi que Richard fils de Jacques, leur neveu. On les retrouve aux XVIIe et XVIIIe siècles sous les titres de sieurs de la Fontaine Maurienne, de la Chesnaie, du Houzet et du Coudray. La Coudrairie appartenait encore en 1893 à M. Jean-Baptiste Letrecher.

Les du Rozel, sieurs de Beauchamp et de Prémont (d´argent à la fleur de lis de sable, accompagnée de trois roseaux de sinople), étaient à Canteloup avant 1620. Jacques du Rozel, sieur de Beauchamp, était patron de la chapelle Saint-Hubert.

Les d´Osber (d´argent à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux de sable) s´établirent à Canteloup par le mariage de Jacques Osber, sieur de Brucheville avant 1700, né le 28 août 1663 à Valcanville et décédé le 17 janvier 1734 à Sainte-Geneviève, mariés le 7 octobre 1698 à Valcanville avec Jeanne Roberte du Hamel (née le 5 avril 1668 à Valognes et décédée le 11 août 1715 à Sainte-Geneviève) et remarié à Françoise Charlotte Bazan vers 1715 (née 23 décembre 1672 au Vaast et décédée le 24 mai 1742 à Sainte-Geneviève) ; celui de Guillaume René Osber, sieur de Vasteville, décédé le 30 juillet 1742 à Canteloup avec Marie Claude du Rozel ; enfin par l´alliance de Pierre François Osber, sieur de Prémont, décédé le 28 octobre 1774 à Canteloup, marié le 27 septembre 1759 contrat de mariage Barfleur avec Bonne Catherinne du Hamel de la Prunerie décédée le 21 septembre 1790 à Canteloup. Cette dernière famille habitait la Tourelle, propriété de M. Mangon.

Au moment de la Révolution, Nicolas Le Flamand, curé de Canteloup, établit une école de filles près du presbytère (celui-ci est encore visible aujourd'hui). Il possédait une voix si remarquable que Louis XVI le fit venir à Versailles pour l'entendre. Arrêté pendant la Révolution, il entra en prison en chantant le Veni Creator de toutes ses forces. Il revint mourir à Canteloup.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Canteloup.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989[8] mars 2014 Jean Mangon   Responsable de magasin
mars 2014[9] en cours Bernard Letrécher   Retraité agricole
Source : Louis Drouet, Recherches Historiques sur les vingt communes du canton de Saint-Pierre-Église
- Imprimerie Saint-Joseph, rue des Corderies, Cherbourg 1893
- Réédition conforme à l´édition originale par les Éditions Heimdal à Bayeux 1977.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 229 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Canteloup[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Le nombre de feux était de 60 en 1722 et de 79 en 1765. Canteloup a compté jusqu'à 553 habitants en 1821. Mais la population diminue, elle est de 470 habitants en 1831 et de 429 en 1851. Enfin, elle ne compte que 375 habitants en 1871, et en 1889 il n´y a plus que 289 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
518 544 545 553 470 474 451 422 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
372 376 375 352 335 315 289 259 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
228 220 210 163 180 163 167 175 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
175 167 155 174 189 174 173 208 229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006 [12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.
Nef.
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L'église Saint-Martin a été entièrement restaurée vers 1870. La nef fut abattue, il n'en reste que le portail qui fut utilisé au bas de la tour. Le chœur neuf fut construit par la suite. La fenêtre du chevet provient de l'ancien chœur. Comme celle de Brillevast, l´église de Canteloup est sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours. L´abbaye de Montebourg en avait le patronage, qu´elle tenait de Guillaume de Guernon, qui le lui avait donné au XIIe siècle. Henri II, duc de Normandie (1174-1189), confirma cette donation, qui elle-même fut ratifiée en 1201, devant Gauthier, archevêque de Rouen, par Roger comte de Canteloup et Raoul, prêtre, son frère.
Les deux tiers des dîmes, d´après le Livre noir, appartenaient à l´Abbaye ; l´autre tiers était perçu par le curé. L´église valait pour les moines 66 livres et pour le desservant 20 livres. Un siècle plus tard, il possédait en plus un manoir presbytéral et payait une taxe de 20 livres. En 1301 G. Gaillard, était curé de Canteloup. On y trouve en 1426, Ph. Ermisse, et Guillaume de Hennot, en 1496. Le 9 octobre 1516 Jean Postel, donnait à son église une pièce de 4 vergées pour une fondation en faveur des trépassés. Le 12 mars 1552, André Auvrey signe le testament de Louis Dogis prêtre de Canteloup. Le 26 juin 1585, M. Robert Laisné, curé de Canteloup et médecin, donne une rente pour se faire dire une messe, le premier lundi de chaque mois. Par acte du 25 juin 1608, ses héritiers se libèrent de cette rente auprès de Jean Lemarinel qui était curé. Ce même curé fit rebâtir à ses frais la chapelle Saint-Hubert, au bas du chœur de l´église, du côté du presbytère. Le 3 septembre 1620, Jean du Rozel, sieur de Beauchamp aumôna sept vergées et demie de terre pour la décoration et l´entretien de cette chapelle, le droit de séance et sépulture lui est accordé. Le vendredi 15 août 1642 la confrairerie du Rozaire fut érigée dans l´église de Canteloup. À cette occasion, M. Adam Nord, curé, donna 9 vergées de terre. L'autel du Rozaire était sous la tour au midi. En 1646, François de Cussy écuyer administrait la paroisse. En 1653, c'était le tour de Samson Gosselin. En 1672, Thomas Houyvet bénit trois cloches. La plus grosse épargnée à la Révolution, portait comme inscription : « Je esté nommée Françoise par messire du Hamel, sieur de la Prunerie, conseiller du Roi, receveur des tailles de Valognes et damoiselle Françoise Morel son épouse. Nous avons été bénites toutes les trois par maître Jacques Hoyvet prêtre, curé de Canteloup. Jonchon fecit 1693 ». Il mourut le 23 mars 1706 à 72 ans et fut inhumé dans le cimetière. Son vicaire, Pierre Auvray, obtint la cure de Canteloup. En 1724, la foudre tomba sur la tour et sur la nef, ceci fit des dégâts considérables. Pierre Auvray mourut le 13 avril 1756. Il fut inhumé dans le chœur de l´église. Son successeur, M. Jacques Postel, fit boucher trois fenêtres du clocher en 1765. Il mourut le 7 juillet 1773 âgé de 58 ans. Le suivant, Hervé Le Mallier, ne fit que passer, il mourut le 24 août 1774, âgé de quarante ans. Il fut remplacé par M. Nicolas Le Flamand, celui qui avait une voix remarquable. Il revint mourir à Canteloup.

La Révolution produisit à Canteloup les mêmes effets que partout ailleurs : vente des biens du clergé, etc. Jean Lepelletier du Vast acheta le presbytère qu´il revendit plus tard à la commune. Après la signature du Concordat, Vincent Jourdain fut nommé curé de Canteloup le 9 juillet 1803. Louis Mangon lui succéda. Après lui en 1823, c´est l´ancien vicaire du Vast, M. Dehennot, qui devient curé. Il mourut en 1835. Jean Baptiste Doublez le remplaça. Il resta huit ans et fut remplacé par François Touraine qui ne séjourna que 14 mois. C´est Charles Mahier qui administra Canteloup durant 9 ans, M. Guillbert lui servit de coadjuteur pendant un an.Enfin, c´est M. Bouillon qui s´installa en avril 1854. Il entreprit la restauration de l´église en 1869. La nef fut abattue. Le portail fut utilisé au bas de la tour. Le chœur devient la nef et pour la rendre plus régulière, la chapelle Saint-Hubert est démolie. Un chœur neuf fut construit à la suite. La fenêtre du chevet provient de l´ancien chœur. Son successeur, M. Renouf, termina les travaux. Il fit également bâtir la chapelle de la Sainte-Vierge et refaire les ouvertures. En 1892, il couronna l´œuvre par la pose d´un autel en marbre blanc, œuvre de M. Moulin, sculpteur à Toulon.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir.

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche par François de Beaurepaire - Éditions A. et J. Picard 82, rue Bonaparte Paris VI-1986.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253247-9), p. 148-149
  5. Registre des dons et confiscations, par Ch. Vautier. p. 85
  6. De Pontaumont, Olim p. 66
  7. Lecanu, 2e édition, vol. II, p. 436.
  8. « Municipales à Canteloup. Jean Mangon, le maire, ne se représentera pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 août 2014)
  9. a et b « Élu maire, Bernard Letrécher succède à Jean Mangon », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  10. Date du prochain recensement à Canteloup, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Lien externe[modifier | modifier le code]