Nouainville

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Nouainville
Nouainville
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Cotentin
Maire
Mandat
Jean-Marc Baudry
2020-2026
Code postal 50690
Code commune 50382
Démographie
Gentilé Nouainvillais
Population
municipale
633 hab. (2019 en augmentation de 31,6 % par rapport à 2013)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 29″ nord, 1° 40′ 52″ ouest
Altitude 125 m
Min. 45 m
Max. 150 m
Superficie 3,81 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Cherbourg-en-Cotentin
(banlieue)
Aire d'attraction Cherbourg-en-Cotentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cherbourg-en-Cotentin-3
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.nouainville.fr

Nouainville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 633 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 10,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 1 048 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cherbourg – Maupertus », sur la commune de Cherbourg-en-Cotentin, mise en service en 1935 et qui se trouve à 4 km[7],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[8] à 10,7 °C pour 1981-2010[9], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nouainville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[11],[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,4 %), zones agricoles hétérogènes (22,5 %), terres arables (20,9 %), forêts (5,9 %), zones urbanisées (2,3 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes : Noienvilla en 1236 ; Noenvilla vers 1280[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie du lieu qui appartenait aux chanoines de Coutances fut acheté par la famille Blondel originaire de Sideville et établie par mariage au XVIIe siècle à Nouainville, qui prit dès lors le nom de Blondel de Nouainville[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 juin 2006 Louis Polidor SE Technicien
juin 2006 En cours Jean-Marc Baudry[20] SE Technicien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2019, la commune comptait 633 habitants[Note 8], en augmentation de 31,6 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209133267215205215212207228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
238240227236207213217215238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
209191208209215202221188210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
214214190283335528473457481
2018 2019 - - - - - - -
628633-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin de Nouainville est rattachée à la paroisse Saint-Sauveur du doyenné de Cherbourg[25]. Certaines parties datent du XIIe siècle, mais elle a souvent été remaniée par la suite.
  • Manoir Saint-Gilles (XVIIIe siècle) bâti sur les vestiges d'une ferme du XVIe siècle dans le bois du Mont du Roc[26].
Pour mémoire
  • Château de Nouainville au lieudit le Vieux Château.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La mairie de Nouainville.

Le Football club de Nouainville, créé en 1994, par 4 personnes, Eric Cottain (premier président), Laurent Léger, Eric Cholet et Franck Betton. Le club fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[27]. Le club compte environ 50 licenciés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Joseph Grisel (1703 à Nouainville - 1787 à Versailles). Vicaire perpétuel de Saint-Germain-l'Auxerrois, sous-pénitencier du chapitre de Paris, confesseur de l'archevêque, de plusieurs communautés religieuses et l'un des directeurs de conscience les plus estimés de la Cour et de la ville. Ses écrits spirituels eurent beaucoup de succès. Grand apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur, il fut pour cela persécuté par les jansénistes qui, connaissant son intimité avec le financier Billard de Monceau, parvinrent à les compromettre tous deux dans une affaire de captation d'héritage. L'Abbé Grisel passa dix-huit mois à la Bastille. Quand il en sortit, innocenté, le gouverneur de la Bastille était devenu son pénitent[28].
  • Anne-Achille-Alexandre Blondel, dit le chevalier de Nouainville. Né au château de Nouainville (aujourd'hui disparu, à l'emplacement du lieu-dit le Vieux Château), le . Il était le fils d'Hervé-Louis-Robert Blondel et de Geneviève Vastel. Sa famille était de moyenne, mais ancienne noblesse. Son père fut officier des Eaux et Forêts, et seigneur de Nouainville. Anne-Achille-Alexandre fut embarqué dès l'âge de treize ans sur un vaisseau de la Compagnie des Indes que commandait un de ses oncles, François Le Fol de La Londe[28]. La disparition de la compagnie en 1769 le fit se reconvertir comme officier d'infanterie. C'est encore lieutenant que, le , il empêcha ses soldats de réprimer violemment une manifestation en faveur du parlement de Bretagne, à Rennes. Cette action d'éclat lui valut une brève notoriété, et la croix de Saint Louis. En garnison dans le nouveau département de Loire-Inférieure au début de la Révolution, il semble s'être éloigné de cette dernière à cause du rôle de protecteur des prêtres constitutionnels qu'on lui faisait jouer, mais aussi des évolutions de son métier militaire. Il le quitta donc en 1792, et partit en Angleterre. L'entrée en guerre de ce pays au début de 1793 lui permit de reprendre du service sous l'uniforme rouge du régiment Loyal-Émigrant au service de Sa Gracieuse Majesté. Cette unité débarqua en Belgique, où Blondel de Nouainville trouva la mort à Furnes à la fin de l'année 1793, en combattant l'armée de la République française[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2019, légale en 2022.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Nouainville et Cherbourg-en-Cotentin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  9. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Cherbourg – Maupertus - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 945 - (ISBN 2600001336).
  19. Didier Michel, « Nouainville retrouve son héros », Vikland, la revue du Cotentin, no 4,‎ janvier-février-mars 2013, p. 32-33 (ISSN 0224-7992).
  20. Réélection 2020 : « Municipales à Nouainville. Jean-Marc Baudry élu maire sans surprise », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Site du doyenné
  26. René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 446.
  27. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – FC Nouainville » (consulté le ).
  28. a et b François Moureau, Dictionnaire des Lettres françaises, Le XVIIIe siècle, Paris, Fayard, , LXVI-1371 p. (EAN 9782213595436), p. 564-565.
  29. Didier Michel, Du héros de Rennes en 1788 à la Contre-Révolution. Blondel de Nouainville. L'itinéraire d'un noble normand., Cherbourg, Isoète, , 211 p. (ISBN 978-2-35776-042-4).