Arnaldur Indriðason

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Arnaldur Indriðason

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Arnaldur Indriðason en 2004

Activités Romancier
Naissance (53 ans)
Reykjavik, Drapeau de l'Islande Islande
Langue d'écriture Islandais
Genres Roman policier
Distinctions Grand prix de littérature policière 2007
Prix Mystère de la Critique 2006

Œuvres principales

Arnaldur Indriðason[1], né le [2] à Reykjavik, est un écrivain islandais.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1996, Arnaldur Indriðason obtient un diplôme en histoire à l’université d'Islande. Journaliste au Morgunblaðið en 1981-1982, il devient scénariste indépendant. De 1986 à 2001, il travaille comme critique de films pour le Morgunblaðið. Aujourd'hui, il est l'auteur de quinze romans policiers dont 7 ont été traduits en français — dont plusieurs sont des best-sellers. Il vit à Reykjavik avec sa femme et ses trois enfants et est le fils de l'écrivain Indriði G. Þorsteinsson. Les deux auteurs ayant fortement influencé Arnaldur Indriðason sont Maj Sjöwall et Per Wahlöö, deux écrivains suédois qui ont imaginé, dans les années 1960, les aventures de l'inspecteur Martin Beck[3].

Arnaldur Indriðason publie son premier livre, Synir duftsins (littéralement « Fils de poussière », inédit en français) en 1997. Cette publication marque pour certains, comme Harlan Coben, le départ d'une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle. Aux côtés d'Arni Thorarinsson, également auteur islandais de polars, Arnaldur déclare qu'« il n'existe pas de tradition de polar en Islande. [à cet état de fait, il y a deux raisons.] L'une tient en ce que les gens, y compris les écrivains, considéraient les histoires policières comme des mauvais romans […]. La deuxième raison, c'est que beaucoup d'Islandais ont longtemps cru en une sorte d'innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Ce qui explique qu'à [leurs] débuts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal à [s']imposer [dans les milieux littéraires islandais]. »[3]

Il fut nommé à maintes reprises écrivain le plus populaire d'Islande[réf. souhaitée]. En 2004, ses livres ont fait partie des dix livres les plus empruntés à la Bibliothèque municipale de Reykjavik[réf. souhaitée]. Les livres d'Arnaldur ont été publiés dans 26 pays et traduits en allemand, danois, anglais, italien, tchèque, suédois, norvégien, néerlandais, catalan, finnois, espagnol, portugais et français. Arnaldur a reçu le Prix Clé de verre, un prix de littérature policière scandinave, en 2002 et 2003. Il a également gagné le Gold Dagger Award, prix littéraire britannique, en 2005 pour la Femme en vert. Le romancier policier américain Harlan Coben encense Indriðason ainsi : « la meilleure nouvelle série que j'ai lue cette année provient d'Islande. Arnaldur Indriðason est déjà un phénomène littéraire international - il est aisé de voir pourquoi : ses romans sont prenants, authentiques, hantants et lyriques. Je ne peux attendre les publications suivantes ! »[4].

Les romans[modifier | modifier le code]

Les principaux romans d'Arnaldur Indriðason mettent en scène la même équipe d'enquêteurs, dont l'abrupt Erlendur torturé par la disparition de son frère alors qu'il n'était qu'un enfant et tourmenté par sa fille toxicomane. Ce sont ces souffrances et les conditions qui les ont engendrées qui intéressent particulièrement Arnaldur car « le bonheur se suffit à lui-même, il n'y a rien à en dire »[3]. Ses romans sont régulièrement des prétextes à un voyage dans le passé, tel l'Homme du lac (en), où l'enquêteur Erlendur trouve un squelette vieux de quarante ans faisant appel au passé communiste d'une partie des Islandais durant la guerre froide. Arnaldur déclare à ce propos : « Je m'intéresse aussi aux squelettes qui collent aux basques des vivants. Ce qui m'intéresse le plus, ce sont les "squelettes vivants", pourrait-on dire. Mes romans traitent de disparitions, mais ils ne traitent pas principalement de la personne qui a disparu, plus de ceux qui restent après la disparition, dans un état d'abandon. Je m'intéresse à ceux qui sont confrontés à la perte. Ce sont ces gens-là que j'appelle les "squelettes vivants" : ils sont figés dans le temps. […] J'aime beaucoup remonter le temps, et envoyer mes personnages sur les traces du passé. J'aime exhumer des événements oubliés. Le temps en tant que concept est quelque chose qui m'intéresse énormément - la manière dont le temps passe, mais aussi son influence, les conséquences de son passage sur nos vies. J'aime déceler les liens entre une époque et une autre. Évidemment, la thématique du temps est une partie très importante des histoires que je raconte, que ce soit son pouvoir destructeur ou son pouvoir de guérison qu'il peut avoir. Même si dans ', La Femme en vert', Erlendur déclare que le temps ne guérit aucune blessure. »[3] Dans L'Homme du lac, l'écrivain s'appuie sur une donnée géologique réelle : le lac de Kleifarvatn à vingt-cinq kilomètres au sud de Reykjavik, se vide périodiquement. C'est ainsi que, dans le livre, une hydrologue découvre un squelette sur le fond sablonneux.

Deux de ses œuvres ont reçu, en 2002 et 2003, le Prix Clé de verre, la plus haute distinction scandinave. Cet écrivain partage désormais une reconnaissance internationale avec Arni Thorarinsson, Jon Hallur Stefansson, Stefan Mani et Yrsa Sigurðardóttir, eux aussi traduits en français.

Adaptations radiophoniques et cinématographiques[modifier | modifier le code]

  • Arnaldur Indriðason a adapté trois de ses livres pour la radio du service audiovisuel islandais RÚV.
  • Le producteur islandais Baltasar Kormákur (101 Reykjavík) a travaillé à une adaptation de Mýrin, La Cité des Jarres (titré Jar City en français et sorti en France en septembre 2008).
  • Snorri Thórisson travaille sur une production internationale de Napóleonsskjölin.[réf. souhaitée]
  • Arnaldur Indriðason est actuellement en collaboration avec l'Icelandic Film Fund pour l’écriture de deux scénarios d’après deux de ses nouvelles.[réf. souhaitée]
  • Reykjavik Rotterdam de Óskar Jónasson avec Baltasar Kormákur, 2008[5]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans de la série du commissaire Erlendur Sveinsson[modifier | modifier le code]

01- Synir duftsins (1997) - Inédit en français.

02- Dauðarósir (1998) - Inédit en français.

03- Mýrin (2000) - La Cité des jarres / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2005, 286 p. (Bibliothèque nordique). (ISBN 2-86424-524-8).
  2. Paris : le Grand livre du mois, 2005, 286 p. (ISBN 2-286-00329-7).
  3. Paris : Métailié, 2006, 286 p. (Suites : suite nordique : noir ; 115). (ISBN 2-86424-568-X).
  4. Cergy : À vue d'œil (édition gros caractères), 2006, 494 p. (ISBN 978-2846662666).
  5. Paris : Points, 2006, 327 p. (Points : policier ; p. 1494). (ISBN 2-7578-0023-X).

04- Grafarþögn (2001) - La Femme en vert / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2006, 296 p. (Bibliothèque nordique : noir). (ISBN 2-86424-566-3).
  2. Cergy : À vue d'œil (édition gros caractères), 2007, 497 p. (ISBN 978-2-84666-359-5).
  3. Paris : Points, 2007, 346 p. (Points : policier ; p. 1598). (ISBN 978-2-7578-0317-2).

05- Röddin (2002) - La Voix / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2007, 329 p. (Noir). (ISBN 978-2-86424-600-8).
  2. Cergy : À vue d'œil (édition gros caractères), 2007, 513 p. (ISBN 978-2-84666-377-9).
  3. Paris : Points, 2008, 400 p. (Points : policier ; p. 1831). (ISBN 978-2-7578-0725-5).

06- Kleifarvatn (2004) - L'Homme du lac (en) / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2008, 348 p. (Noir) (ISBN 978-2-86424-638-1).
  2. Cergy : À vue d'œil (édition gros caractères), 2008, 520 p. (ISBN 978-2-84666-423-3).
  3. Paris : Points, 2009, 406 p. (Points : policier ; p. 2169).(ISBN 978-2-7578-1287-7).

07- Vetrarborgin (2005) - Hiver arctique / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2009, 334 p. (Noir) (ISBN 978-2-86424-673-2).
  2. Cergy : À vue d'œil (édition gros caractères), 2009, 520 p. (ISBN 978-2-84666-497-4).
  3. Paris : Points, 2010, 416 p. (Points : policier ; p. 2407). (ISBN 978-2-7578-1689-9).

08- Harðskafi (2007) - Hypothermie / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2010, 304 p. (Noir) (ISBN 978-2-86424-723-4).
  2. Cergy : À vue d'œil (16/17, édition gros caractères), 2010. (ISBN 978-2-84666-570-4).
  3. Paris : Points, 2011, 319 p. (Points : policier). (ISBN 978-2-7578-2281-4).

09- Myrká (2008) - La Rivière noire / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2011, 300 p. (ISBN 978-2-86424-758-6).
  2. Cergy : À vue d'œil (16/17, édition gros caractères), 2011, 468 p. (ISBN 978-2-84666-643-5).
  3. Paris : Points, 2012, 357 p. (Points : policier). (ISBN 978-2-7578-2829-8).

Ce récit ne met pas en scène le commissaire Erlendur, opportunément absent, mais sa collègue l’inspectrice Elinborg

10- Svörtuloft (2009) - La Muraille de lave / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2012, 350 p. (ISBN 978-2-86424-872-9).

Ce récit ne met pas en scène le commissaire Erlendur, opportunément absent, mais son collègue Sigurður Óli.

11- Furðustrandir (2010) - Étranges Rivages / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2013, 298 p. (ISBN 978-2-86424-901-6).

12- Einvígið (2011) - Le Duel / trad. de l'islandais par Éric Boury.

  1. Paris : Métailié, 2014, 320 p. (ISBN 978-2-86424-945-0).

13- Reykjavíkurnætur (2012) - Inédit en français.

Autres romans[modifier | modifier le code]

  • Napóleonsskjölin (1999) - Inédit en français.
  • Bettý (2003) - Bettý / trad. de l'islandais par Patrick Guelpa.
  1. Paris : Métailié, 2011, 205 p. (ISBN 978-2-86424-845-3).
  2. Paris : Points, 2012, p. (Points : policier). (ISBN 978-2-75783-044-4).
  • Konungsbók (2006) - Le Livre du roi, traduit de l'islandais par Patrick Guelpa.
  1. Paris : Métailié, septembre 2013, 355 p. (ISBN 978-2-86424-938-2).

Récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvre récompensée Prix
La Cité des jarres
La Femme en vert
La Voix
L'Homme du lac
Hypothermie
  • Drapeau de l'Islande Blóðdropinn, prix national islandais de littérature criminelle, 2008

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme presque tous les Islandais, il est désigné par son prénom, Arnaldur. Son patronyme (qui, selon la tradition islandaise, est une simple marque de filiaton, « Fils de Indrid », pour le distinguer d'autres Arnaldur) est parfois transcrit par Indridason comme dans ses livres traduits en français, alors que la translittération correcte devrait être Indridhason, le dh se prononçant comme le th dans l'anglais the.
  2. Notice BnF no FRBNF13773215j
  3. a, b, c et d Passeur d'Islande — Interview d'Arnaldur Indridason — Propos recueillis par Mikaël Demets pour Evene.fr — Traduction : Éric Boury — Février 2008
  4. outrage by arnaldur indridason sur Random House Of Canada, consulté le 20 septembre 2012.
  5. http://www.imdb.com/title/tt1233576/fullcredits?ref_=tt_ov_st_sm
  6. [1] Deadly Pleasures - Palmarès des Barry Awards

Liens externes[modifier | modifier le code]

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